L’itinéraire de Knut Hamsun

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3 Risposte

  1. C. ha detto:

    Beaucoup d'erreurs factuelles et de fantasmes dans cet article :

    – les métiers de Hamsun – chanteur des rues, vraiment ?

    – l'oncle n'est pas uniquement décrit par Hamsun comme un tyran, mais également comme un homme intéressé par les Lettres, à la tête d'une bibliothèque dont le futur écrivain prit bientôt soin. Quant à la violence physique qu'il aurait exercé sur le jeune Hamsun, cela paraît peu vraisemblable étant donné l'état maladif dans lequel il se trouvait, à savoir proche de la paralysie.

    – le premier ouvrage de Hamsun n'est absolument pas Mystères mais Den Gaadefulde (L'énigmatique, traduit en français sous le titre L'Homme secret).

    Hamsun a bel et bien rencontré Bjornson (il n'a pas fait qu'essayer, comme l'affirme l'article) avant que ne commence réellement sa carrière d'écrivain. Celui-ci lui conseilla en cette occasion d'abandonner ses activités littéraires pour devenir acteur.

    – Les citations reprises dans l'article semblent provenir du piètre ouvrage qu'a consacré Michel d'Urance à Hamsun. Les traductions de Monsieur d'Urance sont bien souvent risibles – ou simplement médiocres. (M. Régis Boyer, aux PUF, a corrigé fort justement le titre du premier grand roman de Hamsun (Sult) en Faim, et non La Faim).

    Hamsun est avant tout anti-anglo-saxons, et sans doute par extension, au tout début de sa carrière, anti-américains (pas l'inverse, comme le suggère l'article). Sur les Etats-Unis, il révise plus tard ses jugements de jeunesse. Les anglo-saxons resteront ses ennemis intimes jusqu'à la fin de son existence.

    – Isak "véritable modèle anthropologique de Hamsun" ? Relire Markens Grøde d'urgence. Hamsun n'est d'ailleurs jamais devenu Isak : c'est au moyen des mécaniques modernes qu'il cultiva Nørholm. Aucun personnage de Hamsun n'est Hamun, aucun n'est présenté comme un modèle, pas plus Isak que Glahn ou Nagel, aucun n'est tout blanc, ni tout noir. C'est un truisme que d'énoncer cela, mais il semble que cela soit nécessaire, ici.

    – La fin de l'article est éminemment contestable, mais cela serait bien trop long à faire ici et cela n'aurait pas grand sens.

    La question que je me pose, qu'il s'agisse de cet article de Monsieur Steuckers ou de l'ouvrage de Monsieur d'Urance, est la suivante : pourquoi écrire sur Hamsun quand on en a une connaissance si médiocre ? L'imbroglio Hamsun, à la fin de sa vie, est sans doute un terreau fertile pour une interprétation de l'oeuvre aussi opportuniste qu'elle est simpliste et déplacée (sur l'interprétation d'une oeuvre par le prisme de la vie de son auteur, Monsieur Steuckers est prié de se procurer au plus vite le Contre Sainte-Beuve de Proust). Malheureusement, ce type de malhonnêteté intellectuelle se fait au détriment d'un grand écrivain à qui l'on fait dire des choses qu'il n'a jamais dites, que l'on prend pour témoin de choses qu'il n'a jamais connues. A défaut de talent, il semble qu'être un bon ventriloque permette d'être aisément publié.

  2. costaz ha detto:

    Esse possibile che Hamsun e stato influenzato per Jack London ? Grazie.

  3. Julien ha detto:

    Ce commentaire est tout simplement stupide. Après vérifications, les citations utilisées par Michel d'Urance, dans son excellent ouvrage, sont celles issues des traductions de Régis Boyer !

    Michel d'Urance précise justement – si "l'auteur" du commentaire savait lire – que le titre "Sult" ne veut pas dire "La faim" mais qu'il utilise ce titre puisque c'est le nom de la version française !

    Tout le reste du commentaire est à l'avenant…

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