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	<title>Centro Studi La Runa &#187; Thor</title>
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		<title>À la rencontre des dieux maudits</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 10:41:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Mabire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean Mabire explique ici les raisons qui l’ont poussé à écrire 'Les dieux maudits' et à se faire le chroniqueur fidèle des dieux
et des héros du nord de l’Europe]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/a-la-rencontre-des-dieux-maudits.html' addthis:title='À la rencontre des dieux maudits '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/buddha.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Religione" /><br/><p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2859840265?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2859840265" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3938" style="margin: 10px;" title="les-dieux-maudits" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/les-dieux-maudits.jpg" alt="" width="240" height="240" /></a>Pourquoi ne pas l’avouer? Je me suis résolu à écrire ce petit livre parce que j’avais grande envie de le lire. Il n’existait rien de tel en langue française: une sorte de <em>Que sais-je</em> de la mythologie nordique. Guère plus de deux cents pages et un peu d’ordre dans ces récits décousus et parfois contradictoires. Cet ouvrage a donc été d’abord composé comme mon propre «pensedieux». Je voulais en faire une sorte d’aide-mémoire élémentaire pour éclairer tant de ténèbres.</p>
<p style="text-align: justify;">Ténèbres au milieu desquelles j’ai longuement vagabondé, la torche à la main, telles héros de Jules Verne dans les méandres souterrains de la lointaine Islande, bien certain de découvrir comme eux le secret des runes au terme de ce <em>Voyage au centre de la foi</em>&#8230; Dissiper les nuages qui obscurcissent le ciel, c’est parfois s&#8217;enfoncer dans les entrailles de la terre et de l’Histoire. Interroger la mémoire la plus longue. Que l’on se rassure: je ne suis point spécialiste et encore moins universitaire. Pour évoquer nos dieux, je n’ai d&#8217;autres titres, que l’espérance et la fidélité &#8211; poussées au point de devenir hantises et vertus théologales d’un paganisme enfin naturel.</p>
<p style="text-align: justify;">S’il est un livre que je me devais d’écrire, c’est bien celuici. Normand d’origine et de passion, fondateur de la revue <em>Viking</em>, collaborateur de <em>Heimdal</em> ou de <em>Haro </em>qui en ont repris le flambeau, auteur d’une histoire des Normands et d’une épopée des Vikings, chroniqueur des explorations polaires, familier des Sagas du moins celles traduites en français &#8211; pélerin fervent du soleil hyperboréen de l’ultima Thulé, navigateur dont le compas sentimental s’obstine depuis quelques décennies à toujours marquer le Nord, il me fallait rendre aux dieux d’Asgard la vie qu’ils m’avaient naguère offerte.</p>
<p style="text-align: justify;">Je rêvais depuis longtemps de restituer leurs périples, afin de les rendre familiers et populaires, comme il sied à des dieux de notre clan. Dans cette entreprise, toute érudition me semble inutile. Ce qui importe, ce sont les couleurs et les gestes. Donner à voir importe plus que donner à croire. Je ne vais pas jouer au savant que je ne suis pas. Le Futhark runique ne me sert pas d’alphabet clandestin. Je ne veux être qu’un amateur. Mais passionné et fureteur, inlassable comme ce Ratatosk, qui ne cesse de courir des branches aux racines d’Ygdrasil, pour attiser l’éternel combat de l’aigle et du serpent.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un fait. La mythologie nordique s’enveloppe de cette brume tenace et glacée, que les marins appellent la crasse, et qui évoque tout de suite les vaisseaux éventrés. Il existe d’innombrables ouvrages popularisant les grands thèmes de la mythologie des Grecs et des Romains. Familiarisés dès l&#8217;école avec les dieux et les déesses de l’Olympe, nous retrouvons leurs traits figés dans le marbre des musées. Ils restent des <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a> évidents, à défaut d&#8217;être encore des divinités tutélaires. Mais cette lumière, dont resplendit la tradition «classique», n’en rend que plus<br />
ténébreuse l’ombre qui entoure le légendaire «barbare». Cette opposition, soigneusement entretenue par des cuistres, n’a pas peu contribué à défigurer un héritage qui reste à la fois méconnu et rejeté. Maudits, nos dieux l’ont été tout autant par les missionnaires de l’évangélisation que par les pédagogues de la latinité, séduits par le mythe de l’<em>Ex oriente lux</em> dont se réclament les libres-penseurs épris de progrès tout autant que les bigots les plus traditionalistes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2841412393?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2841412393" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-3939" style="margin: 10px;" title="legendes-de-la-mythologie-nordique" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/legendes-de-la-mythologie-nordique.jpg" alt="" width="240" height="240" /></a> Certains ecclésiastiques pourtant, au début du siècle, ne se montraient guère effrayés par le paganisme maurrassien. Derrière les hauts murs des collèges catholiques, la mythologie gréco-latine semblait apprivoisée et affadie. Elle n’était plus jugée dangereuse et les adolescents se voyaient autorisés à taquiner les muses. Le tonnerre de Zeus devenait anodin. La légende dorée des dieux et des héros de l’ancienne Hellade ou de la Rome antique se trouvait ainsi récupérée, véritablement aseptisée, débarrassée de tous les miasmes septentrionaux, qui constituaient pour les clercs une sorte de mal absolu. L’Antéchrist venait du froid&#8230; Les dieux maudits, ignorés, perdus dans les brumes du Nord devaient fatalement m’apparaître séduisants, dans la mesure ou ils restaient interdits.</p>
<p style="text-align: justify;">Réflexe élémentaire de tout adolescent: la révolte contre l&#8217;ordre établi et surtout enseigné. Il se trouve toujours des collégiens pour trouver que pieux et pions ont la même étymologie. A la <a title="religion" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religion</a> des autels et des livres, comment ne pas préférer la croyance aux bois et aux sources? Le Nord, pour moi, c’était d&#8217;abord la Nature. La terre contre l’au-delà, si l’on veut. Et la poésie contre le décalogue. Je ne voyais guère cependant, l’intérêt de remplacer le bon Dieu ou Jupiter par Odin, si ce n’est par goût de l’irrespect, donc de la sagesse. Il me parut bien vite évident qu’il ne fallait pas décalquer l’une sur l’autre les <a title="religions" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religions</a> antagonistes. Échanger la croix du Christ contre le marteau de Thor n’est qu’un geste rituel. C’est la nature même de la foi qui doit devenir différente. D’un côté, la nuée, et de l’autre, le réel. D’où la nécessité de ne pas lire l’<em>Edda</em> comme une <em>Bible</em>, de ne pas chercher dans la mythologie nordique autre chose que des images et des <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a>, des maximes et des récits. Il n’est pas inutiles de le rappeler au seuil de ce petit livre. L’essentiel de la conception de vie des anciens Nordiques n&#8217;est pas codifié, mais suggéré. Leur mythologie doit se traduire et non se subir. Être fidèle à ces dieux maudits, c’est d&#8217;abord comprendre, c’est-àdire, bien souvent, écouter une voix intérieure.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois libéré de l’idée d&#8217;un Dieu unique, donc totalitaire, et de ses commandements numérotés et absolus, on découvre vite que le sacré peut être multiple, c’est-à-dire vivant. Alors s’estompe la rigoureuse frontière entre les dieux, les héros et les humains. La <a title="religion" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religion</a> n’est plus extérieure mais intérieure. Le divin se retrouve au coeur de chacun. Démarche essentielle du paganisme. Les dieux du Nord peuvent se montrer<br />
souvent terribles et parfois burlesques, ils restent avant tout familiers. Aucun des neuf univers de la mythologie scandinave n’est insensé. Les voyageurs passent sans cesse de l’un à l’autre. Il n’existe pas d’arrière-monde d’une nature différente.</p>
<p style="text-align: justify;">Le paganisme nordique a finalement mieux résisté aux assauts étrangers que le paganisme méridional. Sans doute, parce qu’il a été vaincu plus tard. Le fait est là, dans son altérité sentimentale. Étudier la mythologie «classique» ne conduit pas retrouver la foi, au sens exact du terme; cela ne dépasse guère l’émotion intellectuelle. L&#8217;évocation des sources antiques, si chères aux poètes et aux peintres du Parnasse, à la fin du siècle dernier, n’est pas un mouvement religieux, mais seulement littéraire et artistique. Sauf, peut-être, pour un personnage aussi singulier que Louis Ménard, dont les <em>Rêveries d’un païen mystique </em>demeurent un fort curieux témoignage. Par contre, pour aborder la mythologie «barbare», j&#8217;oserai dire qu’il faut déjà posséder la foi. Non la croyance en un dogme et encore moins la soumission à une chapelle, mais un élan de l’âme vers un ailleurs que les anciens situaient dans cette ultima Thulé aux limites septentrionales du monde connu.</p>
<p style="text-align: justify;">Aborder l’univers spirituel nordique, dont la mythologie n’est qu’un aspect, ne saurait être un passe-temps ou une curiosité, mais une découverte et une quête, que certains ont naguère comparé à la recherche du Graal. Mais sans la mystique, le Graal n’est qu&#8217;un gobelet. Dans cette optique, le retour à la foi nordique peut fort bien se passer de Thor, d’Odin ou de Frey, qui apparaissent bien davantage comme des figures que comme des idoles. Il ne faudrait pas trop abuser de l’opposition Nord-Sud, même si ce réductionnisme simplificateur a de quoi séduire les naïfs. Pendant très longtemps, des préjugés méridionaux ont cherché à rendre encore plus obscures les légendes septentrionales. Répondre par d’autres mépris serait d’autant plus stupide qu’il existe une indéniable similitude religieuse entre le monde scandinave et le monde hellénique, entre l’univers germain et l’univers romain. Les recherches de Georges Dumézil sur la tripartition ont lumineusement démontré la parenté des <a title="peuples indo-européens" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">peuples indo-européens</a>. Opposer en un affrontement absolu le Sud et le Nord aboutit à gravement mutiler un héritage commun. Il est bon de le rappeler au seuil d’un livre qui veut justement mettre en lumière des dieux maudits, ce qui ne veut pas dire rejeter dans l’obscurité des dieux plus aimables et plus aimés.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2704807035?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2704807035" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3941" style="margin: 10px;" title="histoire-de-la-normandie" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/histoire-de-la-normandie.jpg" alt="" width="240" height="240" /></a>Tout familier de la mythologie méditerranéenne ne trouvera pas dans la mythologie scandinave un climat sensiblement différent. Passé le premier moment de surprise provoqué surtout par la consonance de noms inhabituels a qui n’est pas familiers des langues germaniques, tout s’éclaire. Les comparaisons sautent aux yeux, tellement évidentes qu’il n’est pas nécessaire ici d’y insister bien longtemps. Apollon et Balder ne sont pas des ennemis mais des frères, au moins des cousins. Pour les sectaires de la culture classique, les dieux hyperboréens se confondent plus ou moins avec les divinités lapones. Il serait tout aussi stupide d’identifier les dieux hellènes avec les démiurges levantins. Et il faudra bien réconcilier un jour les dieux <a title="celtes" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">celtes</a> et les dieux slaves, écartelés dans la fragile mémoire de nos peuples d’Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Que l’on ne s’y méprenne pas. J’ai voulu rendre la vie aux dieux maudits d’Asgard non pas parce qu’ils seraient «supérieurs», mais surtout parce qu’ils restaient «maudits», c’est-à-dire, par un singulier paradoxe, à la fois méprisés et ignorés. Depuis un millier d’années, il y a eu «déicide» au nord de notre continent. Et en ce domaine, l’Université a longtemps pris la relève de l’Église. Il ne s’agit donc pas ici de vengeance, mais de justice. Au dieu unique, qui les a naguère vaincus, répondent enfin les dieux différents. Ceux-ci ont longtemps été maltraités par l’histoire, sans doute parce qu’ils étaient les plus purs, comme figés dans la glace d’une lointaine patrie. De la mythologie scandinave, la plupart des Français ne connaissent guère que la chevauchée des Valkyries, qu’ils imaginent d’ailleurs à travers la transposition lyrique et déjà «méridionale» (ou si l’on veut «classique») des opéras de Richard Wagner. C’est tout juste s’ils font le rapprochement Wotan-Odin, à l’instar de la <em>comparaison</em> Zeus-Jupiter rabâchée sur les bancs du lycée. Le crépuscule des dieux &#8211; que les Nordiques nomment <em>Ragnarok</em> – n’est pour eux qu’un roulement de timbales qui fait frissonner les nuages de toile peinte. Hors cela, tout n’est qu’obscurité.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a plus grave que la niaiserie et c’est la trahison. On a posé la question tout en fournissant déjà la réponse: cette mythologie nordique ne serait-elle pas néfaste, puisqu’on a vu s’abreuver a sa source les apôtres d’un pangermanisme qu’il convient aujourd’hui de remiser au magasin des accessoires du théâtre européen? Une telle calomnie prouve une méconnaissance totale de l’univers mental ou s’est épanouie la <a title="littérature" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/letteratura">littérature </a>nordique primitive. Dans cette Islande de la haute époque médiévale, sur la terre des glaciers et des volcans, va naître le premier parlement du monde ! Cet <em>Althing</em>, qui réunit tous les hommes libres, impose le respect de la loi commune, c’est-à-dire l’ordre, sans lequel il ne saurait y avoir de liberté. De ces païens islandais, les voyageurs étrangers ont pu dire, stupéfaits: «Ils n’ont pas de roi, seulement une loi». Aucune nation n’a été plus rebelle au totalitarisme politique ou religieux que ce peuple de l’Atlantique nord, longtemps fidèle au souvenir de ceux des leurs qui avaient fui la dictature des premiers monarques norvégiens.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2867142873/centrostudila-21" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/mabirethule.bmp" border="0" alt="Jean  Mabire, Thulé: Le Soleil retrouvé des hyperboréens" width="90" height="140" /></a>Sur cette Islande &#8211; que l’on peut sans démesure nommer Île sacrée du Nord – va surgir, comme floraison a la fonte des neiges, une prodigieuse littérature héroïque et mystique, dont la puissance, l’originalité et la grandeur séduisent tous ceux qui la découvrent. Les récits, plus ou moins contemporains de l’âge viking, que l’on nomme sagas et ou s’entremêlent les travaux champêtres, les batailles sanglantes et les navigations hasardeuses, sont désormais de mieux en mieux connus hors du monde scandinave. Il s’en dégage un certain nombre de figures héroïques devenues aujourd’hui assez familières à défaut d&#8217;être encore<br />
exemplaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le monde des dieux est moins connu que celui des héros. Il apparaît plus abrupt et les textes qui l’évoquent se dressent comme de hautes falaises au-dessus de rivages désolés. Il est difficile d’y aborder et bien davantage encore de les gravir. Ces textes sont essentiellement constitués par les <em>Eddas</em> et par un ensemble de poèmes, dont on peut supposer qu’ils ne représentent que les fragments d’une immense <a title="littérature" href="Jean Mabire, Thulé: Le Soleil retrouvé des hyperboréens">littérature</a> engloutie, un peu comme le sommet de ces icebergs qui émergent de l’océan et dont les trois quarts disparaissent sous les flots glacés.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-3943" style="margin: 10px;" title="Thor" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/Thor-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" />On a coutume, en l’opposant aux sagas, de parler de l&#8217;<em>Edda</em>. En réalité ce mot désigne deux réalités assez différentes. D’une part, l’<em>Edda</em> de Snorri Sturluson, rédigée vers 1230, et qui comprend entre autres, sous le nom de <em>Gylfaginning</em>, ce que Régis Boyer nomme très justement «un véritable manuel d’initiation à la mythologie nordique destiné aux jeunes poètes». Quant à l’<em>Edda</em> anonyme, dite aussi <em>Edda poétique</em> ou <em>Edda ancienne</em>, elle restitue une très ancienne tradition orale qui fut, elle aussi, recueillie au début du XIIIème siècle, mais contient de très nombreux passages archaïques, assez bien préservés de toute influence chrétienne. Il faut rappeler quand même, pour dater toute cette aventure spirituelle, que l’Islande s’est convertie à la <a title="religion" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religion</a> du Christ lors de l’<em>Althing </em>de l’an Mil, non par une décision autoritaire d’un souverain mais par un vote, dont le résultat dégagea une majorité longtemps tolérante pour la minorité restée fidèle aux anciens dieux païens.</p>
<p style="text-align: justify;">Des deux <em>Eddas</em>, il n’existe pas de traduction intégrale en langue française. De même, un grand nombre de poèmes d’inspiration mythologique nous sont encore inconnus. Il convenait donc d’en réaliser une sorte de synthèse et surtout de la rendre accessible à un très large public. Malgré l’habileté technique des versificateurs, malgré les interdits des missionnaires, malgré l ’<em>enchevêtrement</em> parfois inextricable des personnages, des <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a> et des péripéties, cette mythologie scandinave primitive a été populaire. Elle a inspiré d&#8217;innombrables récits de veillée, elle a longtemps attisé les rires et les craintes, les peines et les joies, les rites et les peurs d’hommes simples. Paysans et marins, ils vivaient tous dans l’intimité de ces dieux d’Asgard. Guerriers, ils croyaient mériter un jour le palais étincelant du Valhalla. Ces récits formaient la trame même de leur vie et les aidaient à accueillir sans crainte la mort. Aujourd&#8217;hui, ces dieux maudits ne doivent pas nous apparaître comme des dieux étrangers, ni surtout comme des dieux mystérieux et inaccessibles. Ce livre a pour première ambition de «populariser» leurs aventures&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ces récits vont apparaître, à l’image même de la vie, fort divers. On y passe tour à tour du merveilleux au grotesque, de l’épouvante à la farce, de la tragédie la plus grave à la comédie la plus folle: cela ne va pas sans horreur ni sans trivialité. Les dieux naviguent allégrement du champ de bataille à la salle de banquet. Ils ripaillent et s’insultent. Nous voici en pleine truculence. Loki lance son fait à chacun. Il traite Freya de putain et Thor de cocu. Odin lui-même n’est pas épargné et devient une ganache de la pire espèce. On peut trouver choquant ce mélange. Mais c’est celui de toute une vieille tradition européenne, telle qu’elle va se perpétuer pendant tout le <a title="Moyen Age" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/medioevo">Moyen Age</a> et éclater dans l’oeuvre écrite d’un Rabelais ou dans l’oeuvre peinte d’un Breughel.</p>
<p style="text-align: justify;">Une des grandes leçons de cette mythologie, par ailleurs si incohérente, est peut-être le refus de briser l’unité profonde de la vie. Il apparaît tout aussi naturel, pour les vieux Nordiques, d’assumer son destin en se faisant tuer joyeusement que de ripailler entre deux combats. Il est aussi noble pour eux de brandir une épée que de vider une corne à boire. Ce qui est ignoble, c’est la lâcheté, le mensonge et le parjure. L’unité de ces récits vient du fait que l’on y retrouve les mêmes personnages – mais dans des situations souvent fort diverses. Elle vient aussi du cadre immuable: les neufs mondes et surtout <em>Asaheim</em> et <em>Jotunheim</em>, car les géants servent de perpétuels «faire-valoir» aux dieux. Les hommes sont presque toujours absents de ces aventures, encore plus effacés que les nains besogneux et les elfes évanescents. Mais ces dieux sont humains, trop humains parfois.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Source : <em>Eléments </em>N°27 – Hiver 1978.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/a-la-rencontre-des-dieux-maudits.html' addthis:title='À la rencontre des dieux maudits ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Estructuras de la mitología nórdica</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 10:44:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain De Benoist</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articoli sul tema indoeuropeo in generale]]></category>
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		<description><![CDATA[Las tres funciones, la unión de razón, pasión y trabajo y el "Guardián del Santuario" en la mitologia nordica]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/estructuras-de-la-mitologia-nordica.html' addthis:title='Estructuras de la mitología nórdica '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/labrys.png" width="48" height="48" alt="" title="Indoeuropei" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/buddha.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Religione" /><br/><p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2929" style="margin: 10px;" title="348566c" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/348566c.jpg" alt="348566c" width="340" height="333" />Renauld-Krantz es el responsable de la edición de una Antología de la poesía nórdica antigua aparecida en 1864, hasta ahora la mejor selección de textos eddicos y escáldicos accesible al público.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir de la antigua literatura nórdica, Renauld-Krantz profundiza en el carácter de los antiguos dioses germánicos a la búsqueda de estructuras, es decir formas organizadoras, constitutivas e irreducibles a simples procesos históricos, de la <a title="religion" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religión</a> germánica.</p>
<p style="text-align: justify;">La mitología nórdica prolonga en sus grandes líneas una mitología germánica común, sobre la cual profundizaron los autores de la <a title="antiguedad" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-antica">Antigüedad</a> (Tácito) y la <a title="Edad Media" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/medioevo">Edad Media</a> (Adam de Breme, Saxo Grammático) antes que los modernos (Jacob Grimm, Jan de Vries, Georges Dumézil, Otto Hofner), buscando sus contenidos.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;Escandinavia – escribe Renauld-Krantz – es, en efecto, el único país germánico (y uno de los raros países de Europa) en donde la literatura todavía se baña en el paganismo. Si exceptuamos las inscripciones rúnicas, los primeros monumentos de esta literatura datan del siglo IX, y los últimos documentos religiosos importantes del siglo XIII. En esta época, Escandinavia ya era cristiana desde doscientos años atrás (en Islandia, la adhesión oficial al cristianismo fue proclamada justamente en el año 1000)&#8221;.</em></p>
<p style="text-align: justify;">El paganismo continúa viviendo en los cultos locales, las tradiciones de las familias campesinas y las costumbres populares.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Las tres funciones</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Las figuras dominantes de la mitología escandinava son: por una parte los Ases Tyr, Odín (Wotan, en la Alemania meridional) y Thor (Donar, en bajo alemán); por la otra, un conjunto de divinidades (Nyordh, Frei y Freya, principalmente) que forman la familia de los Vanes y suelen patrocinar sectores o actividades determinadas.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-2930" style="margin: 10px;" title="9teve1" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/9teve1.jpg" alt="9teve1" width="400" height="272" />Este panteón se articula en torno a tres funciones que son la base de la estructura ideológica de los <a title="indoeuropeos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropeos</a> tal y como pudo ser establecida por Georges Dumézil: el sacerdocio y la soberanía (plano cósmico, primera función, con Tyr y Odín), la fuerza militar y guerrera (plano humano, segunda función, con Thor), la fecundidad y la productividad (plano social, tercera función, con Nyordh, Frey y Freya).</p>
<p style="text-align: justify;">En el origen de la armoniosa sociedad de los dioses, el mito germánico localiza una &#8220;guerra de fundación&#8221; que enfrentó a los Ases y los Vanes (el mismo tema se descubre entre los romanos, bajo una forma historizada, con las guerras etruscas; o entre los indios, en la epopeya del <em>Mahabharata</em>). Una diosa vane, Gullweig (es decir, &#8220;sed de oro&#8221;) es la causa. Divididos, los Ases son derrotados y los Vanes invaden su territorio, Asgard (&#8220;El jardín de los Ases&#8221;; cfr. alemán <em>Garten</em>, inglés <em>garden</em>, &#8220;jardín&#8221;). Pero los Ases terminan por imponerse, ya que su jefe, Odín, que conoce el secreto de las runas y vigila el orden del mundo, consigue &#8220;domesticar&#8221; a los asaltantes gracias al poder de unión de su magia.</p>
<p style="text-align: justify;">En la sociedad unificada que sigue a este periodo de discordia, los Ases obtienen las funciones de soberanía (Odín) y de combate (Thor), en tanto que los Vanes obtienen la función económica: son los encargados de producir las riquezas. Tal es la forma de &#8220;contrato social&#8221; entre los <a title="indoeuropeos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropeos</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">La función de soberanía comprende dos aspectos: uno &#8220;jurídico&#8221; y religioso, el otro &#8220;político&#8221; y administrativo. El hecho de que se encuentren asociados muestra que, en la sociedad de los dioses (y, por extensión, en la de los hombres) deben obligatoriamente ir a la par. El aspecto político establece la relación de autoridad, o de coacción; el aspecto jurídico establece, mediante la noción de &#8220;ley&#8221;, la justificación de esta autoridad, al mismo tiempo que asegura la cohesión social y la buena marcha del mundo. Entre los antiguos nórdicos, el mando implica un apoyo y protección asegurados por la &#8220;fidelidad&#8221; (<em>Treue</em>), de la que se pueden citar muchos ejemplos, desde la <em>pax romana </em>(ciudades sometidas y protegidas) hasta el sistema feudal (relaciones entre vasallo y soberano).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La unión de la razón, la pasión y el trabajo</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Toda una tradición historicista ha querido ver en el mito de los Ases y los Vanes el recuerdo más o menos deformado de dos pueblos diferentes; el uno viviendo de la caza y la ganadería, el otro de la agricultura, que habrían combatido entre sí antes de superponerse. Los arqueólogos han avanzado los nombres de <em>Megalithenvölker </em>(&#8220;pueblos de los megalitos&#8221;) y <em>Streitaxvölker </em>(&#8220;pueblos del <a title="hacha de guerra" href="http://www.centrostudilaruna.it/hache.html">hacha de guerra</a>&#8220;). Hasta que Georges Dumezil, en su obra <em>Los dioses de los germanos</em> (1959), escribió:  <span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><br />
</span></span></p>
<p style="text-align: justify;">La dualidad entre los Ases y los Vanes no es un reflejo de eventos del pasado. Lo que aquí se esconde son dos términos complementarios de una estructura religiosa e ideológica unitaria; dos términos en donde el uno implica al otro, y que son expresión común de todos los <a title="pueblos indoeuropeos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">pueblos indoeuropeos</a>&#8220;.</p>
<p style="text-align: justify;">En un estudio titulado <em>Histoire et societé</em>, aparecido en la revista <em>Nouvelle École</em>, Giorgio Locchi precisa: &#8220;Lo esencial es que, efectivamente, los Ases y los Vanes representan dos modos de vida diferentes: de una parte la antigua tradición de los grandes cazadores-recolectores; de la otra la nueva sociedad de los productores, que se infiltró por aculturación en el seno de las culturas indoeuropeas&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2931" style="margin: 10px;" title="mitologia-nordica" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/mitologia-nordica.jpg" alt="mitologia-nordica" width="350" height="228" />La sociedad ideal realiza entonces la unión de la inteligencia (de la razón) de la fuerza (la pasión) y de las virtudes apetitivas (el trabajo). Los Ases ocupan una posición dominante; los Vanes una posición subordinada. Pero esta jerarquía constituye un conjunto armónico. Todos los dioses se reúnen para combatir contra Utgard, la comunidad de los monstruos y los gigantes. &#8220;Los dioses se oponen a los gigantes – precisa Renalud-Kreantz – como los civilizados a los salvajes, al mismo tiempo que como los padres a los hijos&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Los dioses principales son Odín y Thor. El primero está asociado al aire y al viento, el segundo al fuego y al rayo (los Vanes son entidades de la tierra y el agua).</p>
<p style="text-align: justify;">Odín no es el creador, pero sí el ordenador del mundo. Él garantiza (junto con Tyr) el orden del cosmos. Dios de los reyes, es también el rey de los dioses. Al igual que sus homólogos <a title="indoeuropeos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropeos</a> (Zeus-Pater, Júpiter, Varuna etc.), su poder reposa en la ciencia y la magia. Sus éxtasis son de orden uránico, celestial y espiritual.</p>
<p style="text-align: justify;">Thor, dios de la guerra y la tormenta, es hijo de Odín, como el trueno es hijo del cielo. Al igual que el rayo se abate sobre la tierra su actividad se despliega sobre el plano humano. Su poder reposa no en la sabiduría, sino en la fuerza física, simbolizada por su martillo. Thor encarna la virtudes del corazón y de la acción: coraje, generosidad y lealtad.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre &#8220;Barbarroja&#8221; y &#8220;Barbagrís&#8221;, es decir entre Thor y Odín, comenta Renauld-Krantz, existe una relación estructural binaria, demostrada por numerosos documentos.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-2932" style="margin: 10px;" title="odino" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/odino.jpg" alt="odino" width="360" height="449" />&#8220;Odín es el dios de las funciones intelectuales, cuyo asiento está simbolizado en la cabeza Thor es el dios de las funciones activas, cuyo asiento está simbolizado por el corazón al mismo tiempo que su medio de expresión y de aplicación es el cuerpo. Odín representa el poder del espíritu y Thor la fuera del cuerpo, y el dúo Thor-Odín expresa la misma polaridad que la dualidad cuerpo-espíritu&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">En la <a title="religion" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religión</a> védica se descubre una relación análoga entre Varuna e Indra. El hinduismo ha conservado el eco, muy deformado, en la oposición entre Shiva y Vishnú.</p>
<p style="text-align: justify;">Las relaciones entre Thor y Odín también traducen una relación original entre los edades cronobiográficas que también lo son de jerarquía: el padre y el hijo, el soberano y el guerrero, el rey y el caballero. Por el contrario, la tercera función, que trata de la fecundidad (humana) y de la productividad (económica) se relaciona por una parte al elemento <em>femenino</em>, sin distinción de edad, y por la otra al gran número: el pueblo, la masa, el Tercer Estado.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>El &#8220;Guardián del Santuario&#8221;</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">A partir de la alta <a title="Edad Media" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/medioevo">Edad Media</a>, el culto de Thor tomó la primacía sobre el de Odín. Su nombre se inscribe en numerosos patronímicos y locativos, en los nombres propios de personas y lugares. En el gran templo pagano de Uppsala, nos dice Adam de Breme, era el dios del martillo quien ocupaba el lugar principal. Era, en efecto, el momento de las conquistas. Y de las respuestas.</p>
<p style="text-align: justify;">Escuchemos a Renauld-Krantz: &#8220;Thor, en los finales del paganismo, se convirtió en el combatiente y el defensor de los dioses, el &#8220;guardián del santuario&#8221;. Nada lo prueba mejor que la invocación general, en la que es sujeto, de los paganos contra el cristianismo emergente. Es a él a quien invocan los creyentes de la antigua fe: es a él, y no a Odín, quien oponen a Cristo, a San Olaf y a los conversos&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Y concluye: &#8220;Las nociones sobre la personalidad que tenían los antiguos escandinavos, su conocimiento de las capacidades humanas, de una cierta imagen del hombre, ni mucho menos reflejan un pueblo &#8220;bárbaro&#8221;. El hombre se sentía proyectado en el mismo universo que intentaba explicar, de tal modo que no es exagerado explicar su mitología como una suerte de antropología cósmica&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;">* * *<br />
</span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Trd. Santyago Rivas.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/estructuras-de-la-mitologia-nordica.html' addthis:title='Estructuras de la mitología nórdica ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Dalla Caduta dei Cieli al Ragnarok: i miti cosmologico-escatologici nordici</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 16:48:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lawrence Sudbury</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il tema escatologico nelle tradizioni mitologiche dei Celti e dei Germani]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/dalla-caduta-dei-cieli-al-ragnarok-i-miti-cosmologico-escatologici-nordici.html' addthis:title='Dalla Caduta dei Cieli al Ragnarok: i miti cosmologico-escatologici nordici '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/croce-celtica_thumbnail.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Celti" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/labrys.png" width="48" height="48" alt="" title="Indoeuropei" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/buddha.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Religione" /><br/><p style="text-align: justify;">Mentre nel bacino mediterraneo la cultura classica elaborava le proprie concezioni religiose spesso modellandole sulle proprie esigenze politiche, nel grande nord, abitato da antichissimi <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">popolazioni celtiche</a> e dalle relativamente più recenti popolazioni scandinave, l&#8217;assenza di strutture statali strettamente codificate e stabili lasciava mano libera allo sviluppo di <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a>, inizialmente legate alla natura, solo apparentemente &#8220;semplici&#8221; o assimilabili all&#8217;antropomorfizzazione deistica greco-latina, ma, in realtà, di una complessità e profondità simbolica stupefacente.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8827213708" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/ereditaceltica.bmp" border="0" alt="Alwin Rees - Brinley Rees, L'eredità celtica" width="95" height="131" /></a>Né, d&#8217;altra parte, ci si sarebbe potuto aspettare qualcosa di diverso da un popolo come, ad esempio, quello dei <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> che, a buon diritto si può considerare alla base di gran parte delle concezioni archetipiche del mondo occidentale<a name="_ftnref1" href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Per quanto riguarda la loro <a title="religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a>, il primo concetto da tener ben presente per comprenderla realmente è che, per circa un terzo della loro storia (per tutto il periodo che possiamo definire &#8220;protostoria&#8221;), i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> sono stati nomadi impegnati in una lenta e lunghissima migrazione dall&#8217;India settentrionale verso occidente. Di conseguenza, il loro sistema spirituale si è sviluppato relazionandosi a tale stile di vita e basandosi su esso.</p>
<p style="text-align: justify;">Forse soprattutto da questo deriva la formazione di una <a title="religiosità" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosità</a> fondata sul contatto con la natura, sul suo rispetto e sul sentirsi sua parte integrante, in un abbandono quasi fatalista al suo corso naturale<a name="_ftnref2" href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a>. D&#8217;altra parte, è questa una caratteristica tipica di numerose civiltà non stanziali dell&#8217;età del bronzo e non sembra affatto un caso che la <a title="Religione celtica" href="http://www.centrostudilaruna.it/religionedeicelti.html">religione celtica</a> mostri moltissime affinità con altre <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a> di culture <a title="indoeuropei" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropee</a> con cui i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> erano sicuramente venuti a contatto, in particolare con quella scita.</p>
<p style="text-align: justify;">Gli elementi principali su cui tutto il sistema si fonda sembrano apparentemente piuttosto semplici: la reincarnazione della vita, la rigenerazione, la resurrezione e la sacralità di alcune piante, viste come tramite con il firmamento e separazione tra uomo e dei celesti (non a caso attorno ad ogni villaggio c&#8217;erano boschi sacri, detti &#8220;drynemeton&#8221; dove avevano luogo i riti sacri).</p>
<p style="text-align: justify;">Ovvio corollario di una tale &#8220;naturalità&#8221; religiosa (e del nomadismo che, essenzialmente, ne è causa fondante) è la mancanza di edifici di culto: spesso pensiamo che menhir, dolmen e cromlech sparsi per l&#8217;Europa siano state costruzioni celtiche, ma, in realtà, tali strutture furono di almeno 1000 anni precedenti alla penetrazione protoceltica e, semplicemente, i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> si limitarono a utilizzare ciò che trovarono sul loro cammino, assimilando tali edificazioni liturgiche (in effetti, comunque, la loro primaria funzione religiosa rispetto a possibili altre funzioni, probabilmente di stampo scientifico-astronomico, è tuttora oggetto di studio) a una sorta di &#8220;bosco sacro&#8221; in pietra, unione tra dei e uomini<a name="_ftnref3" href="#_ftn3"><strong>[3]</strong></a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/i-celti-un-popolo-e-una-civilta-deuropa/6277" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/iceltiunpopolo.bmp" border="0" alt="Elena Percivaldi, I celti. Un popolo e una civiltà d'Europa" width="95" height="95" /></a>Questo, come detto, non ci deve far minimamente pensare di essere di fronte ad una <a title="religiosità" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosità</a> di tipo primitivo. Le concezioni di fondo sono solo apparentemente elementari, ma, in radice, si fondano su speculazioni filosofiche di livello tale da dover essere semplificate per adattarsi al popolo minuto: abbiamo, così, due livelli religiosi ben distinti, uno popolare ed uno alto.</p>
<p style="text-align: justify;">Per quanto riguarda la <a title="religiosità" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosità</a> popolare, essa era costituita da una mitologia accessibile e da una serie di riti che avevano pian piano inglobato anche alcuni elementi arcaici risalenti al neolitico e provenienti da culti solari, tellurici e lunari. Come proprio della maggior parte dei culti <a title="indoeuropei" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropei</a>, veniva praticato il politeismo, con un pantheon formato addirittura da 374 divinità. In effetti, molte erano copie di altre, per cui possiamo in effetti parlare di circa 60 dei veri e propri, per lo più impersonificazioni di eventi naturali.</p>
<p style="text-align: justify;">Il dio più importante di tutti era Lug (in onore del quale vennero fondate Lione e Leida), un dio-druida in grado di suonare l&#8217;arpa, lavorare il ferro, combattere da valoroso, fare magie. Da lui, in una fase di difficile determinazione, derivò il culto di una triade di suoi (presunti) discendenti Teutate, Eso e Tarani (Teutate era il più potente e si placava con sacrifici di sangue, Eso era identificato con il toro, anche egli assetato di sangue e Tarani era il dio della guerra e, per i sacrifici a lui offerti, preferiva il rogo), che ricorda molto da vicino la trinità divina germanica Wotan-Odino, Donar-Thor, Ziu-Tyr, ma che non necessariamente ha punti di origine comuni con essa (il concetto di trinità è, in effetti, molto ricorrente nelle <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a> dei popoli di origine orientale). Successivamente, comunque, Lug assunse una prevalenza definitiva su tutti gli altri dei e, nel culto popolare, venne sempre più affiancato da eroi locali divinizzati (il più importante sarà l&#8217;irlandese Cu Chulainn)<a name="_ftnref4" href="#_ftn4"><strong>[4]</strong></a>. Agli dei, nei boschi sacri, contraddistinti da recinzioni, o presso pozzi appositamente scavati e forse collegati al culto della terra, si sacrificava di tutto, dagli oggetti (presso alcuni pozzi sono state trovate anche armi e vasellame) agli esseri umani (nemici, schiavi e, in qualche caso, anche uomini liberi), sia nel tentativo di ingraziarseli, sia in quello di ottenere predizioni (la divinazione era la pratica magico-religiosa più diffusa), sia, infine, in quello di mitigare i numerosissimi &#8220;geasa&#8221; (tabù) che limitavano la vita di chiunque<a name="_ftnref5" href="#_ftn5"><strong>[5]</strong></a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/0762402814/centrostudilarun" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/0762402814.bmp" border="0" alt="Lady Augusta Gregory, Irish Myths and Legends" hspace="3" vspace="3" width="94" height="140" /></a>Ben differente era la <a title="religiosità" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosità</a> &#8220;alta&#8221;, propria delle classi intellettuali (bardi, indovini e, soprattutto, druidi e sacerdotesse druide): l&#8217;idea di fondo era che la vita, con il suo fluido, la sua forza chiamata &#8220;oiw&#8221;, permeasse ogni cosa. Tutte le manifestazioni della natura, anche quelle più violente, erano vissute come un&#8217; incarnazione di tale energia assoluta che presiedeva alla creazione e alla distruzione del mondo, in un processo ciclico di nascita e morte che si rinnovava continuamente e da cui derivava il concetto della reicarnazione. Da questa concezione ciclica dei tempi e degli eventi e non dalla paura o dalla superstizione (comunque ben presente a livello popolare) nasceva l&#8217;assoluto rispetto per la natura, vista, in un&#8217;ottica che con la sua prossimità all&#8217;induismo non può che avvalorare una origine asiatica dei <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">celti</a>, come possibile sede di reincarnazione<a name="_ftnref6" href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">In realtà, comunque, più che di ciclicità vera e propria sarebbe più consono parlare di continua evoluzione.</p>
<p style="text-align: justify;">Il divino stesso era visto come un principio in perenne evoluzione che si manifestava in quattro stadi (o mondi) diversi: dal centro (Oiw assoluto) si passava, attraverso cerchi concentrici, allo stadio della conoscenza spirituale, poi al mondo fisico, infine allo stato della materia incorporea inanimata. Più che alla trasmigrazione da un corpo all&#8217;altro, allora,  i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">celti</a> credevano in un passaggio tra stadi di conoscenza e consapevolezza diversi, ottenibile tramite iniziazione. Il corpo del defunto entrava nel mondo dell&#8217; invisibile dove manteneva la memoria dell&#8217; esistenza terrena e grazie a questa, poteva entrare in contatto con i vivi, in particolari momenti dell&#8217;anno (<em>Samhain</em>); poi la memoria andava via via affievolendosi fino all&#8217;oblio definitivo, che apriva le porte o all&#8217;immortalità o di nuovo al mondo fisico. Da questo processo traeva senso la divinazione, spesso ottenuta tramite <em>trance</em>: il veggente, in uno stato di coscienza alterata, entrava in contatto con i morti o con gli dei, che, nel continuum spazio-temporale celtico, vivevano semplicemente in uno spazio parallelo (ctonio per i morti, empireo per gli dei, con i quali il contatto era possibile anche tramite l&#8217;osservazione degli astri) da cui era possibile vedere ciò che alla vista umana era precluso (pur essendo comunque già esistente, con una concezione del futuro simile ad una sorta di &#8220;presente prossimo&#8221;)<a name="_ftnref7" href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Naturalmente, per scavalcare le barriere naturali e seguire le vie dell&#8217;oiw, era necessaria una grande sapienza ed una profondissima preparazione, riservata unicamente alla classe sociale più elevata della società celtica, quella druidica.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8850323654" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/iltempodeicelti.bmp" border="0" alt="Alexei Kondratiev, Il tempo dei celti. Miti e riti: una guida alla spiritualità celtica" width="95" height="149" /></a>E&#8217; proprio questa preminenza della sfera religiosa su quella politica che dà ragione della completa &#8220;spiritualizzazione&#8221; della vita sociale dei <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a>, una spiritualizzazione che, però, a differenza di quella delle popolazioni mesopotamiche ed egiziane, mantiene nettamente separate le funzioni relative ai due ambiti, pur ammantando di spirito religioso tutte le azioni, incluse quelle relative alle attività belliche e di governo: in sostanza, pur essendo entrambe espressioni dell&#8217;oiw (come, d&#8217;altra parte, ogni altra cosa), <a title="Religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a> e politica rimangono espressioni differenti, atte a persone differenti, da un lato i druidi, dall&#8217;altra i guerrieri.</p>
<p style="text-align: justify;">Il corollario di ciò è la relativa libertà espressiva del culto e della costruzione mitologemetica, che non devono dare conto delle proprie posizioni ad alcun potere politico superiore, ma che, a loro volta, non finiscono con l&#8217;omogeneizzarsi con tale potere.</p>
<p style="text-align: justify;">La conseguenza, in ambito escatologico, è la piena libertà di costruire un sistema a sé stante, il cui unico vincolo è l&#8217;osservazione druidica della realtà e della natura dell&#8217;oiw così come visibile nelle sue manifestazioni più evidenti<a name="_ftnref8" href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">E ciò che appare chiaro a chiunque osservi anche distrattamente i cicli della natura è che tutto ciò che ha un inizio deve per forza avere una fine e che, dunque, anche l&#8217;universo, avendo cominciato ad esistere in qualche momento imprecisato del <em>continuum </em>spazio-temporale, dovrà necessariamente un giorno avere termine allorché l&#8217;oiw stesso, che pure infonde la vita ad ogni creatura esistente, esaurirà la propria carica vitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Proprio sulla base di una tale osservazione di principio, i druidi costruirono una intera strutturazione mitologico-cosmogonica che desse conto proprio dell&#8217;inevitabile esaurirsi dei tempi.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8845292681" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/greendizionarioceltica.bmp" border="0" alt="Miranda Green, Dizionario di mitologia celtica" width="95" height="154" /></a>Purtroppo, però, a differenza dei Greco-Latini, con la loro ricchissima letteratura, i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a>, che avevano una cultura prettamente orale, non ci hanno lasciato testimonianze scritte relative alle loro credenze e le uniche fonti a nostra disposizione sono quelle di seconda mano del mondo classico e quelle tarde di monaci cristiani gallesi e irlandesi<a name="_ftnref9" href="#_ftn9">[9]</a>. Attraverso di esse, nonostante le palesi limitazioni che impongono alla nostra analisi, possiamo farci un&#8217;idea piuttosto precisa del sistema cosmologico celtico.</p>
<p style="text-align: justify;">Per quanto riguarda la creazione, possiamo arguire che il dio Esus (o figure corrispondenti, come Lug, in altre aree della cultura celtica), secondo il mito più diffuso, facesse accovacciare, in compagnia della &#8220;Triplice Dea&#8221; (qui in forma di uccello), il &#8220;toro cosmico&#8221; sotto l&#8217;albero del mondo e dal suo corpo la terra e l&#8217;ordine delle cose avesse origine.</p>
<p style="text-align: justify;">Da quel momento in poi, come accennato anche nel <em>Mabinogion<a name="_ftnref10" href="#_ftn10">[10]</a></em>, diversi dei contribuirono all&#8217;aspetto attuale della terra (dall&#8217;abbeverarsi di una dea alle fonti sacre nacquero i fiumi, dal lancio di massi da parte dei giganti le montagne, etc.)</p>
<p style="text-align: justify;">Successivamente, alcune fonti riportano la presenza di una sorta di &#8220;Guerra nei cieli&#8221; (presente anche nella mitologia greco- romana e norrena) tra i &#8220;Fomori&#8221; (qui nelle vesti di una sorta di titani) e i &#8220;Tuatha Dé Danann&#8221; (gli dei veri e propri, guidati da Lug), probabile retaggio di qualche antica faida tra grandi clan (e, infatti, nel <em>Mabinogion</em>, quella che probabilmente è la stessa vicenda viene legata alla guerra tra le famiglie dei Llŷr/Annwfn e la famiglia dei Dôn), la qual cosa ci dice di quanto della <a title="religiosità" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosità</a> popolare celtica derivi anche dalla mitizzazione di eventi storici reali.</p>
<p style="text-align: justify;">Fondamentale (anche se non abbiamo certezze assolute e definitive a tale riguardo) all&#8217;interno dell&#8217;architettura universale doveva essere anche la concezione di &#8220;Albero del mondo&#8221; (una sorta di versione celtica dello <em>Yggdrasil</em> norreno), detto &#8220;Bile&#8221;, lungo il quale correva l&#8217;asse del mondo, che sosteneva i &#8220;tre reami&#8221; tradizionali (terra, mare e cielo), simmetricamente riflessi nel mondo dell&#8217;aldilà, cioè nell&#8217;area di passaggio in cui le anime dovevano soggiornare prima della reincarnazione e da cui, come possiamo presumere attraverso l&#8217;interpretazione simbolica di alcuni miti, gli esseri umani dovevano originariamente provenire<a name="_ftnref11" href="#_ftn11">[11]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">La concezione dell&#8217;&#8221;albero del mondo&#8221; ci introduce nel nebuloso mondo dell&#8217;escatologia celtica.</p>
<p style="text-align: justify;">Anche riguardo a questo argomento specifico, non possiamo non lamentare la scarsità delle fonti dirette. L&#8217;unico testo tradizionale che ci parli di situazioni escatologiche è, infatti, il <em>La Seconda Battaglia di Magh Turedh</em>, in cui, subito dopo che i Tuatha Dé Danann hanno sconfitto i Fomori, Morrigan fa una profezia riguardo alla fine del mondo:</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Io non vedrò un mondo che mi sarà caro:</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>le estati saranno senza fiori,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>il bestiame senza latte,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>le donne senza modestia,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>gli uomini senza valore,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>i sudditi senza un re</em>,</p>
<p style="text-align: justify;"><em>i boschi senz&#8217;alberi,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>il mare senza pesci</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>I vecchi non sapranno più giudicare,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>gli avvocati porteranno false prove,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>ogni uomo sarà traditore,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>ogni ragazzo sarà riottoso,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>il figlio entrerà nel letto del padre</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>e il padre nel letto del figlio,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>ciascuno sarà cognato di suo fratello&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>I tempi saranno malvagi:</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>il figlio tradirà il padre,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>la figlia la madre.</em>&#8220;<a name="_ftnref12" href="#_ftn12">[12]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Siamo qui di fronte ad una tipica descrizione di una situazione di caos sociale, il che ci potrebbe far pensare ad un classico meccanismo retributivo/punitivo presente in pressoché ogni costruzione escatologica: il male esiste e continuerà a crescere fino al momento in cui gli dei, stanchi dell&#8217;umanità, decideranno di porre fine all&#8217;umanità degenerata. Purtroppo, però, nulla ci assicura che quanto espresso in questo brano sia effettivamente ciò che i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> comunemente pensavano e non una semplice opinione dell&#8217;anonimo estensore del testo.</p>
<p style="text-align: justify;">Fortunatamente, come detto, abbiamo altre fonti, per quanto indirette, a nostra disposizione, anche se esse appaiono piuttosto contraddittorie.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://tracker.tradedoubler.com/click?p=10388&amp;a=915108&amp;g=0&amp;url=http://www.bol.it/libri/scheda/ea978883847810" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/imperodeicelti.bmp" border="0" alt="Peter Berresford Ellis, L'impero dei Celti" width="95" height="158" /></a>Strabone scrive: &#8220;<em>Non solo i druidi, ma anche il popolo comune ritiene che l&#8217;anima umana e l&#8217;universo siano indistruttibili, sebbene un giorno il fuoco e l&#8217;acqua prevarranno su di essi</em>&#8220;<a name="_ftnref13" href="#_ftn13">[13]</a>, mentre lo storico greco Arriano, trattando di Alessandro Magno, afferma che quando il re chiese a un gruppo di <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> noti per la loro ferocia che cosa temessero, essi rispose &#8220;<em>Niente al mondo, se non che i cieli potessero cadere sulla loro testa</em>&#8220;<a name="_ftnref14" href="#_ftn14">[14]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Probabilmente, però, la contraddizione tra le due versioni è solo apparente. Tenendo conto che la caduta dei cieli dovrebbe essere provocata dal crollo del &#8220;Bile&#8221;, dell&#8217;asse del mondo, la domanda che ci dobbiamo porre riguarda le cause che dovrebbero provocare tale evento. Ancora una volta, non abbiamo dati certi, ma possiamo solo fare supposizioni.</p>
<p style="text-align: justify;">Come avremo modo di analizzare, nel <em>Ragnarok </em>germanico-norreno, troviamo una seconda battaglia tra dei e titani, l&#8217;incendio dello Yggdrasil, la lotta tra Thor e il serpente &#8220;infernale&#8221; e, probabilmente, un nuovo mondo che promana dal caos, in una idea sostanzialmente ciclica della natura del cosmo che ricorda da vicino le teorie induiste della fine del Kali Yuga: per similarità possiamo ritenere che proprio ad un&#8217;epoca di stravolgimenti naturali si riferisca Strabone e che questa epoca provochi la distruzione del &#8220;Bile&#8221; e la conseguente caduta del cielo<a name="_ftnref15" href="#_ftn15">[15]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Una inferenza di questo genere è possibile proprio sulla base della evidente consonanza tra la mitologia religiosa hindu e quella celtica (ricordiamo che i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> provenivano originariamente dal nord dell&#8217;India), una consonanza tale per cui, ad esempio, le vicende di Lug Lamhfhada appaiono chiare riprese di vicende analoghe di Vishnu, anche per quanto riguarda l&#8217;essere entrambi guardiani proprio dell&#8217;albero del mondo ed essere coloro che, nei rispettivi eschaton, gli daranno fuoco, mentre il ruolo della divinità gallica Smertrios, il dio della guerra che, alla fine dei tempi, uccide il serpente primigenio, richiama da vicino quello del dio del tuono indiano Indra, che uccide il dragone Vritra in circostanze analoghe (e del dio scandinavo Thor, che, vedremo, nell&#8217;<em>Edda</em> perisce uccidendo l&#8217;enorme serpente Jormungand durante il Ragnarok, mostrando una netta matrice comune dei tre sistemi mitologici)<a name="_ftnref16" href="#_ftn16">[16]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">A questo punto possiamo cominciare a tirare le somme delle evenienze dell&#8217;<em>eschaton </em>celtico.</p>
<p style="text-align: justify;">Il primo dato di cui dobbiamo tener conto è la netta distinzione tra mondo religioso e mondo laico, una distinzione che, quasi paradossalmente, promanando dalla spiritualizzazione di ogni ambito della vita e, conseguentemente, dalla superiorità del primo sul secondo, permette un notevole libertà elaborativo-escatologica da parte dei druidi. Tale libertà elaborativa risulta nella oggettiva osservazione della finitezza del reale e, a livello alto, si articola nella semplice constatazione della possibilità di esaurimento dell&#8217;oiw, cioè della forza generativo-vitale universale.</p>
<p style="text-align: justify;">A livello popolare, tale constatazione, di per sé non ulteriormente specificata, deve essere ammantata mitologicamente e ciò avviene attraverso una sorta di ripresa di elementi primigeni di radice <a title="indo-europei" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indo-europea</a> che portano a specificazioni ulteriori di stampo etico-morale, inutili per la classe sacerdotale ma fondamentali per l&#8217;ammaestramento del popolo.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8882898512" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/grandestoriacelti.bmp" border="0" alt="Venceslas Kruta, La grande storia dei celti. La nascita, l'affermazione e la decadenza" width="95" height="143" /></a>Così, l&#8217;intera teorizzazione escatologica si configura, a livello popolare, come una sorta di grande parabole morale che vede l&#8217;esaurimento dell&#8217;oiw come conseguenza della progressiva perdita dei valori edenici originali di etica sociale e, quindi, sostanzialmente, come un sistema retributivo collettivo di stampo molto prossimo a quello dell&#8217;escatologia ellenica, con la sua conseguente valenza ordinativa del caotico.</p>
<p style="text-align: justify;">Di particolare interesse, è proprio questa sorta di doppia valenza dell&#8217;<em>eschaton</em> celtico, di osservazione naturale moralmente neutra per la &#8220;casta&#8221; druidica e di memento morale per il popolo, una doppia valenza che ci dice di una religione con connotazioni pesantemente esoterico-iniziatiche, volte probabilmente alla perpetuazione del potere sociale del nucleo spirituale dominante, svincolato dai comuni legami etici che accompagnano ogni situazione di orientamento retributivo<a name="_ftnref17" href="#_ftn17">[17]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Un sistema &#8220;ab origine&#8221; piuttosto similare è riscontrabile anche all&#8217;interno della strutturazione religiosa norrena, ma, nel quadro di una società improntata ad un maggior grado di democraticità, tipico delle popolazioni di stirpe germanica, la distinzione tra gruppi sociali si fa, anche in termini religiosi ed escatologici, più labile.</p>
<p style="text-align: justify;">Per rendercene conto, diamo uno sguardo d&#8217;insieme al sistema spirituale germanico-norreno-vichingo.</p>
<p style="text-align: justify;">Come visto per la <a title="religione celtica" href="http://www.centrostudilaruna.it/religionedeicelti.html">religione celtica</a>, la religione vichinga classica (a detta di alcuni sviluppata al termine dell&#8217;Età del Bronzo e piuttosto differente dai sistemi spirituali nordici precedenti<a name="_ftnref18" href="#_ftn18">[18]</a>), che con ogni probabilità proprio da essa (e, conseguentemente, dai culti <a title="indoeuropei" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropei</a>, con origini relative all&#8217;area scita-iranica) ha subito sin dalla sua nascita pesanti influenze, si struttura come un sistema di pensiero fortemente realistico, presentando numerose commistioni con il mondo reale vissuto dal popolo e numerosi riferimenti alla vita quotidiana ed agli elementi naturali che accompagnavano la vita quotidiana.</p>
<p style="text-align: justify;">Al suo interno, il corrispettivo dei druidi era dato dai sacerdoti o &#8220;rusii&#8221;, detti &#8220;attiba&#8221; che, però non risultavano essere gli unici depositari di un sapere superiore e il cui compito era, essenzialmente, solo quello di svolgere i riti sacrificali durante le cerimonie. Questi avevano luogo all&#8217;aperto, in pieno stile celtico, e venivano costituiti da sacrifici di animali ed esseri umani, i cui cadaveri erano esposti appesi ad alberi. Tali alberi, richiamati anche simbolicamente dall&#8217;utilizzo di pietre megalitiche su cui venivano apposte scritture runiche, rappresentavano l&#8217;albero sacro, l&#8217;enorme frassino Yggdrasil che aveva le radici negli inferi e la sommità nel cielo e che, insieme al Bifrost, il bellissimo ponte che univa l&#8217;Asgard celeste e il Midgard terrestre,  stava a significare la continuità tra la due realtà cosmiche<a name="_ftnref19" href="#_ftn19">[19]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8884740541" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/sighinolfi.bmp" border="0" alt="Christian Sighinolfi, I guerrieri-lupo nell'Europa arcaica. Aspetti della funzione guerriera e metamorfosi rituali presso gli indoeuropei" width="143" height="200" /></a>Tali realtà erano parte del grande piano universale descritto nella grande cosmo-teogonia narrata nell&#8217;antichissimo poema <em>Voluspa</em><a name="_ftnref20" href="#_ftn20">[20]</a>.   Secondo il <em>Voluspa</em> il primo essere animato a comparire fu il gigante Ymir, nato dallo scontro tra il ghiaccio del mondo settentrionale, detto &#8220;Niflheim&#8221;, ed il fuoco del mondo meridionale, detto &#8220;Muspelheim&#8221;. Ymir abitava nella Terra di Nessuno ed ebbe come compagna una mucca, Audumla. Da questi nacque la prima coppia di giganti che ebbero come figlia Bestla. Questa si unì a Bor, nato da Audumla e dai due nacquero Odino, Vili e Ve, che uccisero Ymir e fecero il mondo: con il cranio del gigante fu fatta la volta celeste, con il cervello le nuvole, con il sangue il mare e con la carne e le ossa la terra. Essi inizialmente andarono ad abitare tra il cielo e gli inferi, nel Midgard (Terra di Mezzo), mentre ai giganti assegnarono l&#8217;Utgard (Terra alla Periferia), ma poi, alla nascita del genere umano, a cui il Midgard venne lasciato, si trasferirono nell&#8217;Asgard (Terra Superiore). Qui vi era una sala enorme, ove gli dei potevano fumare, bere idromele, giocare a scacchi e osservare il mondo da loro affidato ai discendenti di Askr ed Embla, i due primi esseri umani, da essi creati soffiando sull&#8217;Yggdrasil<a name="_ftnref21" href="#_ftn21">[21]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Da <a title="religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a> realistica e sviluppata da un popolo che teneva le questioni militari in altissimo conto, la spiritualità vichinga non poteva non prevedere una sorta di archetipo bellico, rappresentato da uno scontro epico iniziale tra due fazioni di divinità: gli dèi Asi e i Vani. Sempre secondo il <em>Voluspa </em>questa guerra si concluse con un&#8217;insperata pace e un accordo che prevedeva uno scambio di ostaggi tale per cui alcuni Vani, il padre Njörd, suo figlio Freyr e sua figlia Freyja (divinità queste simboleggianti ciascuna: la fertilità della terra, la vita sessuale e la vita amorosa) si trasferirono a vivere ad Asgard, presso gli Asi.</p>
<p style="text-align: justify;">Secondo la leggenda, per sigillare la pace i due gruppi sputano di comune accordo su di un recipiente e da esso  venne plasmato un uomo, Kvasir, di straordinaria saggezza, il cui destino, però, fu presto segnato: due nani lo uccisero, distribuendo il suo sangue in tre recipienti diversi, in cui vi mescolano del miele formando così &#8220;<em>l&#8217;idromele di poesia e di saggezza</em>&#8220;<a name="_ftnref22" href="#_ftn22">[22]</a>, per poi raccontare agli dèi che Kvasir era soffocato nella propria saggezza, non essendovi stato alcuno capace di esaurirla con le sue domande<a name="_ftnref23" href="#_ftn23">[23]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Molti studiosi propendono col ritenere che questa guerra tra gli dèi Asi e Vani sia lo specchio di un analogo conflitto tra due popolazioni umane, laddove i Vani corrispondono ad una stirpe più originaria e pacifica, mentre gli Asi ad una venuta dopo e decisamente più guerresca<a name="_ftnref24" href="#_ftn24">[24]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8845907880" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/sortiguerriero.bmp" border="0" alt="Georges Dumézil, Le sorti del guerriero. Aspetti della funzione guerriera presso gli Indoeuropei" width="95" height="145" /></a>Lo studioso di <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a> francese Georges Dumézil, invece, non è di questo avviso. Questi frappone alla tesi storicizzante la sua tesi strutturalista<a name="_ftnref25" href="#_ftn25">[25]</a>, secondo la quale Asi e Vani sono divinità che si presuppongono reciprocamente come complementari, cosicché gli uomini hanno bisogno di affidarsi sia agli uni che agli altri: anche se Dumézil stesso non nega una certa veridicità della tesi storicizzante, che riflette davvero un mondo che esisteva già prima degli <a title="indoeuropei" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">Indoeuropei</a>, poi divenuti Germani, ritiene che persino le popolazioni più antiche necessitassero sia di un tipo di divinità pacifiche che di altre bellicose, a cui rivolgere i loro tributi a seconda dei casi.</p>
<p style="text-align: justify;">Di fatto, comunque, quasi tutte le principali divinità appartenenti al pantheon nordico erano del gruppo degli Asi: Odino (considerato signore del cielo, seduttore, duce nelle battaglie con il suo cavallo Sleipnir, dio dei morti, poeta, mago, conoscitore dei misteri dopo che aveva dato uno sguardo alla fonte della conoscenza, cosa che gli costò la perdita di un occhio,  personaggio cupo e malinconico, amante della poesia e della musica), Thor (conosciuto come Tur dai normanni, il dio più venerato dai nordici, perché più vicino alle loro esigenze e non aristocratico come Odino, uomo possente che dimorava in un palazzo di 140 sale, mangiava molto e beveva barili di idromele, spesso dipinto come invincibile grazie ad una cintura che gli raddoppiava la forza, a guanti di ferro e ad un martello di ferro chiamato &#8220;Mjolnir&#8221;, facilmente irritabile ma anche protettore dei contadini, dei lavoratori e dei marinai), Ty o Tyr (presidente dell&#8217;assemblea dell&#8217;Asgard, particolarmente venerato in Danimarca e invocato nei Thing, durante la stesura dei contratti, nei matrimoni e nei tornei), Loki (personificazione del male, conosciuto come &#8220;mezzo dio e mezzo diavolo&#8221;, adottato nell&#8217;Olimpo perché fratello di Odino ma senza cuore e senza morale, e dunque tollerato solo fino a che uccise il dio buono Baldr e, in seguito, incatenato ad una rupe), Baldr (l&#8217;esatto contrario di Loki, quindi rappresentante della bontà e della purezza, tanto che tutti gli esseri viventi avevano giurato di non fargli mai male), Heimdal (guardiano di Asgard e rappresentazione di tutte le virtù militaresche).</p>
<p style="text-align: justify;">Sotto Asgard, la terra è, nella strutturazione cosmologica norrena, circondata dal grande oceano, dimora del serpente di Midgard. Sulla sponda più lontana dell&#8217;oceano si trovano le montagne dei titani, Jötunheim, dov&#8217;è situata la loro cittadella, Utgard, mentre negli abissi della terra è celata la landa desolata dei morti, Hel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8817866296" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/olaomagnostoria.bmp" border="0" alt="Olao Magno, Storia dei popoli settentrionali. Usi, costumi, credenze" width="93" height="154" /></a>Come detto, oltre al Bifrost, ad unire i due mondi di Asgard e Midgard si trova l&#8217;albero di frassino Yggdrasil, caricato di innumerevoli <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">significati simbolici</a>: accanto a Yggdrasil si trovano due fontane, la fontana della saggezza di Mimi e l&#8217;altra del destino di Urd e mentre quattro cervi insidiano le sue radici, facendolo languire e rischiare di marcire, le tre Norne Urd, Vernandi e Skuld (vale a dire le tre dee rispettivamente: del Passato, del Presente e del Futuro) lo innaffiano in continuazione e si prendono cura dei suoi germogli.</p>
<p style="text-align: justify;">Da quanto detto, è evidente che la <a title="religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a> runica fosse molto personalizzata: il popolo sentiva il bisogno di avere delle divinità vicine e per questo gli dei presentavano delle imperfezioni, erano mortali e facevano le stesse cose degli uomini<a name="_ftnref26" href="#_ftn26">[26]</a>. L&#8217;altro lato della medaglia di questo contatto così diretto con il divino era che per i vichinghi il mondo era il palcoscenico della magia: essi credevano di essere guidati da esseri arcani e avversati da spiriti maligni spesso veicolati dal sangue, pensavano che nei capelli e nelle unghie, come in tutte le parti sporgenti del corpo, si celasse una fonte inesauribile di energia, ritenevano che le mani avessero un immenso potere taumaturgico e che spiriti buoni proteggessero i pascoli ed i raccolti e spiriti maligni li mettessero in pericolo.</p>
<p style="text-align: justify;">Numerose erano anche le presenze di elementi naturali nella <a title="religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a>: cavalli, lupi, draghi e leoni accompagnavano gli uomini nelle saghe e nelle leggende, elfi e gnomi abitavano i boschi e regnavano nella notte, apportando sventura e paura, nonché tempeste e terremoti, mentre alcune donne &#8220;magiche&#8221;, le Disen, proteggevano dai malanni e dalla morte e venivano venerate in pubbliche feste.</p>
<p style="text-align: justify;">I momenti &#8220;magici&#8221; per eccellenza erano le grandi feste del solstizio d&#8217;inverno e del solstizio d&#8217;estate: in particolare il primo era visto come <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a> di rigenerazione, di vigore, di forza nel combattimento, della fecondità e vi si offrivano doni agli dei, spesso sacrificali, condividendo in alcuni casi il sangue, in base ad uno stile dionisiaco, ubriacandosi e mangiando in abbondanza<a name="_ftnref27" href="#_ftn27">[27]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Tutto questo, comunque, non deve far pensare ad una <a title="Religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a> semplicistica, di puro stampo naturalistico-panistista e antropomorfico-politeista: dietro ogni aspetto &#8220;letterale&#8221; dei vari miti, si nascondevano <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simboli</a> filosoficamente molto profondi (un esempio per tutti: si pensi alla perdita dell&#8217;occhio di Odino, che simboleggia non solo il costo umano del raggiungimento del sapere, ma anche i rischi connessi all&#8217;addentrarsi troppo nella conoscenza dei misteri del creato &#8230;), così come di livello intellettualmente altissimo appare oggi la scienza divinatoria basata, con un sistema che, <em>mutatis mutandis</em>, oggi definiremmo &#8220;ghematriaco&#8221;, sull&#8217;interpretazione delle sacre rune, cioè della disposizione delle lettere nella formazione di un determinato testo.</p>
<p style="text-align: justify;">Come accennato, comunque, a differenza della <a title="Religione celtica" href="http://www.centrostudilaruna.it/religionedeicelti.html">religione celtica</a>, non risulta che il livello interpretativo più alto fosse precluso ad alcuno: la scelta del grado di profondità da attribuire alla propria comprensione religiosa spettava al singolo, indipendentemente dal suo livello sociale all&#8217;interno della categoria degli &#8220;uomini liberi&#8221;, sulla base di un sistema sostanzialmente egualitario interno ad ogni tribù.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8830410314" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/mitinordici.bmp" border="0" alt="Gianna Chiesa Isnardi, I miti nordici" width="95" height="142" /></a>La stessa pluralità semantica rinvenibile in qualunque tratto mitologico dell&#8217;odinismo, si riscontra, naturalmente, anche nell&#8217;escatologia norrena, ampiamente descritta nell&#8217;<em>Edda Maggiore<a name="_ftnref28" href="#_ftn28">[28]</a> </em>e il cui ruolo è assolutamente fondamentale nel sistema di pensiero religioso in cui s&#8217;inserisce, dal momento che il paradiso è concepito dai vichinghi come una battaglia senza posa in attesa del giorno finale del giudizio: il Ragnarök, dove si regoleranno tutti i conti lasciati in sospeso fra gli dei buoni e quelli malvagi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il Ragnarök verrà preceduto dal &#8220;Fimbulvetr&#8221; (ulteriormente diviso in un &#8220;tempo di spada&#8221; e un &#8220;tempo di lupi&#8221;), un inverno terribile della durata di tre anni, in seguito al quale avverrà la sfascio dei legami sociali e familiari, in un vortice di sangue e violenza al di là di ogni legge e regola. Poi, come scrive Brøndsted nel suo <em>I Vichinghi</em>: &#8220;<em>I galli canteranno nel palazzo di Odino, nello Hel e nelle selve dei sacrifici. Cresceranno orrore e paura. È l&#8217;epoca dei mostri giganteschi: il cane infernale Garm abbaierà; il lupo Fenrir, rotte le catene, scorrazzerà libero con le sue fauci che vanno dalla terra al cielo; il serpente di Midgard sferzerà l&#8217;oceano facendolo spumeggiare e sputando veleno sulla terra. Il gigante Hrym solcherà i mari con la sua nave Naglfar, costruita con le unghie dei morti; i figli di Muspel vi s&#8217;imbarcheranno e partiranno agli ordini di Loki</em>&#8220;<a name="_ftnref29" href="#_ftn29">[29]</a><em> </em>.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;[...] <em>Spariranno quindi Sól (il Sole) e Máni (la Luna): i due lupi (Sköll e Hati) che, nel corso del tempo, perennemente inseguivano i due astri finalmente li raggiungeranno, divorandoli, privando il mondo della luce naturale. Anche le stelle si spegneranno. L&#8217;albero Yggdrasil tremerà, il cielo si spaccherà, le rupi crolleranno. In Jötunheim si sentirà un rombo, i nani strilleranno. Odino starà in allarme, Heimdal suonerà il suo corno, il ponte Bifröst crollerà, e il gigante Surtr avanzerà vomitando fuoco.</em> [...]&#8220;<a name="_ftnref30" href="#_ftn30">[30]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Alla fine dei tempi, dunque, tutte le creature del caos attaccheranno il mondo: Fenrir il lupo verrà liberato dalla sua catena, mentre il Miðgarðsormr emergerà dalle profondità delle acque, la nave infernale Naglfar leverà le ancore per trasportare le potenze della distruzione alla battaglia, al timone il dio Loki, i misteriosi Múspellsmegir cavalcheranno su Bifrost, il ponte dell&#8217;arcobaleno, facendolo crollare. Heimdal, il bianco dio guardiano, soffierà nel suo corno, il Gjallarhorn, per chiamare allo scontro finale Odino, le altre divinità, e i guerrieri del Valhalla, gli Eihnerjar. Nel grande combattimento finale, che avverrà nella pianura di Vígríðr, ogni divinità si scontrerà con la propria nemesi, in una distruzione reciproca. Il lupo Fenrir divorerà Odino, che quindi sarà vendicato da suo figlio Víðarr, Thor ucciderà il serpente di Midgard  ma  morirà a causa del veleno di questi, Tyr e il cane infernale Garm si ammazzeranno a vicenda, Surtr abbatterà Freyr.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8806144650" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/brondstedvichinghi.bmp" border="0" alt="I Vichinghi" width="95" height="161" /></a>L&#8217;ultimo duello sarà tra Heimdallr e Loki, tra i quali la spunterà il primo, quindi il gigante del fuoco Surtr, proveniente da Múspellsheimr, darà fuoco al mondo con la sua spada fiammeggiante.</p>
<p style="text-align: justify;">Di seguito, dalle ceneri, il mondo risorgerà: i figli di Odino, Víðarr e Váli, e i figli di Thor, Móði e Magni, erediteranno i poteri dei padri, Baldr, il dio della speranza e Höðr suo fratello, torneranno da Hel, il regno della morte. Essi troveranno, nell&#8217;erba dei nuovi prati, le pedine degli scacchi con cui giocavano gli dèi scomparsi e la stirpe umana verrà rigenerata da una nuova coppia originaria, Líf e Lífþrasir, sopravvissuti nascondendosi nel bosco di Hoddmímir o nel frassino Yggdrasill a seconda dei culti. La rinascita del mondo sarà tuttavia adombrata dal volo, alto nel cielo, di Níðhöggr, il serpe di Niðafjoll, misteriosa creatura tra le cui piume porterà dei cadaveri<a name="_ftnref31" href="#_ftn31">[31]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il dato che immediatamente emerge dall&#8217;analisi di questo sistema è che in una società come quella norrena, a bassa tasso di strutturazione gerarchica, il meccanismo escatologico di base, ordinativo e retributivo, può emergere in tutta la sua completezza.</p>
<p style="text-align: justify;">Lasciando da parte teorie alquanto discutibili<a name="_ftnref32" href="#_ftn32">[32]</a> su una configurazione escatologica fortemente debitrice della penetrazione cristiana (con la sua <em>Apocalissi</em> di S. Giovanni), ipotesi basata unicamente sul fatto che la mitologia norrena sia stata codificata quasi interamente in seguito all&#8217;arrivo del cristianesimo nell&#8217;Europa settentrionale (senza tenere conto che tale codifica è avvenuta, comunque, sulla base di racconti della tradizione orale ben precedenti) e, di conseguenza, priva di qualunque reale verifica storico-scientifica, gli elementi che risultano più chiaramente dalla costruzione escatologica norrena sono tre:</p>
<p style="text-align: justify;">-         tentativo di dare senso al caotico;</p>
<p style="text-align: justify;">-         nostalgia edenica e senso di colpa per il &#8220;possibile perduto&#8221;;</p>
<p style="text-align: justify;">-         spinta verso una risoluzione retributiva.</p>
<p style="text-align: justify;">Si tratta di elementi che, in situazioni parzialmente diverse, si incontrano in ogni escatologia.</p>
<p style="text-align: justify;">In sostanza, l&#8217;essere umano, calato in un contesto dominato, come in ogni tempo e luogo, da elementi di ingiustizia e sopraffazione, cerca un senso ultimo da dare alla sua vita e alla vita dell&#8217;intera umanità, a partire dalla ricerca delle cause prime del &#8220;male&#8221; che osserva quotidianamente e che, a prima vista, apparirebbe insensato.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://tracker.tradedoubler.com/click?p=10388&amp;a=915108&amp;g=0&amp;url=http://www.bol.it/libri/scheda/ea978880613974" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/mitileggendenord.bmp" border="0" alt="Miti e leggende del Nord" width="95" height="148" /></a>La risposta che ricava è che l&#8217;umanità vive un processo di progressiva decadenza che, a partire da una situazione edenica, porta ad un sempre maggior grado di perdita del senso sociale che culmina nella totale scomparsa persino dei valori di affettività primaria (si pensi al &#8220;Fimbulvetr&#8221;) che risultano elemento coesivo dell&#8217;intera struttura cosmica. Con la perdita di tali valori, l&#8217;essere umano, in un certo senso, arriverà all&#8217;autodistruzione, di cui il &#8220;Ragnarök&#8221; è rappresentazione esaustiva. L&#8217;attribuzione della lotta finale tra forze del bene (Asi e Vani) e forze del male (ognuno dei compagni di Loki, male assoluto, per qualche verso paragonabile al diavolo cristiano, è rappresentazione di un &#8220;peccato umano&#8221;, dalla violenza, all&#8217;ingordigia, alla cupidigia) è unicamente funzionale: in un sistema di fortissima antropomorfizzazione del divino come quello in esame, gli dei sono solo paradigmi comportamentali (in alcuni casi addirittura plurisimbolici) umani, cosicché il senso ultimo del racconto deve essere riportato sul piano terrestre per assumere di senso.</p>
<p style="text-align: justify;">Perché tutto ciò avviene? Fondamentalmente perché il male è nella natura umana &#8220;ab origine&#8221;, come ben rappresentato, a livello simbolico-cosmogonico, dall&#8217;atto di patricidio antropofagico che sta alla base dell&#8217;intera strutturazione gerarchica che porta alla supremazia di Odino (che rappresenta l&#8217;ordine sociale esistente) e che, come già l&#8217;atto analogo di Zeus nella cosmogonia olimpica, si presta ad un duplice livello di significazione: da un lato il superamento (comunque superegoicamente inglobante) del legame parentale tipico dell&#8217;esperienza umana di crescita, dall&#8217;altro, la rottura dei vincoli etico-morali in vista dell&#8217;ottenimento del nuovo valore imperante del potere assoluto<a name="_ftnref33" href="#_ftn33">[33]</a>. A partire da questo punto, da questa sorta di &#8220;peccato originale&#8221;, si opera la frattura tra orizzonte della saggezza e della sapienza ed esperienza del reale (non vi è posto per &#8220;Kvasir&#8221;, il saggio e sapiente frutto di un atto razionale di pacificazione sociale), ma non si tratta di una frattura indolore: il senso di colpa e di perdita dell&#8217;orizzonte edenico permane e richiede, a livello socio-psicologico, un meccanismo retributivo che si sviluppi come &#8220;risarcimento futuro&#8221; e tratto ontologicamente riordinativo. Da questa necessità si sviluppa l&#8217;idea di <em>eschaton</em>: gli esseri umani parzialmente (salvo Baldr, nessun dio è completamente &#8220;buono&#8221;, in quanto portatore delle stesse debolezze degli uomini) o completamente corrotti dovranno sparire, in vista di una palingenesi rigenerativa che porterà ad una umanità nuova (i figli di Odino, il cui ruolo è importantissimo, rappresentando, come esseri non corrotti, la sola speranza realmente escatologico-retributiva degli uomini<a name="_ftnref34" href="#_ftn34">[34]</a>), guidata, questa volta, unicamente da quei sentimenti di &#8220;bontà e socialità&#8221; negati nel ciclo precedente (e da qui il ritorno di Baldr).</p>
<p style="text-align: justify;">Se questo è il senso ultimo dell&#8217;escatologia norrena, poco importa, in fondo, che, a livello narrativo e popolare tale senso si sia dovuto ammantare con miti che, come giustamente sottolineato da Dumézil<a name="_ftnref35" href="#_ftn35">[35]</a>, derivano dal substrato <a title="indo-europeo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indo-europeo</a> e, conseguentemente, dalla mitologia hindu (con il Ragnarök futuro che riprende stilemi dell&#8217;analoga battaglia epocale tra Pāndava e Kaurava del Mahābhārata nel passato): ciò che conta è il meccanismo psicologico che si trova alla base e che, nella costruzione leggendaria vichingo-germanica trova la sua più completa rappresentazione.</p>
<p style="text-align: justify;">
<hr style="text-align: justify;" size="1" />
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> J. Layard, <em>I Celti &#8211; alle Radici di un Inconscio Europeo</em>, Xenia, Milano 1995, pp. 28-42</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> O.Davies, T.O&#8217;Loughlin,  <em>Celtic Spirituality (Classics of Western Spirituality)</em>, Paulist Press 2002, pp. 17-21.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3">[3]</a> L.Laing, J.Laing, <em>Celtic Britain and Ireland: Art and Society</em>, Palgrave Macmillan, Manchester 1995, pp. 83 ss.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4">[4]</a> A. Macbain, <em>Celtic Mythology and Religion</em>, Cosimo Classics, Edimborough 2005, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn5" href="#_ftnref5">[5]</a> B.Cunliffe, <em>The Ancient Celts</em>, Penguin, London 1999, pp. 207-218</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn6" href="#_ftnref6">[6]</a> P. Berresford Ellis , <em>Celtic Myths and Legends</em>, Running Press 2002, pp.23-28</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn7" href="#_ftnref7">[7]</a> O.Davies,T.O&#8217;Loughlin,  <em>Citato</em>, pp. 86-102</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn8" href="#_ftnref8">[8]</a> J. Markale, <em>The Druids: Celtic Priests of Nature</em>, Inner Traditions 1999, pp. 98 ss.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn9" href="#_ftnref9">[9]</a> P. Berresford Ellis, The Celts: a History, Running Press 2003, p. 18</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn10" href="#_ftnref10">[10]</a> P.Ford, <em>&#8220;Lludd and Lleuelys.&#8221; The Mabinogi and Other Welsh Tales</em>, University of California Press 1977, pp.121-124.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn11" href="#_ftnref11">[11]</a> P.MacCana, <em>Celtic Mythology</em>, Hamlyn Publishing Group 1973, passim ss.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn12" href="#_ftnref12">[12]</a> R. A. S. Macalister  (trad.), <em>The Book of Invasions</em>, IV, Irish Texts Society 1938-1956, pp.37-38</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn13" href="#_ftnref13">[13]</a> Strabone, <em>Geographia</em>, II</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn14" href="#_ftnref14">[14]</a> Flavio Arriano, <em>Anabasi di Alessandro</em>, IV</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn15" href="#_ftnref15">[15]</a> B.Maier, <em>Dictionary of Celtic Religion and Culture</em>, Boydell 1997, p.43</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn16" href="#_ftnref16">[16]</a> P. Berresford Ellis , <em>Citato</em>, pp.93-97</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn17" href="#_ftnref17">[17]</a> P. Berresford Ellis , <em>A Brief History of the Druids</em>, Running Press 2002, p. 21</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn18" href="#_ftnref18">[18]</a> V. Vikernes, <em>Germansk Mytologi og Verdemsanskuelse</em>, Norke 2000, p.46</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn19" href="#_ftnref19">[19]</a> G. Jones, <em>A History of the Vikings</em>, Oxford University Press 2001, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn20" href="#_ftnref20">[20]</a> Per una trattazione esaustiva sul testo di questo poema fondamentale della mitologia norrena cfr. J.Johansson, S. Harnesson, <em>The Voluspa</em>, Coxland Press 1992</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn21" href="#_ftnref21">[21]</a> Qui e in seguito, cfr. T.DuBois, <em>Nordic Religions in the Viking Age</em>, University of Pennsylvania Press 1999, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn22" href="#_ftnref22">[22]</a> <em>Volupsa</em>, III</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn23" href="#_ftnref23">[23]</a> G.Dumézil, <em>Gli Dèi dei Germani</em>, Adelphi 1991, pp. 44-49. Kvas era anche il nome di una bevanda in uso presso i popoli slavi, che donava l&#8217;ebbrezza. Questo mito germanico presenta una palese analogia con un mito indiano: come gli Asi e i Vani della mitologia germanica, anche nella mitologia indiana vi è un conflitto originario dello stesso tipo tra gli dèi Indra e quelli Nâsatya. All&#8217;interno del conflitto, un&#8217;asceta alleato dei Nâsatya fabbrica con la forza della sua ascesi un mostro: &#8220;Ebbrezza&#8221;, &#8220;Mada&#8221;, che minaccia d&#8217;inghiottire tutto il mondo. Indra, spaventato, subito cede e stipula la pace coi Nâsatya. Per questi ultimi, però, a questo punto si pone il problema di come sbarazzarsi del mostro che non è altro che la personificazione dell&#8217;ebbrezza. Sicché l&#8217;asceta suo artefice si sbarazza della sua mostruosa creazione, facendolo in quattro pezzi, che vanno poi a distribuirsi nei quattro elementi che da quel momento in poi inebrieranno gli uomini: la bevanda, le donne, il gioco, la caccia. In questa analogia tra i due miti &#8211; germanico e nordico &#8211; è possibile rintracciare oltre che la diversa accezione &#8211; nel primo positiva e nel secondo, invece, negativa &#8211; che si dà dell&#8217;ebbrezza, anche una comune accezione &#8211; per entrambi positiva &#8211; di come all&#8217;origine dell&#8217;iniziale conflitto, seguito poi ad una pronta riconciliazione, tra divinità della fertilità e divinità della guerra vi sia l&#8217;esaustivo punto di approdo per un&#8217;armoniosa collaborazione delle classi sociali.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn24" href="#_ftnref24">[24]</a> Tra gli altri H. O&#8217;Donoghue, <em>From Asgard to Valhalla: The Remarkable History of the Norse Myths</em>, I. B. Tauris 2008, pp. 46-49 e J. Grant, <em>An Introduction to Viking Mythology</em>, Chartwell Books 2002, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn25" href="#_ftnref25">[25]</a> G.Dumézil, <em>Citato</em>, pp. 28-30</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn26" href="#_ftnref26">[26]</a> J.Grant, <em>Citato</em>, pp. 21-35 passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn27" href="#_ftnref27">[27]</a> P. Colum, W. Pogany, <em>Nordic Gods and Heroes</em>, Dover Publications 1996, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn28" href="#_ftnref28">[28]</a> L&#8217;<em>Edda Maggiore</em> o <em>Edda Poetica</em> è una raccolta di poemi in norreno, tratti dal manoscritto medioevale islandese <em>Codex Regius</em>. Insieme alla Edda in prosa di Snorri Sturluson, l&#8217;Edda poetica rappresenta la più importante fonte di informazioni a nostra disposizione sulla mitologia norrena e sulle leggende degli eroi germanici. Per un&#8217;analisi di tale testo, si consiglia: H. A. Bellows, <em>The Poetic Edda: The Mythological Poems</em>, Dover Publications 2004</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn29" href="#_ftnref29">[29]</a> J. Brondsted, <em>I Vichinghi</em>, Einaudi 2001, pp. 268-269</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn30" href="#_ftnref30">[30]</a> <em>Ivi</em>, pp. 273-274</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn31" href="#_ftnref31">[31]</a> H. A. Bellows, <em>Citato</em>, pp. 207 ss.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn32" href="#_ftnref32">[32]</a> Tra i sostenitori più recenti della quale, ricordiamo I. Donnelly , <em>Ragnarok: The Age of Fire and Gravel</em>, Forgotten Books 2007, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn33" href="#_ftnref33">[33]</a> Sui significati psicologici dei miti cosmogonici vd. P. Cousineau, <em>Once and Future Myths: The Power of Ancient Stories in Modern Times</em>, Conari Press 2001, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn34" href="#_ftnref34">[34]</a> Non è un caso che gli unici superstiti del Ragnarök saranno quegli dei-uomini che più simboleggiano le virtù perdute.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn35" href="#_ftnref35">[35]</a> G.Dumézil, <em>Citato</em>, pp. 111 ss.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/dalla-caduta-dei-cieli-al-ragnarok-i-miti-cosmologico-escatologici-nordici.html' addthis:title='Dalla Caduta dei Cieli al Ragnarok: i miti cosmologico-escatologici nordici ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>El trece y el elegido</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jan 2009 18:24:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julius Evola</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La cifra trece tiene una naturaleza ambigua: trae desgracia y fortuna. Su origen primigenio hacer referencia a muy antiguas tradiciones de carácter sagrado]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/el-trece-y-el-elegido.html' addthis:title='El trece y el elegido '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/yggdrasil.thumbnail.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Simboli e simbologia" /><br/><p style="text-align: justify;">Una precisión de <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a>, de capital importancia para toda nueva orientación de los estudios etnológicos y folkloristas, dice en sustancia que el primitivismo y la expontaneidad atribuidos comunmente a las tradiciones populares, usos, costumbres y leyendas de las capas sociales y de las poblaciones inferiores, no es más que una fábula. No hay en todo esto, a parte de algunas raras excepciones, más que una forma involutiva y degenerada de elementos y significados que pertenecieron, en su origen a un plano más elevado. Las autotituladas supersticiones populares deben ser consideradas desde este ángulo. Por su misma etimología, la palabra lo confirma: superstición significa supervivencia, lo que sobrevive y subsiste. Las supersticiones populares frecuentemente no son más que restos de las concepciones superiores de antaño, actualmente incomprendidas y, en consecuencia, degradadas que subsisten como algo mecánico y sin alma, que continúa ejerciendo cierta fascinación, movilizando fuerzas irracionales e instintivas de fé, mediante una especie de atavismo, sin poder facilitar una explicación inteligible.</p>
<p style="text-align: justify;">Queremos ofrecer aquí un simple ejemplo que podrá servir de aclaración. Nadie ignora las supersticiones populares relativas a la cifra trece. Son comunes a más de una nación. La cifra trece tiene una naturaleza ambigua: trae desgracia y fortuna. El elemento negativo de desgracia predomina frecuentemente (y no por casualidad como veremos). Pero existe otro aspecto: la cifra trece es también portadora de fortuna, tanto y tan bien que figura entre los amuletos modernos, que atraen sobre todo al sexo débil, un poco por diversión y un poco por convicción. ¿De dónde viene pues esta creencia o superstición?</p>
<p style="text-align: justify;">Al desvelarse su origen primigenio, la mayor parte permanecerá estupefacta, pues es preciso hacer referencia a muy antiguas tradiciones de carácter metafísico, sagrado e incluso imperial. El punto de partida es el <a title="simbolismo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolismo</a> del doce. El &#8220;doce&#8221; es una especie de signo que se encuentra en todas partes donde se constituyó el centro de una gran tradición histórica de tipo &#8220;solar&#8221;, en función de precisas analogías. En efecto, el zodiaco se compone de doce signos que definen el circuito solar. Un ciclo completo del astro de la luz comprende doce fases que están marcadas por las constelaciones zodiacales, a las cuales estuvieron así atribuidos otros tantos modos de ser y, sobre otro plano, otras tantas funciones de la &#8220;solaridad&#8221; en el ciclo. Es por ello que, por analogía y por vías misteriosas, las tradiciones que en la antiquedad encarnaron sobre la tierra y en la historia una función &#8220;solar&#8221;, nos hacen encontrar siempre la &#8220;sigla&#8221; del doce. Así, el más antiguo código ario, el de las <em>Leyes de Manú</em>, se divide en doce partes; los grandes dioses y anfictorios helénicos eran doce, al igual que los miembros de numerosos colegios sacerdotales romanos (los Arvales y los Salienos, por ejemplo y era doce el número de líctores); doce: los discípulos de Lao-Tsé, los héroes divinos de los Ases del Mitgard de la tradición nórdica, los miembros del Consejo Circular del Dalai-lama en el Tibet, los principales caballeros de la Cort del Rey Arturo y del Grial, los trabajos simbólicos de Hércules, etc. El cristianismo refleja también el mismo orden de ideas: doce apóstoles&#8230; pero <em>ademas</em>, el <em>treceavo</em>. En la reunión de los Doce el Trecreavo es aquel que encarna el principio solar, es pues el centro y el jefe supremo de todos; los otros, en relación a él no corresponden más que a funciones aspectos derivados del ciclo solar de la tradición civilización o <a title="religion" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religión</a> de la que nos ocupamos.</p>
<p style="text-align: justify;">Ya hemos tenido ocasión de exponer como, en el mundo de los orígenes allí donde faltan los llamados &#8220;testimonios positivos&#8221; o ante su ambiguedad, el <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli"><em>simbolo</em></a> y el <em>mito</em> pueden facilitar un hilo conductor precioso para una exploración más en profun didad que en superficie. Esto fue admitido, y no solo hoy por el &#8220;racismo alemán&#8221;, sobre todo cuan do se propuso completar sus investigaciones antropológicas y biológicas por una espiritualidad y una &#8220;visión del mundo&#8221; que le permitieran afirman de nuevo los principios en el dominio de la historia de las <a title="religiones" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiones</a>, de la mitología comparada, de las tradiciones primordiales y de las sagas. En Italia, este terreno aun permanece casi virgen. Y sin embargo, en un mundo como el de la antigua peninsula itálica que, desde la más lejana prehistoria, ha sufrido la influencia de civilizaciones y pueblos muy diversos y que raramente ofrece un paralelismo riguroso entre pureza étnica y las tradiciones correspondientes, una búsqueda asimilando el <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> y el mito a un documento podría tener resultados de una singular importancia.</p>
<p style="text-align: justify;">Naturalmente para esto es preciso una cualificación adecuada y un ojo particularmente avezado. Como la lengua, el <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> y el mito de una raza pueden pasar a otras razas, de unas civilizaciones a otras, cambian de alguna manera, de <em>funcion</em>, sirven de soporte a otros significados que los que tenían normalmente en el origen. Es preciso pues saber orientarse e integrar todo lo que este género de encuesta puede aportar de sólidos conocimientos de orden tradicional.</p>
<p style="text-align: justify;">Este será nuestro punto de partida para algunas consideraciones que deseamos hacer aquí a propósito de algunos <a title="simbolos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolos</a> cuya presencia en el antiguo mundo itálico y luego romano, atestiguan a su manera la existencia de una tradición de origen y de tipo netamente nórdico-ario o, como preferimos llamar, <em>hiperboreo</em>. Preferimos utilizar este térmi no para prevenir cualquier falsa interpretación o aprensión justificada. Hablando de &#8220;nórdico ario&#8221;, podría creerse que nos adherimos a las tesis pan germanistas y que, por ello, reconocemos que lo que hay de más válido en nuestro pueblo y en nuestra tradición derivó de razas puramente nórdicas o nórdico-germánicas. Utilizado como hacemos, &#8220;hiperbóreo&#8221; tiene una extensión muy diferente. Hace referencia a un tronco absolutamente primordial, base del grupo <em>global</em> de los pueblos y de las civilizaciones arias, cuyas razas nórdico-germánicas no son más que una ramificación particular. Las fuerzas originales creadoras de las civilizaciones de la antigua India, del Irán, de la primera Hélade y de Roma misma pueden reivindicar un origen idéntico y, al menos, una misma dignidad.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.amazon.es/gp/product/8476516223/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cestlaru01-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=3626&amp;creative=24822&amp;creativeASIN=8476516223" rel="nofollow" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-8216" style="margin: 10px;" title="el-misterio-del-grial" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/el-misterio-del-gria.jpg" alt="" width="240" height="240" /></a>Precisado este punto, los principales <a title="simbolos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolos</a> de la antigua red que deseamos examinar y penetrar en su significado más puro y profundo son: el <a title="simbolismo de la hacha" href="http://www.centrostudilaruna.it/hache.html"><em>hacha</em></a>, el <em>lobo</em>, el <em>cisne</em>, el <a title="simbolismo del aguila" href="http://www.centrostudilaruna.it/simbolismo-del-aguila.html"><em>aguila</em></a> y la <em>cruz radiada</em>. Para este examen es necesario emplear el método comparativo aplicándolo al conjunto del ciclo de las civilizaciones y de los mitos aríos: lo que nos ofrece una de estas tradiciones arias, lo que se encuentra en otra y está entonces integrado confirmado o ulteriormente aclarado.</p>
<p style="text-align: justify;">El presente artículo se limitará al <em>hacha</em>. El hacha es uno de los <a title="simbolos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolos</a> más característicos de la tradición hiperbóreo primordial. Sus rasgos no llevan a la más lejana prehistoria según unos, a la última época glaciar segun otros, al menos al período paleolítico. En una obra reciente, Paulsen ha dirigido, entre otros, mapas que ilustran la amplia difusión del hacha hiperbóreo, según los diferentes yacimientos prehistóricos europeos. El tipo más antiguo es el &#8220;hacha sideral&#8221;, en silex, o hierro meteórico, es decir, una &#8220;sustancia caída del cielo&#8221;. El uso de estas hachas siderales, era sobre todo, ritual y sagrado. Dada la sustancia de la que estaban hechas, nos llevarán finalmente al <a title="simbolismop" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolismo</a> más general de las &#8220;piedras divinas&#8221; , &#8220;piedras caidas del cielo&#8221; que tuvieron tan gran importancia por todas partes donde se creo en la antiquedad un centro tradicional: del <em>omphalos</em> de Delfos a la &#8220;piedra del destino&#8221; &#8211; <em>lia gsil</em> &#8211; de las antiguas tradiciones británicas, de los <em>ancilia</em>, confeccionados en la Roma antigua con piedras caidas del cielo cuyo significado era de instrumento de soberanía, <em>pignum imperii</em>, hasta el Grial que, según la tradición que nos ha conservado Wolfram von Eschembach, es igualmente una piedra caida del cielo.</p>
<p style="text-align: justify;">En el caso del Hacha, este <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> genérico toma un significado especial en relación más estrecha con una tradición heróica y sagrada. Las piedras de los aerolitos simbolizan el &#8220;rayo&#8221; (de aquí la expresión &#8220;piedra de rayo&#8221;) la fuerza celeste fulminante, significa que se extiende al Hacha side ral prehistórica: como el rayo, rompe y rasga. Tal es la base del significado que el Hacha, arma simbólica, tuvo en las tradiciones arias y nórdico arias de los hiperbóreos primordiales hasta la Roma antigua y a la época de los vikingos.</p>
<p style="text-align: justify;">En la concepción aria de la guerra &#8211; de la que hemos hablado en ocasiones &#8211; el elemento material era inseparable del elemento espiritual, trascendente. En toda lucha o conquista, el antiguo ario veía el reflejo de una lucha metafísica, del eterno conflicto entre las potencias olímpicas y celestes de la luz y las potencias oscuras y salvajes de la materia y del caos. El Hacha como arma y <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a>, está estrechamente ligado a estos significados. El Hacha aparece como un arma &#8220;celeste&#8221; empuñada, sea por el guerrero o conquistador hiperbóreo, sea por el sacrificador o el sacerdote. En los graffiti, que se remontan a una lejana antiquedad, en Fossum (Suecia) puede verse a numerosas figuras que empuñan el hacha, próximos a los <a title="simbolos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolos</a> solares. Es interante notar estas convergencias. Estos antiguos <a title="simbolos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolos</a> nórdicos corresponden a rasgos aún más antiguos, los de la civilización franco-cantábrica de la Madeleine o de Cro-Magnon (10.000 años antes de nuestra era aproximadamente), llamada &#8220;Civilización del Reno&#8221; que, en nuestra opinión, ha llegado hasta la región ligur. Por otra parte en las huellas arcaicas de la civilización ítalo-ligur se vuelve a encontrar el hacha acompañada de <a title="simbolos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolos</a> solares e hiperbóreos como el cisne, la cruz radial (la svástika). Franz Altheim recientemente ha demostrado la correspondencia de los restos prehistóricos de Val Camónica y los yacimientos suecos. Se encuentran igualmente en esta región italiana graffiti en los que figuran el <a title="hacha simbolica" href="http://www.centrostudilaruna.it/hache.html">hacha simbólica</a> y el <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> solar y astral análogo. A este respecto, Altheim ha hablado incluso de una verdadera &#8220;Migración dórica en Italia&#8221; y le ha parecido evidente la similitud de la civilización que ha dejado estas huellas en el Norte de Italia, y que debla concluir por enigmáticas vías, en la creación de Roma, con la de los dorios en Grecia, cuya conclusión debía ser Esparta.</p>
<p style="text-align: justify;">En cuanto al significado espiritual del &#8220;hacha sideral&#8221;, la encontramos nuevamente en el culto nórdico-ario de Thor. Thor es una figura divina cuyo atributo eran dos armas que, en el fondo, son equivalentes: el hacha y el martillo de dos cabezas, <em>mjolnir</em>. Las dos armas son análogas, pues el martillo representa también la potencia del rayo como el hacha; además, el doble martillo por su forma incluso se confunde con el Hacha bipene con dos filos que emanan del mismo <a title="simbolismo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolismo</a> y nos, lleva especificamente a la tradición hiperbóreo. Thor combate con este arma a las &#8220;fuerzas celestiales&#8221;, los <em>Elementarwessen</em>, que intentan apropiarse de las potencias celestes (simbólicamente: la &#8220;Luna&#8221; y el &#8220;Sol&#8221;); es también con ella que, en la tropa de los &#8220;Héroes divinos&#8221; o <em>Ases</em>, lucha contra el &#8220;oscurecimiento de lo divino&#8221;, el <em>Ragna-Rokkr</em>, que es preciso no confundir con el &#8220;crepúsculo de los dioses&#8221; como Wagner, sino considerar como el eco mítico del fin trágico de un ciclo de civilización y de tradición de origen hiperbóreo, del mito.</p>
<p style="text-align: justify;">En la historia, hasta la época de los vikingos Thor aparecía como un dios guerrero. Los vikingos admitían que las virtudes divinas de Thor, su potencia y su fuerza, se transmitían de cierta manera a los que habrían tomado su emblema, el Hacha, como <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> de la presencia de la divinidad. Esta creencia era la base de la realeza nórdica. Los reyes nórdicos, daneses y suecos, tenían el hacha como <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> de su poder y de su dinastía; se la puede ver sobre los estandartes de las tropas de Sven de Danimarca al marchar para la conquista de Inglaterra en una miniatura de Mathieu de París; ha sido conservada entre las armas reales de Noruega, en donde el hacha y no el león, es el elemento más significativo y original. El prestigio místico del <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> hiperbóreo fue tan grande en el norte que cuando la cristianización, la nueva fe no pudo des terrarlo: pensemos en unos cultos muy extendidos en el Norte, el de San Olaf, quien es una especie de reencarnación cristiana de Thor. Como Thor, tiene una barba dorada y lleva el hacha y como él, es el protector mítico del país y como este santo rey se convirtió en el &#8220;rey eterno de Noruega&#8221; &#8211; <em>Perpetuus Rex Norvegiae</em> &#8211; hasta el punto de que los soberamos que le sucedieron pensaron reinar bajo su hombre.</p>
<p style="text-align: justify;">De otra parte, la relación de1 poder supremo con la consagración trascendente por el signo hiperbóreo del Hacha se encuentra en Italia, a través de los ligures, entre los que el Hacha estaba igual mente en relación con la realeza; en fin, el Hacha formaba parte del <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> de los líctores de la Roma antigua; <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> del poder y del derecho del cual muchos ignoran el significado primordial y sagrado y que no interpretan más que en términos jurídicos y políticos, es decir, profanos y seculares.</p>
<p style="text-align: justify;">Se encuentra la confirmación de estos significados en otras tradiciones arias. Recordaremos la de Parashu-Rama (indo-aria): Rama tiene el hacha. Es con el Hacha hiperbóreo de doble filo como -según las tradiciones transmitidas de una manera más o menos mitica por el <em>Mahabharata</em> este héroe divino, o jefe creador de civilización, mientras que los progenitores de los conquistadores habitaban aún en una región septentrional, habría exterminado a los <em>Mlecchas</em>, raza de titanes, casta guerrera degradada, que habla intentado usurpar la suprema autoridad espiritual.</p>
<p style="text-align: justify;">En el ciclo mediterráneo, la figura de Zeus Labraundos, o Júpiter con la doble hacha, recuerda la relación existente entre el Hacha y el Rayo, arma articular del dios olímpico. El rayo es la fuerza utilizada por Zeus para abatir a los Titanes y a los Gigantes tras su intento de apropiarse del Olimpo, mito que refleja también el tema de la &#8220;guerra metafísica eterna&#8221;, característica de la espiritualidad heróica y aria y del recuerdo de los conflictos entre las diferentes espiritualidades y las diversas razas de la más antigua Hélade. Sobre estas bases, el Hacha fue efectivamente considerada como un <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> de la espiritualidad heróica aria. Los troncos arios primordiales lo utilizaron en sus empresas guerreras, que eran, para ellos, la dramatización y la continuación de la lu cha metafísica velada por el mito. Figura en la misma época en los ritos destinados a evocar y a determinar gracias al sacrificio, las fuerzas invisibles. Más tarde, cuando el concepto &#8220;sagrado&#8221; se desplazo, identificándose, en otro orden de ideas, con el de &#8220;santo&#8221;, el Hacha perdió poco a poco su significado primigenio y se relegó al rango de arma y de instrumento sin alma.</p>
<p style="text-align: justify;">Volviendo al antiguo mundo mediterráneo, es muy significativo el encontrar el Hacha, pero <em>rota</em>, en los más antiguos yacimientos y cultos de la <em>civilizacion pelasga</em>: hachas rotas son ofrecidas a la divinidad en una inversión de significados que, en relación al culto ario, es casi satánica. En realidad, la civilización pelasga pertenece al Mediterráneo pre-ario y pre-helénico, a un ciclo religioso dominado por la figura de una mujer divina, en cuyo culto las mujeres y los hombres afeminados te ntan un lugar fundamental. En este ciclo, Zeus cesa de ser un dios olímpico para convertirse en una especie de demonio sujeto a la muerte (en Creta se mostraba en la tumba). Aquí la figura del dios de las aguas o del fuego subterráneo se mezcla con el culto y las costumbres semitico-asiáticas, marca das por la violencia confusa, dionislaca y afroditica de un éxtasis desordenado.</p>
<p style="text-align: justify;">El Hacha, en el mundo mediterráneo antiguo y pre-ario, es anexionado a divinidades femeninas y a <em>Amazonas</em>; detalles significativos cuando se sabe que las Amazonas, &#8220;mujeres viriles&#8221; y querreras, no son más que la representación mítica, a través de un <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a>, del intento de formas &#8220;femeninas&#8221; de la espiritualidad por suplantar a la tradición heróico-solar y &#8220;urania&#8221; (celeste) de origen hiperbóreo. Pero el mito nos habla también de Herakles, el héroe particularmente representativo de las capas dorio-aqueas Y de los otros héroes aliados de la potencia olímpica, que combatieron a las amazonas matando a la reina y entre los trofeos de sus victimas recuperaron -entre otros- el Hacha, <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> hiperbóreo usurpado. El mito no nos podía hablar más claramente.</p>
<p style="text-align: justify;">Sería fácil indicar trastornos análogos en la trama de la <a title="historia antigua" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-antica">antigua historia</a> itálica y en la de Roma: conflictos entre las fuerzas profundas de las razas, las fuerzas humanas y divinas que, mientras se manifestaron bajo formas diferentes, políticas, sociales, religiosas. Por ejemplo, la civilización etrusca es considerada generalmente como pertene ciente al ciclo mediterráneo-oriental de las razas pre-arias contra las cuales la Hélade aquea y doria tuvo que luchar ya. Roma, que incluyó el hacha <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> etrusco, en el emblema de los líctores, signo del poder, repite casi idénticamente el gesto vengador que el mito atribuye a Herakles y que acabamos de recordar. Todo lo que Roma realiza de grande, lo realiza por un esfuerzo tenaz de purificación y superación de los elemento itálicos no-arios mezclados, en el origen, con las fuerzas de la tradición aria y nórdico-aria. Hacha, Lobo, Aguila, Cruz Radiada, etc. -<a title="simbolos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolos</a> de los conquistadores hiperbóreos- hacen su reaparición en el seno de la grandeza romana como los signos silenciosos de su &#8220;misterio&#8221;.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/el-trece-y-el-elegido.html' addthis:title='El trece y el elegido ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Del simbolismo de la hacha</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2000 17:35:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alberto Lombardo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Durante el neolítico el simbolismo de la hacha reviste una importancia enorme]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/hache.html' addthis:title='Del simbolismo de la hacha '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/labrys.png" width="48" height="48" alt="" title="Indoeuropei" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/yggdrasil.thumbnail.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Simboli e simbologia" /><br/><p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/0957725132/centrostudilarun" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="http://www.centrostudilaruna.it/immagini/languageseurasia.jpg" border="0" alt="Languages and their Speakers in Ancient Eurasia" width="100" height="140" align="right" /></a> El término <em>hacha</em> (<em>ascia</em> en italiano y <em>hache </em>en francés) existe en nuestras lenguas de manera casi invariada, sin obstar su transcurso, desde hace milenios. En efecto, corresponde al término latín <em>ascia</em>, que deriva de la forma indoeuropea <em>*aksi/*agwesi</em>, que los lingüistas han reconstituido en base a las comparaciones entre el término latín y el término gótico <em>aqizi</em>, el término del viejo alto alemán <em>ackus </em>(en alemán moderno <em>Axt</em>, en inglés <em>ax</em>, <em>adze</em>) y el griego <em>axi(on)</em>. Sin embargo, me parece necesario precisar que es ésta una forma indoeuropea occidental; pues, los lingüistas han reconstituido igualmente la forma oriental, sea <em>*peleku</em>, esta vez en base a una comparación entre ciertas formas lingüísticas griegas y sánscritas. Es así cómo el pelícano, a través de un proceso bastante interesante, se ve asimilado a la hacha, a causa de su gran pico característico.</p>
<p style="text-align: justify;">El hacha reviste una importancia enorme, como lo atestigua el pasado arcaico de los <a title="indoeuropeos" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropeos</a>. Adams y Mallory explican que, durante el neolítico, las hachas, en Eurasia, estaban hechas de sílex tallado o de otras piedras capaces de ser labradas. De otro lado, se trataba generalmente de hachas planas; pues, sin embargo, en ciertas culturas neolíticas más tardías, hallamos rápidamente hachas dotadas de una perforación para permitir el emplazamiento de un mango. Estas hachas son calificadas como “hachas de combate”; cuando se las encuentra en sepulturas, como por ejemplo las de la cerámica encordada (sobre todo en las regiones septentrionales de Europa, en donde se habla de la “cultura de las hachas de combate”), son con toda evidencia instrumentos o armas considerados como “viriles”. Son por ello los emblemas de una sociedad patriarcal y guerrera, puesto que, tal y como lo escribió <a title="Adriano Romualdi" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/adriano-romualdi">Adriano Romualdi</a>, «la cultura nórdica no presenta ningún indicio de matriarcado: los ídolos femeninos están ausentes, la estructura familiar es sólida, las tradiciones de caza y de guerra atestiguan una cultura eminentemente viril». Por su lado, E. Sprockhoff, formula ciertas observaciones extremamente interesantes sobre la hacha de guerra en el seno de la antigua cultura megalítica; asimilando la hacha primordial al dios de la tormenta, el cual, en los tiempos más lejanos, era también el dios del cielo y del sol. Según este investigador alemán, «se consagran a esta poderosa divinidad hachas de ámbar y de arcilla, como por otro lado también hachas en miniatura. Así, la mujer germánica es portadora posteriormente del martillo de Thor a modo de joya, suspendido de una cadena; y, del mismo modo, las poblaciones nórdicas de la edad de la piedra más alejada portaron al cuello tal ornamento, en tanto que perlas de ámbar en forma de hacha bipenada, símbolo del dios de la tormenta y de los días, un dios que ya no tiene nombre hoy en día para nosotros. La hacha de combate se ha convertido simplemente en el símbolo de la más alta divinidad» (ex: <em>Die nordische Megalithkultur</em>).</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://tracker.tradedoubler.com/click?p=10388&amp;a=915108&amp;g=0&amp;url=http://www.bol.it/libri/scheda/ea978884590764" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="http://www.centrostudilaruna.it/immagini/simbolidellascienzasacra.bmp" border="0" alt="René Guénon, Simboli della Scienza Sacra" width="95" height="145" align="left" /></a> La irrupción del hacha de combate en las regiones del sur y del este, atestada por los descubrimientos arqueológicos, muestra cómo se desarrollaron las diferentes fases de penetración indoeuropea; identificándolas evidentemente en las puntas de lanza más avanzadas de las conquistas cimerias y tocarias: «El testimonio concreto de esta migración – escribe <a title="Adriano Romualdi" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/adriano-romualdi">Adriano Romualdi</a> – está en la llegada súbita a China de una cantidad de armas occidentales, las que datamos en Europa entre 1.100 y 1.800 años a. C., que no tenían ningún antecedente en Asia». El hacha es, en suma, el <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">símbolo</a> del dios celeste supremo y del espíritu creador de nuestros más lejanos ancestros.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[Traducción de Enrique Bisbal-Rossell. Estudio aparecido en <em>La Padania</em>, el 14 de octubre de 2001].</p>
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