<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:coop="http://www.google.com/coop/namespace"
	>

<channel>
	<title>Centro Studi La Runa &#187; Jules Verne</title>
	<atom:link href="http://www.centrostudilaruna.it/tag/jules-verne/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.centrostudilaruna.it</link>
	<description>Archivio di storia, tradizione, letteratura, filosofia</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Feb 2012 15:49:47 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Louis Boussenard, un écrivain-aventurier dans le meilleur sillage de Jules Verne</title>
		<link>http://www.centrostudilaruna.it/louis-boussenard.html</link>
		<comments>http://www.centrostudilaruna.it/louis-boussenard.html#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 May 2011 13:23:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Mabire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Francese]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura francese]]></category>
		<category><![CDATA[aventures]]></category>
		<category><![CDATA[feuilleton]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Verne]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Boussenard]]></category>
		<category><![CDATA[voyages]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.centrostudilaruna.it/?p=7576</guid>
		<description><![CDATA[D’une génération suivant celle de Jules Verne, Louis Boussenard semble en avoir parfaitement assimilé toutes les recettes. Comme son grand aîné, il réussit à nous faire partager la passion des «voyages extraordinaires» sans pourtant jamais arriver au même succès.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/louis-boussenard.html' addthis:title='Louis Boussenard, un écrivain-aventurier dans le meilleur sillage de Jules Verne '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/letteratura48x48.png" width="48" height="48" alt="" title="Letteratura" /><br/><p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-7582" style="margin: 10px;" title="boussenard" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/boussenard.jpg" alt="" width="353" height="370" />D’une génération suivant celle de Jules Verne, Louis Boussenard semble en avoir parfaitement assimilé toutes les recettes. Comme son grand aîné, il réussit à nous faire partager la passion des «voyages extraordinaires» sans pourtant jamais arriver au même succès. S’il est un nom qui apparaît souvent dans la <a title="littérature" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/letteratura/">littérature</a> populaire à partir des débuts de la IIIe République, c’est bien celui de Louis Boussenard, qui ne cache guère son ambition de s’imposer dans le sillage de Jules Verne et connaîtra indéniablement<br />
la faveur d’un vaste public.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa méthode de publication est simple: feuilletons dans le célèbre <em>Journal des</em><em> Voyages </em>puis parution en volume, sous cartonnage d’éditeur, notamment par les soins de Flammarion, puis de Tallandier. Il écrira ainsi une quarantaine de romans qui le classent d’emblée parmi les meilleurs auteurs du genre. Son biographe, Thierry Chevrier, en lui consacrant plusieurs articles dans l’indispensable <em>Rocambole</em>, le célèbre bulletin des amis du roman populaire, a grandement contribué à faire revivre une oeuvre à laquelle son illustrissime aîné risquait sans doute de porter ombrage par la magie d’un récent tapage médiatique quelque peu démesuré. Du moins, Boussenard en aura-t-il profité par ricochet.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien que ses origines familiales sont pour le moins pittoresques: le futur écrivain populaire naît à Escrennes dans le Loiret, le 4 octobre 1847. Sa mère est une jolie lingère d’une vingtaine d’années, du nom d’Héloïse Lance, qui aura pour ami le régisseur de la propriété où elle travaille, Louis-Antoine Boussenard, de plus d’un quart de siècle son aîné. On dit que ce séducteur est lui-même le fils d’un moine défroqué! Le jeune Louis, après de bonnes études à Pithiviers, se dirige vers la Faculté de médecine de Paris, mais la guerre éclate et il rejoint les armées. Durant le siège de la capitale, il servira comme aidemajor. Au début du mois de décembre 1870, il sera même blessé durant la bataille de Champigny.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, la littérature et les voyages l’attirent plus que la médecine. On le retrouve, dit-on, aux antipodes pendant<br />
plusieurs mois au début de l’année 1876. De ce séjour lointain, il ramènera son premier roman, qui s’intitule tout simplement <em>A travers l’Australie</em> et paraîtra en feuilleton au printemps 1878. Le succès est immédiat, car l’ancien étudiant en médecine a le sens de la couleur locale (même quelque peu enjolivée) et surtout de l’action avec ce qu’il faut de violence et de suspense comme on dit aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B0018HLZ1M/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B0018HLZ1M"><img class="alignleft size-full wp-image-7584" title="gamin-de-paris-en-oceanie" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/gamin-de-paris-en-oceanie.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Voici donc Boussenard entré dans la république des lettres par la grande porte. Il récidive, dès l’année suivante, avec ce qui sera son premier très grand succès – et en quelque sorte le livre emblématique de sa carrière: <a title="Gamin de Paris" href="http://www.amazon.fr/gp/product/B0018HLZ1M/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B0018HLZ1M"><em>Le Tour du Monde d’un</em><em> Gamin de Paris</em></a>. Il lui faut d’abord imaginer son héros: ce sera un garçon de 17 ans, qui répond au nom de Victor Guyon et reçoit le surnom de «Friquet». Il faut croire qu’il attire le lecteur puisqu’il y aura une dizaine de volumes de ses aventures et que le nommé «Friquet» aura même une sorte d’alter ego féminin sous le pseudonyme de «Friquette», dans les dernières années du siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Son second séjour lointain, en 1880, en Guyane, sera décisif pour sa carrière. Cette fois, il n’a pas hésité à se documenter sur le terrain, débarquant à Cayenne et explorant les rives du Maroni pour rencontrer les indigènes de la Guyane française comme de la Guyane hollandaise. Il fréquentera même des bagnards, car le pénitencier est alors en pleine expansion, et ne manquera pas de croiser la route des chercheurs d’or. De ce voyage, qui prendra par moments l’aspect d’un périple quasi initiatique, naîtront les trois volumes de son nouvel ouvrage: <em>Les Robinsons de la Guyane</em>. Il a désormais trouvé la formule qui fera sa renommée.</p>
<p style="text-align: justify;">Il lui suffit donc de multiplier voyages et aventures, en privilégiant les terres exotiques, mais sans obligatoirement se rendre sur place. La plupart de ses livres seront désormais un peu tous construits sur le même modèle, comme <em>A travers l’Océanie</em> ou <em>Aventures de trois Français</em><em> au pays des diamants</em>. Cet écrivain qui se situe sans vergogne dans le sillage de Jules Verne ne montre pas une imagination délirante dans le choix de ses titres, comme en témoignent ses romans de la fin des années 80: <em>Au pays des lions</em>, <em>Au pays des tigres</em>, <em>Au pays des bisons</em>… Il se montrera quand même plus imaginatif avec <em>Les chasseurs de caoutchouc</em> et surtout <em>Les secrets de monsieur</em><em> Synthèse </em>qui montrent qu’il aurait pu avoir quelque don pour la science-fiction et renouveler ainsi son imaginaire.</p>
<p style="text-align: justify;">On le verra notamment avec <em>Les aventures extraordinaires d’un homme bleu</em>. Comme son célèbre maître, il ne peut s’empêcher de se livrer à des considérations historiques, géographiques et surtout ethnographiques, qui sont incontestablement un des charmes de son oeuvre, même si elles contribuent à la dater quelque peu. Il n’empêche que nous avons bien du plaisir à le suivre à travers le monde, de l’empire des Indes aux Etats-Unis, en passant par l’Afrique du Sud, les pays balkaniques, Bornéo et, bien entendu, le pôle Nord, qui n’a jamais été tant à la mode.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B003X39EIU/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B003X39EIU" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-7585" style="margin: 10px;" title="tambour-battant" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/tambour-battant.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>C’est en 1899 que cet écrivain d’aventures décide de terminer le siècle en beauté avec un de ses récits les plus ambitieux et les plus célèbres: <em>L’enfer de glace</em>. Il s’agit d’une de ses courses pour la conquête de l’Arctique, dernier espace aussi mystérieux qu’inexploré. Paru en 1892, ce récit volontairement très héroïque, reflète assez bien les préoccupation de l’époque, à commencer par un patriotisme pour le moins exacerbé. Quatre personnages sont alors en compétition: l’Anglais Sir Arthur Leslie, le Russe Sériakoff, le Français d’Ambrieux et l’Allemand Pregel. C’est entre ces deux derniers que la complétion sera la plus rude, car une question emblématique les sépare: l’Alsace-Lorraine! Aucun des explorateurs n’est décidé à faire de cadeau à ses concurrents et le duel tourne au drame quand les uns possèdent encore un navire sans provisions tandis que les autres n’ont plus que des vivres sans bâtiment pour les transporter dans les solitudes polaires. La remontée le long des côtes du Groënland sera pour tous ces explorateurs un long calvaire, qui se terminera sur une banquise dérivant jusqu’au cap Tchéliouskine en Sibérie. Deviner qui sera le vainqueur n’est pas une grande surprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Louis Boussenard se montre aussi passionné par le roman historique, comme en témoignent <em>Le capitaine casse-Cou</em>,<em> Le zouave de Malakoff</em>, <em>Marko le Brigand</em> ou ses livres consacrés aux divers conflits qui ensanglantent la vieille Europe de son temps. Mais il n’est pas homme à ne s’intéresser qu’au passé et comme beaucoup de ses contemporains il croit avec une sorte de fanatisme à l’aviation naissante, y consacrant un livre qui n’aura pas moins de deux titres successifs: <em>Les gratteurs du ciel</em> ou <em>Les aventuriers de l’air</em>. Son dernier ouvrage paraîtra à titre posthume en 1912: <em>Friquet, Totor et</em><em> Compagnie </em>(Totor étant le fils de Friquet) car Louis Boussenard est mort le 11 septembre 1910 à Orléans.</p>
<p style="text-align: justify;">(<em>National-Hebdo </em>n. 1132 – 27 mars 2006).</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/louis-boussenard.html' addthis:title='Louis Boussenard, un écrivain-aventurier dans le meilleur sillage de Jules Verne ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.centrostudilaruna.it/louis-boussenard.html/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
			<coop:keyword><![CDATA[Francese]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Letteratura]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Letteratura francese]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[aventures]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[feuilleton]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Jules Verne]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Louis Boussenard]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[voyages]]></coop:keyword>
	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;esotismo eroico di Emilio Salgari</title>
		<link>http://www.centrostudilaruna.it/lesotismo-eroico-di-emilio-salgari.html</link>
		<comments>http://www.centrostudilaruna.it/lesotismo-eroico-di-emilio-salgari.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 May 2011 09:30:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marco Iacona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articoli sul fantastico in generale]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastico]]></category>
		<category><![CDATA[Italiano]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura italiana]]></category>
		<category><![CDATA[Africa]]></category>
		<category><![CDATA[Che Guevara]]></category>
		<category><![CDATA[colonialismo]]></category>
		<category><![CDATA[colonie]]></category>
		<category><![CDATA[Emilio Salgari]]></category>
		<category><![CDATA[esotismo]]></category>
		<category><![CDATA[Gheddafi]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Verne]]></category>
		<category><![CDATA[oriente]]></category>
		<category><![CDATA[Salgari]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.centrostudilaruna.it/?p=7395</guid>
		<description><![CDATA[La prosa salgariana è stata il biglietto d’ingresso per i mondi sconosciuti – ma conoscibili – verso i quali l’uomo occidentale si è sempre sentito fortemente attratto.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/lesotismo-eroico-di-emilio-salgari.html' addthis:title='L&#8217;esotismo eroico di Emilio Salgari '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/drago48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Fantastico" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/letteratura48x48.png" width="48" height="48" alt="" title="Letteratura" /><br/><p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-7412" style="margin: 10px;" title="emilio-salgari" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/emilio-salgari-222x300.jpg" alt="" width="222" height="300" />Il  25 aprile del 1911 (poco meno di cento anni fa), la vita di Emilio  <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> si concludeva tragicamente. Lo scrittore fantastico e  d’avventura, che qui in Italia veniva paragonato a Jules Verne per  popolarità e temi trattati, si toglieva la vita nei pressi di Torino con  modalità agghiaccianti, come uno qualsiasi dei personaggi nati dalla  sua fantasia di scrittore e fin dalla più giovane età.Quello  di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> non era un gesto improvviso o l’assurda conclusione di un  momento di follia. Per niente. Ma era l’esatto opposto. Un gesto  meditato e premeditato.</p>
<p style="text-align: justify;">La vita di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, oggi considerato fra i  quindici scrittori che hanno fatto l’Italia (come abbiamo documentato  sul <em>Secolo</em> del 16 marzo scorso), era infatti una vita pessima da  ogni punto di vista. Lo scrittore nato a Verona l’anno successivo al  compimento della nostra Unità (1862), si trovava in gravi difficoltà  economiche; negli ultimi tempi era stato colpito dalla tragedia della  malattia mentale della moglie (rinchiusa, come s’usava fare, in  manicomio), ed era dipendente dall’alcol e ancor più dal fumo. Quel  gesto e la ferocia con la quale, con un rasoio ben affilato, si era  accanito contro il suo stesso corpo non ancora anziano (mancavano pochi  mesi al compimento del cinquantesimo anno d’età), la dicevano lunga  sulle condizioni di vita e sul folle desiderio di annientare la prova  vivente di una triste esistenza (la sua). Fra le carte del cavalier  <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> (cavaliere della corona d’Italia per volontà di Umberto I), come  veniva chiamato a quel tempo lo scrittore e giornalista, due lettere;  due ulteriori testimonianze delle sue sofferenze.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/la-tempestosa-vita-di-capitan-salgari/9340" target="_blank"><img class="alignleft size-medium wp-image-7411" style="margin: 10px;" title="tempestosa-vita-di-capitan-salgari" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/tempestosa-vita-di-capitan-salgari-194x300.jpg" alt="" width="194" height="300" /></a>La  prima era indirizzata ai suoi non pochi editori. Bemporad di Firenze,  Donath di Genova, Paravia di Torino, f.lli Treves di Milano, G. Cogliati  di Milano, Salvatore Biondo di Palermo e Belforte di Livorno (editori  ai quali <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> inviava i manoscritti, firmandosi anche con uno  pseudonimo), e vi si leggeva: «A voi che vi siete arricchiti colla mia  pelle, mantenendo me e la famiglia mia in una continua semi-miseria od  anche di più, chiedo solo che per compenso dei guadagni che io vi ho  dati pensiate ai miei funerali. Vi saluto spezzando la penna. Emilio  <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>». E la seconda ai quattro figli, tutti dai nomi esotici (e  successivamente colpiti, anch’essi, da atroce destino): «Miei cari  figli. Sono ormai un vinto, la pazzia di vostra madre mi ha spezzato il  cuore e tutte le energie. Io spero che i milioni dei miei ammiratori che  per tanti anni ho divertiti ed istruiti provvederanno a voi. Non vi  lascio che 150 lire, più un credito di seicento lire che incasserete  dalla signora N… … Fatemi seppellire per carità essendo completamente  rovinato. Mantenetevi buoni ed onesti, e pensate appena potrete ad  aiutare vostra madre. Vi bacia tutti col cuore sanguinante il vostro  disgraziato padre. Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>». Seguivano istruzioni per il  ritrovamento del corpo presso un burrone nella valle di San Martino.</p>
<p style="text-align: justify;">Se  ne andava così, con stile e modi che a distanza di un secolo commuovono  ancora, il grande <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, autore straordinariamente prolifico,  creatore di saghe indimenticabili. Fra tutte, e non ci sarebbe bisogno  di dirlo, quella dei pirati della Malesia (cioè di Sandokan) e del  Corsaro nero.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/disegnare-il-vento/9338" target="_blank"><img class="alignright size-medium wp-image-7413" style="margin: 10px;" title="disegnare-il-vento" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/disegnare-il-vento-181x300.jpg" alt="" width="181" height="300" /></a>Discusso  dai custodi del sacro realismo, da quelli che non vanno oltre il saggio  di formazione o il romanzo politico (i quali non sanno che il  rivoluzionario per eccellenza cioè Ernesto “Che” Guevara adorava proprio  <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>), al contrario per molti giovani “romantici” o affascinati  dalle avventure (proprie o altrui) il veronese è stato autore di  assoluto riferimento, in ragione di un mix di temi che qui riesce facile  elencare. Il gusto per l’avventura innanzitutto, la semplice curiosità  (o l’amore per la giustizia) e la passione mai del tutto spenta per  l’esotismo. La prosa salgariana è stata il biglietto d’ingresso (niente  di più ma niente di meno) per i mondi sconosciuti – ma conoscibili –  verso i quali l’uomo occidentale si è sentito fortemente attratto. Asia,  Americhe e Africa, il più misterioso dei continenti. Una conoscenza che  <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> ha saputo anticipare anche storicamente grazie alla  straordinaria fantasia creativa (non aveva praticamente mai viaggiato),  unita al gusto per le “nuove” culture in piena età colonialista.</p>
<p style="text-align: justify;">Il  successo di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> – collocato nell’ultima parte del XIX secolo – non  solo segue la spartizione dei territori africani da parte delle potenze  europee, ma soprattutto l’acquisizione della prima colonia italiana in  terra d’Africa (la baia di Assab, nel 1882), prologo di una lunga e  complicatissima vicenda che si spinge fino alla più stretta attualità.  Proprio in quegli anni, in Italia, prende vigore il cosiddetto “mal  d’Africa” (ma l’aspirazione – anzi “l’esigenza” – italiana al possesso  delle terre in Africa, è bene ricordarlo, viene contrapposta in modo  netto alla mera cupidigia britannica) e si scrive l’ennesimo capitolo,  uno dei più drammatici, dell’interesse europeo verso una cultura  cosiddetta alternativa.Gli  anni salgariani, non dimentichiamolo, sono quelli del <em>boom </em>dell’attrazione verso i paesi lontani e le terre cosiddette primitive  (termine il cui significato è ancora fortemente negativo). Regioni nella  quali l’uomo non ha ancora il sopravvento sulla natura (natura che  continua a dominare con le sue caratteristiche di brutalità e bellezza);  regioni appena sfiorate dalla “civiltà” e immerse nella “tradizione”,  scevre dai processi di industrializzazione e dai fenomeni sociali legati  al progresso; regioni che conservano un non so che di misterioso (basti  guardare alle opere di Amedeo Modigliani e a quelle di Brancusi) ma  costrette, allo stesso tempo, a diventare civiltà vassalle del moderno  Occidente. Per intenderci: gli anni salgariani sono anche gli stessi  anni di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/rudyard-kipling" target="_blank">Rudyard Kipling</a></span> (Nobel nel 1907 e passato alla storia come la  voce del colonialismo), del «fardello dell’uomo bianco», della presunta  superiorità della razza occidentale su tutte le altre, della diffusione  delle dottrine di Herbert Spencer e anche di certo nietzscheanesimo  sbrigativamente inteso come volontà di potenza (e di conquista)  incondizionata. E sono anche gli anni del puccinismo, anni nei quali  l’arrogante “superiorità” della civiltà occidentale si esprime nella  storia di una adolescente (la giapponesina Cio-Cio-San), facilmente  raggirata da un marinaio americano e costretta a fare <em>harakiri</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/emilio-salgari-il-padre-degli-eroi/7921" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-7414" style="margin: 10px;" title="salgari-il-padre-degli-eroi" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/salgari-il-padre-degli-eroi.jpg" alt="" width="200" height="288" /></a>Una  certa idea di quel mondo vecchio di cento anni, facile preda di  eserciti e di avventurieri occidentali (molti dei quali spinti da puri  ideali socialisti), per una buona metà romantica e per altro verso molto  darwiniana, oggi è (fortunatamente) del tutto scomparsa, e grazie a  fenomeni a prima vista contraddittori. In primo luogo grazie al fenomeno  storico-politico della decolonizzazione e a quanto a esso legato a  livello di comunità internazionale, poi grazie alla diffusione delle  discipline antropologiche e agli studi seri e documentati, in terzo  luogo grazie anche al nuovo boom dell’esterofilia (quello degli anni  Sessanta-Settanta), e a quanti hanno scommesso sul lato spirituale e  folkloristico dei popoli extraeuropei, sulla pace e sul legame  spirituale Oriente-Occidente. Infine grazie anche agli sviluppi del  processo di globalizzazione che ha praticamente ridotto al lumicino le  differenze fra un continente e l’altro.</p>
<p style="text-align: justify;">D’altra  parte, se di colonizzazione si può parlare oggi, è bene lasciar di  canto l’esotismo eroico salgariano, oltretutto connesso a un’umanità che  non esiste più. Un mondo superato dalla scomparsa dell’eroe-guerriero e  del “ribelle” che capeggia la resistenza; un mondo che <a title="Ernst Junger" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/ernst-junger/">Ernst Jünger</a>,  meno di un decennio dopo la morte di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, avrebbe già descritto per  intero con tanto di minacce e nuovi protagonisti. Durante la prima  guerra mondiale si comincia già a parlare di “battaglia dei materiali”,  quel nuovo tipo di guerra insomma che non ha più bisogno dell’eroe-buono  – l’uomo senza paura – e che conta invece principalmente sulla potenza  delle armi. Forse è proprio Che Guevara l’ultimo vero eroe romantico e  popolare – ovviamente lontano dalla vecchia Europa – sopravvissuto per  mezzo secolo alla robotizzazione della guerra&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/emilio-salgari-tra-sport-e-avventura/7920" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-7415" style="margin: 10px;" title="salgari-tra-sport-e-avventura" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/salgari-tra-sport-e-avventura.jpg" alt="" width="200" height="282" /></a>Non basta parlare,  tuttavia, soltanto dei mezzi bellici. Ai giorni nostri, anche la  presunta ingenuità, la presunta buona fede (in piena epoca romantica  data quasi sempre per certa), di chi si contrappone agli eserciti  dell’“uomo bianco” (ma che eserciti sono sempre più di rado, trattandosi  oramai quasi esclusivamente di flotta aerea) è venuta meno. Dittatorelli, autocrati, militari e leader di partito (i nomi sono sulla  bocca di tutti) posti a capo di questo o quello Stato africano o  asiatico, hanno appreso le “ferree” regole occidentali della trattativa  di mercato e del puro interesse materiale (quando non del mero ricatto),  e sono entrati in fretta e furia all’interno del villaggio globale e  degli interessi legati al primato economico, pur guidando Stati del  tutto impreparati alle regole della democrazia. Oggi, la povertà  generalizzata, la possibilità di guardare ai luoghi nei quali la  ricchezza è sapientemente suddivisa fra gli appartenenti a tutti gli  strati sociali e la suddivisione feudale della popolazione, ha spinto  gran parte dei popoli del nord Africa alla ribellione contro gli stessi  autocrati (leader, familiari e fedelissimi) posti a capo delle loro  istituzioni.</p>
<p style="text-align: justify;">La  feroce guerra in Libia ove l’Occidente (ad esclusione della Germania) è  sceso in campo per spalleggiare le forze ribelli a Gheddafi, potrà  anche essere spiegata come una guerra neo-coloniale, come un intervento  dell’Occidente per gestire il dopo-Gheddafi (probabilmente sarà anche  così…), ma nessuno potrà giustificare il barbaro accanimento del leader  berbero nei confronti del suo stesso popolo; un accanimento che ha  preceduto e di molti giorni l’intervento dei “volenterosi”&#8230; <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> <em>docet</em>.  L’interesse per le culture cosiddette “esotiche”, ha sempre nascosto  una sottile ammirazione per quel delicato equilibrio col quale re e  governanti hanno amministrato la giustizia nei loro paesi: un mix di  buon senso, di paternalismo illuminato e il valore della fratellanza  posto in cima a qualsiasi “codice”. Non vorremmo, adesso, che oltre a  mostrare una ferocia senza compromessi, Gheddafi avesse assestato anche  il colpo finale (quello definitivo), ai nostri sogni di armonia già  piuttosto sbiaditi&#8230;</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/lesotismo-eroico-di-emilio-salgari.html' addthis:title='L&#8217;esotismo eroico di Emilio Salgari ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.centrostudilaruna.it/lesotismo-eroico-di-emilio-salgari.html/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
			<coop:keyword><![CDATA[Articoli sul fantastico in generale]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Fantastico]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Italiano]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Letteratura]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Letteratura italiana]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Africa]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Che Guevara]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[colonialismo]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[colonie]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Emilio Salgari]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[esotismo]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Gheddafi]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Jules Verne]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[oriente]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Salgari]]></coop:keyword>
	</item>
		<item>
		<title>Suggestioni fantastiche e utopiche dell&#8217;architettura futurista</title>
		<link>http://www.centrostudilaruna.it/fantastico-utopia-architettura-futurista.html</link>
		<comments>http://www.centrostudilaruna.it/fantastico-utopia-architettura-futurista.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Oct 2010 09:32:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gianfranco de Turris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arte]]></category>
		<category><![CDATA[Articoli sul fantastico in generale]]></category>
		<category><![CDATA[Centro Studi La Runa online]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastico]]></category>
		<category><![CDATA[Italiano]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Robida]]></category>
		<category><![CDATA[architettura]]></category>
		<category><![CDATA[Claudia Salaris]]></category>
		<category><![CDATA[futurismo]]></category>
		<category><![CDATA[futuro]]></category>
		<category><![CDATA[Herbert Wells]]></category>
		<category><![CDATA[immagine]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Verne]]></category>
		<category><![CDATA[Marinetti]]></category>
		<category><![CDATA[Robida]]></category>
		<category><![CDATA[Salgari]]></category>
		<category><![CDATA[Wells]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.centrostudilaruna.it/?p=5968</guid>
		<description><![CDATA[Diversi autori di letteratura fantastica popolare influirono profondamente sull'immaginazione artistica e la creatività architettonica di Marinetti]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/fantastico-utopia-architettura-futurista.html' addthis:title='Suggestioni fantastiche e utopiche dell&#8217;architettura futurista '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/centrostudilaruna48x48.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Centro Studi La Runa online" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/drago48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Fantastico" /><br/><p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/futurismo-avanguardia-avanguardie-catalogo-della-mostra-roma-20-febbraio-24-maggio-2009/7875" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-5974" style="margin: 10px;" title="futurismo" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/futurismo.jpg" alt="" width="200" height="261" /></a>Ogni movimento o corrente culturale si nutre delle immagini del proprio tempo, ancorché ad esso si contrapponga frontalmente e profondamente. È qualcosa d’inevitabile, non soltanto oggi che viviamo in una società basata sulle immagini trasmesse da un sempre maggior reticolo di <em>mass media </em>entrati in modo definitivo nella realtà collettiva e soprattutto personale, ma anche ieri, diciamo un secolo fa, allorché la comunicazione e la conoscenza delle immagini avveniva esclusivamente attraverso la stampa (libri, riviste illustrate, giornali) e cominciava a diffondersi anche mediante la fotografia e il cinema. E questo per il fatto che l’immagine ha per sua stessa costituzione &#8211; vale a dire oltre l’aspetto esteriore &#8211; pure un suo profondo senso simbolico, tale da catturare un’attenzione non solo superficiale, cioè meramente visiva, ma anche interiore, imprimendosi così nella nostra coscienza, magari del tutto inavvertitamente.</p>
<p style="text-align: justify;">Sicché le correnti e i movimenti artistici e culturali che si sono opposti a quello che usualmente si definisce l’<em>establishment </em>del momento storico nel quale si sono sviluppati, sono rimasti quindi &#8211; se pur inavvertitamente &#8211; influenzati dalle immagini che circolavano o avevano circolato, comunque era diffuse nel loro tempo, magari anche semplicemente a livello “popolare”, non aulico. Lo fu indubbiamente il futurismo, soprattutto nella figura di Marinetti, la cui prosa esotica e visionaria attinse senza sosta a quello che si usa chiamare con termine assai efficace l’Immaginario Collettivo della sua epoca, gli anni Dieci e Venti del Novecento, per criticare e respingere da un lato, proporre ed esaltare dall’altro. Il cercare di individuare &#8211; qui forse per la prima volta e quindi con grande approssimazione &#8211; alcune fonti dell’immaginario futurista, specie in architettura, dimostra come l’esistenza di determinati autori, di certe loro opere (scritte e disegnate) abbia influenzato lo strato più profondo della fantasia  di  Marinetti e, attraverso lui, di altri teorici del primo e secondo futurismo, senza assolutamente togliere nulla alla loro originalità progettuale e quindi, in un senso generale e non specifico, “utopica”.</p>
<p style="text-align: justify;">Si tratta, con ogni evidenza, di una ricognizione di quelle che si possono ritenere &#8211; per semplice deduzione più che per riferimenti precisi, che credo quasi non esistano &#8211; alcune delle fonti indirette delle visioni futuristiche (qui il termine è in senso lato: vale a dire avveniristiche) del movimento che nacque con il Manifesto pubblicato il 20 febbraio 1909 su <em>Le Figaro</em>. Indirette nel senso che si è spiegato prima: fonti inconsce: si deve ritenere che letti verosimilmente alcuni libri, visti alcuni disegni, le immagini prodotte da essi si siano poi fissate nella fantasia marinettiana, abbiano sedimentato, siano fermentate, abbiano ribollito e alla fine siano venute in superficie rielaborate e sistematizzate in un ché di organico.</p>
<p style="text-align: justify;">Che autori, allora, prendere in considerazione per capire da dove possono essere giunte certe immagini del futurismo soprattutto architettonico? Si deve procedere, come già accennato, per induzione e deduzione.</p>
<p style="text-align: justify;">Come è ben noto, Marinetti considerava il francese la sua madrelingua: scrisse i primi versi in francese e si fece conoscere come poeta franco-italiano nel 1898, a 22 anni, vincendo in quell’anno un premio letterario con il poemetto <em>Les Vieux Marins</em>, e quindi pubblicando a Parigi i suoi primi libri: nel 1902 <em>La conquête des étoiles</em>, nel 1904 <em>Destruction</em>, nel 1905 <em>Le Roi Bombance</em>, nel 1908 <em>Les Dieux s’en vont, d’Annunzio reste</em> e <em>La ville charnelle</em>, nel 1909 &#8211; l’anno della pubblicazione del Manifesto &#8211; infine, <em>Poupées électriques </em>e <a title="Mafarka il futurista" href="http://www.libriefilm.com/mafarka-il-futurista/8619"><em>Mafarka le futuriste</em></a>. Tutte opere solo in seguito tradotte in italiano. Conosceva bene la cultura e la <a title="letteratura" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/letteratura">letteratura</a> francesi. Dovrebbe aver conosciuto &#8211; è logico supporlo &#8211; anche la <a title="letteratura" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/letteratura">letteratura</a> “popolare”, attivissima nel periodo 1890-1910 nel produrre opere di un avvenirismo non solo pseudo-scientifico, ma sfrenato e barocco. Pensiamo soprattutto a due nomi: Jules Verne (1828-1905) e Albert Robida (1848-1926), il primo ancor oggi notissimo, il secondo quasi sconosciuto, almeno in Italia.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/caffeina-deuropa-vita-di-marinetti/8558" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-5969" style="margin: 10px;" title="caffeina-d-europa" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/caffeina-d-europa.jpg" alt="" width="200" height="285" /></a>Potrebbe essere stato influenzato &#8211; subliminalmente si potrebbe dire &#8211; Marinetti nelle sue visioni futuristiche, soprattutto architettoniche e genericamente avveniristiche, da questi due autori? Lasciamo per il momento da parte l’aspetto “macchinistico”, l’esaltazione dell’automobile e dell’aeroplano &#8211; tipico del futurismo &#8211; e concentriamoci sul tema specifico che qui ci interessa. Ebbene, stranamente in Verne non ci sono molti agganci, se non in senso negativo rispetto alle concezioni marinettiane. Infatti, lo scrittore francese affrontò il problema urbanistico-architettonico soltanto in due romanzi, peraltro a sua firma ma non attribuibili a lui, in parte il primo, del tutto il secondo (ma questo all’epoca certo non lo si sapeva): <em>Les cinq cent millions de la Bégun </em>del 1879 (pubblicato in italiano quello stesso anno dalla Libreria Editrice Lombarda) e il postumo <em>L’étonnant aventure de la Mission Barsac</em> uscito a puntate nel 1914 e in volume nel 1919 (tradotto presso l’editore milanese Cioffi nel 1921). Nel primo, i due ereditieri dell’immenso patrimonio della Begun costruiscono altrettante città “utopiche”: il tedesco Schultze la città-fabbrica di Stahlstadt, il francese Sarrazin la città-aerea di France-Ville (evidenti gli echi dello scontro fra Germania e Francia di pochi anni prima). Nel secondo, una spedizione francese in Niger scopre la città segreta di Blackland, costruita  dall’americano William Ferney che si fa chiamare Sua Maestà Harry Killer, dove all’insaputa del mondo si sviluppano stupefacenti invenzioni, ma a fin di male: non per il bene dell’umanità ma per conquistarla. Stahlstadt e Blackland non sono certo le città “verticali” di stile futurista, ma ricalcano in negativo gli opifici, le fabbriche, i falansteri, le carceri, per struttura e organizzazione.</p>
<p style="text-align: justify;">Del tutto diverso il caso di Albert Robida, un vero e proprio genio dell’invenzione grafica satirica e grottesca e della fantasticheria pseudo-scientifica. Di questo autore si ricorderanno almeno <em>Les Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul dans le 5 ou 6 parties du monde et dans tous les pays connus et mˆme inconnus de Monsieur Jules Verne</em>, uscito in cento dispense nel 1879 e tradotto in volume come <em>I viaggi di Saturnino Farandola</em> da Sonzogno nel 1890. Ma dal nostro punto di vista son ben più importanti altri tre testi, illustratissimi come il precedente, ed è questo l’elemento importante: <em>Le vingtième siècle </em>(in 50 dispense nel 1882) e il suo seguito, <em>La vie électrique </em>(a puntate su <em>La Science illustrée </em>nel 1891-2, in volume nel 1893); quindi, un album del 1887 dal titolo <em>La guerre au vingtième siècle </em>che riprendeva ed ampliava testi e disegni già apparsi con questo stesso titolo nel fascicolo de <em>La Caricature </em>del 27 ottobre 1883. Sempre Sonzogno pubblicherà <em>Il XX secolo </em>nel 1885 e poi nel 1898, mentre degli altri due non sembra sia uscita una traduzione italiana e sono così da considerare ancora inediti.</p>
<p style="text-align: justify;">Claudia Salaris, nel suo <em>Dizionario del futurismo </em>scrive: “Il grattacielo, o ‘grattanuvole’ (come all’epoca viene chiamato), una vera sfida alle leggi di gravità, è il <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a> stesso della scalata al cielo tentata dall’uomo nell’era moderna. Gli illustratori che disegnano o sognano i grattacieli newyorkesi alimentano l’immaginario degli europei con la visione della metropoli moderna, dotata di sopraelevate che s’innalzano a diversi metri dal suolo e di metropolitane sprofondate nel ventre della città”[1].</p>
<p style="text-align: justify;">Cosa descriveva, soprattutto con i suoi disegni più che con il testo Robida? Proprio tutto questo, certo in un senso ironico e caricaturale, ma le sue illustrazioni sono fitte di enormi e altissimi grattacieli punteggiati di finestre, ornati di antenne, collegati da ponteggi e viadotti, con piattaforme e terrazzi sporgenti, con la gente che praticamente vive e compie le sue faccende quotidiane all’esterno, per aria: portieri con le loro garitte, venditori ambulanti e fiorai e ristoratori che in sostanza lavorano nel vuoto, signore vestite ancora secondo la moda ottocentesca con grandi cappelli e larghe gonne, che chiacchierano a bordo di singolari velivoli, addirittura ladri e relative guardie. Non per nulla il sottotitolo de <em>Il ventesimo secolo </em>è “la conquista delle regioni aeree”. Infatti, il cielo di questa città pinnacolare formicola di aeromobili di ogni tipo: da quelli collettivi a quelli individuali, privati e pubblici, con signori in tuba e marsina e signore con crinoline e merletti al vento. Si potrebbe addirittura pensare che il regista francese Luc Besson nel suo <em>Il quinto elemento </em>(1997) si sia ispirato alle città di Robida per  visualizzare la New York del futuro (realizzata al computer) con il suo  pazzesco traffico aereo a più livelli verticali ed i venditori di hambuger e panini che offrono la loro mercanzia all’altezza delle finestre con carretti volanti! E se l’ipotesi è verosimile per Besson perché non potrebbe esserlo per Marinetti e per tutti gli altri futuristi che Marinetti influenzò?</p>
<p style="text-align: justify;">Nella sua visionarietà barocca, così scriveva nel 1909 su <em>Le Figaro</em>: “Noi canteremo le grandi folle agitate dal lavoro, dal piacere e dalla sommossa: canteremo le maree multicolori e polifoniche delle rivoluzioni nelle capitali moderne; canteremo il vibrante fervore notturno degli arsenali e dei cantieri incendiati da violente lune elettriche; le stazioni ingorde, divoratrici di serpi che fumano; le officine appese alle nuvole pei contorti fili dei loro fumi; i ponti simili a ginnasti giganti che scavalcano i fiumi, balenanti al sole con un luccichio di coltelli; i piroscafi avventurosi che fiutano l’orizzonte, le locomotive dall’ampio petto, che scalpitano sulle rotaie, come enormi cavalli d’acciaio imbrigliati di tubi, e il volo scivolante degli aeroplani, la cui elica garrisce al vento come una bandiera e sembra applaudire come una folla entusiasta”[2].</p>
<p style="text-align: justify;">Esiste un testo di Marinetti, però, che può far sorgere il legittimo dubbio di qualcosa di più, di un’influenza maggiormente diretta. Infatti, lo scrittore italiano pubblica all’interno della sua raccolta di testi <em>Guerra sola igiene del mondo </em>(Edizioni futuriste di “Poesia”, Milano 1915) anche <em>La guerra elettrica</em>, scritto nel 1910 e compreso nel volume in francese <em>Le Futurisme </em>(Sansot, Parigi s.d. [1911]), che sembra proprio far riferimento al Robida de <em>La guerre au vingtième siècle </em>e de <em>La vie électrique</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Già il titolo marinettiano pare la fusione dei due titoli robidiani, ma è il testo che è sorprendente, forse il più avveniristico dello scrittore. Il sottotitolo recita: “visione-ipotesi futurista” e inizia così: “Oh! come invidio gli uomini che nasceranno fra un secolo nella mia bella penisola, interamente vivificata, scossa e imbrigliata dalle nuove forze elettriche”[3]. Infatti, nell’Italia del futuro tutto sarà governato grazie all’elettricità che nasce da quella che oggi noi chiamiamo “energia dolce”, venti e maree, “elettricità atmosferica” ed “elettricità tellurica”[4] che viene usata per l’agricoltura completamente automatizzata e sorvegliata dall’alto dagli uomini in “monoplano”, dato che ormai non si vive più al suolo: “l’uomo, divenuto aereo, vi posa il piede solo di tanto in tanto!”[5]. La guerra non è scomparsa, ma, come dice il titolo, è divenuta elettrica: lungo in confini delle nazioni belligeranti sono schierate “macchine pneumatiche &#8211; elefanti d’acciaio irti di proboscidi scintillanti puntate sul nemico”[6] che, prima rendono “rarefatta l’atmosfera” dell’avversario, quindi subentrano “locomotive armate di batterie elettriche (&#8230;) che lanciano fra le dighe di un nuovo cielo irrespirabile e vuotato di ogni materia, grandi grovigli di fulmini irritati (&#8230;) Venti esplosioni elettriche nel cielo, smisurato tubo di vetro pneumaticamente vuoto, hanno riassunti gli spasimi coraggiosi di due popoli rivali, coll’ampiezza e lo splendore delle formidabili scariche elettriche interplanetari”[7]. Sembra proprio di vedere le locomotive armate, le “locomotive-fortezze” come le chiama Robida, che si affrontano nelle sue tavole visionarie&#8230; È dunque l’elettricità che vivifica la terra, il cielo ed anche l’uomo in sé: il breve testo marinettiano sembra quasi una risposta al romanzo <a title="Le meraviglie del 2000" href="http://www.centrostudilaruna.it/gli-incubi-del-2000.-salgari-e-verne-di-fronte-al-futuro.html"><em>Le meraviglie del 2000</em></a> uscito tre anni prima, nel 1907, in cui al contrario gli sfortunati eroi di Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> che si risvegliano nel XXI secolo &#8211; proprio come quelli di Bellamy e Wells, di cui in seguito si dirà &#8211; soccombono a causa dell’elettrificazione dell’aria cui non sono abituati! Però, non è detto che il “padre” del futurismo non sia stato influenzato anche dal “padre” del romanzo avventuroso italiano, come  si vedrà più avanti.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinque anni dopo la pubblicazione del manifesto futurista, nel 1914, il giovane architetto Antonio Sant’Elia espone nella mostra “Nuove Tendenze” alla Famiglia Artistica di Milano un gruppo di tavole dedicate alla “Città Nuova” e nel catalogo presenta la sua posizione teorica: con correzioni ed aggiunte di Marinetti essa diventerà il manifesto <em>L’architettura futurista</em> (11 luglio 1914). Dove tra l’altro si legge: “Abbiamo perduto il senso del monumentale, del pesante, dello statico, ed abbiamo arricchito la nostra sensibilità del gusto del leggero, del pratico, dell’effimero e del veloce. Sentiamo di non essere più gli uomini delle cattedrali, dei palazzi, degli arengari; ma dei grandi alberghi, delle stazioni ferroviarie, delle strade immense, dei porti colossali, dei mercati coperti, delle gallerie luminose, dei rettifili, degli sventramenti colossali. Noi dobbiamo inventare e rifabbricare la città futurista simile ad un immenso cantiere tumultuante, agile, mobile, dinamico in ogni sua parte, e la casa futurista simile a una macchina gigantesca. Gli ascensori non devono rincantucciarsi come vermi solitari nei vani delle scale: ma le scale divenute inutili, devono essere abolite e gli ascensori devono inerpicarsi, come serpenti di ferro e di vetro, lungo le facciate. La casa di cemento, di vetro, di ferro (&#8230;) deve sorgere sull’orlo di un abisso tumultuante: la strada, la quale non si stenderà più come un soppedaneo al livello delle portinerie, ma si sprofonderà nella terra per parecchi piani, che accoglieranno il traffico metropolitano e saranno congiunti, per i transiti necessari, da passerelle metalliche e da velocissimi <em>tapis roulant</em>”[8].</p>
<p style="text-align: justify;">Alla descrizione teorica di Sant’Elia si deve avvicinare la rappresentazione visiva, cioè i suoi progetti e disegni e schizzi: case a gradinate, ascensori esterni, stazioni aeree e ferroviarie sistemate su più piani stradali. Dopo aver letto il suo testo e visto le sue immagini, il pensiero corre subito ad un film-culto dei nostri tempi, quel <a title="Blade Runner" href="http://www.libriefilm.com/blade-runner-directors-cut/166"><em>Blade Runner</em></a> di Ridley Scott (1982) che mostra una città del futuro caratterizzata proprio dalle case a gradoni e dagli ascensori esterni, evidenziati nelle scene più significative. Il gusto futurista, come si vede, può ritrovarsi dove meno se lo aspetti&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/la-guerra-dei-mondi-2/8614" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-5970" style="margin: 10px;" title="la-guerra-dei-mondi" src="../wp-content/uploads/la-guerra-dei-mondi.jpg" alt="" width="200" height="293" /></a>Le case a gradinate, le centrali elettriche, le stazioni per aerei e treni di Sant’Elia del 1913-1914, ma anche i ponti disegnati da Mario Chiattone nel 1914, le fabbriche di Virgilio Marchi del 1919, i grattacieli “a radiatore” di Guido Fiorini del 1930-1, la metropoli immaginata da Quirino De Giorgio per <em>Raum </em>di Vàsari nel 1932[9], rimandano irresistibilmente alle figurazioni di Robida di trent’anni prima, indipendentemente se fossero o meno state conosciute in modo diretto. Certo, negli architetti futuristi c’era la reinvenzione fantastica della grandiosità delle metropoli americane (il riferimento esplicito ai grattacieli lo prova), ma c’era anche lo <em>Zeitgeist</em>, lo spirito del tempo, che influiva sulle loro realizzazioni, l’Immaginario Collettivo cui non erano estranei.</p>
<p style="text-align: justify;">Potrebbe esserci stato qualche altro scrittore ad aver influenzato la fantasia futurista? Potrebbe. Ad esempio Herbert George Wells, i cui romanzi cominciarono ad essere tradotti in italiano nel 1901. In particolare, <em>When the Sleeper Wakes </em>del 1899 apparve per Treves nel 1907 col titolo <em>Quando il dormiente si sveglierà</em>. Perché ricordiamo questa particolare opera dello scrittore inglese e non, ad esempio, i più noti e famosi <em>La macchina del tempo</em>, <a title="La guerra dei mondi" href="http://www.libriefilm.com/la-guerra-dei-mondi-2/8614"><em>La guerra dei mondi</em></a> o <em>I primi uomini sulla luna</em>? Perché è una visione sociopolitica del futuro in cui Wells descrive maggiormente l’urbanistica e l’architettura delle città a venire che, a detta di uno specialista francese di queste cose, Pierre Versins, influenzerà il Fritz Lang di <em><a title="Metropolis" href="http://www.libriefilm.com/metropolis/8615">Metropolis</a> </em>(1926)[10]. E allora perché non anche le visioni futuriste? Forse non è un caso che, come ricorda Luciano De Maria[11], recensendo nel 1922 il romanzo marinettiano <em>Gli Indomabili</em>, Silvio Benco fece proprio il nome di Wells&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/metropolis/8615" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-5971" style="margin: 10px;" title="metropolis" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/metropolis.jpg" alt="" width="200" height="281" /></a>Si vedano queste descrizioni tratte appunto da <em>Il risveglio del dormiente</em> (titolo della edizione 1910 del romanzo) in cui Wells narra  la storia di un uomo che si sveglia nella Londra del 2100 e scopre di esserne diventato il Padrone: “La sua prima impressione fu d’essere sopraffatto da quell’architettura. Il luogo che si offriva alla sua vista era la navata di un edificio titanico, che si stendeva in una curva immensa tanto a destra che a sinistra. Sopra la sua testa possenti contrafforti si slanciavano e si ricongiungevano attraverso l’enorme vastità dell’arcata e un immenso traforo di cavi di una materia traslucida impediva la vista del cielo. Globi giganteschi che spandevano una luce fredda e bianca oscuravano i pallidi raggi del sole che filtravano dall’alto attraverso l’intelaiatura delle travi e dei cavi. Qua e là dei lievi ponti aerei sospesi nello spazio, sui quali si vedevano camminare persone, come minuscoli puntini, erano gettati sull’abisso mentre cavi sottili tessevano nell’aria una colossale tela di ragno. Dando un’occhiata in alto Graham si accorse che l’edificio, sulla facciata del quale si trovava, continuava ad elevarsi a picco sopra di lui; l’altra facciata, di fronte, era grigia e oscura, interrotta da grandi arcate, da aperture circolari, da ampie terrazze, da contrafforti, da torrette sporgenti, da una miriade di enormi finestre e da un intrico confuso di rilievi architettonici”[12]. A parte il barocchismo di questi “rilievi architettonici”, sembra una città così come l’immaginavano i futuristi, in particolare ecco cosa scrive ne 1921 Virgilio Marchi: “E se vogliamo essere ancora più accondiscendenti con l’epoca a venire, chiediamo pure all’architettura la vertigine delle altezze, la bizzarria del meandro, la voluttà scherzosa del pericolo. Torri e <em>tourniquets </em>percorse da tappeti movibili come nei <em>tabbogans </em>delle spianate estive. Architettura dai panorami bizzarri che intravederemo cinematograficamente sboccando da gallerie scintillanti in piazze soleggiate fermandoci a riprendere la corsa verso lontananze favolose”[13].</p>
<p style="text-align: justify;">Come immagine corrispondente a quanto appena riportato, eccone un’altra di Wells, che fa seguito alla descrizione precedente: “Alcuni cavi di notevole spessore erano fissati qua e là alla volta e descrivendo una rapida curva andavano a perdersi in aperture circolari dalla parte opposta. Nel momento stesso in cui l’attenzione di Graham si soffermava su questi particolari, fu improvvisamente distolta dalla lontana apparizione della minuscola figura di un uomo vestito di azzurro pallido. Quella piccola figura umana si protendeva dalla sporgenza della costruzione e maneggiava delle funi quasi invisibili collegate al cavo principale. Poi, d’improvviso, con un balzo che fece dare un tuffo al cuore di Graham, scivolò velocissimo lungo la curva, infilandosi in una apertura rotonda praticata nella parete di fronte”[14]. E subito dopo: “La strada ch’egli vedeva era larga un centinaio di metri, ed era mobile, ad eccezione della parte inferiore e centrale. Per un attimo quel movimento lo lasciò stupefatto e perplesso; poi capì. Sotto il balcone quella strada veramente straordinaria s’allontanava rapida alla destra di Graham, a somiglianza di un fiume infinito e precipitoso, o come un treno espresso del XIX secolo. Era una corsia interminabile, costituita da strette sbarre trasversali sovrapposte, con brevi spazi intermedi che consentivano di seguire le curve del percorso”[15].</p>
<p style="text-align: justify;">E ancora: “La scena che si presentò agli occhi di Graham era fantastica e impressionante. La neve aveva quasi cessato di cadere e solo ogni tanto si vedeva qualche raro fiocco. Davanti a loro si stendeva una superficie di un bianco spettrale, interrotta soltanto da masse gigantesche e da forme in movimento, e da lunghe strisce di oscurità impenetrabile, che assomigliavano a immensi e sgraziati Titani. Tutto intorno a loro s’intersecavano gigantesche costruzioni metalliche, travi di ferro di dimensioni sovrannaturali, mentre le ali dei mulini quasi immobili nella calma che seguiva la tempesta passavano descrivendo immani curve scintillanti, salendo lentamente fino a perdersi in un alone luminoso”[16]. È la sensazione di titanismo macchinistico che qui domina, come domina nelle descrizioni e nelle immagini architettoniche del futurismo e nei loro romanzi, soprattutto alcuni di Marinetti come si dirà.</p>
<p style="text-align: justify;">Ancora: “Gli scali di volo di Londra erano riuniti in una mezzaluna irregolare sulla riva sud del fiume (&#8230;). Erano delle strutture uniformi, che si elevavano al di sopra dell’altezza media dei tetti; ciascuna aveva una lunghezza di quattromila metri ed un’altezza di mille, ed erano costruite in quella lega di alluminio e ferro che nell’architettura aveva preso il posto del ferro stesso. I piani più alti formavano dei tralicci attraverso i quali salivano scale e ascensori. La superficie superiore era costituita da una piattaforma piana, parte della quale &#8211; le piste di partenza &#8211; era sollevabile e su tali piste si poteva agevolmente correre fino all’estremità della piattaforma su rotaie leggermente inclinate”[17]. Tutto ciò non ricorda forse lo Scalo di macchine aeree e Aeroporto stazione-Aeroporto urbano disegnati da Tillio Crali nel 1931[18]? Oppure alcuni passaggi del Manifesto Futurista dell’architettura aerea del 1° febbraio 1934 firmato da Marinetti, Mazzoni e Somenzi, là dove si parla della “grande Città unica a linee continue da ammirare in volo, slancio parallelo di Aerostrade e Aerocanali larghi cinquanta metri”, o dove si proclama: “Aboliremo la notte mediante enormi proiettori o soli artificiali volanti o immobili per ottenere la continuità del giorno e la distribuzione scientifica del sonno”[19]?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/il-futurismo/4163" target="_blank"><img class="size-full wp-image-5975 alignright" style="margin: 10px;" title="il-futurismo" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/il-futurismo.jpg" alt="" width="200" height="239" /></a>Nel citato romanzo marinettiano <em>Gli Indomabili </em>(Edizioni futuriste di “Poesia”, Piacenza 1922) più che la descrizione della città dei Cartacei che è quasi immateriale, fatta com’è di fumo, aria, colori e luci, è la descrizione dei lavoratori sotterranei che colpisce: “Dieci. Venti. Trenta. Gli Indomabili li contavano, ma quegli strani soli si moltiplicavano a centinaia, splendenti sempre più. Finalmente rivelarono la loro natura. Erano i mozzi splendidi e giranti di immense ruote perpendicolari! Quella ruota lì a destra, ha per lo meno cento metri di diametro! (&#8230;) Inoltrandosi sempre più nell’atmosfera qua e là torturata di luci e tutta intrecciatissima di fumi, gli Indomabili compresero che quelle ruote giranti si ingranavano una all’altra, velocissime. Intorno a ogni ruota formicolava il travaglio minuzioso di una complicata orologeria di piccole ruote ognuna delle quali aveva l’altezza di un uomo e portava sospeso alla sua manovella uno straccio convulso e nero. Gli Indomabili si fermarono muti, colpiti da stupore. Quegli stracci sembravano affannosi. Erano esseri viventi. Molli, come disossati, trascinati dalla ruota stessa, mentre in realtà partiva da loro la forza rotante. A quando a quando, uno di quegli uomini flosci e serpentini  rallentava il suo moto convulso. Lo si sentiva ansimare e gemere di fatica, mentre le ruote intorno, tutte ingranate, rallentavano i loro giri, e la gigantesca ruota perpendicolare, diminuendo anch’essa la sua velocità, rivelava il suo orlo dentato di luminose seghe d’argento. Subito un sibilo trapanava l’atmosfera caldissima. &#8211; Con forza! Al lavoro! Velocità! velocità! Guai a chi si ferma! Lavoro o morte! Velocità o morte!”[20].</p>
<p style="text-align: justify;">Ora, se <em>When the Sleeper Wakes </em>può aver influenzato <a title="Metropolis" href="http://www.libriefilm.com/metropolis/8615"><em>Metropolis</em></a>, una descrizione del genere può far pensare di certo al romanzo di Wells e, a posteriori, al successivo film di Lang, ma anche a <em>Tempi moderni </em>di Charlie Chaplin, che è del 1936, due lustri dopo.</p>
<p style="text-align: justify;">Naturalmente, negli anni a cavallo dell’Ottocento e del Novecento erano stati tradotti in italiano altri romanzi di lingua inglese che comunemente s’inseriscono nella categoria delle “utopie”, alcuni dei quali famosissimi, ad esempio <em>Looking Backward</em> (1888) dell’americano Edward Bellamy, apparso come <em>Nell’anno 2000</em> (Treves, Milano 1890), e <em>News from Nowhere </em>(1891) dell’inglese William Morris, tradotto come <em>La terra promessa </em>(Kantorowicz, Milano 1895). Ma nessuno dei due, pur immaginando le città di domani, è troppo in sintonia con i futuristi: la Boston del 2000 di Bellamy è il contrario esatto delle città verticali di Wells e dei Manifesti di Marinetti, Sant’Elia e Mazzoni, in quanto si stende orizzontalmente come una specie di città-giardino, e lo stesso si può dire di Morris il cui anti-industrialismo quasi luddista e l’anti-macchinismo gli facevano immaginare insediamenti artigiani di stile medievale.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/teatro-3/3122" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-5976" style="margin: 10px;" title="marinetti-teatro" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/marinetti-teatro.jpg" alt="" width="200" height="340" /></a>E gli autori italiani? Può esservi stato uno scrittore abbastanza popolare e diffuso le cui opere possono essere entrate nell’Immaginario Collettivo dell’epoca e quindi aver colpito anche i futuristi? L’unico che abbia queste caratteristiche è senza dubbio Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, suicidatosi come si sa a Torino nel 1911. Quattro anni prima, come in precedenza si è accennato, aveva pubblicato per Bemporad un romanzo per lui atipico, scritto probabilmente intorno al 1903, <em>Le meraviglie del duemila</em>, che per il modo in cui i suoi protagonisti giungono nel futuro (un sonno di cento anni), ma soprattutto per il suo pessimismo anti-modernista e anti-socialista sembrerebbe quasi una risposta all’ottimismo socialista di un Bellamy (anche il titolo riecheggia quello dato in Italia al romanzo dello scrittore americano). <em>Le meraviglie del duemila </em>abbonda peraltro di anticipazioni scientifiche, soprattutto nella vita di ogni giorno e in politica, ma non si diffonde troppo sull’aspetto architettonico e urbanistico se non per quegli spunti che, anche qui, sembrano risentire delle illustrazioni di Robida e che comunque ritroviamo nell’immaginario architettonico futurista.</p>
<p style="text-align: justify;">Ad esempio: “Vie immense apparivano sotto gli aeronauti, se così si potevano chiamare, fiancheggiate da palazzi mostruosi di venti, venticinque e perfino trenta piani, che dovevano contenere migliaia di famiglie ciascuno, la popolazione di un villaggio. Mille fragori salivano fino agli orecchi dei due resuscitati, prodotti da chissà quali macchine gigantesche: fischi, colpi formidabili, detonazioni, scoppi, e si vedevano, lungo le pareti e sulla cima di colonne di ferro, roteare con velocità straordinaria dei volanti di dimensioni mai più viste”[21]. E più avanti: “I palazzoni enormi come a New York, contenenti centinaia di famiglie si succedevano senza interruzione e anche nelle vie dell’antico sobborgo della capitale dello stato regnava un’animazione straordinaria, febbrile”[22]. Nel cielo un turbinio di macchine volanti: piattaforme di metallo con ali ed eliche: “Toby e il suo compagno guardavano con stupore quel congegno straordinario che si alzava ed abbassava e girava e rigirava come fosse un vero uccello. Altri consimili ne volavano in gran numero sopra i tetti dei palazzi, gareggiando in velocità, per la maggior parte montati da signore che ridevano allegramente e da fanciulli schiamazzanti. Ve n’erano di tutte le dimensioni: di grandissimi che portavano perfino venti persone, e di piccolissimi, appena sufficienti per due, e altri formati da sole due ali somiglianti a quelle dei pipistrelli, che reggevano una poltroncina montata da una sola persona e che pure manovravano con non minore precisione e rapidità degli altri”[23].</p>
<p style="text-align: justify;">Sostituite le piattaforme con palloni e dirigibili ed avrete “la conquista delle regioni aeree” di Robida, comprese signore e ragazzini: il tutto, poi, se riportato a livello terrestre non è altro che la descrizione del traffico urbano che noi tutti conosciamo benissimo&#8230; Ma, come si è già detto, a differenza dei futuristi e del Marinetti de <em>La guerra elettrica </em>e de <em>Gli Indomabili</em>, che esaltavano l’elettricità e l’elettrificazione della vita, i due eroi di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> soccombono, loro non abituati, alla tensione accumulata nell’aria che li conduce sino alla follia. Però, come non collegare gli immensi volani presenti nelle città del futuro salgariano a quelli della città sotterranea descritta da Marinetti?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/mafarka-il-futurista/8619" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-5977" style="margin: 10px;" title="mafarka-il-futurista" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/mafarka-il-futurista.jpg" alt="" width="200" height="341" /></a>La cultura italiana del tempo non era dunque priva di spunti avveniristici, sia a livello di <a title="letteratura" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/letteratura">letteratura</a> per giovani o popolare (Verne e Wells), sia considerata impegnata e per adulti (Bellamy, Morris). Inoltre, all’epoca vi erano italiani che si ispiravano a tutti questi autori stranieri, e ad altri sia francesi che angloamericani, e pubblicavano racconti e feuilleton sulle riviste popolari o in volume. Testate come <em>La Tribuna Illustrata</em> (1890) o <em>La Domenica del Corriere </em>(1899), ovvero la prima rivista del genere in assoluto, cioè <em>Il Giornale Illustrato dei Viaggi </em>(1878) e gli altri settimanali usciti a sua imitazione come <em>Per terra e per mare </em>diretto da Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> (1904), <em>Viaggi e avventure di terra e di mare </em>diretto da Anton Giulio Quattrini (1905) o <em>L’Oceano</em> diretto da Luigi Motta (1906), sono zeppi di storie a imitazione di Verne, Wells e Poe, ma anche di francesi minori ma all’epoca ben noti come Boussenard , de la Hire e Le Rouge. E romanzi di ispirazione “interplanetaria” o “futuribile” ne apparivano più di quanti oggi si pensi: c’erano già stati un <em>Da Firenze alle stelle </em>(1885) di Ulisse Grifoni e <em>Dalla Terra a Marte </em>(1895) di un certo F. Bianchi, ma bisogna anche ricordare le satire verniane di Yambo (Enrico Novelli) <em>Gli esploratori dell’infinito </em>(1906) e <em>La colonia lunare </em>(1908): poi <em>Gli erranti del firmamento </em>(1908) di Giacchino Astarita e <em>L’Impero del Cielo</em> (1918) di G. P. Cerretti, che merita una citazione: infatti dovrebbe essere il primo romanzo italiano che descrive un intervento degli extraterrestri sulla Terra: il Popolo Azzurro infatti interviene sul Kaiser per costringerlo all’armistizio[24].</p>
<p style="text-align: justify;">Insomma, quel che s’intende dire è che, a differenza di quanto in genere si ritiene, tra i due secoli non era troppo fuor del comune, anzi era abbastanza diffusa, quella che potremmo definire una sensibilità avveniristica. E che Marinetti pensò al futurismo raccogliendo l’atmosfera del tempo che serpeggiava in una miriade di pubblicazioni, condensò e significò su un piano più culturalmente elevato un clima non estraneo &#8211; ma disperso &#8211; dell’epoca, soprattutto a livello di una narrativa che, con parole odierne, si potrebbe definire “di massa” o “di consumo”, recependone, come si è detto inizialmente, a mo’ di suggestione innumerevoli immagini. Tra esse quelle architettoniche e urbanistiche. Ma non solo quelle, è ovvio, se si considera come l’aeroplano, ma poi anche il razzo e il volo interplanetario, l’uomo meccanico o artificiale, furono al centro di molti romanzi dei futuristi, dallo stesso Marinetti (<a title="Mafarka" href="http://www.libriefilm.com/mafarka-il-futurista/8619"><em>Mafarka</em></a>, 1909; <em>Gli Indomabili</em>, 1922) a Buzzi (<em>L’ellissi e la spirale</em>, 1915), da Corra (<em>Sam Dunn è morto</em>, 1915) a Volt (<em>La fine del mondo</em>, 1921), da  Vasari (<em>L’angoscia delle macchine</em>, 1925; <em>Raum</em>, 1932) a Benedetto (<em>Viaggio al pianeta Marte</em>, 1930), da Sanzin (<em>Infinito</em>, 1933) a Marchi (<em>Allucinazioni della città nuova</em>, 1933). Non per nulla, il Manifesto del 1909 si chiudeva con queste parole:</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Ritti sulla cima del mondo, noi scagliamo,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>una volta ancora, la nostra sfida alle stelle!&#8230;</em></p>
</blockquote>
<p><strong>Note</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1]Claudia Salaris, <em>Dizionario del futurismo</em>, Editori Riuniti, Roma, 1996, pp. 9-10.</p>
<p style="text-align: justify;">[2]Luigi Scrivo, <em>Sintesi del futurismo</em>, Bulzoni, Roma, 1968, n. 2.</p>
<p style="text-align: justify;">[3]F. T. Marinetti, <em>La guerra elettrica</em>, in <em>Teoria e invenzione futurista</em>, a cura di Luciano De Maria, Mondadori, Milano 1968, p. 273.</p>
<p style="text-align: justify;">[4]F. T. Marinetti, <em>La guerra elettrica </em>cit., p. 275.</p>
<p style="text-align: justify;">[5]F. T. Marinetti, <em>La guerra elettrica </em>cit., p. 275.</p>
<p style="text-align: justify;">[6]F. T. Marinetti, <em>La guerra elettrica </em>cit., p. 277.</p>
<p style="text-align: justify;">[7]F. T. Marinetti, <em>La guerra elettrica </em>cit., p. 277.</p>
<p style="text-align: justify;">[8]Luigi Scrivo, <em>Sintesi del futurismo </em>cit., n. 41; <em>La metropoli futurista</em>, Officine del Novecento, Firenze 1999, p. 83.</p>
<p style="text-align: justify;">[9]Tutti riprodotti nel citato <em>La metropoli futurista</em>, pp. 24-48, 54-55, 65, catalogo della mostra multimediale sull’architettura futurista alla Galleria degli Uffizi, Firenze, 2 ottobre-14 novembre 1999, a cura di Ezio Godoli e Vincenzo Capalbo.</p>
<p style="text-align: justify;">[10]Pierre Versins, <em>Encyclopédie de l’utopie, des voyages extraordinaries et de la science fiction</em>, L’Age d’Homme, Lousanne, 1972, voce <em>Urbanisme</em>, p.911.</p>
<p style="text-align: justify;">[11]Luciano De Maria, <em>Introduzione </em>a F. T. Marinetti, <em>Teoria </em>cit., p. LX.</p>
<p style="text-align: justify;">[12]H. G. Wells, <em>Il risveglio del dormiente e altre avventure di fantascienza</em>, Mursia, Milano 1980, p. 29.</p>
<p style="text-align: justify;">[13]Virgilio Marchi, <em>Scenografia futurista</em>, in <em>Cronache d’attualità</em>, n. 9-11, Roma, agosto-ottobre 1921; poi in <em>Architettura futurista</em>, Campitelli, Foligno 1924; ora in <em>La metropoli futurista </em>cit., p. 87.</p>
<p style="text-align: justify;">[14]H. G. Wells, <em>Il risveglio del dormiente </em>cit. p. 29.</p>
<p style="text-align: justify;">[15]H. G. Wells, <em>Il risveglio del dormiente </em>cit., pp. 29-30.</p>
<p style="text-align: justify;">[16]H. G. Wells, <em>Il risveglio del dormiente </em>cit., p. 53.</p>
<p style="text-align: justify;">[17]H. G. Wells, <em>Il risveglio del dormiente </em>cit., p. 105.</p>
<p style="text-align: justify;">[18]<em>La metropoli futurista </em>cit., pp. 59, 62.</p>
<p style="text-align: justify;">[19]<em>La metropoli futurista </em>cit., pp. 91-93.</p>
<p style="text-align: justify;">[20]F. T. Marinetti, <em>Gli Indomabili</em>, in <em>Teoria e invenzione futurista </em>cit., p. 901.</p>
<p style="text-align: justify;">[21]Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, <em>Le meraviglie del duemila</em>, Viglongo, Torino 1995, p. 51.</p>
<p style="text-align: justify;">[22]Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, <em>Le meraviglie del duemila </em>cit., p. 61.</p>
<p style="text-align: justify;">[23]Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, <em>Le meraviglie del duemila </em>cit., p. 48.</p>
<p style="text-align: justify;">[24]Su questo periodo, ancora assai poco indagato, vedi <a title="Gianfranco de Turris" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/gianfranco-de-turris/">Gianfranco de Turris</a>, Introduzione a Luigi Capuana, <em>Quattro viaggi straordinari</em>, Solfanelli, Chieti 1992; <em>Verso la terra incognita della proto-fantascienza italiana</em>, in <em>Gli Eredi del Capitano Nemo</em>, catalogo dello Studio Bibliografico Little Nemo, Torino 1993: <em>Il futuro ha un cuore antico</em>, in <em>Leggere</em>, Milano, giugno 1995; <em>Il futuro è cominciato ieri</em>, in <em>Fantascienza. Ritorno alla Terra</em>, a cura di Roberto Festi, Stampalith, Trento 1999, catalogo della mostra “Il fumetto e la grafica di fantascienza come anticipatori di visioni” al Centro Servizi Culturali S. Chiara, Trento, 31 marzo-9 maggio 1999; e soprattutto <em>Quando la bandiera italiana sventolò su Venere</em>, introduzione alla antologia <em>Le aeronavi dei Savoia, Protofantascienza italiana 1892-1952</em>, Nord, Milano, 2001.</p>
<p>Tratto da <em>Avanguardia </em>n. 22 del 2003 (anno 8°), pp. 79-92.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/fantastico-utopia-architettura-futurista.html' addthis:title='Suggestioni fantastiche e utopiche dell&#8217;architettura futurista ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.centrostudilaruna.it/fantastico-utopia-architettura-futurista.html/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
			<coop:keyword><![CDATA[Arte]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Articoli sul fantastico in generale]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Centro Studi La Runa online]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Fantastico]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Italiano]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Albert Robida]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[architettura]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Claudia Salaris]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[futurismo]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[futuro]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Herbert Wells]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[immagine]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Jules Verne]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Marinetti]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Robida]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Salgari]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Wells]]></coop:keyword>
	</item>
		<item>
		<title>Jules Verne e il romanzo polare &#8220;La sfinge dei ghiacci&#8221;</title>
		<link>http://www.centrostudilaruna.it/jules-verne-e-il-romanzo-polare-la-sfinge-dei-ghiacci.html</link>
		<comments>http://www.centrostudilaruna.it/jules-verne-e-il-romanzo-polare-la-sfinge-dei-ghiacci.html#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 09 May 2010 20:20:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francesco Lamendola</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantastico]]></category>
		<category><![CDATA[Italiano]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura francese]]></category>
		<category><![CDATA[Recensioni di libri e film di genere fantastico]]></category>
		<category><![CDATA[fantascienza]]></category>
		<category><![CDATA[Giacomo Bove]]></category>
		<category><![CDATA[Gordon Pym]]></category>
		<category><![CDATA[Henry Crouzat]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Verne]]></category>
		<category><![CDATA[nautilus]]></category>
		<category><![CDATA[Poe]]></category>
		<category><![CDATA[Verne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.centrostudilaruna.it/?p=4734</guid>
		<description><![CDATA[Il romanzo La sfinge dei ghiacci di Jules Verne, del 1897, si pone quale esplicita continuazione del Gordon Pym di Edgar Allan Poe e si svolge nelle estreme regioni antartiche]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/jules-verne-e-il-romanzo-polare-la-sfinge-dei-ghiacci.html' addthis:title='Jules Verne e il romanzo polare &#8220;La sfinge dei ghiacci&#8221; '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/drago48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Fantastico" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/letteratura48x48.png" width="48" height="48" alt="" title="Letteratura" /><br/><p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/jules-verne" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-4790" style="margin: 10px;" title="jules-verne" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/jules-verne.jpg" alt="" width="200" height="279" /></a>Nato a Nantes nel 1828 da un avvocato che lo avvia agli studi di diritto, fin da giovane Jules Verne comincia a manifestare un prepotente interesse per la <a title="letteratura" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/letteratura">letteratura</a> e per il teatro. Verso quest&#8217;ultimo sembrano orientarsi i suoi esordi di scrittore: nel 1850 viene portata sulle scene (con successo) la sua commedia <em>Le paglie rotte</em>, che gli apre l&#8217;assunzione quale segretario  al Théâtre Lirique, per il quale scrive i libretti di diverse operette. Ma in quegli anni prende in lui il sopravvento la passione per un nuovo genere letterario, misto di viaggi, avventure, ritrovati tecno-scientifici, <em>humour</em> e spirito filantropico; ed è con questi ingredienti che scrive il romanzo che lo proietta decisamente nei favori del pubblico francese &#8211; e mondiale -: <em>Cinq semaines en ballon</em> [<em>Cinque settimane in pallone</em>]. Apparso  a puntate, nel 1863, sul <em>Magasin d&#8217;éducation et de récreation</em> dell&#8217;editore Hetzel, viene ripubblicato in volume in quello stesso anno e segna praticamente la nascita di quel tipo di narrativa che in lingua francese si chiama <em>roman de la science</em> e in quella inglese &#8211; ove ha ricevuto un impulso fondamentale da Herbert George Wells &#8211; <em>science-fiction</em> (e si noti che la traduzione italiana &#8220;fantascienza&#8221; sembra ispirarsi a quest&#8217;ultima; ma, in inglese, <em>fiction</em> significa semplicemente romanzo e non cosa fantastica).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/il-giro-del-mondo-in-ottanta-giorni/5526" target="_blank"><img class="alignleft size-medium wp-image-4789" style="margin: 10px;" title="il-giro-del-mondo-in-ottanta-giorni" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/il-giro-del-mondo-in-ottanta-giorni-184x300.jpg" alt="" width="184" height="300" /></a>Da allora e fino al 1911 (cioè sei anni dopo la morte dell&#8217;autore), Verne &#8220;sforna&#8221; a ritmo febbrile un libro dopo l&#8217;altro: 62 romanzi e 17 racconti, per un totale di 79 opere, che formano la serie ciclopica dei <em>Voyages extraordinaires à travers les mondes connus et inconnus</em> (<em>Viaggi straordinari attraverso i mondi conosciuti e sconosciuti</em>). Ricordiamo almeno i più famosi, e cioè <em>Voyage au centre de la Terre</em> (<a title="Viaggio al centro della terra" href="http://www.libriefilm.com/viaggio-al-centro-della-terra-4/5667"><em>Viaggio al centro della Terra</em></a>), del 1864; <em>De la Terre à la Lune</em> (<a title="Dalla terra alla luna" href="http://www.libriefilm.com/dalla-terra-alla-luna/5584"><em>Dalla Terra alla Luna</em></a>), del 1865; <em>Aventures du capitaine Hatteras </em>(<em>Avventure del capitano Hatteras</em>) del 1866; <em>Les enfants du capitaine Grant </em>(<a title="I figli del capitano Grant" href="http://www.libriefilm.com/i-figli-del-capitano-grant/5550"><em>I figli del capitano Grant</em></a>), una trilogia apparsa fra il 1867 e il 1868; <em>Vingt mille lieues sous les mers</em> (<a title="Ventimila leghe sotto i mari" href="http://www.libriefilm.com/ventimila-leghe-sotto-i-mari-3/5511"><em>Ventimila leghe sotto i mari</em></a>), due volumi del 1869-70; <em>Autour de la Lune </em>(<a title="Intorno alla luna" href="http://www.libriefilm.com/intorno-alla-luna/5601"><em>Intorno alla Luna</em></a>), del 1870; <em>L&#8217;ile mystérieuse</em> (<a title="L'isola misteriosa" href="http://www.libriefilm.com/lisola-misteriosa/5546"><em>L&#8217;isola misteriosa</em></a>), in tre volumi, del 1874; <em>Le tour du monde en quatre-vingts jours </em>(<a title="Il giro del mondo in ottanta giorni" href="http://www.libriefilm.com/il-giro-del-mondo-in-ottanta-giorni/5526"><em>Il giro del mondo in ottanta giorni</em></a>), del 1873; <em>Michel Strogoff </em>(<em>Michele Strogoff</em>), in due volumi, del 1876; <em>Mathias Sandorf </em>(<em>Mattia Sandorf</em>), del 1885; <em>Les naufragés du &#8220;Johnatan&#8221;</em> (<em>I naufraghi del &#8220;Johnatan&#8221;</em>), uscito postumo nel 1909; <em>L&#8217;éternel Adam</em> (<em>L&#8217;eterno Adamo</em>), del 1910; <em>L&#8217;étonnante aventure de la mission Barsac</em> (<em>La strabiliante avventura della missione Barsac</em>), uscito solo nel 1920.</p>
<p style="text-align: justify;">A questi bisogna aggiungere almeno <em>Arcipelago in fiamme </em>(<em>L&#8217;Archipel en feu</em>), dedicato alla lotta d&#8217;indipendenza dei Greci contro i Turchi; <em>Disavventure di un Cinese in Cina</em>; <em>La sfinge dei ghiacci</em>; <em>Robur il conquistatore</em>; <em>Il faro in capo al mondo</em> (ambientato nell&#8217;Isola degli Stati, nella Terra del Fuoco); <em>Le chateau des Carpathes </em>(<a title="Il castello dei Carpazi" href="http://www.libriefilm.com/il-castello-dei-carpazi/4680"><em>Il castello dei Carpazi</em></a>), struggente vicenda di un uomo che non si rassegna alla morte della sposa adorata e la fa &#8220;rivivere&#8221; mediante i prodigi di quella che oggi chiameremmo &#8220;realtà virtuale&#8221;; un romanzo che ha il <em>pathos</em> del mito di Orfeo ed Euridice, la cupa ambientazione transilvanica di <a title="Dracula" href="http://www.libriefilm.com/dracula-2/1652"><em>Dracula il vampiro</em></a> e il colpo di scena basato sulla tecnologia più sofisticata; e <em>Un capitano di quindici anni</em>, tipico romanzo di formazione sul modello del <a title="Robinson Crusoe" href="http://www.libriefilm.com/robinson-crusoe-4/4558"><em>Robinson Crusoe</em></a>, ma più avventuroso e drammatico.</p>
<p style="text-align: justify;">Nel campo della narrativa in cui Verne è divenuto più famoso, cioè la fantascienza, le sue intuizioni sono state veramente notevoli.  Nel romanzo <a title="Dalla terra alla luna" href="http://www.libriefilm.com/dalla-terra-alla-luna/5584"><em>Dalla Terra alla Luna</em></a> ha anticipato la storica missione dell&#8217;Apollo del luglio 1969; in <a title="Ventimila leghe sotto i mari" href="http://www.libriefilm.com/ventimila-leghe-sotto-i-mari-3/5511"><em>Ventimila leghe sotto i mari</em></a>, il sottomarino atomico Nautilus, che traversò in immersione il mar Glaciale Artico, passando per il Polo Nord, nel 1958; in <em>Robur il conquistatore</em>, ha creato un antenato dell&#8217;elicottero (il cui primo esemplare fu realizzato in Germania nel 1936); sempre in <em>Robur</em>, ha ideato un sistema di comunicazioni via satellite (che verrà realizzato nel 1960 con il nome di Telestar I; ne <a title="Il castello dei Carpazi" href="http://www.libriefilm.com/il-castello-dei-carpazi/4680"><em>Il castello dei Carpazi</em></a>, infine, ha praticamente &#8220;inventato&#8221; la televisione.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/lisola-misteriosa-4/7405" target="_blank"><img class="alignright size-medium wp-image-4796" style="margin: 10px;" title="l-isola-misteriosa" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/l-isola-misteriosa-186x300.jpg" alt="" width="186" height="300" /></a>Ma Verne è stato anche un grande creatore di caratteri. Il più affascinante di essi è senza dubbio il mitico capitano Nemo, che è stato definito una estrema incarnazione del perfetto eroe romantico, il quale vaga eternamente per gli oceani nella duplice veste di pietoso soccorritore dei naufraghi e di implacabile persecutore dei malvagi; alla fine de <a title="L'isola misteriosa" href="http://www.libriefilm.com/lisola-misteriosa-4/7405"><em>L&#8217;isola misteriosa</em></a> si scoprirà che egli è un nobile  indiano e che il suo odio è rivolto principalmente contro gli Inglesi, oppressori della sua patria e distruttori della sua felicità.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma egli è anche uno scienziato dall&#8217;inventiva inesauribile, che ha saputo costruire un sottomarino praticamente indistruttibile, dotato di ogni comodità e capace di autonomia pressoché illimitata, poiché non dipende da fonti di energia tradizionale, bensì da quella elettrica. Egli indaga i misteri della natura con lo spirito di un filosofo positivista, che considera il mistero soltanto come quella parte del reale che non è stata ancora illuminata dalla ragione; eppure il suo animo è percorso da possenti moti interiori che smentiscono la gelida apparenza del tecnico perfettamente sicuro di sé e lo avvicinano, piuttosto, al tipico eroe faustiano. Un&#8217;altra creazione straordinaria di Verne è la coppia formata dal gentiluomo inglese Phileas Fogg, vera incarnazione della flemma britannica e della razionalità alla <a title="Arthur Conan Doyle" href="http://www.libriefilm.com/category/autori/arthur-conan-doyle">Conan Doyle</a>, e del suo devotissimo servitore francese chiamato significativamente Passepartout. Essa è entrata nell&#8217;immaginario collettivo dei lettori occidentali con una forza paragonabile a quella della coppia don Chisciotte-Sancho Panza o, più modestamente, di quella Sherlock Holmes-dottor Watson: poiché incarna, a suo modo, valori profondamente sentiti quali la lealtà, l&#8217;abnegazione, il coraggio e la gratitudine.</p>
<p style="text-align: justify;">È giusto, comunque, ricordare che non tutta la produzione &#8220;maggiore&#8221; di Verne si esaurisce nella fantascienza. Nella sua opera trovano posto romanzi di avventura &#8220;pura&#8221;, come <a title="I figli del Capitano Grant" href="http://www.libriefilm.com/i-figli-del-capitano-grant/5550"><em>I figli del capitano Grant</em></a> o <em>Un capitano di quindici anni</em>; romanzi a sfondo politico-sociale, non privi di sottintesi libertari e saint-simoniani, come <em>Mathias Sandorf</em> (da cui si aspettava, ma invano, un riconoscimento della critica accademica) e <em>I naufraghi del Johnatan</em>; romanzi in cui l&#8217;avventura si coniuga con la vicenda sentimentale, come <em>Michel Strogoff</em>; e altri di soggetto interamente patriottico e risorgimentale, come <em>Arcipelago in fiamme</em>. Un posto a parte merita il bel romanzo <a title="Viaggio al centro della terra" href="http://www.libriefilm.com/viaggio-al-centro-della-terra-3/5648"><em>Viaggio al centro della Terra</em></a>, ove non compaiono elementi fantascientifici ma il mistero della natura. Il professor Lidenbrock, di Amburgo, ha trovato una pergamena con un messaggio in caratteri runici che, decifrato, descrive il modo di raggiungere il centro della Terra; talché si mette in viaggio col nipote Axel (l&#8217;io narrante della storia) per raggiungere l&#8217;Islanda. Infatti, secondo il messaggio misterioso &#8211; opera di un alchimista danese del 1500, Arne Saknussen &#8211; il cratere del vulcano Vatna Jökull sarebbe l&#8217;imbocco della via in questione. Con la guida di un fedele islandese, Hans, zio e nipote iniziano un viaggio avventurosissimo nelle profondità della Terra, scoprendo un favoloso mondo preistorico popolato da animali impressionanti; raggiungeranno la superficie, in seguito a un&#8217;eruzione vulcanica, dalla bocca dello Stromboli, nelle isole Eolie.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/un-dramma-in-livonia/7400" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-4797" style="margin: 10px;" title="un-dramma-in-livonia" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/un-dramma-in-livonia.jpg" alt="" width="200" height="284" /></a>Amico di personaggi significativi della cultura e dell&#8217;arte, Verne risente del clima politicamente &#8220;pesante&#8221; instaurato a Parigi dal presidente Thiers dopo la sanguinosa repressione della Comune e, dal 1872, decide di stabilirsi definitivamente in provincia &#8211; ad Amiens &#8211; quella provincia rurale, pacifica e un po&#8217; conservatrice che non ama il clima agitato della capitale. Il suo carattere, già portato alla solitudine e alla misantropia, si fa sempre più chiuso, nonostante il matrimonio con una bella vedova, Honorine Devianne &#8211; che però, come risulta dai diari, non ne comprende la vocazione di scrittore e non è per lui una compagna di pensiero. Evade, di tanto in tanto, per dei viaggi a bordo dello yacht che ha acquistato coi suoi guadagni di scrittore: Gran Bretagna, Scandinavia, Nord America sono alcune delle sue mete.</p>
<p style="text-align: justify;">Nel 1886 un oscuro episodio segna la sua vita, già assai ritirata: un nipote, affetto da disturbi mentali, gli spara un colpo di pistola, ferendolo. Negli ultimi anni il suo pessimismo penetra via via nelle sue opere e ne emerge una visione del mondo, e della scienza, molto più problematica e carica di rischi di quella che caratterizza i primi romanzi. Adesso il cattivo uso che l&#8217;uomo può fare della scienza e della tecnica costituisce un grosso interrogativo; dopo aver raggiunto, per mezzo di esse, un dominio sempre più completo sulle forze della natura, l&#8217;uomo comincia a rivolgere le sue invenzioni contro se stesso, costruendo armi micidiali che possono mettere in pericolo il suo stesso futuro.</p>
<p style="text-align: justify;">Emblematico di questa fase della riflessione di Verne sui risvolti del progresso scientifico è il romanzo <em>Les cinq cents millions dela Bégum</em> (<em>I cinquecento milioni della Bégum</em>), apparso nel 1879.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/una-fantasia-del-dottor-ox/5683" target="_blank"><img class="alignright size-medium wp-image-4798" style="margin: 10px;" title="una-fantasia-del-dottor-ox" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/una-fantasia-del-dottor-ox-182x300.jpg" alt="" width="182" height="300" /></a>La nobile indiana Bégum Gokool, morendo, ha lasciato una immensa fortuna in eredità a due scienziati, il francese Sarrasin e il tedesco Schulze. Il primo usa la sua quota per realizzare un sogno utopistico: Franceville, una grande città ove la scienza sia utilizzata per assicurare pace e benessere ai suoi abitanti e un rapporto equilibrato e armonioso con la natura; il secondo, invece, edifica Stahlstadt, la Città dell&#8217;Acciaio, ove una delirante tecnologia militare consente di costruire armi strapotenti, in grado di distruggere la sua rivale, Franceville appunto. Il dottor Schulze, vero genio della chimica,  progetta e costruisce dei giganteschi cannoni (veri precursori della &#8220;Grande Bertha&#8221; che, nel 1914 e nel 1918, per due volte terranno sotto il loro tiro Parigi, distante oltre 50 km. dal fronte), caricati con proiettili ad anidride carbonica, capaci di ghiacciare e soffocare ogni essere umano; nonché dei razzi (antenati delle V1 e delle V2 che, verso la fine della seconda guerra mondiale, colpiranno Londra) che provocano incendi a catena.</p>
<p style="text-align: justify;">Il fatto che il romanzo si concluda con un lieto fine non deve oscurare il pessimismo implicito nella tesi: si tratta di un apologo agrodolce sul cattivo uso che può esser fatto della tecnologia. Le sue premesse ideologiche erano già implicite nei primi romanzi, quelli permeati da un positivismo fiducioso e ottimistico: basti pensare che Barbicane, il protagonista de <a title="Dalla terra alla luna" href="http://www.libriefilm.com/dalla-terra-alla-luna/5584"><em>Dalla Terra alla Luna</em></a>, per  vincere la forza di gravità terrestre e spedire un&#8217;astronave verso il nostro satellite, si serve di un gigantesco cannone la cui carica esplosiva è data dal fulmicotone. Anche nell&#8217;intreccio di tecnologia spaziale e militare, dunque, Verne è stato un buon profeta: è noto, infatti, che i Lunik sovietici e gli Apollo statunitensi altro non erano che delle V2 di seconda generazione.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;opera più esplicita circa le ambivalenze del progresso è anche una delle meno note, <em>L&#8217;ile à hélice</em> (<em>L&#8217;isola a elica</em>), del 1895.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Il diciannovesimo secolo venerava le grandi dimensioni proprio come noi oggi veneriamo le alte velocità. Gli ingegneri famosi costruivano le più gigantesche navi (la Great Eastern), le più alte strutture (la torre Eiffel), i canali più lunghi (quello di Suez), e i più enormi palazzi per uffici (il grattacielo americano). Così Verne concepì una grande isola di cinque miglia, completamente meccanizzata e in grado di essere guidata intorno al Pacifico. […]</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Verne dotò la sua isola di due porti, di larghe distese di terreno coltivabile, e della popolazione di una fiorente città. La meccanizzata arca di Noé non aveva timoni ed era guidata regolando la velocità delle eliche poppiere e laterali. Si muoveva per il vasto Pacifico per sfruttare al meglio le condizioni climatiche. Qui si presentava l&#8217;occasione di realizzare un&#8217;utopia cara al suo cuore. L&#8217;uomo primitivo aveva vagabondato sulla crosta terrestre più di un milione di anni prima di diventare sedentario. Sulla sua isola a elica Verne poteva essere insieme sedentario e vagabondo.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;L&#8217;isola possiede tutte le comodità che l&#8217;uomo può desiderare. Agricoltura elettrificata, marciapiedi mobili, televisione, centri culturali e fondi illimitati. Ma la felice colonia di milionari, facoltosi agricoltori, provetti commercianti, scienziati ed artisti, che vivono nel delizioso clima del Paradiso terrestre è infestata da un serpente… la vanità umana.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;I due magnati più ricchi lottano l&#8217;uno contro l&#8217;altro per essere in cima alla scala sociale. Il sindaco, uomo di buona volontà, cerca, con un matrimonio tra i figli, di riconciliarli, ma come ringraziamento incontrerà solo la morte.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Nessun uomo moderato riesce a placare l&#8217;animosità fra i due rivali che si fa sempre più violenta. La passione che spacca in due fazioni nemiche i cittadini di Amiens [la città ove Verne si era ritirato a vivere] infonde lo stesso veleno nell&#8217;isola utopica di Verne fabbricata dagli uomini. La popolazione si divide in due campi avversi e scoppia la guerra civile.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;I due rivali mandano ordini agli ingegneri e predispongono rotte contrastanti senza consultarsi l&#8217;uno con l&#8217;altro. Le caldaie di dritta scoppiano. Azionata da un motore della forza di 6.000.000 di cavalli l&#8217;isola prende a girare su sé stessa e infine va in pezzi. Neppure un ciclone costringe i nemici ad una tregua. Onde martellano l&#8217;isola, incrinandone le basi metalliche. Le opere d&#8217;ingegneria del porto di Poppea cadono in mare. Lo scafo si frantuma. I sopravvissuti allacciano la sezione rimasta a galla ad un motore ancora funzionante e riprendono frustrati la via del ritorno verso la civiltà, la trappola per topi dalla quale avevano sperato di sfuggire.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Verne addossa la responsabilità del crollo della sua &#8216;perfetta&#8217; utopia alla &#8216;vanità dei turbolenti nababbi di Millard City. Egli trasse la conclusione che nessuna comunità pianificata e bene organizzata può vincere le perversità della natura umana. Gli uomini di buona volontà non possono nulla di fronte alla pazzia di quelli in malafede impegnati nella fanatica corsa verso il comando. Egli dava così sfogo alla propria amara disillusione. C&#8217;è un grido di disperazione in una lettera da lui scritta al fratello: &#8216;Ogni fonte di gioia mi è diventata insopportabile. Ho ricevuto colpi dai quali non ni riprenderò mai più&#8217;&#8221; (1).</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Dal punto di vista ideologico, accanto al Verne simpatizzante con la <em>gauche </em>(2) e ammiratore dell&#8217;anarchismo (ne <em>I naufraghi del Johnatan</em> compare un seguace di Pëtr Kropotkin, una delle teste pensanti del movimento anarchico di fine Ottocento), esiste anche un Verne che presenta caratteristiche un po&#8217; rozze della <em>droite</em>: il razzismo, come in <em>Cinque settimane in pallone</em>, ove si esprimono giudizi poco lusinghieri sui neri (3); antisemitismo, sia in <em>Hector Servadac </em>che in <em>Martin Paz </em>(4); colonialismo, sebbene in questo caso il suo atteggiamento appaia ambivalente (5). E anche queste sono puntualizzazioni che hanno un preciso significato, riferendosi a uno di quegli scrittori che ogni lettore crede di aver compreso a fondo.</p>
<p style="text-align: justify;">Un ultimo aspetto originale dell&#8217;opera di Verne, anch&#8217;esso poco visibile a una prima lettura, è quello iniziatico.  Abbiamo visto che il meccanismo narrativo di <a title="Viaggio al centro della terra" href="http://www.libriefilm.com/viaggio-al-centro-della-terra-4/5667"><em>Viaggio al centro della Terra</em></a> prende le mosse da un antico manoscritto cifrato  di un alchimista rinascimentale, il quale schiude uno spazio segreto e originale che rimanda ad assi e orientamenti di una geografia occulta (e c&#8217;è bisogno di ricordare che l&#8217;Islanda, luogo di partenza del viaggio, era probabilmente quell&#8217;ultima Thule che tanta parte ha svolto nel mito della genesi del sapere tradizionale, da <a title="René Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">René Guénon</a> a talune cerchie del cosiddetto &#8220;nazismo magico&#8221;?). Ebbene queste caratteristiche ricorrono anche in parecchie altre opere del Nostro, tanto da fornire ad esse la fondamentale struttura narrativa. Un piccolo gruppo di uomini (quasi sempre senza donne) si riuniscono per intraprendere un viaggio, sulle orme di un predecessore più o meno misterioso; tutto ciò si può leggere in chiave psicanaltica, come edipica ricerca del Padre (tema che diviene esplicito ne <em>I figli del capitano Grant</em>), ma anche, forse, in chiave alchemico-iniziatica ed esoterica.</p>
<p style="text-align: justify;">Verne si è rivolto in particolare al tema polare nel romanzo giovanile <em> Un hivernage dans les glaces</em> (<em>Un inverno fra i ghiacci</em>), del 1855, ripubblicato nel 1874-75 in appendice a <em>Le docteur Ox</em>, che la critica tende a considerare come un&#8217;opera &#8220;minore&#8221; ed è ambientato fra i ghiacci dell&#8217;Artide; e un romanzo della piena maturità, <em>La Sphinx des glaces</em> (<em>La sfinge dei ghiacci</em>), che vuol essere una esplicita continuazione del <a title="Gordon Pym" href="http://www.libriefilm.com/le-avventure-di-gordon-pym/7406"><em>Gordon Pym</em></a> di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/edgar-allan-poe" target="_blank">Edgar Allan Poe</a></span> e che, quindi, si svolge nelle estreme regioni antartiche. Ad essi potremmo aggiungere &#8211; come già accennato &#8211; <em>Le phare du bout du monde</em> (<em>Il faro in capo al mondo</em>) che, uscito nel 1905, è stato l&#8217;ultimo romanzo pubblicato in vita dall&#8217;autore. In verità, esso è ambientato nell&#8217;Isola degli Stati che si trova al largo della punta orientale della Terra del Fuoco; tuttavia, se geograficamente essa appartiene al Sud America, la sua natura aspra e selvaggia e la sua posizione al centro dei &#8220;cinquanta urlanti&#8221; (la latitudine più temuta dai marinai a vela) ne fanno in pratica un avamposto del continente antartico. Fra parentesi, notiamo che l&#8217;Isola degli Stati era stata esplorata dal nostro Giacomo Bove, nel 1883, con la nave Vega, ed è possibile che Verne, lettore appassionato ed autore di testi di geografia, ne abbia letta la relazione; così come è possibile che questo estremo romanzo di Verne abbia potuto ispirare, sia nel titolo che nell&#8217;ambientazione (non nella collocazione, poiché si tratta dell&#8217;isola Amsterdam, nell&#8217;Oceano Indiano) un altro scrittore francese del <a title="Novecento" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-contemporanea">Novecento</a>: <em>L&#8217;Ile du bout du monde</em> (<em>L&#8217;isola in capo al mondo</em>), opera d&#8217;esordio di Henry Crouzat (1954).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/le-avventure-di-gordon-pym/7406" target="_blank"><img class="alignleft size-medium wp-image-4795" style="margin: 10px;" title="gordon-pym" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/gordon-pym-180x300.jpg" alt="" width="180" height="300" /></a>Ma torniamo a <em>La sfinge dei ghiacci</em> che, fra i tre romanzi citati, si può considerare senz&#8217;altro il migliore e certamente il più rappresentativo della capacità di Verne di svolgere le peculiari tematiche polari. Innanzitutto va notato che Verne aveva per l&#8217;opera di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/edgar-allan-poe" target="_blank">Edgar Allan Poe</a></span> un interesse più che contingente: lo ammirava, ne aveva studiato i romanzi e i racconti, se n&#8217;era ispirato in varie circostanze (ad esempio, per <em>Cinque settimane in pallone</em> si era ispirato a <em>The ballon Hoax</em>, mentre per <em>Mathias Sandorf </em>aveva tratto spunto da <em>The facts in the case of Mr. Valdemar</em>); infine, gli aveva dedicato alcune traduzioni e un breve saggio critico, peraltro rimasto inedito (6). Aveva anche riflettuto sull&#8217;interpretazione di Charles Baudelaire che, come è noto, in Francia era stato il primo intellettuale a &#8220;scoprirne&#8221; l&#8217;opera di Poe e a divulgarla in Europa, e ne aveva preso le distanze: secondo lui, essa era troppo &#8220;strana&#8221; e soggettiva. Quel che di Poe aveva colto Verne, invece, erano stati soprattutto i temi dell&#8217;avventura, dell&#8217;eroismo, dell&#8217;amicizia, della lealtà; insomma i temi romantici che più si avvicinavano al suo temperamento; e non si era accorto che gli sfuggiva, in tal modo, la dimensione peculiare e segreta dello scrittore americano (mentre bene l&#8217;aveva colta Baudelaire), ossia la dimensione dell&#8217;inquietudine, del mistero, del pessimismo e dell&#8217;angoscia esistenziale. Scrive in proposito <a title="Gianfranco de Turris" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/gianfranco-de-turris/">Gianfranco de Turris</a>: &#8220;In uno dei suoi &#8220;viaggi straordinari&#8221; per così dire minori, <em>La Sphinx des glaces</em> (1897), Jules Verne offre una spiegazione razionale e &#8216;scientifica&#8217; dell&#8217;immensa misteriosa &#8216;figura avvolta in un sudario&#8217;, dal &#8216;perfetto biancore della neve&#8217; che il naufrago intravede prima della conclusione della sua odissea marina: è, appunto, la sfinge dei ghiacci dove vengono trovati i resti dell&#8217;imbarcazione e addirittura lo scheletro di Pym (il che contraddice quanto aveva scritto Poe, secondo cui quest&#8217;ultimo si salva&#8221; (7).</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_4793" class="wp-caption alignright" style="width: 215px"><img class="size-medium wp-image-4793" title="ilustrazione-la-sfinge-dei-ghiacci" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/ilustrazione-la-sfinge-dei-ghiacci-205x300.jpg" alt="Illustrazione originale all'inizio del romanzo Le Sphinx des glaces (1897)." width="205" height="300" /><p class="wp-caption-text">Illustrazione originale all&#39;inizio del romanzo Le Sphinx des glaces (1897).</p></div>
<p style="text-align: justify;">Il suo modo di accostare il Gordon Pym è la logica conseguenza di una tale interpretazione. Già il fatto che egli abbia considerato il romanzo come &#8220;incompiuto&#8221; la dice lunga sul fraintendimento in cui era caduto: non si era reso conto che esso era stato lasciato volutamente incompiuto, e che non poteva avere conclusione.  Non che ci sia qualcosa di sbagliato nell&#8217;idea di voler &#8220;completare&#8221; l&#8217;opera di un altro scrittore rimasta incompiuta: è noto, ad esempio, che Lodovico Ariosto concepì il disegno iniziale dell&#8217;<a title="Orlando furioso" href="http://www.libriefilm.com/orlando-furioso/4233"><em>Orlando Furioso</em></a> come una semplice &#8220;gionta&#8221;, ossia una aggiunta, all&#8217;<a title="Orlando innamorato" href="http://www.libriefilm.com/orlando-innamorato/6861"><em>Orlando Innamorato</em></a> di Matteo Maria Boiardo, che la morte improvvisa aveva impedito a quest&#8217;ultimo di proseguire. Ma bisogna distinguere fra un&#8217;opera rimasta incompiuta per motivi accidentali, com&#8217;è il caso di Boiardo (il cui animo non resse al crollo del suo mondo cavalleresco e ideale, quando Carlo VIII scese in Italia nel 1494); ed altre che sono state lasciate deliberatamente &#8220;aperte&#8221;. Che cosa penseremmo di uno scultore che volesse &#8220;completare&#8221; i mirabili Prigioni di Michelangelo, capolavoro assoluto di tutto ciò che è arte incompiuta? Ad ogni modo, per circa trent&#8217;anni Verne rimugina l&#8217;idea di &#8220;riparare&#8221; alla svista (o alla sfortuna) di Poe e di dare un seguito all&#8217;opera, in modo da portarla a conclusione: ripugna, alla sua mentalità positiva e razionalista, quel mistero finale che invece di essere una imperfezione del <em><a title="Gordon Pym" href="http://www.libriefilm.com/le-avventure-di-gordon-pym/7406">Gordon Pym</a></em> ne è, piuttosto, la profonda ragione intrinseca. Nasce così <em>La sfinge dei ghiacci</em>, che vede la luce nel 1897 e appartiene, quindi, all&#8217;ultimo perido della produzione di Verne.</p>
<p style="text-align: justify;">Nel suo romanzo, si racconta come undici anni dopo la scompasa di William Guy, comandante della goletta Jane (su cui si era imbarcato Gordon Pym), suo fratello Len decide di mettersi alla ricerca del congiunto con la nave Halbrane. La rotta di quest&#8217;ultima alla volta dell&#8217;<a title="Antartico" href="http://www.libriefilm.com/category/generi/viaggi/antartide">Antartico</a> è la stessa di quella già descritta da Poe, solo che questa volta la navigazione verso il Polo Sud viene bloccata da una gigantesca montagna a forma di sfinge, che attrae la Halbrane con la sua forza magnetica e la porta a fare naufragio sulle sue rocce. Il narratore del romanzo, lo scienziato Jeorling, giunge all&#8217;isola di Tristan da Cunha, nell&#8217;Atlantico meridionale, dove il governatore Glass gli fornisce l&#8217;ultimo tassello del mosaico. Undici anni prima, difatti, la goletta Jane era passata di lì e lo stesso Glass ricorda di aver consigliato William Guy di mettersi alla ricerca delle elusive isole Auroras, della cui esistenza era stato informato da alcuni balenieri (8). Da parte sua, Jeorling riferisce a Glass che la Jane ha fatto naufragio e che l&#8217;intera vicenda è stata definitivamente chiarita dalla pubblicazione del resoconto di Gordon Pym per opera di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/edgar-allan-poe" target="_blank">Edgar Allan Poe</a></span>. Una grossa incongruenza con il romanzo dello scrittore americano, però, è che in quello di Verne Gordon Pym muore nel naufragio della sua barca, mentre scondo Poe egli riesce a salvarsi e a raccontare la sua avventura.</p>
<p style="text-align: justify;">A parte l&#8217;introduzione dello stesso Poe fra i personaggi del romanzo, che vuol essere un ulteriore atto di omaggio verso il narratore americano (di cui Verne si riconosce in qualche modo seguace), si può dire che la struttura narrativa segue lo schema &#8220;classico&#8221; dei <em>Viaggi straordinari</em>. C&#8217;è una traccia da seguire, una traccia misteriosa di qualcuno che è partito prima e che poi non ha più dato notizie di sé; c&#8217;è un gruppo di personaggi che si mettono alla ricerca di qualcosa e che vogliono chiarire il mistero; c&#8217;è, alla fine, una spiegazione razionale, scientifica che chiarisce le cose. A nostro giudizio, non si può dire che la montagna magnetica &#8211; anche se ingegnosa come trovata &#8211; fornisca una degno scioglimento dell&#8217;aspettativa creata dal grande fantasma bianco che chiude il <em><a title="Gordon Pym" href="http://www.libriefilm.com/le-avventure-di-gordon-pym/7406">Gordon Pym</a></em>, se non altro perché il fascino di quel fantasma consisteva proprio nella sua indeterminatezza. Poe sa che c&#8217;è un mistero, al fondo delle cose, che non può essere svelato: proprio da tale impossibilità nasce l&#8217;angoscia, caratteristica dei suoi personaggi allucinati e nevrotici. Verne, spirito pensoso ma niente affatto &#8220;metafisico&#8221;, non avverte l&#8217;impossibilità di tale disvelamento, anzi è convinto che la missione dell&#8217;uomo sia proprio quella di gettare un fascio di luce sui lati nascosti  della realtà. Perciò, mentre è possibile una lettura iniziatica, se non esoterica, dell&#8217;opera di Poe, ciò si colloca, per Verne, prevalentemente sul terreno psicanalitico (quasi esplicito per <a title="Viaggio al centro della terra" href="http://www.libriefilm.com/viaggio-al-centro-della-terra-4/5667"><em>Viaggio al centro della Terra</em></a>, come <em>regressio </em>al ventre materno) e molto meno sul piano del sapere occulto e &#8220;tradizionale&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Citiamo, ad titolo di esempio dello &#8216;scientismo&#8217; di Verne che riduce il misterioso all&#8217;ambito del &#8216;non ancora esperito&#8217;, escludendo ogni dimensione &#8216;altra&#8217; e trascendente le facoltà della logica razionale, la pagina conclusiva del penultimo capitolo de <em>La sfinge dei ghiacci</em>. In tale episodio la nota comico-grottesca, introdotta dal personaggio di Hurliguerly, che impreca contro la montagna  magnetica, chiamandola &#8220;ladra maledetta&#8221; perché non vuole restituirgli il suo coltello, calamitato irreparabilmente contro le sue rocce, risulta piuttosto fuori tono, perché sdrammatizza una situazione in cui il disvelamento dell&#8217;enigma finale (legato alla tragica scomparsa di Gordon Pym) aveva già creato un effetto di disincanto nel lettore, distruggendo le sue aspettative circa un mistero che, per definizione, non si lascia ingabbiare entro l&#8217;angusto recinto del sapere oggettivo.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Fu allora che, a un quarto di miglio, si profilò una massa che dominava la pianura di una cinquantina di tese, su una circonferenza di due o trecento. Quella massa, per la sua forma strana, somigliava a un&#8217;enorme sfinge, con il torso eretto, le zampe stese in avanti, accoccolata nell&#8217;attitudine del mostro alato che la mitologia greca ha posto sulla via di Tebe.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Era un animale vivo, un mostro gigantescoo, un mastodonte di dimensioni mille volte superori a quelle enormi degli elefanti delle regioni polari, i cui resti si ritrovano ancora?… Nella disposizione di spirito in cui eravamo lo avremmo potuto credere, e credere anche, che il mastodonte stesse per precipitarsi sulla nostra imbarcazione e stritolarla sotto i suoi artigli.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Dopo un primo moto di paura illogica e irragionevole, riconoscemmo che là vi era soltanto una roccia di conformazione singolare, la cui sommità stava liberandosi dalle nebbie.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Ah! Quella sfinge!… Mi ricordai allora che nella notte durante la quale  si era verificato il rovesciamento dell&#8217;iceberg e il sollevamento dell&#8217;Halbrane, avevo sognato un animale favoloso di quel genere, seduto al polo del mondo, a cui solo Edgar Poe, col suo genio intuitivo avrebbe potuto strappare il segreto!…</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Ma più strani fenomeni dovevano attrarre la nostra attenzione, suscitare la nostra sorpresa e il nostro spavento!…&#8221; […]</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Il mostro ingrandiva a mano a mano che ci avvicinavamo, senza perdere niente delle sue forme mitologiche. Non saprei descrivere l&#8217;effetto che produceva, isolato sulla superficie di quell&#8217;immensa pianura. Vi sono impressioni che la penna e la parola non possono rendere… E (anche se era solo un&#8217;illusione dei nostri sensi) pareva che fossimo attratti verso di lui dalla forza della sua attrazione magnetica…</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Quando fummo giunti alla sua base, ritrovammo i vari oggetti di ferro sui quali si era esercitata la sua potenza. Armi, utensili, l&#8217;ancora del Paracuta  erano attaccati ai suoi fianchi. Là si vedevano anche quelli provenienti dalla barca dell&#8217;Halbrane, e anche le chiodature, le caviglie, le piastre della chiglia, gli scalmi, la ferramenta del timone.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Non vi era dunque più alcun dubbio possibile sulla causa di distruzione dell&#8217;imbarcazione che aveva portato Hearne e i suoi compagni. Violentemente sfasciata, essa era venuta a spezzarsi contro le rocce, e tale sarebbe stata pure la sorte del Paracuta se, per la sua stessa costruzione, non fosse sfuggito all&#8217;irresistibile attrazione magnetica…</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Quanto al rientrare in possesso degli oggetti attaccati ai fianchi del masso, fucili, pistole, utensili, bisognò rinunciarvi tanto era forte la loro aderenza. E Hurliguerly, furioso di non poter riprendere il suo coltello appiccicato a una cinquantina di piedi d&#8217;altezza, si mise a gridare mostrando il pugno all&#8217;impassibile mostro:</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;- Ladra d&#8217;una sfinge!</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Non ci si deve stupire se in quel luogo non vi fossero altri oggetti all&#8217;infuori di quelli che venivano dal Paracuta, o dalla barca dell&#8217;Halbrane. Sicuramente nessuna nave si era mai spinta sino a quella latitudine del mare antartico. Hearne e i suoi complici prima, il capitano Leon Guy e i suoi compagni dopo, erano stati i primi a calpestare quel punto del continente australe. Per concludere, dunque, qualunque bastimento si fosse avvicinato a quella calamita colossale sarebbe andato incontro  alla distruzione completa, e la nostra goletta avrebbe avuto la stessa sorte della sua barca, della quale non rimanevano ora che alcuni rottami informi.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Frattanto Jem West ci ricordò che era imprudente  prolungare la nostra fermata su quella Terra della Sfinge, nome che essa doveva conservare. Il tempo passava  e un ritardo di qualche giorno ci avrebbe obbligati a svernare all&#8217;inizio della banchisa.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Era già stato dato l&#8217;ordine di tornare verso la riva, allorché la voce del meticcio risuonò ancora, e queste tre parole ovvero queste tre grida furono di nuovo gettate da Dirk Peters:</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;La!… là!… là!…</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Dopo aver aggirato l&#8217;altro lato della zampa destra del mostro, scorgemmo Dirk Peters inginocchiato, con le mani tese davanti a un corpo o piuttosto uno scheletro rivestito di pelle, che il freddo di quelle regioni aveva conservato intatto e che era di una rigidità cadaverica. Aveva la testa inclinata, una barba bianca che gli arrivava alla cintura, mani e piedi armati di unghie lunghe come artigli…</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Come quel corpo era attaccato contro il masso a due tese al di sopra del suolo?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Attraverso il torace, trattenuto dalla bretella di cuoio, vedemmo la canna di un fucile contorta, mezzo corrosa dalla ruggine…</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;- Pym… mio povero Pym! &#8211; ripeteva Dirk Peters con voce straziante. Poi cercò di rialzarsi per avvicinarsi… per baciare gli avanzi scheletriti del suo povero Pym…</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Le ginocchia gli si piegarono… un singhiozzo gli chiuse la gola… uno spasimo gli fece scoppiare il cuore… e cadde all&#8217;indietro… morto…</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Così dunque, dopo la separazione, il canotto aveva trascinato Arthur Pym attraverso quelle regioni dell&#8217;<a title="Antartide" href="http://www.libriefilm.com/category/generi/viaggi/antartide">Antartide</a>!… Come noi, anch&#8217;esso, dopo aver oltrepassato il polo australe, era caduto nella zona di attrazione del mostro!… E là, mentre la sua imbracazione se ne andava con la corrente del Nord, egli, afferrato dal fluido magnetico, prima d&#8217;essersi potuto liberare dell&#8217;arma che portava a bandoliera era stato scagliato contro il masso…</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;&#8221;Ora il fedele meticcio riposa sulla Terrra della Sfinge, accanto ad Arthur Gordon Pym, l&#8217;eroe le cui stravaganti avventure hanno trovato nel grande poeta americano un non meno strano narratore.&#8221; (9)</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">NOTE</p>
<p style="text-align: justify;">1)      BECKER, Beril, <em>Jules Verne, il viaggiatore della fantasia</em>, Milano, Mursia, 1974, pp. 202-204.</p>
<p style="text-align: justify;">2)      Cfr. CHESNEAUX, Jean, <em>Scienza e avventure: Jules Verne</em>, in <em>Storia della letteratura francese </em>(dir. Da P. Abraham e R. Desné), Milano, Garzanti, 1985, vol. II, pp. 802-803.</p>
<p style="text-align: justify;">3)      SORIANO, Marc, <em>Il caso Verne</em>, Milano, Emme Edizioni, 1982, p. 124.</p>
<p style="text-align: justify;">4) <em> Ibidem</em>, p. 191.</p>
<p style="text-align: justify;">5) <em> Ibidem</em>, p. 248-250.</p>
<p style="text-align: justify;">6)      VERNE, JULES, <em>Edgar Poe et ses oeuvres</em>, 1864, pubblicato in Le Musée des familles.</p>
<p style="text-align: justify;">7) <a title="Gianfranco de Turris" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/gianfranco-de-turris/"> DE TURRIS, Gianfranco</a>, <a title="Tutti i seguiti del Gordon Pym" href="http://www.centrostudilaruna.it/gordonpymseguiti.html"><em>Tutti i seguiti del &#8220;Gordon Pym&#8221;</em></a>, su Il Tempo del 23 maggio 2004.</p>
<p style="text-align: justify;">8)      Su questo arcipelago scomparso, cfr. LAMENDOLA, Francesco, <em>Il mistero delle Isole Auroras</em>, su <em>Il Polo</em>, vol. 3 del 2004, pp. 25-39, e relativa bibliografia.</p>
<p style="text-align: justify;">9)      VERNE, Jules, <em>La Sfinge dei ghiacci</em>, Milano, Mursia, 1977, pp. 255, 258-260.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/jules-verne-e-il-romanzo-polare-la-sfinge-dei-ghiacci.html' addthis:title='Jules Verne e il romanzo polare &#8220;La sfinge dei ghiacci&#8221; ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.centrostudilaruna.it/jules-verne-e-il-romanzo-polare-la-sfinge-dei-ghiacci.html/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
			<coop:keyword><![CDATA[Fantastico]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Italiano]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Letteratura]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Letteratura francese]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Recensioni di libri e film di genere fantastico]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[fantascienza]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Giacomo Bove]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Gordon Pym]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Henry Crouzat]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Jules Verne]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[nautilus]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Poe]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Verne]]></coop:keyword>
	</item>
		<item>
		<title>&#8220;Al polo australe&#8221; di Emilio Salgari, tra mito romantico e suggestioni positivistiche</title>
		<link>http://www.centrostudilaruna.it/al-polo-australe-di-emilio-salgari.html</link>
		<comments>http://www.centrostudilaruna.it/al-polo-australe-di-emilio-salgari.html#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2009 10:07:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francesco Lamendola</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantastico]]></category>
		<category><![CDATA[Italiano]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura italiana]]></category>
		<category><![CDATA[Recensioni di libri e film di genere fantastico]]></category>
		<category><![CDATA[Capo Horn]]></category>
		<category><![CDATA[Emilio Salgari]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Verne]]></category>
		<category><![CDATA[polo]]></category>
		<category><![CDATA[Salgari]]></category>
		<category><![CDATA[Silvio Zavatti]]></category>
		<category><![CDATA[Stella polare]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.centrostudilaruna.it/?p=2548</guid>
		<description><![CDATA[Nella sterminata produzione narrativa di Salgari, l'ambiente polare occupa un posto ragguardevole. Al Polo Australe è ambientato nei pressi di Capo Horn]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/al-polo-australe-di-emilio-salgari.html' addthis:title='&#8220;Al polo australe&#8221; di Emilio Salgari, tra mito romantico e suggestioni positivistiche '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/drago48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Fantastico" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/letteratura48x48.png" width="48" height="48" alt="" title="Letteratura" /><br/><p style="text-align: justify;">Ad Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, nato Verona nel 1862 e morto a Val San Martino (Torino) nel 1911, è toccata una sorte per certi versi analoga a quella di Jules Verne, nel senso che quasi ogni suo connazionale ha letto almeno qualcuno dei suoi libri o, nel peggiore dei casi, ha visto le versioni cinematografiche e televisive tratte da essi, e probabilmente non ce n&#8217;è uno che non pensi di averlo capito &#8211; magari di aver capito che non c&#8217;è proprio niente da capire. <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> è l&#8217;avventura allo stato puro; o no? Prima di rispondere a una tale domanda, notiamo però subito un&#8217;altra analogia con lo scrittore francese. I suoi romanzi furono stampati in tirature favolose, tuttavia (a parte il fatto che egli non ne ebbe alcun vantaggio economico e questo, probabilmente, contribuì alla depressione che lo spinse al suicidio) la critica &#8220;ufficiale&#8221; non lo prese mai in considerazione. Era toccato anche ad altri, più grandi di lui (come Carlo Collodi) oppure più &#8220;piccoli&#8221; &#8211; se è lecito istituire tali confronti &#8211; (come, qualche decennio dopo, sarà il caso di Liala), che come lui hanno venduto libri in quantità molto superiore alla media. Ma non è questa la sede per addentrarci in una discussione sui rispettivi meriti e sui limiti della letteratura &#8220;colta&#8221; e della narrativa popolare; ci limiteremo solo a notare &#8211; di sfuggita &#8211; che la divaricazione fra le due &#8220;culture&#8221; è in Italia più forte che in Francia (e in altri Paesi); e non solo nel campo della letteratura ma anche, per esempio, in quello della canzone d&#8217;autore.</p>
<p style="text-align: justify;">Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> ha scritto moltissimo (si disse, con un amaro gioco di parole, che scriveva per la fame e non per la fama), polverizzando perfino il <em>record </em>di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/honore-de-balzac" target="_blank">Balzac</a></span>, Verne ed Émile Zola, tutti scrittori estremamente prolifici: qualche cosa come 80 romanzi e 150 racconti, suddivisi in alcuni grandi cicli, il più noto dei quali è quello dei corsari: le &#8220;tigri di Mompracem&#8221;, capeggiate dal leggendario principe indiano Sandokan e dal suo fido braccio destro, il portoghese Yanez. Tra i suoi libri più famosi ricordiamo almeno <em>I misteri della jungla nera</em>, del 1895; <em><a title="I pirati della Malesia" href="http://www.libriefilm.com/i-pirati-della-malesia-3/2771">I pirati della Malesia</a>, </em>del 1896; <em><a title="Il corsaro nero" href="http://www.libriefilm.com/il-corsaro-nero-2/2774">Il Corsaro Nero</a>, </em>del 1899; <em><a title="Le tigri di Mompracem" href="http://www.libriefilm.com/le-tigri-di-mompracem-2/2777">Le tigri di Mompracem</a>, </em>del 1901; <em><a title="Jolanda la figlia del corsaro nero" href="http://www.libriefilm.com/jolanda-la-figlia-del-corsaro-nero/2695">Jolanda, la figlia del Corsaro Nero</a>, </em>del 1905; <a title="Sandokan alla riscossa" href="http://www.libriefilm.com/sandokan-alla-riscossa/2776"><em>Sandokan alla riscossa</em></a>, del 1907<em>. </em>E ancora: <em>Le stragi delle Filippine; Il raggio</em> <em>dell&#8217;Atlante; <a title="La scotennatrice" href="http://www.libriefilm.com/la-scotennatrice/3157">La scotennatrice</a>;</em> <em>Le selve ardenti; I naufragatori dell&#8217;Oregon; Il re dell&#8217;aria; La favorita del Mahdi; <a title="Gli ultimi filibustieri" href="http://www.libriefilm.com/gli-ultimi-filibustieri/410">Gli ultimi filibustieri</a>; la stella dell&#8217;Araucania; Il Corsaro Rosso; Il Corsaro Verde; Il re del mare; <a title="Alla conquista di un impero" href="http://www.libriefilm.com/alla-conquista-di-un-impero/2737">Alla conquista di un impero</a>; <a title="Le due tigri" href="http://www.libriefilm.com/le-due-tigri/2775">Le due tigri</a>; la rivincita di Yanez; la vendetta dei Thugs; Gli scorridori del mare; Le tigri del Borneo; la figlia del Cacicco; I pescatori di Trepang; La montagna di fuoco; le pantere di Algeri; Il tesoro del presidente del Paraguay; Duemila leghe sotto l&#8217;America.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nella sterminata produzione narrativa di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, l&#8217;ambiente polare occupa un posto ragguardevole. Silvio Zavatti, in una sua monografia dedicata a tale argomento (1), ha ricordato ed esaminato brevemente nove romanzi di argomento polare, e cioè: <em><a title="Al Polo Australe" href="http://www.libriefilm.com/al-polo-australe-in-velocipede/2712">Al Polo Australe</a>; I naufraghi dello Spitzberg; Una sfida al Polo; Il deserto di ghiaccio; I cacciatori di foche; Al Polo Nord; I pescatori di balene; Padre Crespel nel Labrador; Verso l&#8217;Artide colla &#8220;Stella Polare&#8221;. </em>A tale monografia rimandiamo il lettore (augurandoci che essa possa venire ristampata al più presto); noi ci limitiamo ad aggiungervi un decimo romanzo, fra l&#8217;altro uno dei migliori &#8211; a nostro giudizio &#8211; di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, <em>La Stella dell&#8217;Araucania</em>, ambientato nelle acque dello Stretto di Magellano e fra le isole e i ghiacci della Terra del Fuoco; perché, se è vero che quelle regioni non appartengono, <em>strictu senso, </em>alla geografia polare, lo stesso dovrebbe valere per il romanzo <em>Padre Crespel nel Labrador </em>(che potrebbe aver ispirato, a nostro avviso, il celebre <em>Mabel fra gli Eschimesi</em> di Ginevra Pelizzari, del 1961); ma, d&#8217;altra parte, entrambi hanno un&#8217;ambientazione polare (o, quantomeno, sub-polare), quindi la loro inclusione in questo elenco appare pienamente giustificata.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/al-polo-australe-in-velocipede/2712"><img class="alignleft size-medium wp-image-2574" style="margin: 10px;" title="al-polo-australe" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/al-polo-australe-177x300.jpg" alt="al-polo-australe" width="177" height="300" /></a>La vicenda di <em><a title="Al Polo Australe" href="http://www.libriefilm.com/al-polo-australe-in-velocipede/2712">Al Polo Australe</a> </em>prende l&#8217;avvio da una discussione che si accende, al circolo della Società Geografica Americana di Baltimora, fra lo statunitense Wilkye e l&#8217;inglese Linderman e che sfocia in una vera e propria scommessa, nello stile di tante situazioni analoghe di stampo verniano (a cominciare dalla più celebre di tutte, quella che fa da preambolo a <em>Il giro del mondo in ottanta giorni</em>)<em>. </em>Il primo sostiene che sarà in grado di raggiungere il Polo Sud servendosi di un mezzo assolutamente innovativo: il velocipede; il secondo, invece, è sicuro di poterci arrivare per primo a bordo della sua nave moderna e ultraveloce, la <em>Stella Polare. </em>Nel perfetto stile degli <em>sportsmen </em>anglosassoni (o, almeno, nel perfetto stile della loro immagine pubblica: la realtà era un po&#8217; diversa, come provano le penose vicende Cook-Peary per l&#8217;attribuzione del primato nella conquista del Polo Nord) decidono di partire insieme, a bordo della nave dell&#8217;inglese.</p>
<p style="text-align: justify;">Scrive Silvio Zavatti: &#8220;<em>Nelle vecchie edizioni il titolo era </em><a title="Al Polo Australe in velocipede" href="http://www.libriefilm.com/al-polo-australe-in-velocipede/2712">Al Polo Australe in velocipede</a> <em> e non si capiscono le ragioni che hanno consigliato poi a mutarlo. La trama è abbastanza semplice: due soci della Società Geografica Americana di Baltimora, uno inglese e l&#8217;altro americano, hanno una disputa originata dal fallimento delle spedizioni artiche della </em>Jeannette <em>di De Long e dell&#8217;</em>Eira <em>di Leigh Smith e l&#8217;amor di patria si muta in incontrollato e acre spirito campanilistico. L&#8217;americano, Wilkye, sfida l&#8217;inglese, Linderman, a raggiungere il Polo Sud: il primo farà il tentativo servendosi di velocipedi appositamente studiati e costruiti e il secondo di una nave molto veloce. Attraverso avventure di ogni genere, Wilkye raggiunge la meta e, al ritorno, salva Linderman la cui nave è affondata e riesce a riportarlo in America nonostante la pazzia che lo ha assalito. Nel libro i riferimenti storici sono esatti, la terminologia glaciologica polare appare perfetta e l&#8217;informazione generale segue fino allo scrupolo le conoscenze dell&#8217;epoca. Inoltre lo speciale velocipede usato da Wylkie e dai suoi compagni (fra cui un oriundo italiano) è l&#8217;immaginario prototipo dei moderni &#8216;gatti della neve&#8217;.&#8221; </em>(2)</p>
<p style="text-align: justify;">La partenza avviene solo pochi giorni dopo la scommessa; il viaggio per nave è caratterizzato da burrasche e incidenti imprevedibili, come un duello a dir poco improbabile fra la <em>Stella polare</em> e una  balena, che ricorda quasi una corrida o, meglio, un torneo medioevale, con i due contendenti impegnati a scagliarsi l&#8217;un contro l&#8217;altro con tutte le loro forze.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;elemento decisamente umoristico, che dà il tono un po&#8217; a tutto il romanzo, è qui rappresentato da un grasso commerciante di carni salate che si aggrega alla spedizione americana allo scopo &#8211; in verità piuttosto incongruo &#8211; di ingrassare ulteriormente e poter così essere eletto, al ritorno negli Stati Uniti, presidente del Club dei Grassi. Ed è proprio Bisby, il grassone, che durante lo speronamento della balena da parte della nave viene scagliato fuori bordo e cade sul dorso del cetaceo; poi, dopo che questo &#8211; mortalmente ferito &#8211; è andato a fondo, si ritrova in balìa delle onde sul gelido mare, e deve anche subire l&#8217;attacco di un albatro. Quest&#8217;ultimo episodio è meno fantasioso del precedente, anzi proprio in quelle acque si vedrà, dopo la battaglia navale delle Isole Falkland, l&#8217;8 dicembre 1914, stormi di albatri assalire i naufraghi tedeschi, facendone strage come di inermi prede. (3) Comunque, alla fine Brisby viene salvato dai marinai della <em>Stella Polare, </em>che si erano finalmente accorti della sua scomparsa e avevano invertito la rotta per venirlo a cercare (meno realistica, però, è la prolungata permanenza dell&#8217;uomo nelle acque sub-antartiche, che avrebbero dovuto provocarne la morte per assideramento in pochi minuti).</p>
<p style="text-align: justify;">Il viaggio verso l&#8217;<span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/generi/viaggi/antartide" target="_blank">Antartide</a></span> offre inolte a <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> la possibilità di sfoggiare le sue conoscenze in fatto di storia e geografia, ad esempio mettendo in bocca ai due protagonisti, Wilkye e Linderman, una dotta conversazione sulla reale statura dei Patagoni, che, secondo Pigafetta, erano così alti che un marinaio europeo giungeva sì e no all&#8217;altezza della loro cintura. (4)</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;È laggiù che vivono gli uomini più alti del globo? &#8211; chiese Bisby a Wilkye e a Linderman che osservavano la costa coi cannocchiali.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;- Sì &#8211; rispose l&#8217;americano.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; Ma che sia vero che sono di statura colossale? Mi hanno detto che gli uomini più alti della razza bianca non giungono alla loro cintola.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Frottole &#8211; disse Linderman. &#8211; I primi navigatori che li hanno veduti hanno affermato questo, ma hanno solennemente mentito.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;- E perché, signor Linderman? &#8211; chiese Wilkye.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Perché si è positivamente constatato chela statura dei Patagoni di rado supera i due metri. È bensì vero che taluni navigatori ne hanno veduti di quelli molto alti, come Falkner che nel 1740 ne misurò uno che era alto metri 2,33 e Mayne e Cunningham che videro un capo alto metri 2,88; ma queste sono eccezioni.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Eppure, signor Linderman, io credo che i Patagoni un tempo siano stati assai più giganteschi ed anche altre tribù indiane dovevano avere stature eccezionali. I navigatori Lemaire e Schouten, che visitarono la Patagonia nel 1615, asserirono di aver trovato degli scheletri umani che avevano 11 piedi d&#8217;altezza, circa tre metri e mezzo.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Ci credete?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Oh, non sono essi soli che hanno veduto scheletri così mostruosi. Halmas, che percorse il Perù nel 1515, vide delle ossa umane di una lunghezza eccessiva, ma che, secondo lui, dovevano rimontare ad epoche assai remote: Gnetil vide quelle ossa nel 1715 e ne accertò l&#8217;esistenza; Acosta, che fu nel Messico nel 1588, trovò pure degli scheletri giganti ed i Messicani presentarono a Cortez delle tibie e dei teschi enormi.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Dunque, se si deve credere a queste cose &#8211; disse l&#8217;inglese, &#8211; deve essere stata popolata da tribù di giganti. </em>[…]</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Ma quei giganti americani, come sono scomparsi?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; -Non si sa, ma forse l&#8217;antica razza a poco a poco è deperita. Tuttavia, nei Patagoni, conserva ancora dei campioni notevoli.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Ed anche di quelli straordinariamente deperiti.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Che cosa volete dire, signor Linderman?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Che se in Patagonia vi sono ancora dei giganti, a poche centinaia di metri da loro vivono dei pigmei o quasi.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Infatti ciò è vero. Al di là dello Stretto di Magellano, che in tali punti misura una così breve larghezza che si potrebbe attraversarlo scagliando un ciottolo, vivono i Fuegiani, che si possono considerare gli indiani più piccoli della razza americana. La loro statura non supera i quattro piedi e cinque pollici, ossia neanche un metro e mezzo.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; E come mai questa diversità di statura a una distanza così  breve? &#8211; chiese Bisby che prestava somma attenzione a quel dialogo.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Forse per una naturale deformazione causata dal clima, che è più freddo e dai patimenti, vivendo i Fuegiani come bestie selvagge sempre alle prese con la fame &#8211; rispose Wilkye…&#8221; </em>(5)</p>
<p style="text-align: justify;">Questo brano rispecchia la tipica metodologia con cui <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> si accingeva a scrivere i suoi romanzi di ambientazione esotica. Innanzitutto si documentava, consultando tutti i testi disponibili sul Paese in cui era ambientata la vicenda, sui loro abitanti, sul clima, la flora e la fauna, ecc. &#8211; e, come giustamente osserva Silvio Zavatti, si documentava in modo serio e rigoroso: una sorpresa, forse, per quanti s&#8217;immaginavano questo scrittore &#8220;improvvisare&#8221; esotiche avventure con il solo aiuto dell&#8217;immaginazione. Poi, dopo aver costruito un contesto ambientale verosimile attorno alla vicenda ed ai protagonisti di essa (un po&#8217; come il padre del romanzo storico italiano, Manzoni, aveva fatto per ricreare il &#8220;clima&#8221; del XVII secolo in Lombardia), amava inserire parte di quei dati direttamente nel tessuto narrativo, facendo sfoggio della sua erudizione per mezzo dei dialoghi fra i suoi personaggi &#8211; talvolta, bisogna pur dirlo, a scapito del criterio della verosimiglianza e dello stesso ritmo narrativo. Ad ogni modo, questa tecnica conferisce ai suoi romanzi una dimensione di storicità, e quasi di scientificità, che non dispiace ai lettori e specialmente al pubblico adulto, dal momento che costituisce un utile contrappeso ai voli della fantasia, talvolta scatenati, là dove <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> mette in scena situazioni puramente d&#8217;immaginazione: come quando, in <em>Le due tigri, </em>fa lanciare un rinoceronte indiano alla carica del muretto dietro il quale hanno cercato riparo Sandokan e Yanez, distruggendolo come un castello di carte. (6)</p>
<p style="text-align: justify;">Sempre ne <em><a title="Al Polo Australe" href="http://www.libriefilm.com/al-polo-australe-in-velocipede/2712">Al Polo Australe</a>, </em>dopo che la nave ha superato una burrasca al largo di Capo Horn, <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> ci offre una chiara e persuasiva spiegazione astronomica del fenomeno della notte polare, sempre servendosi di un dialogo fra i personaggi della vicenda, in questo caso l&#8217;audace Wilkye e il buffo ma simpatico Bisby.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Fra mezz&#8217;ora la campana ci radunerà a cena.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; A cena?… &#8211; esclamò Bisy stupito. &#8211; A pranzo, vorrete dire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;- No, amico mio: avete dormito dodici ore e sono quasi le nove di sera.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Ma voi siete pazzo o volete scherzare, Wilkye. Non vedete che splende ancora il sole?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; E che cosa vuol dire ciò?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Che in nessun paese del globo, alle 9 di sera, si vede il sole. Guardate com&#8217;è ancora lontano dall&#8217;orizzonte!</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; Questa regione, mio caro Bisby, è diversa dalle altre, e l&#8217;astro diurno, per ora, non tramonterà che alle undici; fra pochi giorni a mezzanotte e fra qualche settimana non si nasconderà più. Ci illuminerà per ventiquattro ore continue, anzi per tre o quattro mesi, se continueremo a scendere al sud e per sei se toccheremo il Polo.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Ma che storie strabilianti mi narrate, Wilkye?  Volete scherzare, approfittando della mia ignoranza?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; No, vi do la mia parola! Guardate il mio orologio: segna le 8 e 50 minuti ed il sole non accenna a tramontare.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; e anche il mio! &#8211; esclamò Bisby, che cadeva di sorpresa in sorpresa. &#8211; ma che paese è mai questo?… C&#8217;è da impazzire, Wilkye.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; E perché, amco mio?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Perché non comprendo questo fenomeno.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Non è un fenomeno e la spiegazione è semplicissima, mio caro Bisby. Nelle regioni settentrionali, sapete perché le giornate d&#8217;inverno si accorciano?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Non ve lo sparei dire; non m&#8217;intendo che di carni salate.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Semplicemente pel fatto che allora il sole volge i suoi raggi più diretti verso le regioni meridionali, situate al di là dell&#8217;Equatore, le quali appunto allora godono l&#8217;estate. Il Polo Nord, essendo il più lontano dall&#8217;Equatore e quindi anche dal sole che si trova nell&#8217;emisfero australe, a causa della rotondità della terra non può ricevere alcun raggio solare. Infatti se Baltimora, e per conseguenza tutte le regioni situate sullo stesso parallelo, all&#8217;inverno godono di dieci ore di luce, quelle più al nord ne godranno solamente nove, le altre più lontane otto, sette e via via finché talune non ne avranno affatto. La stessa cosa avviene nelle regioni australi. Il sole ha passato l&#8217;Equatore e si allotana sempre più dall&#8217;emisfero settentrionale, scendendo verso sud. I paesi situati al di là del circolo antartico avranno sempre il giorno e la notte, poiché la terra gira, ma il Polo che può considerarsene come il perno, rimane quasi fisso, quindi laggiù il sole durante l&#8217;estate non tramonta mai.  Quando però si allontana e risale nell&#8217;emisfero settentrionale, piomba laggiù una notte orrenda che ha la stessa durata. Aspettate che sopraggiunga l&#8217;autunno, e in queste regioni vedrete il sole allontanarsi rapidamente, le giornate scorciarsi presto, finché regnerà un&#8217;oscurità così profonda che né le stelle né la luna riesciranno a rompere.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8221; &#8211; Brrr! Mi fate venire freddo, Wilkye.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;- Ne avrete allora, Bisby, e molto. Queste regioni si copriranno di nevi e di ghiacci e la temperatura discenderà a 40° e perfino a 50° sotto zero…&#8221; </em>(7)</p>
<p style="text-align: justify;">Non c&#8217;è dubbio che questo dialogo potrebbe ben figurare in un testo didattico per la scuola primaria; e questo è un aspetto della narrativa di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> che andrebbe, a nostro avviso, approfondito, se non altro per rivedere l&#8217;atteggiamento di malcelata diffidenza con il quale la pedagogia &#8220;ufficiale&#8221; accolse la straordinaria diffusione dell&#8217;opera salgariana fra la gioventù. Scrivono infatti Guido Armellini e Adriano Colombo: &#8220;<em>Un altro scrittore per ragazzi</em> <em>di grande successo non ebbe intenti educativi </em>[a differenza di Collodi]<em>, anzi fu a lungo avversato dagli educatori quanto amato dal suo pubblico. Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> (veronese, 1862-1911) amò presentarsi come un capitano di mare a riposo ricco di ricordi;  in realtà aveva seguito studi nautici in gioventù, ma non aveva compiuto più di qualche viaggio nell&#8217;Adriatico. </em>[…] <em>Le sue storie di avventure in mari esotici </em>[…] <em>offrono alla fantasia del lettore situazioni drammatiche , intrecci movimentati, colori accesi: lo stile è enfatico e sommario, ma il ritmo narrativo è avvincente.&#8221; </em>(8)</p>
<p style="text-align: justify;">Ma se è vero che <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> rifiuta di fare esplicitamente della morale con i suoi romanzi (come se la lealtà, il coraggio, il senso della giustizia che animano i suoi personaggi non fossero già una forma di educazione morale per i suoi giovani lettori), nel campo della didattica &#8211; specialmente geografica &#8211; i suoi romanzi formano una vera e propria enciclopedia per ragazzi. Si giudichi come egli descrive la Caverna Mammuth del Nord America, che è a tutt&#8217;oggi (con il suo sviluppo orizzontale di oltre 500 km.) la più vasta fra quelle conosciute, nel romanzo <em>Duemila leghe sotto l&#8217;America</em> in cui l&#8217;ingenere John Webher &#8211; a somiglianza del professor Lidenbrock di <em>Viaggio al centro della Terra -</em> sbuca all&#8217;aperto, dopo un viaggio emozionante, nientemeno che presso il lago Titicaca, fra Perù e Bolivia: <em>&#8220;Nessuna caverna del vecchio mondo, per ampiezza, per profondità e per bellezza  può gareggiare con la caverna del Mammouth nel Kentucky.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;Quell&#8217;immenso antro che s&#8217;addentra nei fianchi di una montagna e che scende nelle viscere della terra trasformando il suolo in una spugna colossale, dovuto chissà mai a  quale cataclisma, si trova a breve distanza dal Green River, quasi nel cuore del Kentucky.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;Parrebbe che una simile caverna dovesse avere un&#8217;apertura smisurata, invece tutt&#8217;altro. Vi si penetra per una specie di pozzo di quaranta piedi di profondità e largo a malapena tre metri, il quale riceve, verso uno degli angoli, le acque di un ruscello che vi si precipitano dentro con un fragore diabolico, udito, là sotto, a grande distanza. La più vigorosa descrizione non può dare che una pallida idea di questa caverna della quale gli americani del nord vanno superbi.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;È un caos di tenebrosi corridoi che salgono nel monte, che scendono nelle viscere della terra or dritti, or spezzati, or vasti e alti, or stretti e tanto bassi da urtarvi con la testa; è un caos di cupole splendide, di antri bizzarri, di celle e cellette, di vòlte immense, di archi spaventevoli, di colonne smisurate, traforate, tagliuzzate, le cui cime si smarriscono sovente nella profonda tenebra.&#8221; </em>(9)</p>
<p style="text-align: justify;">E, accanto alla geografia, la storia: l&#8217;altra grande passione di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>; specialmente la storia contemporanea. I curatori delle opere di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> che si sono presi la briga di verificare le sue fonti, si sono resi conto che egli leggeva quasi tutto quel che era disponibile sull&#8217;argomento che intendeva trattare, anche in fatto di attualità politica. Ad esempio, quando scrisse <em>Le stragi delle Filippine, </em>si documentò minuziosamente sulla relazione di J. Montano, <em>Voyage aux Philipphines, 1879-1881, </em>pubblicato sul <em>Tour du monde</em> nel 1884 e ripubblicato in volume, da Hachette, nel 1886 e su altri testi ed articoli della letteratura specialistica. Il risultato è che il paragrafo conclusivo dell&#8217;opera (che ricorda, nell&#8217;impianto, quello analogo de <em>Le due tigri </em>per la repressione della rivolta dei Sepoys a Delhi) si può leggere come una pagina perfettamente attendibile di storia politico-militare; anche se, ironia della sorte, quando il romanzo uscì in libreria, nel 1898, lo scoppio della guerra ispano-americana doveva capovolgere totalmente l&#8217;esito della lotta d&#8217;indipendenza nell&#8217;arcipelago asiatico:<em>&#8220;La caduta quasi contemporanea di Cavite Vecchia, di Novoleta, di Malabon e di Rosario, come aveva preveduto il generale Polavieja, aveva dato un colpo mortale all&#8217;insurrezione, tale da non poter più mai riaversi.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;Dopo quelle quattro sanguinose battaglie, per gli spagnuoli non fu che una continua vittoria, seguita da numerose sottomissioni.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;Il 10 aprile </em>[del 1897] <em>anche Santa Cruz veniva presa d&#8217;assalto, mentre venivano sconfitte le bande insorte di Pamplona e nuovamente quella di Bulacan.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;Alla metà dello stesso mese, in tutte le province meridionali l&#8217;insurrezione era domata ed il vittorioso generale ritornava in Spagna lasciando l&#8217;incarico al vincitore di Salitran e di S. Nicola di continuare la campagna contro le ultime bande, in attesa dell&#8217;arrivo del generale Primo Rivera.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;Il 25 un tentativo d&#8217;insurrezione a Jolo, nel gruppo delle Solù, fra i deportati, veniva prontamente soffocato colla fucilazione di tutti i capi, mentre nel maggio le truppe spagnuole, sotto la direzione di Primo Rivera e del generale Sucre espugnavano, con venti compagnie, Niaio difeso strenuamente dal capo Aguinaldo, poi Halang, Amadeo e Quintena, facendo prigioniero il capo degli insorti Andrea Bonifacio e finalmente Maragondon.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;Nel mese di giugno il generale Jaramillo espugnava Talisay mentre altre colonne spagnuole facevano prigionieri tremila insorti che avevano abbandonato poco prima la città. Verso la metà venivano iniziate le operazioni militari nel centro di Luzon sconfiggendo le ultime bande insorte. Nel luglio l&#8217;insurrezione si poteva ormai considerare come completamente vinta, dopo nove mesi di sanguinosi combattimenti e dopo la sottomissione della famiglia di Aguinaldo e di cinquemilasettecento insorti.&#8221; </em>(10)</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">NOTE</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">1)      ZAVATTI, Silvio, <em>Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> e i suoi romanzi polari, </em>pubblicazione della Scuola Media Statale <em>Ippolito Nievo </em>di Spilimbergo, 1957 (prov. di Pordenone; all&#8217;epoca prov. di Udine).</p>
<p style="text-align: justify;">2)      ZAVATTI, Silvio, <em>Ibidem, </em>pp. 8-9.</p>
<p style="text-align: justify;">3)      Cfr. HOUGH, Richard, <em>La caccia all&#8217;ammiraglio von Spee, </em>Milano, Longanesi &amp; C., 1971, p.318.</p>
<p style="text-align: justify;">4)      PIGAFETTA, Antonio, <em>Relazione del primo viaggio intorno al mondo, </em>a cura di Manfroni<em>, </em>Milano, Alpes, 1928; e MOSER, Giorgio, <em>Alla scoperta di Magellano, </em>Milano, F.lli Fabbri ed., 1974, pp. 122-24.</p>
<p style="text-align: justify;">5)      SALGARI, Emilio, <em><a title="Al Polo Australe" href="http://www.libriefilm.com/al-polo-australe-in-velocipede/2712">Al Polo Australe</a>, </em>Bologna, Carroccio, 1961, pp. 31-32.</p>
<p style="text-align: justify;">6)      Cfr. SALGARI, Emilio, <em>Le due tigri</em>, Bologna, Carroccio, p. 58.</p>
<p style="text-align: justify;">7)      SALGARI, Emilio, <em><a title="Al Polo Australe" href="http://www.libriefilm.com/al-polo-australe-in-velocipede/2712">Al Polo Australe</a>, </em>cit., pp. 55-56.</p>
<p style="text-align: justify;">8)      ARMELLINi, G.-COLOMBO, A., <em>La letterarura italiana, </em>Bologna, Zanichelli, 1999, vol. 8, pp. 425-426.</p>
<p style="text-align: justify;">9)      SALGARI, Emilio, <em>Ventimila leghe sotto l&#8217;America, </em>Milano, Bietti, 1974, pp.27-28.</p>
<p style="text-align: justify;">10)  SALGARI, Emilio, <em>Le stragi delle Filippine </em>(a cura di M. Spagnol), Milano, Mondadori, 1974, p. 222.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tratto, con il gentile consenso dell&#8217;Autore, dal sito <a href="http://www.ariannaeditrice.it">Arianna Editrice</a>.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/al-polo-australe-di-emilio-salgari.html' addthis:title='&#8220;Al polo australe&#8221; di Emilio Salgari, tra mito romantico e suggestioni positivistiche ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.centrostudilaruna.it/al-polo-australe-di-emilio-salgari.html/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
			<coop:keyword><![CDATA[Fantastico]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Italiano]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Letteratura]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Letteratura italiana]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Recensioni di libri e film di genere fantastico]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Capo Horn]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Emilio Salgari]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Jules Verne]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[polo]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Salgari]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Silvio Zavatti]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Stella polare]]></coop:keyword>
	</item>
		<item>
		<title>Gli incubi del 2000. Salgari e Verne di fronte al futuro</title>
		<link>http://www.centrostudilaruna.it/gli-incubi-del-2000-salgari-e-verne-di-fronte-al-futuro.html</link>
		<comments>http://www.centrostudilaruna.it/gli-incubi-del-2000-salgari-e-verne-di-fronte-al-futuro.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 May 2009 17:04:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gianfranco de Turris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articoli sul fantastico in generale]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastico]]></category>
		<category><![CDATA[Italiano]]></category>
		<category><![CDATA[Emilio Salgari]]></category>
		<category><![CDATA[futuro]]></category>
		<category><![CDATA[Herbert Lottman]]></category>
		<category><![CDATA[Howard]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Verne]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Howard]]></category>
		<category><![CDATA[Salgari]]></category>
		<category><![CDATA[Verne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.centrostudilaruna.it/?p=2320</guid>
		<description><![CDATA[Il tema antiutopico nella letteratura di Jules Verne e di Emilio Salgari]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/gli-incubi-del-2000-salgari-e-verne-di-fronte-al-futuro.html' addthis:title='Gli incubi del 2000. Salgari e Verne di fronte al futuro '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/drago48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Fantastico" /><br/><p style="text-align: right;"><em>”Io ora mi domando se aumentando la tensione elettrica,</em></p>
<p style="text-align: right;"><em> l’umanità intera, in un tempo più o meno lontano,</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>non finirà per impazzire”.</em></p>
<p style="text-align: right;">Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span></p>
<p style="text-align: right;"><em>“Non c’è dunque rimedio a tutto questo?”</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>“Nessuno, fintantoché seguiremo le finanze e le macchine”</em></p>
<p style="text-align: right;">Jules Verne</p>
<p style="text-align: justify;">Un luogo comune, specie in passato, è stato quello di appaiare Jules Verne ed Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, in quanto fra loro contemporanei e considerati autori per la gioventù. Ma, lasciando da parte i luoghi comuni, le cose non stanno proprio così.</p>
<div id="attachment_2322" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><img class="size-medium wp-image-2322" title="jules-verne" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/jules-verne.jpg" alt="Jules Verne (Nantes, 8 febbraio 1828 – Amiens, 24 marzo 1905)" width="200" height="279" /><p class="wp-caption-text">Jules Verne (Nantes, 8 febbraio 1828 – Amiens, 24 marzo 1905)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Quel che divideva i due scrittori a me sembra fosse qualcosa di più profondo che va al di là &#8211; e perciò li distingue &#8211; da alcune consonanze esteriori, cioè, l’essere alla fin fine due prolifici romanzieri di avventure molto popolari, impropriamente considerati per ragazzi, che hanno vissuto e pubblicato durante gli stessi anni. E questa differenza va ricercata nello spirito con cui entrambi scrivevano i loro libri e, soprattutto, nel <em>pathos</em> che li caratterizzava. Nel senso che in <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> c’era, in Verne quasi per nulla, anche nei suoi romanzi più avvincenti e drammatici come possono essere <em>Ventimila leghe sotto i mari</em> e <em>I figli del capitano Grant</em>. Personaggi sanguigni e romantici come il Corsaro Nero e soprattutto Sandokan, non sarebbero mai potuti uscire dalla penna dello scrittore francese (forse soltanto il capitano Nemo vi si avvicina un po’).</p>
<p style="text-align: justify;">Questo per dire che non sembra molto possibile, al di là di un modo di dire, effettuare un parallelo fra i due, benché sia una abitudine più che compierlo riferirvisi superficialmente come giudizio scontato: casomai, ora che dagli anni Settanta anche in Italia si conosce bene un altro scrittore, l’americano Robert E. Howard, è viceversa con lui che un parallelo si può fare riferendosi a <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span>, nonostante le epoche e le culture diverse in cui vissero, perché entrambi hanno &#8211; appunto &#8211; lo stesso spirito e lo stesso <em>pathos</em>, la stessa vibrante immaginazione evasiva, e lo stesso grande desiderio di avventura e di grandi eroi selvaggi, la stessa fantasia lussureggiante e la stessa aggettivazione rutilante e barocca. Il tutto assai lontano dalla tranquilla  mentalità “borghese” e spesso didattica di Verne.</p>
<p style="text-align: justify;">Inoltre, se la tipicità verniana è quella della anticipazione scientifica o della introduzione nei suoi romanzi dell’uso o dello sviluppo più avanzato di certe invenzioni già note alla scienza tra la metà dell’Ottocento e l’inizio del <a title="novecento" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-contemporanea">Novecento</a>, tanto da far comunemente inserire lo scrittore francese acconto a Herbert George Wells come precursore e addirittura “padre” della moderna fantascienza, al contrario Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> non era molto portato per la speculazione avveniristica e raramente inserì nel complesso delle sue opere marchingegni e macchinari che andassero oltre la tecnologie del proprio tempo, a parte forse lo Sparviero, la strordinaria “macchina volante” presente ne <em>I Figli dell’Aria</em> (1904) e <em>Il Re dell’Aria</em> (1907).</p>
<div id="attachment_2323" class="wp-caption alignright" style="width: 195px"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=9788806179298" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-2323" title="ventimila-leghe" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/ventimila-leghe-185x300.jpg" alt="Jules Verne, Ventimila leghe sotto i mari" width="185" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Jules Verne, Ventimila leghe sotto i mari</p></div>
<p style="text-align: justify;">Detto questo ecco però l’eccezione che conferma la regola. Ci sono due romanzi di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> e di Verne che hanno una affinità talmente inattesa e sorprendente da consentire un parallelo fra essi al punto da rivelare una curiosa consonanza di idee, più unica che rara. Parallelo che però si è potuto scoprire soltanto dalla metà degli anni Novanta del secolo scorso, come si dirà. Ci riferiamo a due opere, le uniche in sostanza in cui il francese e l’italiano, a differenza dell’inglese Wells, hanno proiettato chiaramente ed esplicitamente in un per loro lontano futuro l’immaginazione. Si tratta di <em>Paris au XX siècle</em> scritto nel 1863, rifiutato dall’editore Hetzel e pubblicato soltanto nel 1994, in cui si descrive la Parigi del 1960, e di <em>Le meraviglie del duemila</em> scritto nel 1903 e pubblicato nel 1907 in cui si descrive il mondo del 2003.</p>
<p style="text-align: justify;">Cosa accomuna questi due romanzi? Una visione pessimistica del nostro domani ed una idea non proprio positiva che gli effetti dello sviluppo tecnico-scientifico avrebbero prodotto sull’uomo e sulla società. Potrà sembrare sorprendente, ma sia il trentacinquenne esordiente romanziere francese, sia il già famoso trentanovenne scrittore italiano la pensavano nello stesso modo circa le famose “magnifiche sorti e progressive” dell’umanità. Ma è esattamente così: nessuno dei due negava il progresso materiale o si dimostrava scettico circa il suo prodursi, ed infatti entrambi si diffondono nella descrizione di nuovi marchingegni di ogni tipo che in apparenza migliorano la vita delle persone, ma allo stesso tempo entrambi mettevano esplicitamente in guardia dal fatto che tutte queste novità tecnico-industriali non portassero alla fin fine un vantaggio spirituale, psicologico e addirittura culturale.</p>
<p style="text-align: justify;">Vediamo come e perché. <em>Paris au XX siècle</em> fu il secondo o terzo romanzo scritto da Verne. Il primo, com’è noto, fu <em>Cinq semaines en ballon</em>, scritto nel 1862 col titolo <em>Voyage en l’air</em>, venne pubblicato il 31 gennaio 1863 da Hetzel; nel 1863-4 Verne scrisse <em>Les anglais au Pole Nord</em>, che venne pubblicato prima a puntate sul “Magasin d’éducation et récréation” (20 marzo 1864-5 dicembre 1865) e poi in due tomi il 4 maggio 1866 col titolo <em>Voyages et aventures du capitaine Hatteras</em>, preceduto quindi sia dal <em>Voyage au centre de la Terre</em> (scritto nel 1864, pubblicato il 25 novembre 1864), sia da <em>De la Terre à la Lune</em> (scritto nel 1865, pubblicato il 25 ottobre 1865).</p>
<div id="attachment_2324" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=9788863110432" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-2324" title="le-meraviglie-di-parigi" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/le-meraviglie-di-parigi.jpg" alt="Jules Verne, Le meraviglie di Parigi" width="200" height="298" /></a><p class="wp-caption-text">Jules Verne, Le meraviglie di Parigi</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Paris </em>venne scritto nel 1863, prima o mentre veniva elaborato <em>Hatteras</em>: di certo fu presentato all’editore come terzo manoscritto. Hetzel lo rifiutò decisamente, Verne non lo riprese in mano mai, rimase chiuso nella cassaforte del figlio Michel e venne scoperto dal pronipote Jean (figlio di Jean Jules, figlio di Michel) per puro caso soltanto nel 1989, una edizione critica a cura di Pietro Gondolo della Riva apparve nel settembre 1994. Le critiche di Hetzel furono durissime e senza vie d’uscita: “Sono desolato di quanto devo scriverle”, si legge in una sua lettera a Verne. “Consideri un disastro per il suo nome la pubblicazione di quest’opera. Farebbe pensare che [<em>Cinq semaines en ballon</em>] sia stato un colpo fortunato. Avendo <em>Hatteras</em>, io so che l’eccezione alla regola è questo lavoro mancato, ma il pubblico non lo sa&#8230; Lei non è maturo per questo libro, lo rifaccia fra vent’anni”. Sul manoscritto si trovano commenti di Hetzel di questo tenore: “Per me non ha niente di allegro”, “Questa roba non regge”, “Non c’è senso della misura e neanche gusto”, “Qui zoppica”, “C’è poco da fare, tutte queste critiche, tutte queste ipotesi non mi sembrano interessanti”, “Oggi non crederanno alla sua profezia, non interesserà a nessuno”.</p>
<p style="text-align: justify;">Insomma, un vero disastro letterario che, al di là delle critiche stilistiche anche giuste (in fondo era una prima stesura e tale rimarrà per sempre), a noi 140 anni dopo interessa al contrario moltissimo. Infatti, Hetzel rimase soprattutto sconcertato dal pessimismo verniano, anche se negli altri due romanzi che aveva letto ed approvato (anche se con modifiche) questo pessimismo nella scienza era già visibile. Come nota Herbet Lottman nel suo <em>Jules Verne</em> (Mondadori, 1999) in <em>Cinq semaines </em>tutta la scienza dell’ingegner Fergusson nulla può per evitare il disastro del pallone, e in <em>Hatteras </em>l’avventura polare si risolve in un completo disastro nonostante i nuovi mezzi tecnici adottati, al punto che nella versione originale poi fatta modificare da Hetzel il capitano si suicida in un vulcano in eruzione.</p>
<p style="text-align: justify;">Qual era il mondo immaginato dal giovane scrittore per il 1960? Semplicemente una società francese che aveva compiuto un grande progresso meccanico e scientifico, ma contemporaneamente aveva relegato nel ghetto la cultura umanistica, la letteratura, la poesia, la vera musica, i cui rari cultori venivano considerati come minimo degli stravaganti scansafatiche, come massimo dei matti da tenere a distanza.</p>
<div id="attachment_2325" class="wp-caption alignright" style="width: 195px"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=9788883092633" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-2325" title="il-castello-dei-carpazi" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/il-castello-dei-carpazi-185x300.jpg" alt="Jules Verne, Il castello dei Carpazi" width="185" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Jules Verne, Il castello dei Carpazi</p></div>
<p style="text-align: justify;">La Parigi del 1960 immaginata nel 1863 ha cinque milioni di abitanti, si estende per dieci leghe ed ha distrutto tutta la compagna intorno, in compenso possiede  quattro cerchi concentrici di ferrovie su viadotti e viene considerata un “porto di mare” dato che i bacini idrici scavati nelle pianure di Grenelle e Issy ospitano migliaia di imbarcazioni ed è stato costruito un canale di 140 km sino a Rouen, largo 70 metri e profondo 20; i treni vanno ad aria compressa e sono collegati magneticamente al “tubo vettore”; le automobili sono alimentate “da aria dilatata dalla combustione del gas”, cioè idrogeno distribuito da “colonnine predisposte alle stazioni”; fili elettrici come una “immane ragnatela” solcano i cieli della città; dappertutto “manifesti trasparenti sui quali l’elettricità scrive pubblicità a lettere di fuoco”; le case sono servite da silenziosi ascensori elettrici; le abitazioni sono rifornite di acqua a buon mercato grazie ad uno sbarramento della Senna e all’uso di turbine, ed anche la forza motrice è inoltrata a domicilio; gli uffici sono muniti di “telegrafia elettrica  privata” e da “telegrafia fotografica”; per le strade grandi orologi parlanti rispondono alla richiesta dell’ora.</p>
<p style="text-align: justify;">In compenso, però, l’economia e la finanza fanno aggio sulla politica dominata dai capitalisti; l’istruzione pubblica, totalmente in mano alla Società Generale di Credito Istruzionale, è gestita da privati che privilegiano le materie scientifiche ed economiche; l’università è organizzata come una fabbrica, anzi “una caserma dell’istruzione”; le materie letterarie sono in decadenza, il francese è quasi una “lingua morta” (perché scienziati, filosofi e commercianti attingano alle lingue straniere), latino e greco sono ormai “lingue sepolte”; i grandi <a title="autori classici" href="http://www.libriefilm.com/category/generi/autori-classici">autori classici</a> sono negletti e dimenticati, e se ristampati le loro opere rifatte e adattate ai nuovi gusti; l’Institut de France non accetta più letterati; se si scrivono poesia devono avere per soggetto la scienza e le sue meraviglie; sopravvive solo il teatro, ma tutto prodotto dal Grande Emporio Drammatico, che sforna commedie scritte quasi in una catena di montaggio.</p>
<p style="text-align: justify;">È un’epoca in cui “la famiglia tende a disgregarsi, in cui l’interesse individuale spinge ciascuno dei suoi membri in una direzione diversa, in cui il bisogno di arricchirsi ad ogni costo uccide i sentimenti del cuore, il matrimonio sembra un’eroica inutilità”, e quindi si cerca di avere il minor numero di figli possibile.</p>
<p style="text-align: justify;">Insomma, “questo mondo”, come dice Jacques che avrebbe voluto fare il militare di carriera ed invece è impiegato della Compagnia Generale delle Miniere in Mare, “non è altro che un mercato, un’immensa fiera”, dove, afferma  Quinsonnas, musicista in segreto, ufficialmente capo contabile, “il primo dovere dell’uomo è guadagnar denaro”. Insieme ad essi Michel, 16 anni, vincitore di un inutile premio di poesia, costretto anch’egli a trovar lavoro prima in banca poi a scrivere commedie nell’apposito ufficio adibito alla bisogna per guadagnarsi da vivere. L’esito è disastroso. La flebile trama di <em>Paris au XX siècle</em> è questa: attraverso le peripezie di Michel descrivere l’incubo di un futuro mercantile, scientificizzato, nelle mani di finanzieri e  banchieri, privo della luce che solo la cultura umanistica può dare, non certo quella commercializzata e superbanalizzata. Romanzo iper-pessimistico in cui il ragazzo, perso il lavoro, privo di denaro, vaga in una città sepolta dalla neve del più duro inverno di quell’epoca (sono le pagine migliori del libro) alla ricerca di suo zio, del suo antico professore e della nipote quindicenne di cui si è ovviamente innamorato. Non riesce a trovare nessuno e nell’ultima riga de libro “cade privo di sensi sulla neve” dopo essersi aggirato fra le tombe monumentali dei grandi scrittori dimenticati nell’immenso cimitero del “Père Lachaise”. Fine.</p>
<img class="size-medium wp-image-2326" title="emilio_salgari" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/emilio_salgari.jpg" alt="Emilio Salgari (Verona, 21 agosto 1862 – Torino, 25 aprile 1911)" width="138" height="198" />
<p style="text-align: justify;">Pessimismo allo stato puro, come si vede. Non è meno incubico, a ben guardare oltre le apparenze, L<em>e meraviglie del duemila</em>. Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> lo scrisse insieme alla <em>Bohème italiana</em>, considerando che avrebbero dovuti uscire con lo pseudonimo di “Guido Altieri”, nel 1903 per Bemporad, quando era ancora sotto contratto con Donath, ma l’editore fiorentino attese che scadesse questo impegno e quindi li pubblicò ambedue col vero nome del loro autore. E, a sessanta anni precisi da quando il suo collega francese aveva redatto l’ancora inedito <em>Paris</em>, lo scrittore veronese ne ricalca quasi esattamente i termini: il mondo americano ed europeo del XXI secolo ha compiuto grandi passi avanti dal punto di vista tecnico, ma penalizzando l’uomo in quanto tale, che ne subisce le terribili conseguenze.</p>
<p style="text-align: justify;">La società del Terzo Millennio possiede la radiosveglia, il giornale parlato, il giornale visivo, abiti di stoffa vegetale, pasti in pillole, pasti automatizzati, posta meccanica, fabbriche e officine senza operai, raccolta dei rifiuti automatizzata, treni ad aria compressa, bar e ristoranti in cui si mangia in piedi, energie alternative prodotte dalle correnti marine, al Polo Artico sono stati costruiti grandi alberghi per “ricchi europei” gestiti dagli “anarchici” che impegnati in simili attività non pensano alle loro “pericolose teorie”. In più, i cinesi sono un miliardo e cinquanta milioni, gli italiani cinquanta milioni e fanno parte di una “Grande Italia” che comprende non solo Trentino ed Istria, ma anche la Dalmazia ex veneta, Nizza, la Corsica e addirittura Malta. Inoltre il Commonwealth britannico si è praticamente disgregato, così come in parte l’Impero asburgico. Dal punto di vista sociale, poiché “l’elettricità ha ucciso il lavoratore” (infatti le fabbriche sono automatizzate), gli operai si sono riciclati in agricoltori e pescatori, ed il socialismo, come ideologia della classe lavoratrice, è scomparso.</p>
<a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=9788804510253" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-2327" title="avventure-al-polo" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/avventure-al-polo-195x300.jpg" alt="Emilio Salgari, Avventure al Polo" width="195" height="300" /></a>
<p style="text-align: justify;">Tutto questo vedono i due protagonisti del romanzo, il ricco americano James Brandock e lo scienziato Toby Holker, che nel 1893 decidono di farsi addormentare grazie ad un siero ricavato da una pianta chiamata “il fiore della resurrezione”, per risvegliarsi 110 anni dopo in un mondo diverso dal loro. Accolti nel 2003 da un discendente dello scienziato sono portati in giro per il pianeta ad osservare, appunto, le meraviglie del 2000. Che lo sono di certo in quanto migliorie esteriori del vivere, ma che alla fine, esattamente come in Jules Verne, presentano un lato negativo.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> non insiste sulla contrapposizione fra scienza e cultura umanistica, quanto piuttosto evidenzia un aspetto più concreto che deriva qui direttamente dalle nuove tecnologie e <em>in primis</em> dall’uso pervasivo dell’elettricità. Non solo esse risultano impotenti di fronte allo scatenarsi delle forze primordiali della Natura (la città sottomarina viene divelta dai suoi ancoraggi, il battello aereo precipita), cosa che del resto aveva scritto anche Verne nel suo <em>Paris </em>(“tutte le risorse della scienza” risultano impotenti contro l’ondata di gelo che sommerge la Francia), ma indirettamente incidono in modo negativo sul vivere della collettività.</p>
<p style="text-align: justify;">Nonostante l’imperversare di gadget e di agevolazioni pratiche, <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> se la immagina frenetica, incalzante, angosciante, senza più alcun momento di calma e di pausa ma sempre frettolosa: “La gente che si affolla nelle vie vicine pare che cammini sui tizzoni”, “perfino le signore marciano a passo di corsa come se avessero paura di perdere il treno”, per tutti è normale “correre così frettolosamente”.</p>
<p style="text-align: justify;">Fretta, fretta, fretta: non sembrano i giorni nostri? “È la grande tensione elettrica che agisce sui loro nervi. Il mondo è impazzito o quasi” commenta Toby Holker. Proprio così, tanto che ai due viaggiatori provenienti dal XIX secolo ad un certo punto accade lo stesso: “Una viva eccitazione si era impadronita di Toby e Brandock. I loro muscoli sussultavano, le loro membra tremavano e, lisciandosi i capelli, facevano sprigionare delle scintille elettriche”. Sembra la descrizione di un elettroshock! L’aria è infatti satura di elettricità, la tensione insopportabile per chi non vi è abituato. Verso la conclusione della storia, la situazione precipita: “Io non so che cosa mi prenda”, dice Brandock. “Le mie membra tremano tutte ed i miei muscoli sussultano come se ricevessero delle continue scosse elettriche”; “Questa intensa elettricità, che ormai ha saturato l’aria del globo e alla quale noi non siamo abituati, temo che ci sia fatale. Noi siamo uomini d’altri tempi”, commenta Toby; “Si direbbe che il mio cervello riceve delle continue scosse”, aggiunge Brandock. È proprio questo il motivo per cui non sopravviveranno alla loro avventura.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8872351812" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/meravigliedelduemila.bmp" border="0" alt="Emilio Salgari, Le meraviglie del Duemila. Con altri racconti di fantascienza" width="95" height="138" align="right" /></a> Peggio della morte vengono dichiarati “pazzi, e per di più pazzi inguaribili”. Il motivo? Commenta un medico: “Sia l’elettricità intensa a cui non erano abituati o l’emozione prodotta dalle nostre meravigliose opere, il loro cervello ha subito una scossa tale da non guarire più”. “Tanto valeva che non si fossero risvegliati dal loro sonno secolare”, chiosa malinconicamente il pronipote. E l’autore, prendendo direttamente la parola, conclude con un aperto monito la sua visione futuribile: “Io ora mi domando se aumentando la tensione elettrica, l’umanità intera, in un tempo più o meno lontano, non finirà per impazzire. Ecco un grande problema che dovrebbe preoccupare le menti dei nostri scienziati”.</p>
<p style="text-align: justify;">Queste cose pensava, nelle vesti del “cap. Guido Altieri”, Emilio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> nel 1903, cose assai simili a quelle che aveva pensato quarant’anni prima il giovane Jules Verne che, nel suo romanzo sdegnosamente respinto da Hetzel, aveva descritto un “secolo febbrile in cui la moltitudine di affari non lascia alcun riposo e non consente alcun ritardo”, in cui uomini e donne usufruiscono delle sue meraviglie ma “senza gioia poiché, dalla loro andatura incalzante, dal loro passo frettoloso, dal loro impeto americano, si intuiva che il demone della prosperità li spingeva avanti senza posa e senza quartiere”.</p>
<p style="text-align: justify;">Oltrepassate da un pezzo e da poco entrambe le date indicate dai due scrittori nelle loro eccentriche storie avveniristiche (eccentriche rispetto alla produzione nota e abituale) noi che possiamo dire?</p>
<p style="text-align: justify;">La risposta sembra, a questo punto, evidente: in <em>Paris au XX siècle</em> e ne <em>Le meraviglie del duemila</em>, opere tenute per motivi diversi in scarsa considerazione, Verne e <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> sono riusciti a ben individuare quali sarebbero stati i lati negativi, gli errori del “mondo moderno”: il progresso vertiginoso non avrebbe portato soltanto benefici materiali, ma anche effetti negativi nell’umanità che non avrebbero del tutto ripagato il benessere fisico. È una critica, anche abbastanza esplicita, a quella che oggi viene definita l’“americanizzazione del mondo”, non tanto in termini di super-tecnologia alla portata di tutti, quanto di come essa ha profondamente modificato il nostro modo di vivere e di essere, quindi la nostra mentalità: ricerca disperata della <em>prosperity </em>ad ogni costo, efficientismo, velocità, spasmodico arrivismo, commercializzazione di tutto (compresa l’istruzione e la cultura), ogni cosa ridotta a merce, declassamento dell’umanesimo, trionfo dello scientismo, dittatura delle banche e della finanza.</p>
<p style="text-align: justify;">Non è che avessero in fondo tutti i torti, anche perché queste loro critiche furono praticamente le stesse, approfondite in vario modo, di tutta quella che negli anni Trenta del <a title="Novecento" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-contemporanea">Novecento</a> venne chiamata la “letteratura della crisi” e che coinvolse pensatori di ogni tendenza ideologica e filosofica. Quello di Verne e <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/emilio-salgari" target="_blank">Salgari</a></span> era un mettere in guardia i contemporanei nei confronti di un futuro negativo che non volevano si realizzasse. Hanno fallito, non ci sono riusciti, si deve dire, ma così hanno scritto entrambi delle vere, piccole antiutopie: società che paventavano e che noi viviamo in pieno. O quasi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align: justify;">(Relazione tenuta a Fiuggi il 18 marzo 2005, in occasione della Italcon 31).</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/gli-incubi-del-2000-salgari-e-verne-di-fronte-al-futuro.html' addthis:title='Gli incubi del 2000. Salgari e Verne di fronte al futuro ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.centrostudilaruna.it/gli-incubi-del-2000-salgari-e-verne-di-fronte-al-futuro.html/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
			<coop:keyword><![CDATA[Articoli sul fantastico in generale]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Fantastico]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Italiano]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Emilio Salgari]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[futuro]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Herbert Lottman]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Howard]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Jules Verne]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Robert Howard]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Salgari]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Verne]]></coop:keyword>
	</item>
		<item>
		<title>Tutti i seguiti del Gordon Pym</title>
		<link>http://www.centrostudilaruna.it/gordonpymseguiti.html</link>
		<comments>http://www.centrostudilaruna.it/gordonpymseguiti.html#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 01 Jan 2000 17:25:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gianfranco de Turris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantastico]]></category>
		<category><![CDATA[Italiano]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura inglese e nordamericana]]></category>
		<category><![CDATA[Recensioni di libri e film di genere fantastico]]></category>
		<category><![CDATA[Antartide]]></category>
		<category><![CDATA[Arkham]]></category>
		<category><![CDATA[Blackwood]]></category>
		<category><![CDATA[Dagon]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Haller]]></category>
		<category><![CDATA[Dario Argento]]></category>
		<category><![CDATA[Edgar Allan Poe]]></category>
		<category><![CDATA[Gordon Pym]]></category>
		<category><![CDATA[Guillermo Del Toro]]></category>
		<category><![CDATA[horror]]></category>
		<category><![CDATA[John Carpenter]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Verne]]></category>
		<category><![CDATA[Lord Dunsany]]></category>
		<category><![CDATA[Lovecraft]]></category>
		<category><![CDATA[Lucio Fulci]]></category>
		<category><![CDATA[Machen]]></category>
		<category><![CDATA[Miskatonic]]></category>
		<category><![CDATA[Peter Jackson]]></category>
		<category><![CDATA[Poe]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Tarantino]]></category>
		<category><![CDATA[Re-animator]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Corman]]></category>
		<category><![CDATA[Stuart Gordon]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://runa.netsons.org/gordonpymseguiti.html</guid>
		<description><![CDATA[I libri e i film che hanno ripreso i contenuti de Le avventure di Gordon Pym di Edgar Allan Poe]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/gordonpymseguiti.html' addthis:title='Tutti i seguiti del Gordon Pym '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/drago48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Fantastico" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/letteratura48x48.png" width="48" height="48" alt="" title="Letteratura" /><br/><p align="justify"><a rel="nofollow" href="http://tracker.tradedoubler.com/click?p=10388&amp;a=915108&amp;g=0&amp;url=http://www.bol.it/libri/scheda/ea978884302871" target="_blank"><img style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="http://www.centrostudilaruna.it/immagini/gordonpymnewton.bmp" border="0" alt="Edgar Allan Poe, Le avventure di Gordon Pym (ed. Newton &amp; Compton)" width="95" height="151" align="left" /></a> Il Gordon Pym di Poe ha avuto due seguiti ideali. In uno dei suoi &#8220;viaggi straordinari&#8221; per così dire minori, <em>La sphinx des glaces</em> (1897), Jules Verne offre una spiegazione razionale e &#8220;scientifica&#8221; dell&#8217;immensa, misteriosa &#8220;figura avvolta in un sudario&#8221; dal &#8220;perfetto biancore della neve&#8221; che il naufrago intravede prima della conclusione della sua odissea marina: è, appunto, la &#8220;sfinge dei ghiacci&#8221; dove vengono trovati i resti dell&#8217;imbarcazione e addirittura lo scheletro di Pym (il che contraddice quanto aveva scritto Poe, secondo cui quest&#8217;ultimo si salva).</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Assai più complesso il romanzo che H.P. <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/howard-phillips-lovecraft" target="_blank">Lovecraft</a></span> scrisse nel 1931 e pubblicò nel 1936, un anno prima della morte, a puntate su <em>Astounding Stories</em>: <em>At the mountains of madness</em>. Lovecrat era un devoto di Poe, che considerava uno dei suoi maestri, insieme a Lord Dunsany, Blackwood e Machen, e tutto il romanzo è costellato di riferimenti al Gordon Pym per concludersi con un&#8217;esplicita citazione: quell&#8217;enigmatico richiamo &#8211; <em>Tekeli-li, Tekeli-li! </em>- per il quale non esiste spiegazione. Opera fondamentale perché, nell&#8217;&#8221;oggettivo&#8221; resoconto di una spedizione organizzata della Università Miskatonic di Arkham in <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/generi/viaggi/antartide" target="_blank">Antartide</a></span>, <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/howard-phillips-lovecraft" target="_blank">Lovecraft</a></span> espone finalmente in modo dettagliato la cosmogonia dei cosiddetti &#8220;miti di Cthulhu&#8221;, la descrizione esaustiva di una civiltà extraterrestre non-umana discesa sulla Terra millenni prima della comparsa dell&#8217;uomo, e l&#8217;orribile scoperta che fanno gli esploratori: essa ha lasciato lì, sotto i ghiacci del Polo Sud, &#8220;i suoi servitori&#8221;&#8230;</p>
<p align="justify">
<p align="justify"><a rel="nofollow" href="http://tracker.tradedoubler.com/click?p=10388&amp;a=915108&amp;g=0&amp;url=http://www.bol.it/libri/scheda/ea978880449279" target="_blank"><img style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="http://www.centrostudilaruna.it/immagini/gordonpymmondadori.bmp" border="0" alt="Edgar Allan Poe, Le avventure di Gordon Pym (ed. Mondadori)" width="140" height="234" align="right" /></a> È almeno dal 2002 che si parla di una versione cinematografica de <em>Le montagne della follia</em>: regista dovrebbe essere Guillermo Del Toro, noto per essere autore di alcuni <em>horror </em>che hanno riscosso un buon successo fra gli appassionati. C&#8217;è molta attesa e tutti sperano che per Del Toro avvenga quel che è successo per Peter Jackson, anch&#8217;egli in precedenza noto per alcuni originali film dell&#8217;orrore ma esploso con <em>Il signore degli anelli</em>. Però, oltre alle proprie capacità, ci vogliono molti soldi per produrre quegli effetti speciali come quelli che sono stati il nerbo della trilogia filmica tolkieniana. Il fatto che il produttore di Del Toro sia la Dreamworks di Spielberg potrebbe far ben sperare. Il fatto è che <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/howard-phillips-lovecraft" target="_blank">Lovecraft</a></span> è un autore sfortunatissimo nelle riduzioni cinematografiche: film direttamente ispirati a suoi romanzi o racconti come <em>La città dei mostri</em> di Roger Corman (1963), <em>La morte dall&#8217;occhio di cristallo</em> di Daniel Haller (1963), <em>Re-animator</em> di Stuart Gordon (1986), <em>Dagon</em> ancora di Stuart Gordon (2001), solo per citarne alcuni, in genere sono pasticci di varie tematiche lovecraftiane: non solo tradiscono le trame delle storie originali, ma non riescono neppure a rendere appieno l&#8217;atmosfera tipica dello scrittore di Providence, i suoi incubi e le sue allucinazioni che non sono solo esplicite, quanto <a href="http://www.centrostudilaruna.it/simboli.html">simboliche</a> e indirette.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Assai meglio i film ispirati alla visione del mondo lovecraftiana, ai suoi personaggi tipici, al senso della realtà assediata dall&#8217;ignoto incubi, come in alcune pellicole dei nostri Lucio Fulci e Dario Argento, ma anche di Quentin Tarantino. Forse il miglior film del genere è <em>Il seme della follia</em> di John Carpenter (1994), non per nulla un signor regista.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">* * *</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Tratto da <em>Il Tempo</em> del 23 maggio 2004.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/gordonpymseguiti.html' addthis:title='Tutti i seguiti del Gordon Pym ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.centrostudilaruna.it/gordonpymseguiti.html/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
			<coop:keyword><![CDATA[Fantastico]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Italiano]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Letteratura]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Letteratura inglese e nordamericana]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Recensioni di libri e film di genere fantastico]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Antartide]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Arkham]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Blackwood]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Dagon]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Daniel Haller]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Dario Argento]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Edgar Allan Poe]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Gordon Pym]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Guillermo Del Toro]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[horror]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[John Carpenter]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Jules Verne]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Lord Dunsany]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Lovecraft]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Lucio Fulci]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Machen]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Miskatonic]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Peter Jackson]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Poe]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Quentin Tarantino]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Re-animator]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Roger Corman]]></coop:keyword>
		<coop:keyword><![CDATA[Stuart Gordon]]></coop:keyword>
	</item>
	</channel>
</rss>

