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	<title>Centro Studi La Runa &#187; Heinrich Himmler</title>
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		<title>L&#8217;«Etat de l&#8217;Ordre» et les SS</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Dec 2010 16:30:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julius Evola</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'idée qui pouvait servir à corriger l'hitlérisme, c'était que l'Etat devait être dirigé, plutôt que par un parti unique, justement par quelque chose de semblable à un «Ordre»]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/l%c2%abetat-de-lordre%c2%bb-et-les-ss.html' addthis:title='L&#8217;«Etat de l&#8217;Ordre» et les SS '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/storiacontemporanea48x48.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Storia contemporanea" /><br/><p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-6379" style="margin: 10px;" title="volksgenossen" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/volksgenossen.jpg" alt="" width="284" height="400" />Considérons maintenant certaines initiatives du Troisième Reich qui, de notre point de vue, ne sont pas dénuées d&#8217;intérêt et dans lesquelles des influences et des exigences liées partiellement aux idées de la «<a title="révolution conservatrice" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/rivoluzioneconservatrice">révolution conservatrice</a>» ont agi. Il s&#8217;agit de tout ce qui était en relation avec le concept, ou l&#8217;idéal, d&#8217;un <em>Ordensstaat</em>, c&#8217;est-à-dire d&#8217;un Etat dirigé par un Ordre (en opposition partielle à la formule de l&#8217;Etat-parti), au-delà des formules collectivisantes de la <em>Volksgemeinschaft</em>, de la collectivité nationale-raciale et de l&#8217;«Etat du Führer» à base totalitaire, populiste et dictatoriale.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;une certaine manière, on reprenait ainsi la tradition des origines prussiennes. On sait en effet que le noyau originel de la Prusse fut un Ordre, l&#8217;Ordre des Chevaliers Teutoniques, qui furent appelés en 1226 par le duc polonais Conrad de Mazovie pour défendre les frontières de l&#8217;Est. Les territoires conquis et ceux donnés en fief formèrent un Etat dirigé par cet Ordre, protégé par le Saint Siège dont il dépendait sur le plan de la discipline, et par le Saint Empire Romain. Cet Etat comprenait la Prusse, le Brandebourg et la Poméranie; il revint aux Hohenzollern en 1415.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1525, avec la Réforme, l&#8217;Etat de l&#8217;Ordre se «sécularisa», s&#8217;émancipa de Rome. Mais si le lien proprement confessionnel de l&#8217;Ordre se trouva ainsi amoindri, celui-ci n&#8217;en conserva pas moins son fondement éthique ascétique et guerrier. Ainsi se continua la tradition, qui donna forme à l&#8217;Etat prussien sous ses aspects les plus caractéristiques. Parallèlement à la constitution de la Prusse en royaume, l&#8217;Ordre de l&#8217;Aigle Noir fut créé en 1701, Ordre lié à la noblesse héréditaire, qui reprit pour devise celle des origines et du principe classique de la justice: <em>Suum cuique</em>. Il n&#8217;est pas sans intérêt de remarquer que, dans la formation «prussienne» du caractère, spécialement pour ce qui concernait le corps des officiers, on se référait explicitement à une reprise virile du stoïcisme pour la domination de soi, la discipline, la fermeté d&#8217;âme et un style de vie sobre et intègre. Ainsi, par exemple dans le <em>Corpus Juris Militaris </em>introduit dans les Académies au 18ème siècle, on recommandait à l&#8217;officier l&#8217;étude des oeuvres de Sénèque, Marc-Aurèle, Cicéron et Epictète; Marc-Aurèle en particulier fut une des lectures préférées de Frédéric le Grand. Corrélativement, on nourrissait une certaine antipathie pour l&#8217;intellectualisme et le monde des lettres (on peut rappeler à ce sujet l&#8217;attitude sarcastique et drastique de Frédéric-Guillaume 1er, le «Roi-soldat», qui voulait faire de Berlin une «Sparte nordique» [1]. Le loyalisme («liberté dans l&#8217;obéissance») et le principe du service et de l&#8217;honneur caractérisaient la classe politique supérieure qui dirigeait l&#8217;Etat prussien, anciennement «Etat de l&#8217;Ordre», et qui lui conférait sa forme et sa force.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être faut-il indiquer aussi quelle influence exerça dans certains milieux à une période plus récente et durant la République de Weimar, la <em>Bundesgedanke</em>, la pensée ou l&#8217;idéal du <em>Bund</em>, menant à des ébauches de formes organisationnelles. <em>Bund </em>veut dire, en général, ligue ou association; mais, dans ce cas spécifique, l&#8217;expression avait un contenu proche de celui d&#8217;Ordre, et n&#8217;était pas sans relation avec ce qui avait été désigné, dans certaines recherches ethnologiques et sociologiques, sous le nom de <em>Männerbund</em>, c&#8217;est-à-dire la «société d&#8217;hommes». On pensait à une élite définie par une solidarité exclusivement virile et par une sorte d&#8217;auto-légitimité. En Allemagne, avant même le développement du national-socialisme, différents <em>Bünde </em>naquirent donc et, même quand ils avaient de modestes effectifs, avec des orientations diverses et un caractère presque toujours exclusif; dans les cas où le domaine de leurs intérêts interférait avec le domaine politique, ils étaient partisans d&#8217;un régime élitaire, opposé aux régimes de masse.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces précédents étant rappelés, il faut savoir que l&#8217;idée qui pouvait servir à corriger l&#8217;hitlérisme, c&#8217;était que l&#8217;Etat devait être dirigé, plutôt que par un parti unique, justement par quelque chose de semblable à un «Ordre»; et que par conséquent, dans le Troisième Reich, une des tâches fondamentales était la création de cadres qualifiés au moyen de la formation systématique d&#8217;une élite, conçue comme l&#8217;incarnation typique de l&#8217;idée du nouvel Etat et de la vision du monde qui y correspondait. Avec cette différence partielle, par rapport à la tradition précédente, qu&#8217;ici on prenait en considération, outre les qualités du caractère, les qualités physiques, le facteur «race» &#8212; avec une référence particulière au type nordique &#8212; étant mis en valeur. Les initiatives prises dans ce sens par le Troisième Reich furent au nombre de deux.</p>
<p style="text-align: justify;">La première fut la constitution, par le parti, de trois <em>Ordensburgen</em>, de trois «châteaux de l&#8217;Ordre». Il s&#8217;agissait de complexes avec des édifices dont l&#8217;architecture voulait s&#8217;inspirer du vieux style nordico-germain, avec de vastes terrains annexes, des bois, des prairies et des lacs, où les jeunes étaient accueillis, après une sélection préalable. On leur donnait une formation militaire, physique, morale et intellectuelle, on leur enseignait une certaine «vision du monde», une partie spéciale étant consacrée à tout ce qui a trait au courage et à la résolution, avec aussi des épreuves assez risquées. Entre autres, dans les Châteaux étaient parfois évoqués des procès juridiques avec les aspirants, ou Junker, qui en suivaient le déroulement, jouant le rôle du public: on choisissait des procès où l&#8217;honneur et d&#8217;autres valeurs éthiques jouaient un rôle, pour éprouver, par une série de discussions, la sensibilité morale et les facultés naturelles de jugement des individus. Rosenberg supervisait les <em>Ordensburgen</em>; ses idées servaient de fondement essentiel à l&#8217;endoctrinement, ce qui, étant donné les réserves que nous avons faites sur elles, introduisait dans l&#8217;ensemble un facteur problématique. Les jeunes sortis de ces instituts, où ils menaient une vie en «société d&#8217;hommes seuls», isolés du reste du monde, auraient été en possession d&#8217;un titre particulier et préférentiel pour assumer des fonctions politiques et obtenir des postes de responsabilité dans le Troisième Reich ou, plutôt, dans ce que le Troisième Reich aurait dû devenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les SS eurent beaucoup plus d&#8217;importance. A la suite de la propagande bien connue de l&#8217;après-guerre, à peine parle-t-on des SS que la plupart des gens pensent aussitôt à la <em>Gestapo</em>, aux camps de concentration, au rôle que certaines unités SS jouèrent dans des répressions ou des représailles, pendant la guerre. Tout cela est une simplification assez grossière et tendancieuse. Nous n&#8217;entrerons pas dans ce domaine ici, puisque nous n&#8217;avons pas à nous occuper des contingences. Dans ce cas comme en d&#8217;autres, seules les principes nous intéressent ici, les idées directrices, qu&#8217;il faut étudier indépendamment de ce à quoi certaines de leurs applications peuvent avoir donné lieu. Il faut donc mettre en lumière certains aspects de la SS généralement ignorés (et qu&#8217;on veut ignorer).</p>
<div id="attachment_6375" class="wp-caption alignleft" style="width: 304px"><img class="size-full wp-image-6375" title="Heinrich Himmler (Monaco di Baviera, 7 ottobre 1900 – Lüneburg, 23 maggio 1945)" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/Himmler.jpg" alt="Heinrich Himmler (Monaco di Baviera, 7 ottobre 1900 – Lüneburg, 23 maggio 1945)" width="294" height="432" /><p class="wp-caption-text">Heinrich Himmler (Monaco di Baviera, 7 ottobre 1900 – Lüneburg, 23 maggio 1945)</p></div>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;origine, les deux lettres SS étaient les initiales de <em>Saal-Schutz</em>, désignation d&#8217;une sorte de garde du corps qu&#8217;Hitler, pendant la première période de son activité, avait à disposition pour sa protection et pour le service d&#8217;ordre dans les réunions politiques. Ce n&#8217;était alors qu&#8217;un petit groupe. Par la suite, les deux S se rapportèrent à <em>Schutz-Staffeln</em> (littéralement: «bataillons de protection») et furent stylisés par deux lignes en zig-zag, lesquelles reproduisaient un vieux signe nordico-germain, les «runes de la victoire» et, également, de la «force-foudre». On arriva à la formation d&#8217;un véritable corps, pour la protection de l&#8217;Etat désormais &#8212; le «Corps Noir» &#8212; distinct des Chemises Brunes, ou SA. Hitler et Göring se servirent de ce corps dans la répression du 30 juin 1934, répression qui mit fin, nous l&#8217;avons vu, aux velléités d&#8217;une «seconde révolution» radicale à l&#8217;intérieur du parti. Pour son rôle joué dans cette action, la SS obtint un statut et des pouvoirs particuliers; elle fut considérée comme la «garde de la révolution nationale-socialiste».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le véritable organisateur des SS fut Heinrich Himmler, qui fut nommé <em>Reichsführer SS</em>, c&#8217;est-à-dire chef des SS pour tout le Reich. Himmler était d&#8217;origine bavaroise et d&#8217;éducation catholique. Encore étudiant en agronomie, il avait fait partie en 1919 des corps de volontaires qui combattirent contre le communisme. Il avait eu aussi des tendances pro-monarchistes et conservatrices de Droite, qui lui avaient été transmises par son père, lequel avait été le précepteur loyaliste du prince héritier Henri de Bavière. Mais ce fut l&#8217;idéal d&#8217;un Ordre qui exerça sur lui une fascination particulière, son regard se portant volontiers sur l&#8217;ancien Ordre des Chevaliers Teutoniques dont nous avons parlé plus haut. Des SS, il aurait voulu faire un corps capable d&#8217;assumer sous une forme nouvelle la fonction même de noyau central de l&#8217;Etat que la noblesse avait eue, avec son loyalisme. Pour la formation de l&#8217;homme de la SS, il envisagea un mélange d&#8217;esprit spartiate et de discipline prussienne. Mais il eut aussi en vue l&#8217;Ordre des Jésuites (Hitler disait en plaisantant qu&#8217;Himmler était son «Ignace de Loyola») en ce qui concernait une certaine dépersonnalisation poussée parfois jusqu&#8217;à des limites inhumaines. Ainsi, on disait par exemple dès le début à celui qui voulait faire partie des SS qu&#8217;il devait être prêt, si nécessaire, par sa fidélité et son obéissance absolues, à n&#8217;épargner aucun de ses frères; que pour un SS les excuses n&#8217;existent pas; que la parole donnée est quelque chose d&#8217;absolu. Pour citer un exemple, tiré d&#8217;un discours d&#8217;Himmler, on pouvait demander à un SS de s&#8217;abstenir de fumer; s&#8217;il ne promettait pas de le faire, il était repoussé, mais s&#8217;il le promettait et si, lui SS, était surpris à fumer, alors «il ne lui restait que le revolver», c&#8217;est-à-dire le suicide. Des épreuves de courage physique étaient prévues dans les régiments militarisés  par exemple devoir rester calme au garde-à-vous en attendant l&#8217;explosion d&#8217;une grenade posée sur le casque d&#8217;acier que l&#8217;on portait.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y avait un autre aspect particulier: la clause raciale. En dehors du sang «aryen» (ascendance aryenne prouvée jusqu&#8217;en 1750 au moins) et d&#8217;une constitution physique saine, on accordait une grande importance au type de race nordique de haute taille. Himmler, en outre, aurait voulu faire de la SS un <em>Sippenorden</em>, c&#8217;est-à-dire un Ordre qui, à la différence des anciens chevaliers, aurait correspondu dans le futur à une race, à un sang, à une lignée héréditaire (<em>Sippe</em>). En conséquence, la liberté des choix conjugaux du SS était fortement limitée. Il ne devait pas épouser n&#8217;importe quelle jeune femme (pour ne pas parler de femmes d&#8217;une autre race). L&#8217;approbation d&#8217;un bureau racial spécialisé était nécessaire. Si l&#8217;on en acceptait pas le jugement, il n&#8217;y avait qu&#8217;à sortir de l&#8217;Ordre; mais dès l&#8217;admission dans celui-ci (après une période probatoire), cette clause était clairement précisée à l&#8217;aspirant SS. Ainsi se réaffirmait le biologisme raciste, lié à une certaine banalisation de l&#8217;idéal féminin, un relief particulier étant donné à l&#8217;aspect «mère» de la femme.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2867140463?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2867140463" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-6377" style="margin: 10px;" title="essais-politiques" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/essais-politiques.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Alors que Hitler nourrissait de l&#8217;aversion pour les descendants des vieilles maisons royales allemandes, Himmler avait un faible pour eux et estimait que la SS était, dans le Troisième Reich, le seul corps qui pouvait aussi convenir à des princes. De fait, différents représentants de la noblesse en firent partie. Le prince Waldeck-Pyrmont s&#8217;y était enrôlé dès 1929; en 1933 y adhérèrent les princes Mecklenburg, Hohenzollern-Sigmaringen, Lippe-Biesterfeld, etc. Le prince Philippe de Hesse était un ami personnel de Himmler depuis longtemps. Le rapprochement de cette importante organisation du Troisième Reich avec la noblesse allemande dans les dernières années s&#8217;exprima aussi dans les relations cordiales maintenues avec le <em>Herrenklub </em>de Berlin (le «Club des Seigneurs») et dans le fait qu&#8217;Himmler tint un discours à la <em>Deutsche Adelsgenossenschaft </em>(la Corporation de la Noblesse Allemande). Les rapports avec l&#8217;armée furent plus réservés, moins pour des divergences d&#8217;orientation que pour des raisons de prestige, lorsque furent créés dans les SS des régiments armés et militarisés et, en dernier lieu, de véritables divisions qui devaient prendre le nom de Waffen SS. Ce fut pourtant Paul Hausser, lequel avait quitté l&#8217;armée alors qu&#8217;il était lieutenant-colonel pour militer dans les rangs de la «<a title="révolution conservatrice" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/rivoluzioneconservatrice">révolution conservatrice</a>» et du <em>Stahlhelm </em>de Seldte, qui réorganisa en 1935 l&#8217;académie des SS et supervisa ensuite l&#8217;école des cadets de la SS au «Welfenschloss» de Brunswick.</p>
<p style="text-align: justify;">En se développant, la SS se ramifia en de multiples sections, dont certaines, étant donné leur caractère spécifique, laissèrent sans doute au second plan les aspects d&#8217;«Ordre». Nous pouvons faire abstraction ici des SS à «Tête de Mort» qui eurent des fonctions parallèles à celles de la police ordinaire et de la police d&#8217;Etat (du reste, par un décret du 17 juin 1936, Himmler fut aussi nommé chef de la police au ministère de l&#8217;intérieur); c&#8217;est ce secteur des SS qui entre éventuellement en question pour certains aspects négatifs du corps, utilisés par la suite pour rendre abominable la SS toute entière. Nous signalerons seulement la <em>Verfügungstruppe SS</em>, qui était une force armée «à disposition», dépendant directement du chef du Reich; en juillet 1940, elle donna naissance aux Waffen-SS, c&#8217;est-à-dire à des unités militaires d&#8217;élite, dont les performances élevées (étant donné la formation personnelle exigée de l&#8217;homme de la SS) durant la deuxième guerre mondiale devaient imposer à l&#8217;ennemi respect et admiration. La section <em>Rusha </em>(initiales de <em>Rasse und Siedlungshauptamt</em>), qui s&#8217;occupait de questions raciales et de colonisation interne peut également être laissée de coté ici. Ce sont les initiatives d&#8217;ordre culturel de la SS qui peuvent, peut-être, présenter ici un intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;">La réalisation de l&#8217;idéal d&#8217;Himmler rencontrait une espèce de handicap dans le fait qu&#8217;un Ordre au sens propre présuppose un fondement également spirituel; mais, dans ce cas précis, on ne pouvait absolument pas se référer au christianisme. En effet, l&#8217;orientation anti-chrétienne, l&#8217;idée que le christianisme était inacceptable en raison de tout ce qu&#8217;il contient de non-aryen et de non «germanique», cette idée était très prononcée chez les SS et, malgré une certaine tension existant entre Himmler et Rosenberg, il y avait entre eux, sur ce point, une indiscutable convergence de vues. Christianisme et catholicisme étant exclus, le problème de la vision du monde se reposait donc, pour tout ce qui allait plus loin que la discipline sévère et la formation du caractère; les SS eurent aussi l&#8217;ambition d&#8217;être une <em>weltanschauuliche Stosstruppe</em>, c&#8217;est-à-dire une force de rupture dans le domaine de la <em>Weltanschauung </em>justement. Depuis longtemps au sein de la SS, s&#8217;était constitué le SD, ou «Service de Sécurité» (<em>Sicherheitsdienst</em>), qui aurait dû avoir lui aussi, en principe, des activités culturelles et de contrôle culturel (déclaration d&#8217;Himmler en 1937). Même si le SD se développa par la suite dans d&#8217;autres directions, y compris le contre-espionnage, son Bureau VII garda un caractère culturel, et des savants et des professeurs sérieux firent aussi partie du SD. Par ailleurs, on pouvait devenir un SS «d&#8217;office», <em>ad honorem </em>(<em>Ehrendienst</em>, service honorifique): cette possibilité regardait les personnalités de la culture dont on estimait qu&#8217;elles avaient apporté une contribution valable dans la direction que nous avons indiquée plus haut. Nous pouvons citer, par exemple, le professeur Franz Altheim, de l&#8217;université de Halle, célèbre historien de l&#8217;Antiquité et de Rome, et le professeur O. Menghin, de l&#8217;université de Vienne, éminent spécialiste de la préhistoire. L&#8217;<em>Ahnenerbe </em>[2], institut particulier de la SS, avait pour tâche de faire des recherches sur l&#8217;héritage des origines, du domaine des <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a> et des traditions au domaine archéologique.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l&#8217;attention était tournée vers ce qu&#8217;on pouvait tirer de cet héritage en matière de vision du monde, et dans ce champ de recherche l&#8217;exclusivisme nationaliste de certains milieux fut mis de côté. C&#8217;est ainsi par exemple que Himmler fit subventionner le Hollandais <a title="Hermann Wirth" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hermann-wirth/">Hermann Wirth</a>, auteur de l&#8217;<em>Aurore de l&#8217;Humanité </em>[3], gros ouvrage sur les origines nordico-atlantiques, et fit inviter pour des conférences un auteur italien [4] qui avait fait des recherches dans ce domaine également et, en général, sur le monde de la Tradition, se tenant à distance du catholicisme et du christianisme mais évitant les déviations déjà signalées par nous à propos de Rosenberg et d&#8217;autres auteurs [5].</p>
<p style="text-align: justify;">Il découle de tout cela que les SS présentèrent un cadre assez différent et plus complexe que ce qu&#8217;on pense couramment. Si ces initiatives particulières restèrent en germe, le fait de les avoir conçues n&#8217;en a pas moins un sens. En principe, l&#8217;idéal d&#8217;un «Etat de l&#8217;Ordre», dans son opposition à l&#8217;Etat totalitaire, dictatorial, de masse, et à l&#8217;Etat-parti, ne peut qu&#8217;être jugé positivement du point de vue de la Droite; nous avons déjà eu l&#8217;occasion de nous exprimer à ce sujet en critiquant la notion fasciste du parti unique. Dans le cas spécifique de l&#8217;Allemagne, tout aurait dépendu de ceci: dans quelle mesure aurait-on pu arriver à une intégration des éléments de Droite encore dans la place, avec une rectification des aspects du Troisième Reich qui étaient, pour certains représentants de la «<a title="révolution conservatrice" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/rivoluzioneconservatrice">révolution conservatrice</a>» et de l&#8217;esprit prussien, une contrefaçon usurpatrice de leurs idées.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2867144086?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2867144086" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-6378" style="margin: 10px;" title="evola-guide-des-citations" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola-guide-des-citations.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>La SS acquit toujours plus d&#8217;importance politique, au point qu&#8217;on put parler d&#8217;elle comme d&#8217;un «Etat dans l&#8217;Etat» ou, carrément, d&#8217;un «Etat des SS». En effet, elle eut des cellules dans de nombreux postes clés du Reich, dans l&#8217;administration, la diplomatie, etc. La conception d&#8217;un Etat de l&#8217;Ordre impliquait, en effet, que des hommes de l&#8217;Ordre fussent désignés pour ces postes, comme cela avait été le cas pour la noblesse dans le passé.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, il faut faire allusion aux Waffen SS. Après le mois de juillet 1940, les formations de SS qui, à l&#8217;origine et en temps de paix, avaient été conçues comme une «force à disposition», donnèrent naissance à des unités militaires et à des divisions blindées qui, tout en gardant une certaine autonomie, se battirent aux cotés de la Wehrmacht. C&#8217;est de ces Waffen-SS que naquit, vers la fin de la deuxième guerre mondiale, ce que certains appelèrent «la première armée européenne». Himmler approuva l&#8217;idée, formulée tout d&#8217;abord par Paul Hausser et reprise ensuite par Gottlob Berger, de constituer avec des volontaires de toutes les nations des divisions de Waffen SS pour lutter contre la Russie communiste et pour défendre l&#8217;Europe et sa civilisation. Ainsi furent repris, pratiquement, la fonction qu&#8217;avait eue, aux origines, l&#8217;Ordre des Chevaliers Teutoniques en tant que garde à l&#8217;Est et, simultanément, l&#8217;esprit qui avait animé les <em>Freikorps</em>, les volontaires qui, de leur propre initiative, avaient combattu les bolcheviques dans les régions orientales et dans les pays baltes après la fin de la première guerre mondiale. Au total, plus de dix-sept nations furent représentées dans les Waffen-SS, avec de véritables divisions: Français, Belges, Hollandais, Scandinaves, Ukrainiens, Espagnols et même Suisses, etc. L&#8217;ensemble compta jusqu&#8217;à 800.000 hommes environ, dont une part seulement venait de la zone germanique, les volontaires ne se souciant pas d&#8217;être considérés parfois, à cause de cela, comme des traîtres et des «collaborateurs». Mais par la suite les survivants furent souvent persécutés et poursuivis dans leurs nations respectives [6].</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un discours prononcé à Poznan le 4 octobre 1943, Himmler parla carrément des SS comme de l&#8217;Ordre armé qui, à l&#8217;avenir, après l&#8217;élimination de l&#8217;Union Soviétique, aurait dû monter la garde de l&#8217;Europe sur l&#8217;Oural contre «les hordes asiates». L&#8217;important, c&#8217;est que dans cette situation un certain changement de perspective eut lieu. On cessa d&#8217;identifier l&#8217;«aryanité» à la «germanité». On voulait combattre non pour un national-socialisme expansionniste reposant sur un racisme unilatéral, non pour le pangermanisme, mais pour une idée supérieure, pour l&#8217;Europe et pour un «Ordre Nouveau» européen. Cette orientation gagna du terrain dans la SS et s&#8217;exprima dans la déclaration de Charlottenburg publiée par le Bureau Central des SS vers la fin de la guerre; ce texte était une réponse à la déclaration de San Francisco faite par les Alliés sur les objectifs de la guerre, «croisade de la démocratie». Dans cette déclaration de Charlottenburg, il était question de la conception de l&#8217;homme et de la vie propre au Troisième Reich et, surtout, du concept d&#8217;Ordre Nouveau, lequel n&#8217;aurait pas dû être hégémonique, mais fédéraliste et organique.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut rappeler, d&#8217;autre part, qu&#8217;on doit à Himmler une tentative de sauvetage <em>in extremis </em>(considérée par Hitler comme une trahison). Par l&#8217;intermédiaire du comte Bernadotte, Himmler transmit aux Alliés occidentaux une proposition de paix séparée, et ce afin de continuer la guerre uniquement contre l&#8217;Union Soviétique et le communisme. On sait que cette proposition &#8212; qui, si elle avait été acceptée, aurait peut-être pu assurer à l&#8217;Europe un autre destin, évitant ainsi la «guerre froide» qui allait suivre et le passage au communisme de l&#8217;Europe située au-delà du «rideau de fer» &#8212; fut nettement repoussée au nom d&#8217;un aveugle radicalisme idéologique, tout comme avait été repoussée, pour la même raison, l&#8217;offre de paix faite par Hitler à l&#8217;Angleterre en des termes raisonnables, lors d&#8217;un fameux discours de 1940, donc à un moment où les Allemands étaient les vainqueurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">[1] Par association d&#8217;idées, on peut faire allusion à une certaine aversion pour le type de l&#8217;«intellectuel», aversion qu&#8217;on peut relever dans le fascisme, mais bien plus encore dans le national-socialisme; en effet, le fascisme italien eut du respect pour les intellectuels et les hommes d&#8217;une certaine renommée culturelle et voulut que ceux-ci fissent preuve d&#8217;adhésion formelle au régime sans trop se soucier de leur mentalité effective, alors que dans le national-socialisme on eut peu d&#8217;égards pour eux et on les laissa, s&#8217;ils le voulaient, partir à l&#8217;étranger, sans tenir compte de leur célébrité (on attribue même à Goebbels les propos suivants: «Quand j&#8217;entends parler de culture, je sors mon revolver» [<a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> se laisse ici influencer par la propagande antinazie, qui attribue à Goebbels une phrase qu'il n'a jamais prononcée, NDR] ). Cependant, il faut tenir compte du rôle joué en Allemagne par une lourde <em>Kultur </em>érudite agnostique et par une lignée d&#8217;intellectuels d&#8217;extraction bourgeoise et de formation humaniste et libérale. Réfractaires à toute mystique de l&#8217;Etat et de l&#8217;autorité, ils avaient pour dogme l&#8217;antithèse entre culture et esprit d&#8217;une part, puissance, politique et vertus militaires et guerrières de l&#8217;autre. Mais en général, du point de vue d&#8217;une Droite aristocratique, une certaine distance par rapport aux «intellectuels» et aux «hommes de culture» est légitime, par rapport à ces hommes qui ont prétendu être, après l&#8217;avènement de la bourgeoisie et la crise des anciens régimes, les vrais représentants des valeurs spirituelles.</p>
<p style="text-align: justify;">[2] <em>Ahnenerbe</em>: «Héritage des ancêtres». Cette organisation, dépendant de la SS, fut fondée en 1935. Elle comprenait de nombreuses sections, et était chargée des recherches concernant les traditions des peuples nordico-aryens, dans des domaines aussi variés que le <a title="symbolisme" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symbolisme</a>, la <a title="religion" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religion</a>, l&#8217;histoire, l&#8217;anthropologie, l&#8217;archéologie, la géopolitique, etc. Elle organisa et finança, entre autres, deux expéditions au Tibet, ainsi que les recherches d&#8217;Otto Rahn sur les Cathares. L&#8217;Ahnenerbe est considérée par de nombreux auteurs comme le véritable coeur ésotérique du national-socialisme. (NDR)</p>
<p style="text-align: justify;">[3] <a title="Hermann Wirth" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hermann-wirth/">Hermann Wirth</a> (1885-1981), né à Utrecht, croyait à l&#8217;existence d&#8217;une civilisation arctique originelle, dont il affirmait pouvoir retracer les migrations grâce à la «série sacrée», ensemble de <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a> primordiaux comprenant la roue solaire, la hache bicuspide, la spirale, certaines runes, etc. Cette civilisation aurait possédé une <a title="religion" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religion</a> déjà supérieure, un monothéisme solaire basé sur une sorte de révélation naturelle, dont le moment le plus intense était le solstice d&#8217;hiver. Ainsi la civilisation ne viendrait pas de l&#8217;Orient, mais du Nord. Une race prédestinée, la race nordico-atlantique, en était la fondatrice, et transmit plus tard ses connaissances à d&#8217;autres cultures, après la glaciation et l&#8217;émigration forcée. Malgré les apparences, Wirth avait des divergences importantes avec les théories nazies, car il contestait l&#8217;origine continentale des <a title="indo-européens" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">Indo-européens</a> et surtout, il croyait au matriarcat primitif, ce qui lui valut l&#8217;hostilité tenace de Rosenberg. Wirth se plaça alors sous la protection de Himmler, fut co-fondateur de l&#8217;Ahnenerbe en 1935, mais prit ses distances à partir de 1938. Il écrivit de nombreux livres dont le plus connu est <em>Der Aufgang der Menschheit</em> (1928), qui peut se traduire par «L&#8217;aurore de l&#8217;humanité», ou «La marche en avant de l&#8217;humanité». (NDR)</p>
<p style="text-align: justify;">[4] <a title="Julius Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Julius Evola</a> parle ici de lui-même. (NDT)</p>
<p style="text-align: justify;">[5] Mais il est regrettable, dans le domaine des publications, qu&#8217;on ait laissé un hebdomadaire prendre comme titre <em>Das Schwarze Korps </em>(«Le Corps Noir»), car ce journal se complaisait dans de grossières attaques contre le clergé catholique et dans un antisémitisme non moins grossier et fanatique.</p>
<p style="text-align: justify;">[6] Une infamie sans nom fut accomplie par les Américains vainqueurs qui remirent à l&#8217;Union Soviétique les régiments de volontaires ukrainiens arrêtés par eux seuls alors que tout était perdu, et ce en étant pleinement conscients de les envoyer à la boucherie. On doit noter que, dans la formation des nouvelles unités de Waffen-SS, presque tout fut axé sur l&#8217;aspect militaire, ce qui se rapportait à l&#8217;idéal d&#8217;un Ordre étant souvent laissé de coté. Le commandant d&#8217;une division blindée de Waffen-SS, le général Steiner, devait prétendre après la guerre (dans son livre <em>Die geächtete Armee</em>) que ces formations étaient sur le même plan que celles de la Wehrmacht et qu&#8217;elles devaient donc être traitées comme telles, qu&#8217;elles n&#8217;avaient rien à voir avec les «lubies romantiques» d&#8217;Himmler (il s&#8217;agit justement de son idée de la SS comme un Ordre), au sujet duquel le général Steiner se prononce d&#8217;une façon très antipathique et présomptueuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce chapitre est extrait du livree de Julius Evola: <em>Notes sur le Troisième Reich</em> (traduction française par le Cercle Culture et Liberté, Paris 1981).</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/l%c2%abetat-de-lordre%c2%bb-et-les-ss.html' addthis:title='L&#8217;«Etat de l&#8217;Ordre» et les SS ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Hitler e le società segrete</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Sep 2010 21:48:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julius Evola</dc:creator>
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		<description><![CDATA[È singolare che in Francia diversi autori si sono dati alla ricerca delle relazioni del nazionalsocialismo tedesco con società segrete e organizzazioni iniziatiche]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/hitler-e-le-societa-segrete.html' addthis:title='Hitler e le società segrete '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/storiacontemporanea48x48.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Storia contemporanea" /><br/><p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/maschera-e-volto-dello-spiritualismo-contemporaneo/4048" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-5834" style="margin: 10px;" title="maschera-e-volto" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/maschera-e-volto.jpg" alt="" width="200" height="283" /></a>È singolare che in Francia diversi autori si sono dati alla ricerca delle  relazioni del nazionalsocialismo tedesco con società segrete e organizzazioni  iniziatiche, che di esso sarebbero state le ispiratrici, tanto da supporre dei  &#8220;retroscena occulti&#8221; del movimento hitleriano. È nel noto libro, ricco di  divagazioni, di Pauwels e Bergier <a href="http://www.ibs.it/code/9788804431275/pauwels-louis-bergier-jacques/mattino-dei-maghi.html?shop=2317"><em>Il mattino dei maghi</em></a> che, per primo, si è  affacciata tale tesi. In esso il nazionalsocialismo veniva definito nei termini  di una unione del &#8220;pensiero magico&#8221; con scienza tecnica, giungendo a dare per  esso la formula &#8220;divisioni corazzate + <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">René Guénon</a></span>&#8220;, formula che deve aver fatto  sobbalzare per indignazione nella tomba le ossa di questo eminente esponente del  pensiero tradizionale e delle discipline esoteriche.</p>
<p style="text-align: justify;">Vi è già  da accusare un equivoco, nel fatto che qui spesso l&#8217;elemento magico viene  scambiato con quello mitico, il quale col primo può non aver nulla a che fare. È incontestabile la parte che nel nazionalsocialismo hanno avuto &#8220;miti&#8221;, come  quelli del Grande Reich, del Capo carismatico, della razza e del sangue, ecc.,  ma a tale riguardo é il caso di dare al termine &#8220;mito&#8221; il semplice senso  sorelliano di &#8220;idea-forza motrice&#8221;, di idea dotata di un particolare potere  suggestivo (come, in genere, lo sono quelle usate dalla demagogia), senza  nessuna implicazione &#8220;magica&#8221;. Così, ad esempio, nessuno penserà sensatamente ad  attribuire una componente &#8220;magica&#8221; a miti usati dal fascismo, quali quelli di  Roma e del Capo, o a quelli della Rivoluzione Francese e dello stesso  comunismo.</p>
<p style="text-align: justify;">Il  discorso sarebbe diverso nel caso di una ricerca delle influenze d&#8217;ordine non  semplicemente umano a cui possano aver obbedito, senza rendersene conto, certi  movimenti. Ma negli autori francesi a cui si è accennato non si tratta di  questo; non si pensa ad influenze di tale genere, ma di quelle concrete  esercitate da organizzazioni reali, seppure, in vario grado, &#8220;segrete&#8221;. Si è  parlato anche di &#8220;Superiori Sconosciuti&#8221; i quali avrebbero suscitato il  movimento nazista e si sarebbero serviti di Hitler come di un loro <em>medium</em>. Non è  chiaro, tuttavia, per quali fini essi lo avrebbero fatte; a giudicare dai  risultati, ossia dalle conseguenze catastrofiche che ha avuto, sia pure  indirettamente, il nazionalsocialismo per l&#8217;Europa, si dovrebbe pensare a fini  oscuri e distruttivi, il che andrebbe incontro alla tesi di coloro che  vorrebbero riportare il lato occulto di tutto quel movimento a ciò che il <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a></span>  chiamerebbe la &#8220;contro-iniziazione&#8221;. Ma degli autori francesi a cui si è accennato è stata avanzata anche un&#8217;altra tesi, cioè che il <em>medium </em>Hitler ad un  dato momento si sarebbe emancipato dai &#8220;Superiori Sconosciuti&#8221;, quasi come un  Golem, e che da allora il movimento avrebbe preso una direzione fatale. Ma  allora bisognerebbe dire che codesti Superiori occulti avevano invero facoltà di  preveggenza e poteri ben limitati, per non saper bloccare colui che essi avevano  usato come un loro <em>medium</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Su di un  piano più concreto, si è fantasticato molto sull&#8217;origine dei temi e dei <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simboli</a> essenziali del nazionalsocialismo, riferendosi ad organizzazioni preesistenti a  cui però difficilmente si potrebbe attribuire un autentico e regolare carattere  iniziatico. Indubbiamente non è stato Hitler a inventare l&#8217;ideologia germanica  razzista, il <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a> della croce uncinata, l&#8217;antisemitismo ariano. Tutto ciò  esisteva da tempo in Germania. Un libro intitolato <em>Colui che diede idee a Hitler </em>parla di Lanz von Liebenfels (il titolo nobiliare egli se lo era  autoattribuito), già circestense, che aveva fondato un Ordine cui era già  propria la croce uncinata, e che fin dal 1905 aveva pubblicato una rivista, <em> Ostara</em>, da Hitler certamente conosciuta, dove erano già chiaramente enunciate le  tesi razziste ariane e antisemite.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma assai  più rilevante, per i retroscena occulti del nazionalsocialismo, è la parte che  si vuol attribuire alla Thule Gesellschaft (&#8220;Società Thule&#8221;). Qui le cose si  presentano in modo più complesso. Questo società fu la promanazione di un  preesistente Germanenorden (&#8220;Ordine di Germani&#8221;) fondato nel 1912, e faceva capo  a Rudolf von Sebottendorff. Von Sebottendorff era stato in Oriente e nel 1924  aveva pubblicato uno strano volumetto sulle <a href="http://www.ibs.it/code/9788870490732/sebottendorff-rudolf-von-zzz99/pratica-operativa-della-antica.html?shop=2317"><em>Pratiche operative dell&#8217;antica  massoneria turca</em></a>, nel quale sono descritti procedimenti, basati sulla  ripetizione di sillabe, su <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simboli</a>, gesti e &#8220;passi&#8221;, il fine dei quali era la  stessa trasformazione iniziatica dell&#8217;essere umano perseguita anche  dall&#8217;alchimia. Non è chiaro con quali organizzazioni &#8220;massoniche&#8221; turche von  Sebottendorff sia stato in contatto, né se egli, oltre che riferire quei  rituali, li abbia anche praticati.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/le-radici-occulte-del-nazismo/6891" target="_blank"><img class="alignleft size-medium wp-image-5835" style="margin: 10px;" title="le-radici-occulte-del-nazismo" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/le-radici-occulte-del-nazismo-193x300.jpg" alt="" width="193" height="300" /></a>Nemmeno è  accertabile se nella Thule Gesellschaft, da lui diretta, essi venissero messi  regolarmente in opera: cosa che sarebbe invece molto importante per valutare il  fatto che a quella organizzazione fecero parte, o con essa ebbero contatti,  molte personalità di primo piano del nazionalsocialismo, a partire da Hitler e  da Hess. Vien dato senz&#8217;altro come scontato che Hess si sarebbe formato in essa,  e che egli a sua volta avrebbe in un certo modo &#8220;iniziato&#8221; Hitler già quando si  trovava con lui in carcere dopo il fallito Putsch di Monaco.</p>
<p style="text-align: justify;">Comunque,  si deve rilevare che assai più che non un lato esoterico, nella  Thule Gesellschaft attraeva l&#8217;aspetto di una società relativamente segreta, che  per emblema aveva già la croce uncinata, e che era caratterizzata da un deciso  antisemitismo e da un razzismo germanizzante. Si deve mettere sotto cauzione la  supposizione che il nome prescelto da quella organizzazione, Thule, attesti un  serio e cosciente riferimento ad un <a title="simbolismo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolismo</a> nordico polare e l&#8217;ambizione di  un collegamento con le origini iperborea delle genti indogermaniche, dato che  Thule è valso come il centro sacro, situato nell&#8217;estremo settentrione, della  Tradizione primordiale. È stata anzi rilevata la possibilità di un&#8217;origine assai  più profana, perché Thule può essere la deformazione di &#8220;Thule&#8221;, nome di una  località dell&#8217;Harz nella quale l&#8217;&#8221;Ordine dei Germani&#8221; nel 1914 aveva organizzato  un convegno avente come ordine del giorno la formazione di una organizzazione  segreta razzista per combattere quella che si supponeva esistere dietro  all&#8217;ebraismo internazionale. Soprattutto questo ordine di idee Sebottendorff,  capo della Thule Gesellschaft, mise in rilievo in un suo libro uscito a Monaco  nel 1933 e intitolato <em>Bevor Hitler kam </em>(<em>Prima che Hitler venisse</em>) per indicare  quel che già esisteva, prima di Hitler, come miti e ideologia.</p>
<p style="text-align: justify;">Così una  ricerca seria sui collegamenti iniziatici di Hitler con società segrete non  conduce troppo lontano. Quanto a Hitler <em>medium </em>e alla sua forza magnetica, sono  necessarie alcune precisazioni. Che il Führer dovesse questa forza a pratiche  iniziatiche, ci sembra una fantasia; altrimenti ci si dovrebbe mettere a  supporre assurdamente qualcosa di simile anche nei riguardi dell&#8217;uguale forza  psichica suggestiva posseduta da altri capi, da Mussolini, ad esempio, o da  Napoleone. Piuttosto si deve ritenere che una volta destato a vita un movimento  collettivo si crea una specie di vortice psichico il quale si raccoglie in chi  ne è il centro tanto da conferirgli una particolare aureola, percepibile  soprattutto da chi sia suggestionabile.</p>
<p style="text-align: justify;">Quanto  alla qualità di <em>medium </em>(che, sia detto per inciso, è opposta a quella di una  qualificazione iniziatica), essa può venire riconosciuta, con certe riserve, ad  Hitler, in quanto egli sotto più di un riguardo ci si presenta come un invasato  (è il tratto che lo distingue, ad esempio, da Mussolini). Proprio quando egli  fanatizzava le folle, dava l&#8217;impressione che un&#8217;altra forza lo trasportasse  avendolo, appunto, come un <em>medium</em>, anche se di un genere tutto particolare ed  eccezionalmente dotato. Chi ha udito parlare Hitler a folle deliranti non può  non aver avuto questa impressione. Date le riserve da noi espresse nei riguardi  di supposti &#8220;Superiori Sconosciuti&#8221;, non è agevole stabilire la natura di tale  forza superpersonale.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/thule-il-sole-ritrovato-degli-iperborei/2607" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-5836" style="margin: 10px;" title="thule" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/thule.jpg" alt="" width="200" height="299" /></a>Quanto  alla &#8220;gnosi&#8221; nazionalsocialista, ossia ad una presunta dimensione quasi mistica  e metafisica, bisogno ricordare il singolare coesistere, in tale movimento e nel  Terzo Reich, degli aspetti &#8220;mitici&#8221; con aspetti apertamente illuministici e  perfino scientisti. In Hitler si possono trovare numerosi riferimenti ad una  visione del mondo spiccatamente &#8220;moderna&#8221;, epperò, in fondo profana, naturalista  e materialista, mentre egli simultaneamente aveva fede in una Provvidenza, della  quale credeva essere uno strumento, specie per quel che riguardava le sorti  della nazione tedesca (cosi egli vide, ad esempio, un segno della Provvidenza  nel suo esser scampato di stretta misura all&#8217;attentato di cui fu l&#8217;oggetto al  suo Quartier generale). Alfred Rosenberg, ideologo del movimento, bandiva bensì  il mito del sangue, parlava di un &#8220;mistero&#8221; del sangue nordico che avrebbe avuto  un valore sacramentale, ma era anche colui che quando si trattava di  cattolicesimo accusava come mistificazioni ogni rito e sacramento, che si  schierava, proprio come un illuminista, conto gli &#8220;oscurantisti del nostri  tempo&#8221; ed ascriveva a vanto dell&#8217;uomo ario l&#8217;aver inventato la scienza moderna.  In base a tutto ciò, si spiega che se l&#8217;attenzione si portò sulle rune, sugli  antichi segni nordico-germanici, esse furono riesumate su un piano puramente  emblematico, quasi come nel fascismo si fece con certi <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simboli</a> romani, senza  nessuna assunzione esoterica. Il programma nazista di creare un uomo superiore  risente di una &#8220;mistica della biologia&#8221;, di nuovo, di un orientamento  prevalentemente scientista: poteva trattarsi al massimo di un &#8220;uomo superiore&#8221;  nel senso nietzschiano, per nulla nel senso iniziatico.</p>
<p style="text-align: justify;">Il  progetto della &#8220;creazione di un ordine razzista religioso e militare di iniziati  riuniti intorno ad una Guida divinificata&#8221; non può essere considerato come  quello del nazismo ufficiale, come vuole l&#8217;Alleau il quale come antecedenti si è  riferito, fra l&#8217;altro, perfino agli Ismaeliti islamici. È piuttosto nel quadro  della SS, la quale, si badi, si costituì in un secondo tempo nel Terzo Reich e  che in esso aveva una posizione, che si affacciò qualche motivo di un piano  superiore.</p>
<p style="text-align: justify;">Anziutto  nell&#8217;organizzatore della SS, Heinrich Himmler, era chiaro l&#8217;intento di creare un  Ordine comprendente elementi da formare secondo l&#8217;etica prussiana e quella degli  antichi Ordini cavallereschi, segnatamente dell&#8217;Ordine dei Cavalieri Teutonici.  per una tale organizzazione egli cercava una legittimazione o crisma, che però  non poteva trarre, come quegli antichi Ordini, dal cattolicesimo, apertamente  avversato dalla corrente radicalista nazista. Anche senza la possibilità di un  qualsiasi collegamento tradizionale, Himmler si riferì al retaggio e al <a title="simbolismo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli"> simbolismo</a> nordico-iperboreo (Thule), senza che ciò fosse comunque dovute a  quelle &#8220;società segrete&#8221; di cui si è detto, portando invece l&#8217;attenzione (come  fece anche Rosenberg) alle ricerche di un olandese, Herman Wirth, sulla  tradizione nordico-atlantica (per cui il Wirth ebbe delle sovvenzioni da un  ufficio appositamente creato da Himmler, l&#8217;Ahnenerbe). Ciò non è privo di  interesse, ma dei &#8220;retroscena occulti&#8221; sono del tutto inesistenti.</p>
<p style="text-align: justify;">Così il  bilancio complessivo è negativo. Il limite delle divagazioni di autori francesi è costituito dal libro <em>Hitler et la tradition cathare </em>di J. M. Angebert (uscite  a Parigi nel 1970). Qui sono di scena gli Albigesi (o Catari), setta di eretici  diffusasi fra il X e il XII secolo soprattutto nella Francia meridionale, avente  per centro la roccaforte di Montségur. Essa fu distrutta, nell&#8217;idea di Otto  Rahn, in una &#8220;crociata contro il Graal&#8221; (è il titolo di un suo libro: <em>Kreuzzug  gegen den Gral</em>). Che cosa abbia a che fare il Graal coi suoi templari con quella  setta caratterizzata da una specie di manicheismo fanatico che rifuggiva dal  mondo ed era avverso all&#8217;esistenza terrena nella carne e nella materia, al segno  che talvolta i suoi seguaci si lasciavano morire di fame o si uccidevano con  altri mezzi, è del tutto oscuro. Ebbene, viene avanzato che il Rahn (col quale  fummo a suo tempo in corrispondenza e al quale cercammo di mostrare  l&#8217;arbitrarietà delle sue tesi) fosse una SS e che una spedizione tedesca sarebbe  stato custodito segretamente nel Terzo Reich. Dopo la caduta di Berlino una  truppa si sarebbe aperta la via fino allo Zillertal, presso il confine italiano,  portando con sé quell&#8217;oggetto per nasconderlo ai piedi di un ghiacciaio, in  attesa di una era nuova.</p>
<p style="text-align: justify;">In realtà,  si è parlato di un commando che però sembra avesse una missione meno mistica,  quella di salvare e nascondere il tesoro del Reich. Due altri esempi di ciò a  cui può condurre la fantasia quando le si lascino le redini libere soggiacendo  ad idee fisse: da parte della SS (la quale non comprendeva soltanto formazioni  militanti ma anche studiosi specialisti, ecc.) fu organizzata una spedizione nel  Tibet, a fini alpinistici ed etnologici e un&#8217;altra spedizione nell&#8217;Artide,  sembra con fini esplorativi ed anche per eventuale creazione di basi militari.  Ebbene, secondo queste interpretazioni fantasiose la prima spedizione avrebbe  cercato invece un collegamento con un centro segreto della Tradizione, l&#8217;altra  avrebbe mirato ad un contatto con la Thule iperborea occulta&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">* * *</p>
<p style="text-align: justify;">Tratto da <em>Il Conciliatore</em> dell&#8217;ottobre 1971.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/hitler-e-le-societa-segrete.html' addthis:title='Hitler e le società segrete ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>La preistoria secondo le teorie di Herman Wirth</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 10:03:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marco Zagni</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articoli sul tema indoeuropeo in generale]]></category>
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		<description><![CDATA[Una breve panoramica sulla personalità e le idee dello studioso di preistoria tedesco-olandese Herman Wirth, autore di Der Aufgang der Menschheit]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/la-preistoria-secondo-le-teorie-di-herman-wirth.html' addthis:title='La preistoria secondo le teorie di Herman Wirth '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/labrys.png" width="48" height="48" alt="" title="Indoeuropei" /><br/><p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/la-crociata-di-himmler-2/4638" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3263" style="margin: 10px;" title="crociata" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/crociata.jpg" alt="crociata" width="200" height="307" /></a>Con particolare         interesse analizzeremo ora le vicende legate alla vita e agli studi del         professor <a title="Herman Wirth" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hermann-wirth/">Herman Felix Wirth</a> (1885-1981), co-fondatore insieme con         Heinrich Himmler dell&#8217;<em>Ahnenerbe</em>, nonché primo presidente della stessa         fino al suo inesorabile allontanamento avvenuto nel 1937-&#8217;38.</p>
<p style="text-align: justify;">In effetti, si decise         definitivamente di scrivere questo saggio dopo che ci eravamo accorti         che parte delle teorie descritte nel nostro primo lavoro <em>L&#8217;Impero         Amazzonico</em>, collimavano in linea di massima con quelle esposte molti         anni fa da Wirth stesso, o meglio non si poteva far altro che risalire         anche alle ricerche di <a title="Herman Wirth" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hermann-wirth/">Wirth</a> (e di altri studiosi, tra i quali Tilak ed         <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>) per completare il quadro delle nostre ipotesi.</p>
<p style="text-align: justify;">Chi scrive, appassionato della preistoria del Sud America, aveva infatti         considerato la possibilità di una antica migrazione di uomini         Cro-Magnon Atlantico-Europei nel continente americano durante l&#8217;ultima         Era glaciale di Wisconsin-Wurm, una migrazione indipendente, e forse         precedente, da quella Sapiens &#8220;asiatica&#8221; proveniente dallo         Stretto di Bering, perciò ci si imbatté logicamente nella scuola di         pensiero di tutto un &#8220;corpus&#8221; di studiosi tradizionalisti, per         arrivare infine anche a Wirth. Per inciso, ci teniamo a rilevare subito che la portata delle sue teorie         sono ancora oggi quanto mai oggetto di polemiche tra le opposte fazioni         dei suoi estimatori e detrattori.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/il-piano-occulto/2978" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-3264" style="margin: 10px;" title="piano-occulto" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/piano-occulto.jpg" alt="piano-occulto" width="200" height="294" /></a>Anticipiamo         anche che i temi &#8220;wirthiani&#8221; saranno ripresi nella parte         conclusiva del presente saggio dove anche noi non ci sottrarremo nel         dire la nostra su tutta una serie di tematiche affrontate nel corso         della presente esposizione. Da tutto quello che abbiamo letto in merito         a questo ricercatore, una cosa possiamo subito dire: era senz&#8217;altro un         personaggio geniale ma eccentrico e, come sempre accade, in perenne         contrasto con le personalità degli altri studiosi suoi coevi. Vogliamo solo ricordare che quando Rudolf Mund, ultimo presidente dell&#8217;ONT         morto nel 1985, lo contattò per avere notizie di prima mano in merito         alla figura di Karl Maria Wiligut, Wirth si irrigidì moltissimo         sostenendo che &#8220;<em>quel famigerato truffatore doveva essere         assolutamente dimenticato</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma probabilmente, questo francamente esagerato giudizio negativo         derivava non tanto da screzi personali ma dal fatto che Wirth si era         sempre considerato uno &#8220;scienziato&#8221; nel senso più completo         del termine, mentre gli studi di Wiligut non sarebbero mai potuto essere         da lui considerati come tali. Invece Himmler aveva sempre preso in forte         considerazione scientifica le idee di entrambi. Ma, a questo punto, che dire di         questo tenace studioso tedesco-olandese (era nato a Utrecht)?</p>
<p style="text-align: justify;">Già         dalla fine degli anni &#8217;20, naturalizzato tedesco, dopo la pubblicazione         di uno dei suoi saggi più famosi, <em>Der Aufgang der Menschheit</em> &#8211;         L&#8217;Ascesa dell&#8217;Umanità -, in complementarietà con altre pubblicazioni e         conferenze, Wirth aveva cominciato lentamente a far presa su una certa         parte della cultura giovanile tedesca.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/il-terzo-reich-e-il-sogno-di-atlantide/2253" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3265" style="margin: 10px;" title="terzo-reich-atlantide" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/terzo-reich-atlantide.jpg" alt="terzo-reich-atlantide" width="200" height="312" /></a> Non dobbiamo dimenticare infatti, che proprio in questo periodo avvenne         l&#8217;incontro con il giovane Wolfram Sievers, il quale abbandonò la sua         attività di commerciante di libri e divenne suo fidato assistente. Wirth voleva soprattutto che le sue ricerche facessero presa sulla         gente, anche sulle persone più comuni, e si batteva contro la         burocrazia tedesca per far sì di ottenere sempre la possibilità di         illustrare i risultati delle sue ricerche anche all&#8217;aperto, di fronte al         pubblico, sotto un semplice tendone da circo.</p>
<p style="text-align: justify;"><a title="Julius Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Julius         Evola</a>, già nel 1930, ha ben presente il pensiero di Wirth e riesce ad         esprimerlo compiutamente in poche righe qui riportate: &#8220;<em>Il         Wirth, in un&#8217;opera ponderosa e molto discussa&#8230; ha sostenuto che per         spiegare una quantità di convergenze e di corrispondenze di <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simboli</a>,         dati antropologici e filologici, ecc., è necessario ammettere         l&#8217;esistenza di una razza nordico primordiale, che verso l&#8217;Età della         Pietra dalle regioni artiche si sarebbe spostata verso il sud, dando         luogo alle forme più alte di una civilizzazione di tipo cosmico-solare</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align: justify;">Come         possiamo vedere, l&#8217;influenza sul pensiero di Wirth da parte dell&#8217;opera         dell&#8217;indiano Tilak, era stata fondamentale: sull&#8217;origine         &#8220;polare&#8221; o in ogni caso Nord Europea dei bianchi ariani, si         trovavano dunque in sintonia diversi studiosi nel mondo, <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> compreso,         il quale però considerava l&#8217;insieme delle fonti Tradizionali tramandate         segretamente, per via iniziatica, come un elemento di prova addirittura         superiore agli elementi circostanziali e scientifici riscontrati dal         Wirth nelle sue ricerche.</p>
<p style="text-align: justify;">Abbiamo così, secondo Wirth, una dimora polare, <a title="Patria primitiva della razza nordica" href="http://www.centrostudilaruna.it/wirth.html">patria primitiva della         razza nordica</a>, che aveva sviluppato una sorta di civiltà da &#8220;Età         dell&#8217;Oro&#8221; (corrisponderebbe, secondo le ultime ricerche, ad un         periodo interglaciale &#8220;caldo&#8221; collocabile tra il 40.000 ed il         28.000 a.C.). Qui Wirth riportava una grande quantità di dati geologici, climatici e         botanici veramente impressionanti, dimostrando come allora, tra i 70 e         gli 80 gradi di latitudine Nord, vi era una temperatura media annua         paragonabile ad un clima temperato (sui 10 gradi centigradi, contro i 20         sotto zero attuali a quelle latitudini) e che questo territorio aveva         incluso anche l&#8217;Islanda, la Groenlandia e le Isole Spitzbergen.</p>
<p style="text-align: justify;">Era l&#8217;Atlantide polare, Thule, la sacra dimora della prima umanità.</p>
<p style="text-align: justify;">Umanità che quindi, secondo Wirth, era nata in un periodo         &#8220;Terziario&#8221;, molto prima dell&#8217;arrivo di una fortissima         glaciazione (dal 28.000 a.C. &#8211; ultima fase del Wurm) che aveva di         conseguenza costretto gli abitanti di questo Eden Polare a migrare verso         Sud, per costituire più tardi l&#8217;Atlantide platoniana che tutti         conosciamo (dal 15.000 al 9.000 circa a.C.). La         fine del Wurm, l&#8217;innalzamento repentino dei mari, insieme con altre         catastrofi naturali (il Diluvio Universale) aveva costretto i superstiti         dell&#8217;Atlantide ariana ad una diaspora in Europa, Asia, Africa         nordoccidentale ed America.</p>
<p style="text-align: justify;">Questo, in sostanza, il pensiero di Herman Wirth.</p>
<p style="text-align: justify;">Come si può facilmente comprendere, l&#8217;essenza delle teorie di Wirth         riscosse allora il favore dei nazionalsocialisti, chiaramente perché         secondo questa storia alternativa dell&#8217;<em>Homo Sapiens Sapiens</em>, la parte         del leone la faceva la razza primigenia nordico-aria e di conseguenza i         suoi discendenti, i popoli germanici. Anche con il favore dei nazisti, in ogni caso, Wirth non aveva certo         vita facile.</p>
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		<title>Il castello di Wewelsburg: un po&#8217; di storia</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2000 21:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierluigi Tombetti</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La storia e le vicende del castello di Wewelsburg, che fu principale centro della organizzazione SS]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/wewelsburg.html' addthis:title='Il castello di Wewelsburg: un po&#8217; di storia '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/storiacontemporanea48x48.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Storia contemporanea" /><br/><p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.amazon.de/exec/obidos/ASIN/B00004S0U3/centrostudi0e-21"><img style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="http://www.centrostudilaruna.it/immagini/himmlersburg.bmp" border="0" alt="Himmlers Burg - Die Wewelsburg" width="90" height="140" align="left" /></a> Wewelsburg è essenzialmente una fortezza dalla pianta a forma di freccia, orientata verso nord, un’anomalia architettonica che non ha uguali in Germania. Una forma così curiosa ed insolita merita una spiegazione che tuttavia non ha nulla di misterioso: secondo le testimonianze degli storici locali, la natura stessa delle rocce sulla cima della collina invitava ad una costruzione difensiva: sembra che esistesse una grande pietra circolare che fu scelta come base per una delle torri e che finì per essere inglobata nella struttura; la pianta a freccia era dunque dovuta semplicemente alla natura architettonica della base rocciosa. I documenti cartografici che esaminai al castello mi confermarono questa versione dei fatti.</p>
<p style="text-align: justify;">Nel IX e X sec. della nostra era, le invasioni degli unni avevano spinto i germani a costruire sulla collina di Wewelsburg un edificio per la protezione dei locali, cosa confermata dal testo di un cronista sassone del XII sec. riportato nella <em>Storia di Wewelsburg </em>di Wilhelm Segin (1).</p>
<p style="text-align: justify;">Lo stesso cronista ci racconta che nel 1124 il conte Friederich von Arnsberg aveva costretto la popolazione a cominciare la costruzione del castello angariandola in ogni modo. Alla morte del conte, l’anno successivo, i poveri abitanti dei villaggi che avevano partecipato alla costruzione si ribellarono e distrussero il castello.</p>
<p style="text-align: justify;">I nobili locali, creati cavalieri ma senza alcun ritegno morale, continuarono ad approfittarsi della popolazione, compiendo veri e propri crimini e provocando forti risentimenti verso la nobiltà e il clero; esistevano infatti i <em>Fuerstbischof</em>, o principi–vescovi, che prendevano piuttosto sottogamba la loro attività pastorale, preferendo le cacce e il lusso alla cura delle anime.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8871984951"><img style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="http://www.centrostudilaruna.it/immagini/igrandimisteridelnazismo.bmp" border="0" alt="Pierluigi Tombetti, I grandi misteri del nazismo. La lotta con l'ombra" width="95" height="143" align="right" /></a> I principi si guadagnavano la lealtà dei cavalieri affidando loro una parte delle terre da amministrare e concedendo ampia discrezionalità sul modo in cui farlo.</p>
<p style="text-align: justify;">Le angherie e le sofferenze che questi ultimi causavano alle popolazioni contadine alimentarono un crescente odio verso i nobili e il vescovado: addirittura una frase incisa sul muro dell’entrata del castello invitava le popolazioni che durante la guerra dei trent’anni cercavano un riparo alle violente dispute territoriali ad andarsene: <em>Viele mochten gern hinein; aber das schaften sie nicht!</em> (Molti vorrebbero entrare volentieri ma non ce la fanno!).</p>
<p style="text-align: justify;">I secoli XVI e XVII portarono guerre e morte nella zona di Bueren, il distretto geografico di Wewelsburg, causate principalmente dal dissenso <a href="http://www.centrostudilaruna.it/religione.html">religioso</a> e nel corso dei due secoli successivi il castello fu a più riprese attaccato e ricostruito con varie migliorie che riguardavano in special modo l’accrescimento dello spessore delle mura difensive.</p>
<p style="text-align: justify;">Fu solo tra il 1604 e il 1607 che Wewelsburg acquisì la forma attuale voluta dai Fuerstbischof della famiglia Fuestenberg che lo trattennero come patrimonio familiare fino al 1802, anno in cui divenne di proprietà dello Stato prussiano; tuttavia il vescovado aveva già da tempo perso interesse a questa che era considerata una dimora secondaria per il clero e tennero un semplice amministratore fiduciario come custode.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=888910709X"><img style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="http://www.centrostudilaruna.it/immagini/archeologidihimmler.bmp" border="0" alt="Marco Zagni, Archeologi di Himmler. Ricerche, spedizioni e misteri dell'Ahnenerbe" width="175" height="250" align="left" /></a> In effetti il castello era in rovina, poiché un funzionario prussiano che visitò ed esaminò Wewelsburg nel 1802 lo ritenne in pessime condizioni, inadatto nemmeno alla mansione di carcere militare; la natura stava prendendo il sopravvento e il castello non era considerato degno di manutenzione dal vescovado. Nel 1815 un fulmine diede il colpo di grazia distruggendo il soffitto di una delle torri che crollò e il disastroso incendio che seguì intaccò profondamente la struttura al punto che rimasero in piedi solamente i muri esterni; di conseguenza il distretto di Bueren–Brenken decise di adattare il castello ai propri bisogni culturali e ne destinò una parte ad ostello per la gioventù, che esiste ancora oggi. Alla morte dell’ultimo amministratore, avvenuta nel 1821, Wewelsburg subì la stessa sorte del Colosseo: i locali lo depredarono di pietre e suppellettili finché nel 1832 lo Stato prussiano decise di offrire parte del castello come residenza per il sacerdote locale e si iniziarono i lavori di ristrutturazione nell’ala sud. Nel 1925 le autorità locali decisero di trasformare la parte rimanente del castello in un museo etnologico, il quale pure esiste al giorno d’oggi e occupa gran parte del volume abitativo totale; si possono ammirare oggetti, manufatti e anche reperti archeologici che testimoniano usi e costumi locali nel corso dei secoli, oltre a diorami e ambientazioni che illustrano flora e fauna dei dintorni. Furono inseriti nel progetto anche un ristorante, una sala per banchetti e varie stanze da utilizzare per occasioni speciali e festeggiamenti, tutti ricavati nelle sale del castello. Si decise in seguito di intervenire con lavori di ristrutturazione, poiché la Torre Nord era pericolante. Il sacerdote successivo completò i lavori e arriviamo così alla sua morte, avvenuta nel 1934, anno in cui Himmler acquistò il castello e Wewelsburg divenne il centro del culto segreto dell’Ordine Nero.</p>
<p style="text-align: justify;">La forma a freccia aveva colpito profondamente l’immaginazione del <em>Reichsfuehrer </em>che ne vide la rappresentazione reale di un <a href="http://www.centrostudilaruna.it/simboli.html">simbolo</a>: il castello era orientato a nord, a differenza di tutte le costruzioni dell’<a href="http://www.centrostudilaruna.it/storiaantica.html">antichità</a> e moderne che seguono l’orientamento est–ovest. Il vettore nord richiamò immediatamente alla mente di Himmler la terra di Thule, l’Iperborea ariana, il Polo Nord, l’antica patria in cui la maggioranza delle tradizioni germaniche posizionano l’Eden ariano, e cioè il luogo in cui, nella notte dei tempi, una stirpe di uomini–dèi ariani vivevano in perfetta armonia con le forze della natura, essendone essi stessi una manifestazione, dotati di poteri divini.</p>
<p style="text-align: justify;">Himmler decise che quando il III Reich avrebbe definitivamente governato sulla terra, quello sarebbe diventato il centro del mondo; il museo, il ristorante e l’ostello lasciarono così il posto all’accademia della Sezione <em>Ahnenerbe</em> (2), che da allora in poi ebbe una sede permanente a Wewelsburg.</p>
<p style="text-align: justify;">Gli scavi archeologici compiuti dagli scienziati della <em>Ahnenerbe </em>nei dintorni del maniero rivelarono una certa quantità di scheletri, che vennero conservati nella <em>Kammergrab</em>, per essere studiati dagli archeologi (3).</p>
<p style="text-align: justify;">Per assicurarsi la manodopera necessaria, Himmler decise di far costruire nelle vicinanze un piccolo campo di lavoro, che dal 1941 si chiamò Campo di Concentramento di Niederhagen (<em>Konzentrationslager Niederhagen </em>o <em>KZ Niederhagen</em>); in questo campo di lavoro forzato si applicò il concetto <em>Vernichtung durch Arbeit</em>, cioè sterminio attraverso il lavoro. La storica del castello ci ha informato che questo era uno dei campi in cui le condizioni di vita erano più dure in assoluto, dove torture e atrocità segnarono la fine di 1285 persone nel tempo in cui si portavano avanti i lavori di ristrutturazione e di ricostruzione; poche forse rispetto ad altri campi di sterminio ben più famosi, ma ci è stato ribadito più volte che si trattava di vero e proprio calvario, un inferno in cui migliaia di persone venivano continuamente picchiate e torturate con una crudeltà senza limiti.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.amazon.de/exec/obidos/ASIN/3831147140/centrostudi0e-21"><img style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="http://www.centrostudilaruna.it/immagini/wiligutsgeheimlehre.bmp" border="0" alt="Rudolf J. Mund - Karl Maria Wiligut, Wiliguts Geheimlehre. Weisthor - Fragmente einer verschollenen Religion. Die geplante Geheimlehre fuer die neue Ordnung in Europa" width="98" height="140" align="right" /></a> Per quanto concerneva il progetto, Himmler si serviva del suo architetto personale Bartels (che soprintendeva ogni attività costruttiva in qualità di capo-architetto) e di Karl Maria Wiligut: in base ai loro consigli, ma soprattutto seguendo la via spirituale consigliatagli dal prete–mago Wiligut, Himmler stravolse la struttura interna del castello, mantenendone però la pianta a punta di lancia: tra il 1939 e il 1944 venne abbassata la Torre nord di 4,8 m e se ne ricavò all’interno quella che oggi conosciamo come &#8220;La Cripta&#8221;, il <em>Sancta Sanctorum </em>delle SS, battezzato da Himmler il <em>Walhalla</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Bartels presentò i piani costruttivi nel 1939 e senza attendere le concessioni edilizie del caso, cominciò i lavori di scavo per la cripta; inizialmente invece dei dodici piedistalli erano presenti dodici nicchie che furono murate e sostituite con le colonnine–sedile che si vedono oggi. Si provvide inoltre a creare un soffitto a cupola con stuccature a forma di swastika al centro e si realizzarono i fori da cui si origina ancora oggi la misteriosa forza eco che fa rabbrividire chi prova a parlare al centro della sala; si chiusero le precedenti finestre in stile gotico sostituendole con quelle attuali, studiate appositamente per convogliare la luce al centro della sala.</p>
<p style="text-align: justify;">I lavori proseguirono con la creazione della <em>Gruppenfuehrersaal</em>, (sala dei capi supremi SS) al piano terra che si apre sul cortile interno; furono erette le 12 colonne sia in questa sala che nella cripta e si progettò un’altra sala al di sopra della <em>Gruppenfuehrersaal</em>, con un grandioso soffitto a cupola, progetti che non vennero mai realizzati.</p>
<p style="text-align: justify;">Dal 1941 al 1945 si cominciò a pensare ad un progetto più grande con lo scopo di estendere l’area del castello fino ad inglobare il villaggio vicino; le case dei contadini sarebbero state spostate per far posto ad un enorme complesso di edifici di forma circolare che avrebbe circondato la struttura centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">La cripta sarebbe divenuto il centro geografico del sistema, una evidente <a href="http://www.centrostudilaruna.it/simboli.html">simbologia</a> che ci riporta al significato di <em>omphalos</em>, l’ombelico del mondo. Questo sarebbe stato l’ombelico che avrebbe legato il mondo cultuale delle SS con il suo <em>Volk</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">A seguito dell’avanzata degli alleati, il 31 marzo 1945 Himmler diede ordine di far saltare il castello ma nella fretta si riuscì solamente a danneggiare le strutture esterne con un incendio che causò pochi danni, a parte il soffitto di travi in legno che bruciò completamente.</p>
<p style="text-align: justify;">Il signor B., un simpatico personaggio di Bueren (4), proprietario della locanda in cui alloggiavo, mi fece da guida nei dintorni del castello e mi raccontò che quando era piccolo assistette alla deflagrazione del 1945; egli ricordava che tutti gli abitanti corsero al castello per prendere la cassaforte che però fu requisita dagli alleati. Tutto ciò che trovarono fu un lago di vino rosso in cui galleggiavano oggetti di ogni tipo e pezzi di legno. La Cantina era stata distrutta.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://tracker.tradedoubler.com/click?p=10388&amp;a=915108&amp;g=0&amp;url=http://www.bol.it/inglesi/scheda/ea978055381445"><img style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="http://www.centrostudilaruna.it/immagini/himmlerscrusade.bmp" border="0" alt="Christopher Hale, Himmler's Crusade" width="130" height="199" align="left" /></a> Lo stesso personaggio mi confidò inoltre che molti degli abitanti di Bueren non avevano idea di chi fossero i loro genitori, in quanto in zona esisteva un <em>Lebensborn</em>, una delle famigerate cliniche specializzate in cui le giovani ariane venivano convinte ad accoppiarsi con SS di purissimo sangue germanico, generando perfetti esemplari ariani. Ma i locali non desiderano parlare di queste cose, si sentono imbarazzati e feriti; il sig. B. me lo disse chiaramente. Era uno degli aspetti tragici che circondavano il castello e contribuivano alla sua sinistra fama.</p>
<p style="text-align: justify;">Quando si parla del lato oscuro del nazismo e in particolare del castello di Wewelsburg, è necessario riconoscere che molti autori, di solito narratori o ricercatori un poco avventati, si sono sbizzarriti nel tentativo di dimostrare sbrigativamente un legame del Nazismo con l’occulto, legame che certamente esiste, e molti di questi hanno citato fonti non confermate, hanno fatto affermazioni non corrette di cui solo loro possono portare il peso ed infine si sono appropriati di informazioni adattandole o esagerandole a seconda del testo che stavano scrivendo; il risultato è stato che il lato spirituale del Nazismo è stato sempre catalogato come una bufala o quantomeno una storiella utile per vendere qualche copia in più; in questo caso, vale l’assioma che solo un esame diretto, una ricerca sul campo può tagliare la testa al toro e fornire le informazioni più corrette e veritiere.</p>
<p style="text-align: justify;">Un esempio per tutti tra i più famosi: si favoleggia in una corrente di letteratura post &#8211; bellica che spesso sconfina nella fantascienza, che i dodici <em>Gruppenfuehrer </em>e Himmler stesso prendessero le loro decisioni strategiche in relazione agli eventi bellici nella <em>Gruppenfuehrersaal</em>, mentre il fumo di un vaticinio occulto, saliva come un olocausto attraverso i fori del pavimento (5).</p>
<p style="text-align: justify;">Ora, è necessario considerare che ogni decisione bellica non veniva presa da Himmler, tantomeno dai suoi dodici cavalieri, ma era una prerogativa speciale del <em>Fuehrer</em>, Hitler stesso, che si lasciava andare a indecenti scoppi di ira incontrollata quando il suo parere si scontrava con quello ben più esperto dei suoi generali. Himmler non avrebbe mai potuto gestire personalmente le sorti di una guerra che era rigorosamente controllata da Hitler. In secondo luogo il pavimento della <em>Gruppenfuehrersaal </em>non presenta alcun foro, non è oggi e non era allora in comunicazione con la cripta sottostante (6).</p>
<p style="text-align: justify;">Questo significa che nessun fumo di sacrificio poteva elevarsi alla sala superiore. Si potrebbe forse interpretare come un fumo simbolico, ma sono pure congetture.</p>
<p style="text-align: justify;">La dr.ssa John-Stucke mi confermò, piante costruttive alla mano (7), che non esisteva alcuna possibilità di un passaggio di aria tra la cupola della cripta, di cemento e il pavimento della sala superiore. I quattro fori della swastika sul soffitto della cripta si estendevano per soli 40 centimetri nel calcestruzzo e servivano al solo scopo di generare l’effetto eco al centro della sala. Non comunicavano con nessun altra stanza. C’erano, è vero, dei fori sopra le finestre, ma essi portavano esclusivamente a un piccolo piano tra le due sale e sembra che servissero per l’impianto elettrico; comunque non collegavano le due sale.</p>
<p style="text-align: justify;">Si tratta di un semplice esempio, è vero, ma basta per far capire come sia spesso necessaria una ricerca diretta presso archivi e siti storici per evidenziare clamorosi errori o veri e propri falsi in cui sono incorsi molti autori.</p>
<p style="text-align: justify;">Proprio per questo, nel maggio del 2002 venni contattato da Patrizia Bertolotti, direttore responsabile di <em>Hera</em>, una interessante rivista italiana che si occupa di civiltà scomparse, storia e archeologia: incontrai lo staff di <em>Hera </em>in maggio e prendemmo accordi per uno speciale monografico sui misteri del nazismo che fu l’anticamera di questa ricerca.</p>
<p style="text-align: justify;">Durante il primo sopralluogo che feci per conto della rivista, nel giugno del 2002, mi capitò di considerare un aspetto del design di Wewelsburg che mi aveva disturbato più volte, dapprima come una semplice sensazione indefinita che non riuscivo a focalizzare e solo in seguito come un pensiero preciso, quando la dr.ssa Kirsten John-Stucke, la storica responsabile degli archivi, mi fece notare la somiglianza del progetto finale di Wewelsburg con la cosiddetta Lancia di Longino: l’intero castello era orientato come un vettore, e cioè una freccia, simboleggiata dalla Lancia di Longino, in maniera ambivalente non solo verso nord, e quindi verso un punto esterno, ma anche verso il centro di sé stesso, cioè il punto esatto geografico al centro della grandiosa costruzione che avrebbe dovuto circondare il castello, corrispondente alla torre nord e alla cripta sotterranea.</p>
<p style="text-align: justify;">Questo punto era l’estremità della Lancia o, se vogliamo, del vettore orientato come una bussola magnetica verso nord. In pratica, un anello di edifici aveva come suo punto focale equidistante dalla circonferenza esterna, il Walhalla, la cripta della torre nord, e non si trattava certamente di un caso ma di una scelta simbolica precisa: questo doveva diventare l’<em>omphalos</em>, il centro spirituale del mondo nazionalsocialista.</p>
<p style="text-align: justify;">L’aspetto esterno–interno rivelava quindi una doppia valenza simbolica: la tensione verso una patria lontana nel tempo e nello spazio (l’antica Thule, situata nelle leggende nordiche nella zona polare) e la necessità di ripiegarsi nel proprio sé alla ricerca di una comunicazione diretta con il proprio universo, che scaturisce dalla <em>weltanschauung </em>nazionalsocialista, ovvero la necessità spirituale di un qualche tipo di meditazione o di culto mistico.</p>
<p style="text-align: justify;">Himmler decise che dal 1939 in avanti i <em>Gruppenfuehrer SS </em>dovessero riunirsi una volta l’anno (forse anche più volte) a Wewelsburg per un adunanza speciale chiamata conferenza di primavera; l’unica cosa certa di questi incontri erano le diete speciali indette per i suoi dodici cavalieri e vertevano su argomenti relativi all’ariosofia e sui primordi della civiltà germanica, con collegamenti alla nuova realtà nazionalsocialista che stava rigenerando il passato delle tribù teutoniche su un tessuto moderno, mantenendone gli aspetti spirituali.</p>
<p style="text-align: justify;">Abbiamo notizie certe solo sulla conferenza di primavera del 1941, ma il fatto che rimangano solo pochi documenti non implica che non ne fossero tenute altre, anzi, l’accademia <em>Ahnenerbe </em>era un centro di studi in costante, febbrile attività qui sostavano docenti e studiosi di varie discipline per accertare le possibilità spirituali e genetiche della razza aria purificata, ed è logico supporre che vi fosse un’attività di ricerca estremamente avanzata, con aggiornamenti, seminari e conferenze a cadenza regolare.</p>
<p style="text-align: justify;">Tuttavia dobbiamo tenere presente che il castello era stato ideato principalmente come centro cultuale e quindi vi si svolgevano anche funzioni che rientravano certamente in una sfera più spirituale, o per meglio dire, pseudo–<a href="http://www.centrostudilaruna.it/religione.html">religiosa</a>. Non dimentichiamo che a Wewelsburg, durante i matrimoni delle SS più elevate in grado, non vi era un prete che officiava ma, come abbiamo già visto, il consigliere spirituale di Himmler, Karl Maria Wiligut, che si presentava sulla scena con un pastorale adorno di un fiocco azzurro su cui erano incise le rune beneauguranti: una evidente forma di sostituzione della <a href="http://www.centrostudilaruna.it/religione.html">religione</a> tradizionale con il neopaganesimo wotanico che permeava profondamente il Nazismo. Questa e altre cerimonie erano celebrate da Weisthor e regolavano l’attività degli scienziati e dei militari che sostavano a Wewelsburg: chi lavorava a Wewelsburg faceva parte di un <em>Ordo</em>, un ordine <a href="http://www.centrostudilaruna.it/religione.html">religioso</a> di monaci combattenti, la cui <em>élite </em>riteneva l’aspetto spirituale segreto del nazionalsocialismo il vero fulcro intorno a cui si muoveva ogni altra attività.</p>
<p style="text-align: justify;">Nella progettazione del castello, Himmler operò anche una precisa scelta stilistica; infatti in un’architettura romanica e classica troviamo inserti peculiari dell’architettura sacra: dodici colonne, dodici segni runici <em>Sieg </em>sulla ruota solare disegnata in marmo ad intarsio sul pavimento della <em>Gruppenfuehrersaal</em>, dodici sedili a colonnina nella cripta.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Pierluigi Tombetti </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Brano tratto dal capitolo 11 del libro <em>I grandi misteri del nazismo</em>, Ed. Sugarco, Milano 2005.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>NOTE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1. Segin, Wilhelm, <em>Geschichte der Wewelsburg</em>, Bueren, 1925. Il testo latino cita: &#8220;[...] <em>castrum guoddam Wifilisburch, tempore Hunnorum constructum, sed vetustate temporis postea neglectum</em>&#8220;.<br />
2. Nel 1950 fu riaperto il museo e riaprì i battenti anche l’ostello.<br />
3. Russell Stuart, <em>Heinrich Himmlers Burg; das weltanschauliche zentrum der SS</em>, RVG Verlags- und Vertriebs GmbH, Landshut, 1989, p. 43.<br />
4. Bueren-Brenken è il paese a poca distanza da Wewelsburg in cui chi si reca a visitare il castello può trovare alloggio.<br />
5. Lo stesso rituale magico è descritto anche in Pauwels, Louis e Bergier, Jacques, <em>Le matin des magiciens</em>, Librairie Gallimard, 1960; tr. it. di Pietro Lazzaro <em>Il mattino dei maghi</em>, Mondadori, Milano 1963, pp. 369, 370. Il rituale è descritto anche da Stuart Russell, in un intervista a Marco Dolcetta, <em>Il Nazismo Esoterico</em>, Hobby &amp; Work, Milano, 1994, N° 2, p. 6; può darsi che Russell abbia tratto questa informazione da Pauwels e Bergier. Trattandosi però di un testo piuttosto particolare, che identifica l’origine della corrente contemporanea nazi/occultistica/fantascientifica, che spesso non dice dove ha tratto certe affermazioni e che a volte dà per vere cose che non sono probabilmente mai accadute, non mi sono sentito di avallare una tale idea. La riporto comunque per completezza.<br />
6. Le fotografie d’epoca del castello visionabili all’archivio centrale, sede del museo e dell’esposizione permanente sul campo di concentramento di Wewelsburg, ci mostrano la <em>Gruppenfuehrersaal </em>esattamente com’è oggi: non vi erano fori che collegassero il soffitto della cripta con il pavimento della sala superiore. Il tentativo di far saltare il castello nel 1945 non provocò danni alle sale storiche e non vi furono lavori di ricostruzione sul pavimento della <em>Gruppenfuehrersaal</em>.<br />
7. Note e progetti furono esaminati grazie al materiale presente nell’archivio: mi fu mostrato anche qualche progetto contenuto nell’ormai introvabile Hueser, Karl, <em>Wewelsburg 1933-1945: Kult und Terrorstaette der SS</em>, St Bonifatius, Paderborn, 1982, il libro ufficiale sulla storia del castello.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8871984951">Pierluigi Tombetti, <em>I grandi misteri del nazismo. La lotta con l&#8217;ombra</em> (IBS)</a> <a rel="nofollow" href="http://tracker.tradedoubler.com/click?p=10388&amp;a=915108&amp;g=0&amp;url=http://www.bol.it/libri/scheda/ea978887198495">(BOL)</a></strong></p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/wewelsburg.html' addthis:title='Il castello di Wewelsburg: un po&#8217; di storia ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2000 20:05:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luca Leonello Rimbotti</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Recensione del libro di Marco Zagni Archeologi di Himmler. Miti, misteri e spedizioni dell'Ahnenerbe]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/rimbottiarcheologidihimmler.html' addthis:title='L&#8217;identità nazionale si aggira tra le rovine della preistoria '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/storiacontemporanea48x48.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Storia contemporanea" /><br/><p style="text-align: justify;"><em> La diffusione della cultura, secondo la paletnologia, ha origine allorquando il popolo prende coscienza del proprio potenziale</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=888910709X" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="http://www.centrostudilaruna.it/immagini/archeologidihimmler.bmp" border="0" alt="Marco Zagni, Archeologi di Himmler. Ricerche, spedizioni e misteri dell'Ahnenerbe" width="175" height="250" align="right" /></a> Di solito, le storie della paletnologia dedicano un capitolo, più o meno esteso, per descrivere come la preistoria e l&#8217;archeologia, ad un certo punto, nel <a href="http://www.centrostudilaruna.it/storiacontemporanea.html">Novecento</a>, vengano investite dall&#8217;ideologia. In Germania, agli inizi del <a href="http://www.centrostudilaruna.it/storiacontemporanea.html">secolo XX</a>, la necessità scientifica di ricostruire i movimenti di popolazioni che erano avvenuti in epoca preistorica, portò ad approfonditi studi sulla diffusione della cultura, sui tipi di insediamento, sul cosiddetto &#8220;paleoambiente&#8221;. Negli anni Venti si affermarono numerosi studiosi e nuovi metodi di ricerca. Era naturale che, nel clima dell&#8217;epoca, ogni ricerca portata avanti dalle varie scuole nazionali, riverberasse una certa inclinazione alla messa in particolare valore dei metodi e dei livelli culturali di quel popolo, cui appartenevano le varie istituzioni scientifiche. Lo facevano i francesi, lo facevamo noi italiani, lo facevano persino i polacchi, che a loro volta rivendicavano alla Polonia il ruolo di sede originaria degli Indoeuropei.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma non si trattò tanto di una &#8220;nazionalizzazione&#8221; della preistoria, quanto dello spontaneo accento posto da ogni studioso sui tipi e sulle caratteristiche propri alla preistoria &#8220;nazionale&#8221; di cui si occupavano. Il tedesco Gustav Kossinna, ad esempio, tra i fondatori della moderna paletnologia e uno dei maggiori studiosi europei della materia, senza essere un fanatico nazionalista si trovò a operare per un rafforzamento dell&#8217;orgoglio nazionale germanico, allorquando i suoi studi lo portarono alla storica differenziazione tra <em>Naturvölker </em>e <em>Kulturvölker</em>: popoli rimasti allo stato di natura e popoli portatori di cultura. E, sulla scorta delle sue verifiche sul campo, inseriva gli antenati preistorici dei tedeschi per l&#8217;appunto in questa seconda e più prestigiosa categoria. Si inorgoglisse chi voleva: questi erano i risultati dei suoi studi. Alla conferenza di pace di Versailles, per dire di come anche l&#8217;antichistica sia un naturale supporto politico, la commissione tedesca d&#8217;armistizio ­ composta da socialdemocratici &#8211; si recò dai vincitori con un grosso incartamento di studi di Kossinna, dai quali si evidenziava come su grandi parti dei territori del <em>Reich </em>che si intendevano trasferire alla Polonia dopo la guerra, i tedeschi potessero vantare un &#8220;diritto storico&#8221; di possesso, dato che, documenti alla mano, avevano abitato quei luoghi (la Pomerania, l&#8217;Alta Slesia, la Prussia Orientale) fin dalle epoche preistoriche.</p>
<p style="text-align: justify;">Queste non sono aberrazioni nazionalistiche, ma naturali tentativi di protezione della memoria storica e antropologica, che ogni popolo ­ e aggiungerei: ogni popolo sano ­ a giusto titolo avanza per corroborare i propri diritti all&#8217;identità. O non fa la medesima cosa ancora oggi Israele, allorquando sentiamo i suoi esponenti politici o semplici coloni rivendicare il diritto storico degli ebrei di insediarsi sui territori palestinesi, solo perché tremila anni fa, secondo la <em>Bibbia</em>, che notoriamente è un documento ebraico e quindi di parte, quelle zone erano da loro abitate? E non dovremmo forse noi italiani, a maggior ragione e in base a questi stessi argomenti ­ che trovano sostegno ancora oggi presso le più alte sfere del diritto internazionale ­ rivendicare, che so, l&#8217;Istria, la Dalmazia, la Pannonia oppure l&#8217;intero bacino mediterraneo, perché qui i nostri coloni romani formarono innumerevoli insediamenti, per di più ben documentati da giganteschi resti archeologici? Evidentemente, non solo la scienza tedesca di quel periodo rivendicava la sua storia, ma la stessa cosa fa ogni scienza sostenuta dal potere politico (e la scienza è sempre sostenuta dal potere politico), compiendo il gesto storicamente ovvio di tutelare i propri diritti, giusti o discutibili che siano.</p>
<p style="text-align: justify;">La Russia comunista ­ che avrebbe dovuto essere insensibile, in quanto &#8220;internazionalista&#8221;, a questi temi &#8211; non fu da meno: riorientò tutti gli studi di preistoria, li inquadrò nelle organizzazioni di Stato, proclamò bandita la scienza &#8220;borghese&#8221; e formulò, col famoso Evimenko, una teoria ideologica che finì col proclamare l&#8217;autoctonìa primordiale del popolo russo! Nei primi anni trenta, avvenne poi che in Germania gli studi sulla preistoria si saldarono con il <em>Kampfbund </em>per la Cultura Germanica, fondato nel 1929 da Rosenberg, nel quale confluirono alcuni tra i maggiori esperti ed organizzatori del settore. Tra di essi, lo studioso Hans Reinerth, che, dopo la presa del potere da parte dei nazionalsocialisti, cambiò la vecchia Società Germanica di Preistoria nella Lega del Reich per la Preistoria Germanica, un organismo perfettamente allineato al corso del nuovo regime. Di lì a poco, molti tra gli studiosi tedeschi di storia, preistoria e paletnologia, finirono con l&#8217;entrare direttamente in quell&#8217;istituto di nuova formazione che fu la Fondazione Ahnenerbe (eredità ancestrale), fondata nel 1935 da Heinrich Himmler, consegnata a studiosi appartenenti alle SS e subito propostasi come organismo di punta, il più ideologicamente qualificato centro-studi sulle origini culturali e antropologiche del popolo tedesco.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5916" title="indogermanische-wanderung" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/indogermanische-wanderung1.jpg" alt="" width="616" height="495" />Dico subito che, a mio parere, la politicizzazione della scienza non è cosa che possa scandalizzare oltre misura chi sappia come va il mondo. O forse si crede che i nostri istituti di cultura, le nostre università, i nostri centri di ricerca siano imparziali oasi di studio, e che non vi siano pressioni e condizionamenti politici, anche pesanti, da parte del potere &#8220;democratico&#8221;? Avete presente, per dire, quant&#8217;è imparziale l&#8217;Istituto Gramsci, sovvenzionato dallo Stato? E poi: cos&#8217;è la &#8220;ricerca pura&#8221;? Esiste qualcosa di non orientato, di non corretto da inclinazioni, convinzioni, interessi di uomini o gruppi? La &#8220;neutralità&#8221; della scienza esiste, o non è piuttosto una delle più grosse bufale della propaganda liberale? Esistono studiosi &#8220;liberi&#8221;, università &#8220;libere&#8221;? Credo di poter rispondere con un convinto e cubitale &#8220;no&#8221;, e ne converrà chiunque non sia troppo ingenuo. Ad ogni buon conto, a quanto pare la Ahnenerbe funzionò e funzionò bene, e in molti ambiti e con risultati degni di rilievo, aggregando studiosi di fama e lasciando quella traccia scientifica, che è impossibile far finta di ignorare per deferenza verso gli obblighi ideologici oggi egemoni.</p>
<p style="text-align: justify;">È quanto sostiene <a title="Marco Zagni" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/marco-zagni/">Marco Zagni</a>, autore del libro <a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=888910709X"><em>Archeologi di Himmler. Ricerche, spedizioni e misteri dell&#8217;Ahnenerbe</em></a>, pubblicato dalla casa editrice Ritter di Milano (tel.02-201310), che si avvale della prestigiosa introduzione del professor Giorgio Galli. È un <em>unicum </em>editoriale, nel senso che in Italia mai prima era stato dedicato un intero libro alla Ahnenerbe, ma solo cenni o poche pagine all&#8217;interno di altri e rari studi, tra i quali, sfacciatamente, mi permetto di ricordare il mio libro <em>Il mito al potere. Le origini pagane del nazionalsocialismo </em>(edizioni Settimo Sigillo di Roma), nel capitoletto su <em>La mistica SS</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La parte &#8220;viva&#8221;, per così dire, del lavoro di Zagni, riguarda la rievocazione del percorso innovativo battuto dalla Ahnenerbe nelle ricerche storiche, archeologiche, preistoriche e antropologiche. Quegli studiosi che collaborarono con le SS e con Himmler possono essere accomunati dall&#8217;idea che la storia mondiale avesse percorso strade diverse da quelle usualmente concepite: da qui, la concezione &#8220;catastrofista&#8221; (la Terra scossa da periodici rivolgimenti tellurici), la ripresa dell&#8217;ipotesi di Atlantide, l&#8217;idea di un primato indogermanico fin dalla preistoria, la teoria delle migrazioni, in base alla quale era possibile seguire passo passo gli spostamenti degli Indoari e verificare l&#8217;accensione da parte di costoro, ovunque nel mondo, delle prime scintille di civiltà: dai Sumeri al Tibet, dalla Mesoamerica fino al ciclo grecoromano. Vi furono spedizioni in varie parti del mondo, iniziative, approcci scientifici le cui risultanze sono ancora oggi al vaglio degli scienziati e che l&#8217;autore riconduce alle attuali esperienze dell&#8217;archeologia di frontiera: cosa che egli apprezza, al di là degli orientamenti ideologici di quegli spregiudicati innovatori.</p>
<p style="text-align: justify;">La parte invece, sempre per così dire, &#8220;morente&#8221; del <a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=888910709X">libro</a> di Zagni, è quella in cui, seguendo un deplorevole <em>trend </em>divulgativo, si getta in un totalitario calderone <em>newage </em>tutto quanto attiene la moda del cosiddetto &#8220;nazismo occulto&#8221;: e qui, al solito, incrociamo Templari e Runologia, dottrina del Ghiaccio Cosmico e coppa del Graal, Catari e teoria della Terra Cava in uno scivoloso <em>lunapark </em>in cui lo stesso Galli è più volte barcollato in passato, dando troppo credito alla fantastoria.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma non importa. Del resto, l&#8217;autore, in ottima buona fede, ci dice subito che è un dilettante ­ pericolosamente seguace di Peter Kolosimo -, che ha lavorato per una prima divulgazione, che si augura nuovi approfondimenti per ognuno dei filoni da lui scandagliati e che insomma il nazionalsocialismo non deve far velo, con le sue malvagie inclinazioni, a ripercorrere le tappe di studi che si sono dimostrati, in più di un punto, validi e sostenibili. Tuttavia, un dubbio: riconoscimento scientifico o ancora operante fascino occulto di simboli, temi, idee, metodi e rappresentazioni di irresistibile e inconfessabile magnetismo? Non sarà che, a volte, tra svastiche, rune, mondi in rovina, fantastiche teorie di superuomini, lama tibetani e cavalieri medievali, qualcuno ci lascia le penne scientifiche e rimane incantato dalla fiaba? Ci fosse Himmler, probabilmente ci terrebbe a ricordare che lui e i suoi studiosi SS non erano sul <em>set </em>di un film di Hollywood, ma facevano dannatamente sul serio.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
&#8220;La scienza è sempre sostenuta dal potere politico e compie il gesto storicamente ovvio di tutelare i propri diritti, giusti o discutibili che siano&#8221;.<br />
Gustav Kossinna </em></p>
<p style="text-align: justify;">Tratto da <em>Linea </em> del 16 gennaio 2005.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/rimbottiarcheologidihimmler.html' addthis:title='L&#8217;identità nazionale si aggira tra le rovine della preistoria ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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