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	<title>Centro Studi La Runa &#187; Fichte</title>
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	<description>Archivio di storia, tradizione, letteratura, filosofia</description>
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		<title>La contribution à Il Regime Fascista de Wilhelm Stapel</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 16:14:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert Steuckers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Wilhelm Stapel (1882-1954) est l'une des figures-clé de la Révolution Conservatrice allemande]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/la-contribution-a-il-regime-fascista-de-wilhelm-stapel.html' addthis:title='La contribution à Il Regime Fascista de Wilhelm Stapel '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/rivoluzione-conservatrice.PNG" width="48" height="48" alt="" title="Rivoluzione conservatrice" /><br/><p style="text-align: justify;">Wilhelm Stapel (1882-1954) est l&#8217;une des figures-clé de la <a title="Révolution Conservatrice" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/rivoluzioneconservatrice">Révolution Conservatrice</a> allemande. Fils d&#8217;un horloger, assistant de librairie, Stapel termine en 1910/11 des études d&#8217;histoire de l&#8217;art. En 1911, il collabore au journal libéral de gauche <em>Der Beobachter</em> (Stuttgart). En 1911, il adhère au <em>Dürerbund</em> (Association Dürer). De 1912 à 1916, il est rédacteur à la revue <em>Kunstwart</em>.  En 1919, il fonde la revue <em>Deutsches Volkstum</em> qu&#8217;il dirigera jusqu&#8217;en 1938. Pour Armin Mohler (in <em>Die konservative Revolution in Deutschland 1918-1932</em>,  Wissenschaftliche Buchgesellschaft, Darmstadt, 3ième éd., 1989, pp. 410-411), Stapel est «un mélange curieux de systématiste et de polémiste; sa plume était l&#8217;une des plus craintes de la droite». Ses rapports avec les autorités du IIIième Reich ont été tendus. En 1938, il est mis au ban de l&#8217;univers journalistique; sa revue <em>Deutsches Volkstum</em> cesse de paraître. L&#8217;objectif de Stapel était de donner une ancrage théologique au conservatisme allemand. En témoigne son ouvrage principal: <em>Der christliche Staatsmann. Eine Theologie des Nationalismus</em> (Hanseatische Verlagsanstalt, Hambourg, 1932). Après la disparition de <em>Deutsches Volkstum</em>,  Stapel, contraint et forcé, a dû adopter un profil bas et faire toutes les concessions d&#8217;usage à la langue de bois nationale-socialiste. Malgré cela, son ouvrage principal, après 1938,<em> Die drei Stände. Versuch einer Morphologie des deutschen Volkes</em> (Hanseatische Verlagsanstalt, Hambourg, 1941), fait montre d&#8217;une originalité profonde. Comme l&#8217;indique le titre, Stapel tente de dresser une typologie du peuple allemand, distinguant trois strates majeures: les paysans, les bourgeois et les ouvriers.</p>
<p style="text-align: justify;">La contribution de Wilhelm Stapel à <em>Il Regime fascista</em>, intitulée «Nazione, Spirito, Impero» (16 mars 1934), est composée, presque dans sa totalité, d&#8217;extraits de <em>Der christliche Staatsmann</em>.  Ce qui laisse à penser que c&#8217;est <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> lui-même qui a choisi, peut-être sans autorisation, des extraits du livre et les a juxtaposés dans un ordre cohérent.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui intéressait <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> dans la théologie conservatrice de Stapel (baptisée «théologie du nationalisme» pour cadrer avec les circonstances), c&#8217;était sa condamnation du nationalisme bourgeois, de facture jacobine, étayé de références naturalistes. Ce qui ne signifie pas que Stapel rejette toutes les doctrines qui se donnent l&#8217;étiquette de «nationaliste». Dans son article d&#8217;<em>Il regime fascista</em>, Stapel admet l&#8217;existence des nationalités (nous dirions aujourd&#8217;hui des «ethnies»), dans la ligne de Herder et du jeune <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-wolfgang-goethe" target="_blank">Goethe</a></span>. Il admet également la distinction, opérée par <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span>, entre «peuples originaires» (les Germains et les Slaves), non mélangés, et «peuples mélangés», dont l&#8217;existentialité est un produit récent, impur, mal stabilisé (les peuples latins). Pour Stapel, <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span>, en soulignant ce caractère «originaire», respecte la création de Dieu, qui a créé les uns et les autres de façon telle et non autre, et introduit un motif conservateur, c&#8217;est-à-dire métaphysique, dans le nationalisme, le rendant de la sorte acceptable. En clair, cela signifie que les nationalismes slaves et germaniques, à base ethnique, sont acceptables, tandis que les autres, qui sont l&#8217;œuvre des hommes et non de Dieu, sont inacceptables. Le nationalisme allemand, tel qu&#8217;il procède de <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span>, «demeure étranger à la sécularisation vulgaire advenue dans le sillage du naturalisme et du rationalisme; ainsi, au lieu d&#8217;être la phase crépusculaire d&#8217;un cycle de pensée, ce nationalisme peut apparaître comme le principe d&#8217;une pensée nouvelle»  («Nazione, Spirito, Impero», art. cit.).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;homme étant incapable de connaître tous les paramètres de l&#8217;univers, il doit s&#8217;orienter dans le monde par l&#8217;intermédiaire de «formes figurées». Le monde de l&#8217;inconnu, de l&#8217;incommensurable, est voisin du nôtre; le Chrétien, écrit Stapel, le désigne du terme de «Règne de Dieu»; ce règne est un ordre qui domine le monde: Dieu en est le Seigneur. Etre chrétien, dans cette théologie de Stapel, procède d&#8217;une «prise de position métaphysique», comme d&#8217;ailleurs toute acceptation ou toute récusation. Opter pour Dieu, c&#8217;est évidemment accomplir un acte métaphysique, qui revient à dire: «je veux appartenir à ce Règne». «Et qu&#8217;est-ce que cela veut dire? Cela signifie que l&#8217;homme se subordonne au Seigneur des Troupes célestes. Il entre comme un combattant dans une armée métaphysique (&#8230;)  [Dans ce choix], l&#8217;élément &#8220;humain&#8221; ne varie pas mais dans la substance, s&#8217;opère une mutation. Celui qui a juré par le Dieu des Chrétiens, doit Lui être obéissant. Il doit faire peu de cas de sa propre vie humaine et de sa propre personnalité. Il doit obéir à Dieu et diriger, risquer, sa vie pour son honneur. Et cela ne signifie pas fidélité dans la joie d&#8217;accèder à la &#8220;sainteté&#8221;, qui peut déjà être momentanément goûtée, mais signifie plutôt obéissance et solidarité guerrière. Tout ce que Dieu, en tant que Seigneur, ordonne, il faut le faire. Cela transcende toute philosophie, toute convulsion sentimentale impure du «converti», toute préoccupation d&#8217;évolutionnisme moralisant. Le savoir  phraseur, le zèle moraliste, le sentimentalisme imbu de soi, tout cela est duperie à l&#8217;égard de soi-même. Décide-toi et laisse le reste à Dieu»  («Nazione, Spirito, Impero», art. cit.).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette théorisation radicale de l&#8217;engagement métaphysique pour le Règne de Dieu a séduit <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, comme l&#8217;ont fasciné, sur le plan pratique, les mouvements du Roumain Codreanu, la Légion de l&#8217;Archange Michel et la Garde de Fer. La notion de «Milice de Dieu», également présente dans la Chevalerie médiévale et dans l&#8217;idée de Djihad en Islam, sont des éléments actifs et significatifs de la «Tradition Primordiale», selon <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>. Cette adhésion, cette milice, va toutefois au-delà des formes. De tradition luthérienne et prussienne, Stapel rejette le culte catholique des institutions et du formalisme; pour lui, la décision du sujet de devenir «milicien de Dieu», de Le servir dans l&#8217;obéissance, vient toute entière de l&#8217;intériorité; elle n&#8217;est en aucun cas une injonction dictée par un Etat ou un parti. Il est intéressant de noter que cette théologie de l&#8217;engagement total, qui séduit le traditionaliste <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, vient en droite ligne d&#8217;une interprétation des écrits de Luther. Donc du protestantisme dans sa forme la plus pure et non d&#8217;un protestantisme de mouture anglo-saxonne, où l&#8217;éthique du service et de l&#8217;Etat est absente. Ceux qui, dans les pays latins, croient trouver en <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> une sorte de <a title="religiosité" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosité</a> qui remplacerait leur catholicisme, ou qui ajoutent à leur catholicisme, caricatural ou ébranlé, des oripeaux évoliens, ne comprennent pas toute la pensée de leur maître: le protestantisme luthérien a sa place chez <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>. Le culte des institutions formelles est explicitement rejeté chez Stapel: «Il n&#8217;existe ni Etats chrétiens ni partis chrétiens. Mais il existe des Chrétiens.  [Les Chrétiens peuvent être citoyens ou membres de partis]. Ce qui les distingue des autres, n&#8217;est pas perceptible en tant que sagesse ou moralité ou douceur, etc., particulières mais réside dans l&#8217;imperceptible, dans la substance. Ils ont juré fidélité à leur Dieu. Ils sont sous les ordres du Seigneur des Troupes célestes. Pour cette raison, ils pensent et agissent dans un espace plus grand que les autres hommes. Pour eux, il n&#8217;existe pas seulement ce monde, mais un autre monde derrière celui-ci. Ils n&#8217;agissent pas seulement sur la terre mais toujours à la fois &#8220;dans le ciel et sur la terre&#8221;. C&#8217;est pourquoi leurs décisions sont toujours déterminées autrement que les décisions des autres. Ils peuvent s&#8217;engager plus à fond, au-delà de tout ce qui est terrestre, également au-delà des moralités de ce monde, dans le sens où ils font ce que Dieu leur a donné mission de faire. Le Chrétien est mandaté par les faits de sa nature propre [<em>Geschaffenheit</em>,  dans le texte original; littéralement, cela signifie sa «créaturité»; <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, ou le traducteur d'<em>Il Regime fascista</em>,  traduit par <em>natura propria</em>]  et de sa vocation. S&#8217;il a été créé Allemand, alors il devra mettre toutes ses énergies au service de sa germanité et de son Reich allemand. S&#8217;il a été créé Anglais, alors il devra mettre ses énergies au service de son peuple et de son Etat. Comme tout cela peut-il se concilier? Il faut qu&#8217;il laisse à Dieu le soin d&#8217;y veiller».</p>
<p style="text-align: justify;">Quant au rôle de Luther, Stapel l&#8217;a définit dans un article de <em>Deutsches Volkstum</em> (1933, p. 181; «Das Reich. Ein Schlußwort»): «Quand l&#8217;Eglise est devenue inféconde et quand Dieu est entré en colère en s&#8217;apercevant de l&#8217;absence de sérieux de ses serviteurs, il a fait s&#8217;éveiller parmi les Allemands, peuple sérieux, un combattant et un prophète: Martin Luther. C&#8217;est ainsi que le Pneuma et l&#8217;Eglise ont été mis entre les mains des Allemands. A partir de ce moment, le Reich et l&#8217;Eglise, comme jadis chez les Romains, se retrouvaient entre les mains d&#8217;un seul peuple. Le Reich s&#8217;étendait alors sur tout le globe: dans le Reich de Charles-Quint, le soleil ne se couchait jamais. Mais chez Charles-Quint, le sang allemand de Maximilien s&#8217;était estompé et l&#8217;esprit allemand s&#8217;était éteint. L&#8217;Empereur n&#8217;est pas resté fidèle au peuple de son père. A l&#8217;heure où sonnait le destin du monde, il a failli. Au lieu de protéger et de laisser se développer l&#8217;Eglise de l&#8217;esprit, au lieu d&#8217;ordonner le monde selon les principes du Reich, il s&#8217;est enlisé dans des querelles d&#8217;intérêts. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il a perdu et sa couronne et le Reich; le dernier véritable empereur s&#8217;est retiré, fatigué, dans un monastère, après avoir abandonné sa fonction. Ce n&#8217;est pas la Réforme qui est la cause de l&#8217;interrègne, mais l&#8217;infidélité et la négligence de Charles-Quint. Il n&#8217;a pas reconnu la véritable Eglise et a oublié [ce que signifiait] le Reich».  Plusieurs analystes de la «<a title="Révolution Conservatrice" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/rivoluzioneconservatrice">Révolution Conservatrice</a>» allemande, comme Martin Greiffenhagen (<em>Das Dilemma des Konservatismus in Deutschland</em>,  R. Piper Verlag, München, 1977), Kurt Sontheimer (<em>Antidemokratisches Denken in der Weimarer Republik</em>,  DTV, 3ième éd., 1978) ou Klaus Breuning (<em>Die Vision des Reiches. Deutscher Katholizismus zwischen Demokratie und Diktatur. 1929-1934</em>,  Hueber, München, 1969) ont mis en exergue l&#8217;importance capitale de l&#8217;œuvre et des articles polémiques de Stapel. Greiffenhagen, par exemple, montre qu&#8217;il n&#8217;y a aucune propension au «novisme» (à l&#8217;innovation pour l&#8217;innovation) chez Stapel, contrairement à tout ce qui est affirmé péremptoirement par le filon philosophique moderne; ce que les militants, ou les «miliciens de Dieu», doivent créer, parce que les circonstances l&#8217;exigent, n&#8217;est pas quelque chose de radicalement neuf, mais, au contraire, quelque chose d&#8217;original, de primordial, qu&#8217;il faut raviver, faire ré-advenir. Pour Stapel, c&#8217;est la notion de Reich qu&#8217;il faut rappeler à la vie. Dans <em>Der christliche Staatsmann. Eine Theologie des Nationalismus</em>,  il écrit (p. 7-8): «Le Reich n&#8217;est pas un rêve, un désir; ce n&#8217;est pas une fuite dans une quelconque illusion, mais c&#8217;est une réalité politique archétypale (uralt) de nature métaphysique, à laquelle nous sommes devenus infidèles [...]. Lorsqu&#8217;Israël s&#8217;est détourné de Yahvé, Dieu a puni Israël, comme nous pouvons le lire dans l&#8217;Ancien Testament. Et lorsque nous nous détournons du Reich, Dieu nous punit, comme nous le montre l&#8217;histoire allemande. C&#8217;est cela le Testament Allemand».</p>
<p style="text-align: justify;">Stapel et <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> se réfèrent donc tous deux à un archétype métaphysique, transcendant toute forme de «sécularité», et visent, comme l&#8217;écrit Stapel (<em>Der christliche Staatsmann</em>,  op. cit., p. 6), à forger un «front antiséculier». Front anti-séculier qui sera également porté par un anti-intellectualisme conséquent et radical: «La croissance de l&#8217;intellect s&#8217;est effectuée au détriment de la substance humaine, prise dans sa totalité. Le sentiment est devenu plus prosaïque et incolore (<em>nüchtern</em>); l&#8217;imagination terne et schématique; la passion a perdu son élan; l&#8217;instinct s&#8217;est amenuisé, n&#8217;est plus sûr de lui; la faculté de pressentir s&#8217;étiole. Mais, l&#8217;intellect croît et cherche, par le calcul, par la réflexion, par l&#8217;ébauche de belles idées, etc., à remplacer la source vive des sentiments, la fantaisie, l&#8217;instinct et le pressentiment. Tandis que l&#8217;homme croît et se développe toujours davantage dans l&#8217;orbite de l&#8217;intellect, les racines de son existentialité s&#8217;assèchent. A la place de réactions immédiates, inconscientes  —qui sont bonnes quand la substance est bonne, mauvaises quand la substance est mauvaise—  survient une éthique du cerveau» (<em>Der Christliche Staatsmann</em>,  op. cit., p. 195).</p>
<p style="text-align: justify;">Comme chez <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, Rohan et Everling, nous trouvons, chez Stapel, une définition du chef, en tant qu&#8217;homme d&#8217;Etat: «Le véritable homme d&#8217;Etat unit en lui la &#8220;paternalité&#8221; (<em>Väterlichkeit</em>), l&#8217;esprit guerrier et le charisme. Paternellement, il règne sur le peuple qui lui a été confié. Lorsque son peuple croît en nombre, il lui fournit de l&#8217;espace pour vivre, en rassemblant ses forces guerrières. Dieu le bénit, lui donne bonheur et gloire, si bien que le peuple l&#8217;honore et lui fait confiance. L&#8217;homme d&#8217;Etat pèse et soupèse la guerre et la paix tout en conversant avec Dieu. Ses réflexions humaines deviennent prières, deviennent décisions. Sa décision n&#8217;est pas le produit d&#8217;un calcul, d&#8217;une soustraction, effectué(e) dans son entendement mais reflète la plénitude totale des forces historiques. Ses victoires et ses défaites ne sont pas des hasards dus à des facteurs humains, mais des dispositions de la Providence. Le véritable homme d&#8217;Etat est à la fois souverain, guerrier et prêtre» (<em>Der christliche&#8230;</em>, op. cit., p. 190). Si <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> manie l&#8217;opposition tellurique/ouranien ou matrilinéaire/patrilinéaire, Stapel, penseur luthérien et prussien, nomme «Romains», ceux qui ont, dans l&#8217;histoire, le sens de l&#8217;Etat, sont imperméables à toute forme de libéralisme, en dépit des formes républicaines ou impériales qu&#8217;ils peuvent défendre. Les négateurs de l&#8217;idée d&#8217;Etat sont, pour Stapel, les misérables «Graeculi», qui ne pensent ni n&#8217;agissent jamais de manière politique et ne réagissent que sous la dictée et l&#8217;emprise d&#8217;affects privés. Pour Stapel, la dichotomie directrice distingue donc les «Romains» des «Graeculi». Le parallèle avec Steding, qui opposait les défenseurs du Reich aux «neutres», est évident.</p>
<p style="text-align: justify;">* * *</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Vouloir</em>, 119/121, juli-september, 1994, p. 37-38.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/la-contribution-a-il-regime-fascista-de-wilhelm-stapel.html' addthis:title='La contribution à Il Regime Fascista de Wilhelm Stapel ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Völkische Weltanschauung di Federico Prati</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 15:44:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Fabbri</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Recensione dell'omonimo saggio di teoria politica di Federico Prati, pubblicato dalle Edizioni Effepi]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/volkische-weltanschauung-di-federico-prati.html' addthis:title='Völkische Weltanschauung di Federico Prati '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/teiwaz.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Teiwaz" /><br/><p style="text-align: justify;">«Altro che pensiero debole, penso che occorra un pensiero fortissimo in cui davvero ci si responsabilizza di fronte alla realtà e si prende posizione».</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2530" style="margin: 10px;" title="voelkische-weltanschauung" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/voelkische-weltanschauung.jpg" alt="voelkische-weltanschauung" width="150" height="231" />Questa affermazione di Edoardo Sanguineti appare certamente condivisibile nell’attuale clima da “Crepuscolo degli dèi”, e <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/federico-prati/">Federico Prati</a> sembra aver preso alla lettera il poeta genovese pubblicando <em>Völkische Weltanschauung</em>, un testo che propone un pensiero davvero fortissimo, un pensiero che denuncia le allucinazioni egualitarie della plutocrazia capitalista e che richiama l’attenzione sulla più importante chiave di lettura degli avvenimenti passati e presenti: la questione razziale.</p>
<p style="text-align: justify;">Fra tutti i libri scritti da <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/federico-prati/">Federico Prati</a>, sicuramente <em>Völkische Weltan­schauung</em>, unitamente al precedente testo <em>Filosofia, Dottrina e Mistica dell&#8217;Etnonazionalismo Völkisch</em>, pubblicato nel 2008, si connota come il suo scritto più radicale, intransigente e allo stesso tempo formativo e informativo. I due libri, che si integrano, si completano e si perfezionano a vicenda, sono da considerarsi, pertanto, come un’unica ed essenziale opera. Infatti, in <em>Filosofia, Dottrina e Mistica dell&#8217;Etnonazionalismo Völkisch</em>, l&#8217;autore ha voluto analizzare ed esporre il pensiero etnonazionalista da un punto di vista storico, ideologico, concettuale, filosofico e dottrinale. In <em>Völkische Weltanschauung</em>, invece, <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/federico-prati/">Federico Prati</a> ha evidenziato l&#8217;aspetto trascendentale, metafisico, mistico, metapolitico, mitico e numinoso<em> </em>del pensiero etnonazionalista e dell’idea <em>Völkisch</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Nell’attuale fase di decadenza del mondo occidentale, è necessario ap­prontare gli strumenti di riarmo psicologico delle comunità etniche d’Europa per creare un’alternativa al mondialismo multirazziale e alla globalizzazione omologante. <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/federico-prati/">Prati</a> ripercorre le fasi storiche che hanno portato all’elaborazione di un’organica ideologia del nazionalismo etnico, che ha avuto la sua formulazione più coerente nella Germania del XIX se­colo grazie all’opera di alcuni intellettuali <em>engagés</em>, come il filosofo <a title="Fichte" href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte">Fichte</a>, il musicista Wagner, e grazie a pensatori come Houston Stewart Cham­berlain, Alfred Rosenberg, Walther Darré e Jakob Wilhelm Hauer. Questi autori delineavano un’idea religiosa del gruppo etnico, un’idea costituita dalla mistica sacrale del <em>Blutmythus (Il Mito del Sangue)</em> e dalla comu­nione di Sangue e Terra (<em>Blut und Boden</em>), che faceva del <em>Volk</em> una vera e propria “comunità di destino”. Gli etnonazionalisti insistevano sul concetto di ereditarietà dei fattori etno-culturali e sull’importanza del mito. Nel li­bro <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/federico-prati/">Prati</a> riporta numerose citazioni da testi tedeschi in traduzione italiana (mai apparsi in Italia), cosa che rende prezioso questo volume per una ri­cognizione delle fonti del pensiero <em>Völkisch.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Analizzando la situazione attuale, l’autore non nasconde le difficoltà che il pensiero etnonazionalista incontra, ma invita anche a riflettere sui motivi di speranza. Prima di tutto la classe dirigente governa per forza d’inerzia e non è in grado di porre rimedio ai disastri di cui è responsabile, anche se i mass media continuano a blaterare su un’integrazione multietnica sempre più difficile e sempre più improbabile. Inoltre Stati Uniti e Israele, le super­potenze che guidano il mondialismo, appaiono in crisi e probabilmente sa­ranno surclassate da potenze emergenti: paesi musulmani e Cina. In questa difficile fase è importante tenere alta la bandiera dell’identità etnica euro­pea e approntare gli strumenti per una “Rivoluzione Etnoculturale” per la quale non mancano i riferimenti ideali: si pensi solo a insigni studiosi di <a href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropeistica</a> come <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Hans F. K. Günther</a> e Giacomo Devoto, che hanno rievocato così efficacemente i valori di riferimento degli Ariani.</p>
<p style="text-align: justify;">Dopo due secoli di devastazioni mentali prodotte dalla cultura illuminista, occorre lanciare parole d’ordine allo stesso tempo antiche e sempre nuove, come Onore e Fedeltà, punti di riferimento per un’etica virtuosa e respon­sabile che sappia rifondare un sistema di solidarismo etnico-sociale. A fronte di regimi politici che esaltano il meticciato e il disordine etnico, spi­rituale e morale, il pensiero <em>Völkisch</em> combatte la battaglia della Stirpe che deve rinvigorire nella gioventù il senso di responsabilità e il rispetto per gli atavici valori trasmessici dagli Avi; valori antichi e tradizioni millenarie che da sempre sono il fondamento di sane comunità di popolo.</p>
<p style="text-align: justify;">La cultura cosmopolita della modernità ha creato un tipo umano debole e incapace di atteggiamenti volitivi, ma ci sono molte persone che si sentono disorientate in questo clima inquietante: questa è la fascia sociale che può recepire le novità proposte da un pensiero forte come quello comunitarista e identitario.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Völkische Weltanschauung</em> è una lettura edificante e necessaria per i pa­trioti europei che possono e devono opporsi alla sovversione mondialista richiamando alla memoria i valori ancestrali dei loro antenati e lasciandosi alle spalle le mistificazioni assurde della modernità.</p>
<p><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Federico Prati, <em>Völkische Weltanschauung</em>, Effepi Edizioni, Genova 2009, pp.202, € 22,00.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/volkische-weltanschauung-di-federico-prati.html' addthis:title='Völkische Weltanschauung di Federico Prati ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Il socialismo nazionale di Johann Gottlieb Fichte</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 13:53:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luca Leonello Rimbotti</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lo sprono di Fichte verso la solidarietà popolare è a esempio di come antichi affreschi politici possano all’improvviso rianimarsi, tornando a fare la storia]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/il-socialismo-nazionale-di-johann-gottlieb-fichte.html' addthis:title='Il socialismo nazionale di Johann Gottlieb Fichte '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/centrostudilaruna48x48.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Centro Studi La Runa online" /><br/><p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/sistema-di-etica/3755"><img class="alignleft size-full wp-image-2515" style="margin: 10px;" title="sistema-di-etica" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/sistema-di-etica.jpg" alt="sistema-di-etica" width="200" height="282" /></a>Filosofo dell’Idealismo “realista”, è stato chiamato <a title="Johann Gottlieb Fichte" href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte">Johann Gottlieb Fichte</a>. Poiché dava grande risalto alla figura dell’Io come energia trascendente, in contatto quasi panteistico con i fondamenti della vita; ma anche all’Io sovrano, concreto e vivente, libero di volere e legge a se stesso.</p>
<p style="text-align: justify;">La vita dell’uomo agli stadi superiori è segnata da un principio di luce, la coscienza continuamente auto-illuminantesi: <em>Sich-Selbst Erleuchten</em>. Già dai termini qui richiamati, si capisce che <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> era a un passo dall’Illuminismo già in declino ai suoi tempi, ma un passo oltre. Il suo utilizzo della “ragione assoluta” non è di tipo illuminista, infatti, ma procede lungo la linea che poi scaturirà nel pensiero romantico, nel volontarismo, fino al sovrumanismo di Nietzsche. Basta pensare che <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> – uno dei padri nobili della filosofia idealistica tedesca a cavallo di Sette- e Ottocento, e pietra d’angolo del nascente nazionalismo germanico – concepì l’Io essenzialmente come atto e forza. Così nel 1929 Nicolai Hartmann definì l’Io assoluto fichtiano, che ebbe clamorosi sviluppi nel pensiero europeo del <a title="Storia contemporanea" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-contemporanea">Novecento</a>: «Si potrebbe anche designare questo supremo e conclusivo punto di vista come idealismo dinamico, giacché l’essenza dell’Io, che fa scaturire ogni oggetto, rappresentazione, impulso, e in definitiva l’impulso degli impulsi, la libera volontà morale, è un principio originario dinamico, è atto, forza».</p>
<p style="text-align: justify;">Questo principio originario, l’<em>Urprinzip </em>che governa le scelte dell’uomo differenziato, tra l’altro avviene secondo <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> attraverso la precorritrice dialettica dell’Io e del Non-Io: l’identità, in altre parole, la si raggiunge non solo con la coltivazione del Sé, ma anche con il confronto-conflitto con l’Altro, secondo dinamiche che avranno un loro riflesso nella nota teoria di Carl Schmitt sulla coppia Amico-Nemico.</p>
<p style="text-align: justify;">Siamo dunque di fronte a importanti snodi del pensiero europeo, nell’epoca napoleonica dei sommovimenti sociali e dei risvegli nazionali. Era quello un periodo in cui alla filosofia teoretica veniva chiesto di uscire dalla campana di vetro della pura riflessione e di calarsi nella storia, cercando di capire e motivare gli avvenimenti storici in corso. Come molti altri grandi europei (si pensi al Foscolo oppure a Hölderlin), <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> fu inizialmente attratto dalla Rivoluzione francese, rimanendo probabilmente sempre un po’ “giacobino”, ma secondo i criteri di una volontà generale non classista, ma schiettamente nazionale-popolare. Come altri faranno dopo di lui, dall’esempio della Rivoluzione francese <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> trasse alcuni insegnamenti di fondo: ad esempio, l’importanza della mobilitazione delle masse e l’individuazione del problema nazionale come fondamentale per la rinascita del popolo.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/discorsi-alla-nazione-tedesca/2827"><img class="alignright size-full wp-image-2514" style="margin: 10px;" title="discorsi-alla-nazione-tedesca" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/discorsi-alla-nazione-tedesca.jpg" alt="discorsi-alla-nazione-tedesca" width="200" height="302" /></a> Nel 1799, nel suo libro sulla <a title="La destinazione dell'uomo" href="http://www.libriefilm.com/la-destinazione-delluomo/5402"><em>Missione dell’uomo</em></a>, <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> aveva spiegato che il fine dell’Idealismo non era la trascendenza staccata dalla vita, ma la formazione di una volontà in grado di incidere sul mondo delle cose terrene. L’agire, la fede, l’intuizione, la volontà: queste le vie della missione, la <em>Bestimmung </em>umana. E nelle <em>Lezioni sulla missione del dotto</em>, di poco precedenti, il filosofo tedesco precisò che il compito più alto della scienza consiste nell’educazione nazionale. Un compito nel quale lo Stato, che deve avere il controllo sulla cultura, si avvale della collaborazione della classe degli uomini di scienza. Si trattava della riproposizione dell’idea antica del governo dei filosofi, che ritornava per la prima volta ben chiara nell’epoca dell’industrialismo incipiente. <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span>, in questo, anticipò <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/martin-heidegger">Heidegger</a></span>, che nel <a title="Novecento" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-contemporanea">Novecento</a> provò a inserirsi nelle strutture dello Stato per attribuire all’uomo di cultura la responsabilità della guida del popolo. Quest’idea “platonica” di una identificazione della politica con l’etica dell’educazione – la grande idea del <em>Kulturstaat</em>, perno del risveglio nazionale – sarà da <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> svolta nei celebri <a title="Discorsi alla nazione tedesca" href="http://www.libriefilm.com/discorsi-alla-nazione-tedesca/2827"><em>Discorsi alla nazione tedesca</em></a> del 1808, pronunciati a Berlino sotto la dominazione napoleonica e germe del moderno pangermanesimo.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma c’è un testo del 1800 in cui <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> si provò a formulare una teoria dello Stato nazionale moderno e che rappresenta un particolare caso di “utopismo” politico tutt’altro che campato in aria ma, a ben guardare, decisamente concreto. Si tratta de <em>Lo Stato commerciale chiuso</em>, recentemente ripubblicato dalle Edizioni di Ar nell’anastatica Bocca del 1909. È soprattutto con questo testo che <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> si guadagnò le simpatie dei “socialisti” ottocenteschi, poiché previde il caso di un’organizzazione politica che, prima di ogni altra cosa, doveva occuparsi di dare a ogni cittadino ciò di cui ha bisogno, ponendo «ciascuno in possesso di ciò che gli spetta». Per la verità, questo “socialismo” fichtiano era di una specie tutta particolare. Trascurato a suo tempo da Marx, ma recuperato da alcuni ambienti del marxismo novecentesco (ricordiamo un’edizione abbreviata degli Editori Riuniti negli anni Settanta), <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> non ebbe per nulla in mente uno Stato egualitario alla marxista, ma uno Stato del popolo di tipo propriamente nazionalista. Basato su una doppia tripartizione dei ceti – produttori, artigiani e commercianti: la parte attiva dell’economia nazionale; governo, addetti all’istruzione e alla difesa: la parte attiva della struttura politica e sociale -, quello di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> appare uno “Stato secondo giustizia” ordinato su criteri razionali, ma attento ai risvolti organici e storici della comunità. Questo, comunque oggi lo si giudichi, rappresenta un bell’esempio di prevalenza del politico sull’economico, in anni in cui il potere finanziario internazionale si stava già affermando.</p>
<p style="text-align: justify;">Come scrive Francesco Ingravalle nella prefazione alla nuova edizione dello <em>Stato commerciale chiuso</em>, l’idea di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> è quella di considerare il popolo un soggetto politico, rovesciando l’impostazione borghese che vedeva in quel periodo nel Terzo Stato l’unico protagonista della decisione pubblica. In quanto soggetto e non oggetto passivo della politica, il popolo di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> – giunto a maturazione sociale grazie al processo educativo – diventa il protagonista della nazione, l’elemento che giunge a imporre l’eguaglianza morale e giuridica tra tutti i cittadini, pur nella diversità dei ruoli ricoperti. Poiché è proprio la nazione a fare lo Stato, e non il contrario.</p>
<p style="text-align: justify;">Abolizione pura e semplice del commercio estero, monopolio economico dello Stato, assunzione da parte dello Stato medesimo dell’organizzazione del lavoro, una moneta a solo valore simbolico di scambio in luogo di oro e argento, prezzi fissi: queste alcune delle tappe attraverso le quali, secondo <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span>, si sarebbe passati dalla falsa “democrazia” del Terzo Stato, che di fatto crea un’oligarchia del denaro, al vero Stato popolare secondo giustizia. L’autarchia economica, a questo punto tutt’altro che utopia, ma concreta scelta di indipendenza economica, doveva garantire innanzi tutto la libertà nazionale dal giogo della logica del “libero” commercio.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/la-destinazione-delluomo/5402" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-2516" style="margin: 10px;" title="la-destinazione-delluomo" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/la-destinazione-delluomo.jpg" alt="la-destinazione-delluomo" width="200" height="304" /></a> In un lontano libro del 1921, il “politologo” Giuseppe Maggiore, oggi del tutto dimenticato, ma all’epoca assai noto, e uno dei pochi a interessarsi di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span>, in Italia allora pressoché sconosciuto, definì il pensatore tedesco «il filosofo del nazionalismo socialista». E scrisse che <em>Lo Stato commerciale chiuso</em> rappresenta un dispotismo solo apparente, in quanto il potere pubblico lì descritto «da istituto coattivo, deve tramutarsi in un istituto di educazione e di cultura, perchè solo così il regno della ragione si realizza». Pare di sentire Gentile e il suo Stato etico-educativo. Sempre Maggiore sottolineò poi che la società autarchica immaginata da <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> (che non mancò di suggerire la produzione di “succedanei” all’eventuale mancanza di materie prime: questo ci ricorda qualcosa&#8230;), aveva origini storiche precise e non era una “pensata” a tavolino. Esso scaturiva dall’osservazione che i moderni Stati nazionali europei non erano nati da un’aggregazione di genti sotto l’unità di una legge di nuovo conio, ma dal disgregrasi di un’unità originaria, quella imperiale formata da popoli «uscenti da un comune ceppo germanico». E che quindi la libertà di commercio, logica in un grande spazio imperiale, diveniva perniciosa per le tante individualità costituite dagli Stati moderni. Ma la sostanza di questo primordiale socialismo nazionale riposava, comunque, sul compito primario affidato allo Stato detentore del giusto diritto: «dare a ciascuno il suo, immetterlo nella proprietà dovutagli, e poi proteggerlo».</p>
<p style="text-align: justify;">Messo nella condizione di costituire un blocco compatto con ruoli precisi e intendimenti altamente solidaristici, attivato nella concezione del lavoro sociale e nel dispregio per il lusso individuale, il popolo &#8211; “racchiuso”, più che “chiuso” in sé &#8211; avrebbe sviluppato naturalmente istituzioni e tradizioni sue proprie, pervenendo infine alla saldatura in una gerarchia politico-sociale condivisa, al cui apice dovevano trovarsi «un alto sentimento di onore e un carattere spiccatamente nazionale». Su tutto, uno stile di vita che si direbbe quasi “spartano”, essenziale, mirato all’equa distribuzione del benessere: «Il superfluo si deve posporre al necessario e a ciò che si può difficilmente trascurare; questo criterio vale anche per la grande economia dello Stato», scrive <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span>. E continua: «è appunto ingiusto che uno possa pagarsi il superfluo, mentre pur uno dei suoi concittadini manchi del necessario o non possa pagarlo».</p>
<p style="text-align: justify;">Ingravalle nota con ragione che nello <em>Stato commerciale chiuso</em> manca l’appello alla mobilitazione delle masse, ciò che renderebbe autentica e attiva la natura “totalitaria” di uno Stato così concepito. Forse, ciò può esser fatto dipendere dal fatto che il “totalitarismo” di <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> era in questa fase ristretto alla sola analisi economica. Poiché, effettivamente, pochi anni dopo fu proprio <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> il primo teorico tedesco della mobilitazione popolare, il grande propugnatore di quella “democrazia etnica” che avrà nel <a href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/storia/storia-contemporanea">Novecento</a> i più evidenti sviluppi. Nei <a title="Discorsi alla nazione tedesca" href="http://www.libriefilm.com/discorsi-alla-nazione-tedesca/2827"><em>Discorsi alla nazione tedesca</em></a> (pure ripubblicati da poco dalle Edizioni di Ar), <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> arricchì infatti il suo sguardo nazionalpopolare con il preconizzare l’educazione di una gioventù dotata di una «volontà ferrata, salda e infallibile», secondo il principio attivistico che «l’uomo superiore deve voler partecipare energicamente all’immediato presente».</p>
<p style="text-align: justify;">Lo spirito di lotta così infuso da <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.libriefilm.com/category/autori/johann-gottlieb-fichte" target="_blank">Fichte</a></span> al popolo, a tutto il popolo, il suo spronare verso concezioni comunitarie di solidarietà quasi mistica, di sobrietà virile e di negazione dell’egoismo speculativo, ne fanno un insuperabile esempio di come, proprio oggi nel dilagare della globalizzazione, si possano ancora riguardare antichi affreschi politici europei con la precisa impressione che possano all’improvviso rianimarsi, tornando a fare la storia.</p>
<p style="text-align: justify;">* * *</p>
<p style="text-align: justify;">Tratto da <em>Linea </em>del 29 maggio 2009.</p>
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