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	<title>Centro Studi La Runa &#187; Asgard</title>
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	<description>Archivio di storia, tradizione, letteratura, filosofia</description>
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		<title>Le &#8220;pôle&#8221; et le siège hyperboréen</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 21:56:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julius Evola</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articoli di Julius Evola]]></category>
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		<description><![CDATA[Chapitre 4 de la deuxime parte de la Révolte contre le monde moderne de Julius Evola.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/le-pole-et-le-siege-hyperboreen.html' addthis:title='Le &#8220;pôle&#8221; et le siège hyperboréen '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/labrys.png" width="48" height="48" alt="" title="Indoeuropei" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/yggdrasil.thumbnail.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Simboli e simbologia" /><br/><p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-7057" style="margin: 10px;" title="artide" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/artide-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" />Il importe d&#8217;examiner maintenant un attribut particulier de l&#8217;âge primordial, qui permet de rattacher à celui-ci des représentations historico-géographiques assez précises. Nous avons déjà parlé du <a title="symbolisme" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli/">symbolisme</a> du «pôle», l&#8217;île ou la terre ferme, représentant la stabilité spirituelle opposée à la contingence des eaux et servant de résidence à des hommes transcendants, à des héros et à des immortels, de même que la montagne, l&#8217;«altitude» ou la contrée suprême, avec les significations olympiennes qui leur sont associées, s&#8217;unirent souvent, dans les traditions antiques, au <a title="symbolisme" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli/">symbolisme</a> «polaire» , appliqué au centre suprême du monde et donc aussi à l&#8217;archétype de toute «domination» au sens supérieur du terme (1). Mais, en dehors de cet aspect symbolique, des données traditionnelles nombreuses et précises mentionnent le nord comme étant l&#8217;emplacement d&#8217;une île, d&#8217;une terre ou d&#8217;une montagne, emplacement dont la signification se confond avec celle du lieu du premier âge. Il s&#8217;agit donc d&#8217;une connaissance ayant une valeur à la fois spirituelle et réelle, du fait qu&#8217;elle s&#8217;applique à une situation où le <a title="symbole" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli/">symbole</a> et la réalité s&#8217;identifièrent, où l&#8217;histoire et la supra-histoire, au lieu d&#8217;apparaître comme des éléments séparés, transparurent, au contraire, l&#8217;une à travers l&#8217;autre. C&#8217;est là le point précis où l&#8217;on peut s&#8217;insérer dans les événements conditionnés par le temps.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2813200344/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2813200344"><img class="alignleft size-full wp-image-7056" title="revolte-contre-le-monde-moderne" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/revolte-contre-le-monde-moderne.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Selon la tradition, à une époque de la haute préhistoire qui correspond à l&#8217;âge d&#8217;or ou de l&#8217;«être» , l&#8217;île ou terre «polaire» symbolique aurait été une région réelle située au septentrion, voisine de l&#8217;endroit où se trouve aujourd&#8217;hui le pôle arctique. Cette région était habitée par des êtres qui possédaient cette spiritualité non-humaine à laquelle correspondent, nous l&#8217;avons vu, les notions de «gloire», d&#8217;or, de lumière et de vie et qui fut évoquée plus tard par le <a title="symbolisme" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli/">symbolisme</a> suggéré précisément par leur siège; ils constituèrent la race qui posséda en propre la tradition ouranienne à l&#8217;état pur et «un» et fut la source centrale et la plus directe des formes et des expressions variées que cette tradition revêtit chez d&#8217;autres races et d&#8217;autres civilisations (2).</p>
<p style="text-align: justify;">Le souvenir de ce siège arctique fait partie des traditions de nombreux peuples, sous la forme soit d&#8217;allusions géographiques réelles, soit de <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli/">symboles</a> de sa fonction et de son sens originel, allusions et <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli/">symboles</a> souvent transposés &#8211; comme on le verra &#8211; sur un plan supra-historique, ou bien appliqués à d&#8217;autres centres susceptibles d&#8217;être considérés comme des reproductions de ce centre originel. C&#8217;est pour cette dernière raison que l&#8217;on constate souvent des interférences de souvenirs, donc de noms, de mythes et de localisations, où l&#8217;oeil exercé peut facilement discerner, toutefois, les éléments constitutifs. Il importe de relever tout particulièrement l&#8217;interférence du thème arctique avec le thème atlantique, du mystère du Nord avec le mystère de l&#8217;Occident. Le centre principal qui succéda au pôle traditionnel originel aurait été, en effet, atlantique. On sait que pour une raison d&#8217;ordre astrophysique correspondant à l&#8217;inclinaison de l&#8217;axe terrestre, les climats se déplacent selon les époques. Toutefois, d&#8217;après la tradition, cette inclinaison se serait d&#8217;ailleurs réalisée à un moment déterminé et en vertu d&#8217;une syntonie entre un fait physique et un fait métaphysique: comme un désordre de la nature reflétant un fait d&#8217;ordre spirituel. Quand Li-tseu (c.V) parle, sous une forme mythique, du géant Kung-Kung qui brise la «colonne du ciel», c&#8217;est à cet événement qu&#8217;on doit se référer. On trouve même, dans cette tradition, des allusions plus concrètes telles que celle-ci, où l&#8217;on constate toutefois des interférences avec des faits correspondant à des bouleversements ultérieurs: «Les piliers du ciel furent brisés. La terre trembla sur ses bases. Au septentrion les cieux descendirent toujours plus bas. Le soleil, la lune et les étoiles changèrent leur cours [<em>c'est-à-dire que leur cours parut changé du fait de la déclinaison survenue</em>]. La terre s&#8217;ouvrit et les eaux renfermées dans son sein firent irruption et inondèrent les différents pays. L&#8217;homme était révolté contre le ciel et l&#8217;univers tomba dans le désordre. Le soleil s&#8217;obscurcit. Les planètes changèrent leur cours [<em>selon la perspective déjà indiquée</em>] et la grande harmonie du ciel fut détruite» (3). De toute façon, le gel et la nuit éternelle ne descendirent qu&#8217;à un moment déterminé sur la région polaire. L&#8217;émigration qui en résulta marqua la fin du premier cycle et l&#8217;ouverture du second, le début de la seconde grande ère, le cycle atlantique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2867140722/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2867140722" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-7058" style="margin: 10px;" title="explorations" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/explorations.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Des textes aryens de l&#8217;Inde, comme les <em>Veda </em>et le <em>Mahâbhârata</em>, conservent le souvenir de la région arctique sous forme d&#8217;allusions astronomiques et de calendriers, qui ne sont compréhensibles que par rapport à cette région (4). Dans la tradition hindoue, le mot <em>dvîpa</em>, qui signifie textuellement «continent insulaire» est souvent employé, en réalité, pour désigner différents cycles, par transposition temporelle d&#8217;une notion spatiale (cycle &#8211; île). Or, on trouve dans la doctrine des <em>dvîpa </em>des références significatives au centre arctique, qui se trouvent mélangées toutefois avec d&#8217;autres données. La <em>çvetadvîpa</em>, ou «île de la splendeur», que nous avons déjà mentionnée, est localisée dans l&#8217;extrême septentrion et l&#8217;on parle souvent des <em>Uttarakura </em>comme d&#8217;une race originaire du Nord. Mais le <em>çvetadvîpa </em>de même que le <em>kura </em>font partie du <em>jambu-dvîpa</em>, c&#8217;est-à-dire du «continent insulaire polaire», qui est le premier des différents <em>dvîpa</em> et, en même temps, leur centre commun. Son souvenir se mêle à celui du <em>saka-dvîpa</em>, situé dans la «mer blanche» ou «mer de lait» , c&#8217;est-à-dire dans la mer arctique. Il ne s&#8217;y serait pas produit de déviation par rapport à la norme ni à la loi d&#8217;en-haut: quatre castes, correspondant à celles dont nous avons déjà parlé, y vénérèrent Vishnu sous sa forme solaire, qui l&#8217;apparente à l&#8217;Apollon hyperboréen (5). Selon le <em>Kurma-purâna </em>le siège de ce Vishnu solaire, ayant pour signe la «croix polaire», c&#8217;est-à-dire la croix gammée ou <em>svastika</em>, coïncide, elle aussi, avec le <em>çveta-dvîpa</em>, dont on dit dans le <em>Padmapurâna</em>, qu&#8217;au-delà de tout ce qui est peur et agitation samsârique, il est la résidence des grands ascètes, <em>mahâyogî</em>, et des «fils de Brahman» (équivalents des «hommes transcendants» habitant dans le nord, dont il est question dans la tradition chinoise): ils vivent près de Hari, qui est Vishnu représenté comme «le Blond» ou «le Doré», et près d&#8217;un trône symbolique «soutenu par des lions, resplendissant comme le soleil et rayonnant comme le feu». Ce sont des variantes du thème de la «terre du Soleil». Sur le plan doctrinal, on trouve un écho de ce thème dans le fait, déjà mentionné, que la voie du <em>deva-yâna </em>qui, contrairement à celle du retour aux mânes ou aux Mères, conduit à l&#8217;immortalité solaire et aux états super-individuels de l&#8217;être, fut appelée la voie du nord: en sanskrit, nord, <em>uttara</em>, signifie également la «région la plus élevée» ou «suprême» et l&#8217;on appelle <em>uttarâyana</em>, chemin septentrional, le parcours du soleil entre les solstices d&#8217;hiver et d&#8217;été, qui est précisément une voie «ascendante» (6).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2867140021/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2867140021"><img class="alignleft size-full wp-image-7059" title="larc-et-la-massue" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/larc-et-la-massue.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Des souvenirs encore plus précis se conservèrent chez les Aryens de l&#8217;Iran. La terre originelle des Aryens, créée par le dieu de lumière, la terre où se trouve la «gloire», où, symboliquement, serait «né» aussi Zarathoustra, où le roi solaire Yima aurait rencontré Ahura Mazda, est une terre de l&#8217;extrême septentrion. Et l&#8217;on garde le souvenir précis de la congélation. La tradition rapporte que Yima fut averti de l&#8217;approche «d&#8217;hivers fatals» (7) et qu&#8217;à l&#8217;instigation du dieu des ténèbres, surgit contre l&#8217;Arianem Vaêjô le «serpent de l&#8217;hiver». Alors «il y eut dix mois d&#8217;hiver et deux d&#8217;été», il y eut «le froid pour les eaux, le froid pour la terre, le froid pour la végétation. L&#8217;hiver s&#8217;y abattit avec ses pires calamités» (8). Dix mois d&#8217;hiver et deux d&#8217;été: c&#8217;est le climat de l&#8217;Arctique.</p>
<p style="text-align: justify;">La tradition nordico-scandinave, de caractère fragmentaire, présente divers témoignages confusément mêlés, où l&#8217;on peut néanmoins trouver la trace de souvenirs analogues. L&#8217;Asgard, la résidence d&#8217;or primordiale des Ases, est localisé dans le Mitgard, la «Terre du Milieu». Cette terre mythique fut identifiée à son tour soit au Gardarike, qui est une région presque arctique, soit à l&#8217;«île verte» ou «terre verte» qui, bien qu&#8217;elle figure dans la cosmologie comme la première terre sortie de l&#8217;abîme Ginungagap, n&#8217;est peut-être pas sans rapport avec le Groënland &#8211; le <em>Grünes Land</em>. Le Groënland, comme son nom même paraît l&#8217;indiquer, semble avoir présenté, jusqu&#8217;au temps des Goths, une riche végétation et ne pas avoir été encore atteint par la congélation. Jusqu&#8217;au début du <a title="medioevo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/medioevo/">Moyen Age</a>, l&#8217;idée subsista que la région du nord avait été le berceau de certaines races et de certains peuples (9). D&#8217;autre part, les récits eddiques relatifs à la lutte des dieux contre le destin, <em>rök</em>, qui finit par frapper leur terre &#8211; récits dans lesquels des souvenirs du passé interfèrent avec des thèmes apocalyptiques &#8211; peuvent être considérés comme des échos du déclin du premier cycle. Or, on retrouve ici, comme dans le <em>Vendîdâd</em>, le thème d&#8217;un terrible hiver. Au déchaînement des natures élémentaires s&#8217;ajoute l&#8217;obscurcissement du soleil; le <em>Gylfaginning </em>parle de l&#8217;épouvantable hiver qui précède la fin, de tempêtes de neige qui empêchent de jouir des bienfaits du soleil. «La mer se lève en tempête et engloutit la terre; l&#8217;air devient glacial et le vent accumule des masses de neige» (10).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2867142873/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2867142873"><img class="alignright size-full wp-image-7060" title="thulé" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/thulé.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Dans la tradition chinoise, la région nordique, le pays des «hommes transcendants» s&#8217;identifie souvent au pays de la «race aux os mous». A propos d&#8217;un empereur de la première dynastie il est question d&#8217;une contrée située au nord de la mer du Nord, illimitée, sans intempéries, avec une montagne (Hu-Ling) et une fontaine symboliques, contrée appelée «extrême Nord» et que Mu, autre type impérial, (11) quitta avec beaucoup de regret. Le Tibet conserve pareillement le souvenir de Tshang Chambhala, la mystique «Cité du Nord», la Cité de la «paix», présentée également comme une île où &#8211; de même que Zarathoustra de l&#8217;<em>aryanem vaêjo </em>-serait «né» le héros Guésar. Et les maîtres des traditions initiatiques tibétaines disent que les «chemins du Nord» conduisent le <em>yogî </em>vers la grande libération (12).</p>
<p style="text-align: justify;">En Amérique, la tradition constante relative aux origines, tradition qu&#8217;on retrouve jusqu&#8217;au Pacifique et la région des Grands Lacs, parle de la terre sacrée du «Nord lointain», située près des «grandes eaux», d&#8217;où seraient venus les ancêtres des Nahua, des Toltèques et des Aztèques. Ainsi que nous l&#8217;avons dit, le nom d&#8217;Aztlan, qui désigne le plus communément cette terre, implique aussi &#8211; comme le <em>çveta-dvîpa </em>hindou &#8211; l&#8217;idée de blancheur, de terre blanche. Or, les traditions nordiques gardent le souvenir d&#8217;une terre habitée par des races gaéliques, voisine du golfe du Saint-Laurent, appelée «Grande Irlande» ou <em>Hvitramamaland</em>, c&#8217;est-à-dire «pays des hommes blancs», et les noms de Wabanikis et Abenikis, que les indigènes portent dans ces régions, viennent de Wabeya, qui signifie «blanc» (13). Certaines légendes de l&#8217;Amérique centrale mentionnent quatre ancêtres primordiaux de la race Quiché qui cherchent à atteindre Tulla, la région de la lumière. Mais ils n&#8217;y trouvent que le gel; le soleil n&#8217;y apparaît pas. Alors ils se séparent et passent dans le pays des Quichés (14). Cette Tulla ou Tullan, patrie d&#8217;origine des Toltèques, qui en tirèrent probablement leur nom, et appelèrent également Tolla le centre de l&#8217;Empire qu&#8217;ils fondèrent plus tard sur le plateau du Mexique, représentait aussi la «Terre du Soleil». Celleci, il est vrai, est parfois localisée à l&#8217;est de l&#8217;Amérique, c&#8217;est-à-dire dans l&#8217;Atlantique; mais cela est vraisemblablement dû au souvenir d&#8217;un siège ultérieur (auquel correspond peut-être plus particulièrement l&#8217;Aztlan), qui reprit, pendant un certain temps, la fonction de la Tulla primordiale lorsque le gel se mit à régner et que le soleil disparut (15). Tulla correspond manifestement à la Thulé des Grecs, bien que ce nom, pour des raisons d&#8217;analogie, ait servi à désigner également d&#8217;autres régions.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2867140056/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2867140056"><img class="alignleft size-full wp-image-7061" title="julius-evola-homme-oeuvre" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/julius-evola-homme-oeuvre1.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Selon les traditions gréco-romaines, Thulé se serait trouvée dans la mer qui porte précisément le nom du dieu de l&#8217;âge d&#8217;or, <em>Mare Cronium</em>, et correspond à la partie septentrionale de l&#8217;Atlantique (16). C&#8217;est dans cette même région que des traditions plus tardives situèrent les îles qui, sur le plan du <a title="symbolisme" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli/">symbolisme</a> et de la supra-histoire, devinrent les îles Fortunées et les îles des Immortels (17), ou l&#8217;île Perdue, qui, ainsi que l&#8217;écrivait Honorius Augustodumensis au XIIe siècle, «se cache à la vue des hommes, est parfois découverte par hasard, mais devient introuvable dès qu&#8217;on la cherche». Thulé se confond donc soit avec le pays légendaire des Hyperboréens, situé dans l&#8217;extrême nord (18), d&#8217;où les souches achéennes originelles apportèrent l&#8217;Apollon delphique, soit avec l&#8217;île Ogygie, «nombril de la mer», qui se trouve loin sur le vaste océan (19) et que Plutarque situe en effet au nord de la (Grande) Bretagne, près du lieu arctique où demeure encore, plongé dans le sommeil, Chronos, le roi de l&#8217;âge d&#8217;or, où le soleil ne disparaît qu&#8217;une heure par jour pendant tout un mois et où les ténèbres, durant cette unique heure, ne sont pas épaisses, mais ressemblent à un crépuscule, exactement comme dans l&#8217;Arctique (20).</p>
<p style="text-align: justify;">La notion confuse de la nuit claire du nord contribua d&#8217;ailleurs à faire concevoir la terre des Hyperboréens comme un lieu de lumière sans fin, dépourvu de ténèbres. Cette représentation et ce souvenir furent si vifs, qu&#8217;il en subsista un écho jusque dans la romanité tardive. La terre primordiale ayant été assimilée à la Grande-Bretagne, on dit que Constance Chlore s&#8217;avança jusque-là avec ses légions, moins pour y cueillir les lauriers de la gloire militaire, que pour atteindre la terre «plus voisine du ciel et plus sacrée» , pour pouvoir contempler le père des dieux &#8211; c&#8217;est-àdire Chronos &#8211; et pour jouir d&#8217;«un jour presque sans nuit», c&#8217;est-à-dire pour anticiper ainsi sur la possession de la lumière éternelle propre aux apothéoses impériales (21). Et même lorsque l&#8217;âge d&#8217;or se projeta dans l&#8217;avenir comme l&#8217;espérance d&#8217;un nouveau saeculum, les réapparitions du symbole nordique ne manquèrent pas. C&#8217;est du nord &#8211; <em>ab extremis finibus</em><br />
<em> plagae septentrionalis </em>- qu&#8217;il faudra attendre, par exemple, selon Lactance (22), le Prince puissant qui rétablira la justice après la chute de Rome. C&#8217;est dans le nord que «renaîtra» le héros tibétain, le mystique et invincible Guésar, pour rétablir un règne de justice et exterminer les usurpateurs (23).</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est à Shambala, ville sacrée du nord, que naîtra le Kalki-avatara, celui qui mettra fin à l&#8217;«âge sombre». C&#8217;est l&#8217;Apollon hyperboréen, selon Virgile, qui inaugurera un nouvel âge de l&#8217;or et des héros sous le signe de Rome (24). Et l&#8217;on pourrait multiplier les exemples.</p>
<p style="text-align: justify;">Ayant précisé ces points essentiels, nous ne reviendrons pas sur cette manifestation de la loi de solidarité entre causes physiques et causes spirituelles, dans un domaine où l&#8217;on peut pressentir le lien intime unissant ce qui, au sens le plus large, peut s&#8217;appeler «chute» &#8211; à savoir la déviation d&#8217;une race absolument primordiale &#8211; et la déclinaison physique de l&#8217;axe de la terre, facteur de changements climatiques et de catastrophes périodiques pour les continents. Nous observerons seulement que c&#8217;est depuis que la région polaire est devenue déserte, qu&#8217;on peut constater cette altération et cette disparition progressives de la tradition originelle qui devaient aboutir à l&#8217;âge de fer ou âge obscur, <em>kali-yuga</em>, ou «âge du loup» (<em>Edda</em>), et, à la limite, aux temps modernes proprement dits.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">(1) Cf. GUENON, <em>Le Roi du Monde</em>, cit., cc. III-IV. L&#8217;idée d&#8217;une montagne magnétique «polaire», située le plus souvent dans une île, a persisté sous des formes et avec des transpositions variées, dans des légendes chinoises, nordico-médiévales et islamiques. Cf. E. TAYLOR, <em>Primitive Culture</em>, London, 1920, v. I, pp. 374-5.</p>
<p style="text-align: justify;">(2) Au sujet de l&#8217;origine «polaire» de la vie en général, en tant qu&#8217;hypothèse «positive», cf. le remarquable essai de R. QUINTON, <em>Les deux pôles, foyers d&#8217;origine</em> (<em>Revue de métaph. et de mon.</em>, 1933, no 1). L&#8217;hypothèse d&#8217;une origine non boréale mais australe, qui est défendue ici, pourrait se relier aux traditions concernant la Lémurie; celles-ci se rattachent à un cycle trop lointain pour pouvoir être examinées ici.</p>
<p style="text-align: justify;">(3) <em>Apud </em>I. DONNELLY, <em>Atlantis, die vorsintflutliche Welt</em>, Essling, 1911, p. 299; M. GRANT, <em>La pensée chinoise</em>, Paris, 1950, pp. 176, 344-346. On peut rappeler que Platon lui-même relie aux catastrophes mythiques, comme celle causée par Phaéton, un «cours changé des astres», c&#8217;est-à-dire l&#8217;aspect différent de la voûte céleste, dû au déplacement de la terre.</p>
<p style="text-align: justify;">(4) Cf. G.B. TILAK, <em>The Arctic Home in the Veda (A new key to the interpretation</em><em> of many Vedic texts and legends)</em>, Bombay, 1903.</p>
<p style="text-align: justify;">(5) Cf. <em>Vishnu-purâna</em>, lI, 2; 11, 1; lI, 4. Dans le <em>jambu-dvîpa </em>on trouve aussi l&#8217;arbre sacré Jambu, dont les fruits font disparaître la vieillesse et confèrent la santé, ainsi que le mont «polaire» en or. M.K. RÔNNKOW, <em>Some remarks on Çvetadvîpa</em> (Bull. orient. School, London, V, p. 253, sqq.); W.E. CLARK, <em>Sakadvîpa and Svetadvîpa</em> (<em>Journ. Amer. Orient. Society</em>, 1919, pp. 209-242).</p>
<p style="text-align: justify;">(6) Dans le rite hindou, le salut d&#8217;hommage aux textes traditionnels &#8211; <em>anjâli</em> -se fait en se tournant vers le nord (<em>Mânavadharmaçâstra</em>, II, 70) comme en souvenir de l&#8217;origine de la sagesse transcendantale qu&#8217;ils contiennent. C&#8217;est au nord qu&#8217;est attribuée au Tibet, de nos jours encore, l&#8217;origine d&#8217;une tradition spirituelle très lointaine dont les formes magiques Bôn semblent être les derniers restes dégénérescents.</p>
<p style="text-align: justify;">(7) <em>Vendîdâd</em>, II, 20.</p>
<p style="text-align: justify;">(8) <em>Vendîdâd</em>, I, 3-4. On peut trouver d&#8217;autres citations en notes dans la traduction de J. DARMESTETER, <em>Avesta</em>, (<em>Sacr. Books of the East</em>, v. IV), p. 5.</p>
<p style="text-align: justify;">(9) Cf. par ex. JORDANES, <em>Hist. Gotor.</em> (<em>Mon. Germ. hist.</em>, Auct. ant. V, 1; IV, 25): «<em>Sandza insula quasi of ficina gentium aut certe velut nationium</em>».</p>
<p style="text-align: justify;">(10) <em>Hyndlalied</em>, 44. <em>Gylfjaginning</em>, 51 (il est également question d&#8217;un «hiver épouvantable» dans le <em>Vafthrûdhnismâl</em>, 44-45). La représentation eddique du nord comme l&#8217;obscur Niflheim, habité par des géants du gel (tout comme l&#8217;<em>ayrianem vaêjô </em>congelé put être considéré comme le siège des forces obscures de la contre-création d&#8217;<em>Angra</em><em> Mainyu</em>, qui sont sensées venir du nord pour lutter contre Zarathustra &#8211; <em>Vendîdâd</em>, XIX, 1) correspond vraisemblablement à une période où certaines races avaient déjà émigré vers le sud. L&#8217;interprétation du mythe eddique des origines n&#8217;est pas facile. Dans le gel qui arrête les fleuves du centre originel, clair et ardent, du Muspelsheim &#8211; qui «ne peut être foulé par personne qui ne soit de lui» (cf. GOLTHER, <em>Op. cit.</em>, p. 512) &#8211; et donna ensuite naissance aux géants ennemis des Ases, on peut voir, semble-t-il, le souvenir d&#8217;un événement analogue à celui dont il vient d&#8217;être question.</p>
<p style="text-align: justify;">(11) LI-TZE, C. V; cfr. c. III.</p>
<p style="text-align: justify;">(12) Cf. DAVID-NEEL, <em>Vie surhumaine de Guésar</em>, cit., pp. LXIII-LX.</p>
<p style="text-align: justify;">(13) Cf. BEAUVOIS, <em>L&#8217;Elysée des Mexicains, etc.</em>, cit., pp. 271-273, 319.</p>
<p style="text-align: justify;">(14) Cf. REVILLE, <em>Relig. du Mexique, etc.</em>, cit., pp. 238-239. Aux quatre ancêtres Quichés correspond probablement l&#8217;idée celtique de l&#8217;«Ile des quatre Seigneurs» et l&#8217;idée extrême-orientale de l&#8217;île lointaine de Ku-she, habitée par des hommes transcendants et par quatre Seigneurs (cf. GUENON, <em>Roi du Monde</em>, cit., pp. 71-72). <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a></span> rappelle la division de l&#8217;ancienne Irlande en quatre royaumes, qui reproduit probablement la division propre «à une autre terre beaucoup plus septentrionale aujourd&#8217;hui inconnue, peut-être disparue» &#8211; et il remarque aussi la présence fréquente en Irlande, de ce qui, chez les Grecs, était l&#8217;Omphalos, c&#8217;est-à-dire le <a title="symbole" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli/">symbole</a> du «Centre» ou «Pôle». A quoi nous ajouterons que la «pierre noire du destin», qui désignait les rois légitimes et fit partie des objets mystiques apportés en Irlande par la race des Tuatha de Danann venus d&#8217;une terre atlantique ou nord-atlantique (cf. SQUIRE, <em>Myth.</em><em> of anc. Brit. and Irel.</em>, cit., p. 34) a essentiellement la même valeur de <a title="symbole" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli/">symbole</a> royal «polaire» dans le double sens de ce mot.</p>
<p style="text-align: justify;">(15) Cf. GUENON, <em>Op. cit.</em>, c. X, pp. 75-76 qui fait des observations pénétrantes sur la relation traditionnelle entre Thulé et la représentation de la Grande Ourse, qui se rattache au <a title="symbolisme" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli/">symbolisme</a> polaire. Cf. aussi BEAUVOIS, <em>La Tulé primitive, berceau des</em><em> Papuas du nouveau monde </em>(<em>Museon</em>, X, 1891).</p>
<p style="text-align: justify;">(16) PLINE, <em>Hist. nat.</em>, IV, 30.</p>
<p style="text-align: justify;">(17) Cf. PLUTARQUE, <em>Delf. Orac.</em>, XVIII; PROCOPE, <em>Goth.</em>, IV, 20. Selon STRABON (<em>Geogr</em>., I, vi, 2) Thulé se trouvait à six jours de navigation au nord de la (Grande) Bretagne.</p>
<p style="text-align: justify;">(18) Cf. CALLIMAQUE, <em>Hym.</em>, IV, 281; PLINE, IV. 89; MARCIANUS CAPEL., VI, 664. Vers le 4^ siècle av. J.C., Hécatéo d&#8217;Abdire dit que la Grande-Bretagne fut habitée par les «Hyperboréens»; identifiés aux Protocoles, c&#8217;est à eux qu&#8217;est attribué le temple préhistorique, déjà mentionné, de Stonehenge (cf. H. HUBERT, <em>Les Celtes</em>, v. 1, p. 247).</p>
<p style="text-align: justify;">(19) <em>Odyss.</em>, I, 50; XII, 244. Ici également, en raison du rapport avec le jardin de Zeus et des Hespérides, on relève fréquemment des interférences évidentes avec le souvenir de la résidence atlantique ultérieure.</p>
<p style="text-align: justify;">(20) PLUTARQUE, <em>De facie in orbe lunae</em>, § 26. Plutarque dit qu&#8217;au-delà des îles, plus au nord, subsisterait encore la région dans laquelle Chronos, le dieu de l&#8217;âge d&#8217;or, dort sur un rocher brillant comme l&#8217;or même, où des oiseaux lui apportent l&#8217;ambroisie. Autres références dans E. BEAUVOIS, <em>L&#8217;Elysée transatlantique et l&#8217;Eden occidental</em>, «Rev. Hist. relig.», v. VII, 1883, pp. 278-279. Récemment, dans la région des glaces éternelles il semble que les expéditions du Canadien lenessen et des danois Rasmussen, Therkel et Birket-Smith soient arrivés à découvrir, sous les glaciers, des traces archéologiques d&#8217;une civilisation bien supérieure à celle des esquimaux; civilisation qui a été baptisée du nom de Thulé, bien qu&#8217;il s&#8217;agisse sûrement de traces beaucoup plus tardives. Cf. H. WIRTH, <em>Das Geheimnis von Arktis-Atlantis</em>, dans « Die Woche », no 35, 1931.</p>
<p style="text-align: justify;">(21) Cf. EUMENE, <em>Panegir. p. Costant. August.</em>, § 7, trad. Landriot-Rochet Autun, 1854, pp. 132-133. BEAUVOIS, <em>Op. cit.</em>, pp. 282-283, indique la possibilité qu&#8217;Ogygie, si on décompose le mot en deux racines gaéliques: <em>og </em>(jeune et sacré) et <em>iag </em>(île), se réfère à la «Terre sacrée de la jeunesse», à la <em>Tir na mBeo</em>, la «Terre des Vivants» des légendes nordiques, qui à son tour coïncide avec l&#8217;Avallon, terre d&#8217;origine des Tuatha de Danann.</p>
<p style="text-align: justify;">(22) LACTANCE, <em>Inst.</em>, VII, 16, 3. Ces allusions se poursuivent dans la <a title="littérature" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/letteratura/">littérature</a> mystique et hermétique ultérieure. En dehors de Boehme, nous citerons G. POSTEL, qui, dans son <em>Compendium Cosmographicum</em>, dit que le «paradis»- transposition mystico-théologique du souvenir de la patrie primordiale &#8211; se trouve sous le pôle arctique.</p>
<p style="text-align: justify;">(23) DAVID-NEEL, <em>Op. cit.</em>, pp. XLII, LVII, LX. (24) VIRGILE, <em>Eglogues</em>, IV, 5-10, sqq.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/le-pole-et-le-siege-hyperboreen.html' addthis:title='Le &#8220;pôle&#8221; et le siège hyperboréen ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Il mistero dell’Artide preistorica: Thule</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 10:12:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julius Evola</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Una rassegna su miti, tradizioni e leggende che riconducono le origini degli Indoeuropei a una patria originaria nelle regioni artiche]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/il-mistero-dell%e2%80%99artide-preistorica-thule%ef%80%a0.html' addthis:title='Il mistero dell’Artide preistorica: Thule '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/labrys.png" width="48" height="48" alt="" title="Indoeuropei" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/yggdrasil.thumbnail.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Simboli e simbologia" /><br/><p style="text-align: justify;">È cosa assai caratteristica, che in seno a tutto un gruppo di ricerche recentissime sulla preistoria facciano nuova apparizione idee antiche, fino a ieri considerate come puri miti.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/thule-il-sole-ritrovato-degli-iperborei/2607" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3229" style="margin: 10px;" title="thule" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/thule.jpg" alt="thule" width="200" height="299" /></a>Una di tali idee si riferisce alla leggendaria terra primordiale degli <em>Iperborei</em>. Messa sotto cauzione la presunta certezza, che nella preistoria avrebbe <em>soltanto </em>vissuto un’umanità scimmiesca; giunti ad affrontare il problema delle origini con uno sguardo nuovo e spregiudicato, fino a sospettare che già l’età della pietra sia stata testimone di una vera e propria civiltà di tipo superiore, simbolico-spirituale dei distinti ricercatori come «ipotesi di lavoro» per una grande sintesi, oggi, han ripreso proprio quell’idea. La patria primordiale di una razza bianca preistorica altamente civilizzata, tanto da venir considerata come «divina» dagli antichi, sarebbe stata proprio l’Artide, il Polo Nord, la favolosa Iperboride.</p>
<p style="text-align: justify;">L’apparenza paradossale di questa tesi viene meno non appena si ricordi ciò che la fisica insegna intorno ai fenomeni derivanti dalla cosiddetta «precessione degli equinozî». A causa dell’inclinazione dell’asse terrestre di epoca in epoca si produce uno spostamento di clima sulla terra. Se sotto ai ghiacci polari è stato rinvenuto del carbon fossile, ciò vuol dire che un tempo in quella zona vi furono foreste e fiamme. Il congelamento non sarebbe intervenuto nella zona artica che in un periodo successivo. Una delle designazioni per l’<em>Asgard</em>, sede delle «divinità» e patria originaria dei ceppi regali nordici, secondo le tradizioni scandinave, è l’«isola verde» o «terra verde», in tedesco moderno <em>Grünes-Land</em>, donde <em>Groenlandia</em>. Ma questa terra, come lo dice il suo nome, ancor sino al tempo dei Goti sembra presentasse una rigogliosa vegetazione e non fosse ancora investita tutta dal congelamento. Ma vi è di più: nella regione dei ghiacci artici recentemente le spedizioni del canadese Jenness, dei danesi Rasmussen, Therkel e dell’americano Birket-Smith han fatto dei rinvenimenti archeologici invero singolari: in fondo sotto i ghiacci si son trovati resti di civiltà di ben più alto grado di quella esquimese e relitti di strati ancor più antichi, preistorici. A tale civiltà è stato dato il nome di civiltà di <em>Thule</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.libriefilm.com/lorigine-delle-lingue-indoeuropee/6122" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-3028" style="margin: 10px;" title="origine-lingue-indoeuropee" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/origine-lingue-indoeuropee.jpg" alt="origine-lingue-indoeuropee" width="200" height="282" /></a>Thule </em>è il nome che i Greci davano appunto a una regione o isola dell’estremo nord, la quale si confonde spesso con quelle terre degli Iperborei, donde sarebbe venuto il solare Apollo, cioè il dio delle razze dorico-achee scese effettivamente dal nord in Grecia. E di Thule Plutarco dice che in essa le notti per circa un mese duravano <em>due sole ore</em>: è proprio la «notte bianca» dei paesi boreali. E se altre tradizioni elleniche chiamano il mare boreale Mare Cronide, cioè Mare di Kronos (Saturno), questa è un’indicazione significativa, poiché Kronos veniva concepito come uno degli dei dell’età dell’oro, cioè dell’età primordiale, dell’età prima dell’umanità.</p>
<p style="text-align: justify;">Ora, se noi ci portiamo in America, nelle civiltà azteche del Messico troviamo corrispondenze così singolari, che esse si estendono fino ai nomi. Infatti gli antichi messicani chiamavano Tlapallan, Tullan e anche <em>Tulla </em>(l’ellenica <em>Thule</em>) la loro patria primordiale. E come la Thule ellenica veniva riferita al <em>solare </em>Apollo, così ecco che anche la Tulla messicana vien considerata come la «Casa del <em>Sole</em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Ma confrontiamo tali tradizioni messicane con quelle celtiche. Se i lontanissimi progenitori dei Messicani sarebbero venuti in America da una Terra nordico-atlantica, ecco che le leggende irlandesi ci parlano della «razza divina» del <em>Tuatha dè Danann</em>, la quale sarebbe venuta in Irlanda dall&#8217;Occidente, da una mistica terra atlantica o nordico-atlantica, l’Avallon. Si direbbero, dunque, due forme di uno stesso ricordo. Le due civiltà corrisponderebbero a due irradiazioni, americana l’una, europea l’altra, partite da un unico centro, da un’unica sede scomparsa (mito dell’Atlantide), ovvero congelate. Ma vi è di più, nel senso che, se passiamo nel campo delle indagini positive moderne, troviamo elementi che potrebbero benissimo concordare con questi echi leggendarî. Infatti sul litorale atlantico europeo (soprattutto nella cosiddetta cultura delle Madéleines) esistono tracce ben precise di una civiltà vera e propria e di un tipo di umanità — il cosidetto <em>uomo Cro-Magnon </em>— che appare di uno sviluppo ben superiore rispetto alle razze quasi animalesche del cosiddetto «uomo glaciale» o «musteriano» abitanti allora l’Europa. I frammenti pervenutici di questa civiltà sono di tale natura, da far dire a dei ricercatori, che i Cro-Magnon potrebbero ben definirsi gli Elleni dell’età della pietra. Ora, questa razza dei Cro-Magnon, apparsa enigmaticamente nell’età della pietra lungo il litorale atlantico fra razze inferiori e quasi scimmiesche, non potrebbe forse essere la stessa cosa dei <em>Tuatha dè Danann</em>, della «razza divina» venuta dalla misteriosa terra nordico-atlantica, di cui nelle accennate leggende irlandesi? E i miti circa le lotte fra le «razze divine» sopravvenute e le razze di «demoni» o mostri, non sarebbero per caso da interpretarsi come echi fantastici della lotta svoltasi fra quelle due razze, fra gli uomini Cro-Magnon, «gli Elleni dell’età della pietra», e gli uomini «musteriani» animaleschi?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/meditazioni-delle-vette/658" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3230" style="margin: 10px;" title="meditazioni-delle-vette" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/meditazioni-delle-vette.jpg" alt="meditazioni-delle-vette" width="200" height="285" /></a>Tornando ai ricordi tradizionali, non soltanto i Greci e gli Americani ricordano una sede artica primordiale. Secondo i ricordi iranici dell’<em>Avesta</em>, la patria originaria e mistica degli Ariani, concepita come la «prima creazione del Dio di Luce», — l’<em>aryanem vaêjô</em> — sarebbe stata una terra dell’estremo settentrione, e anzi vien detto che in essa, a un dato momento, l’inverno durò dieci mesi dell’anno, proprio come nelle regioni artiche. Si tratta dunque di un ricordo ben preciso del congelamento sopravvenuto con la precessione degli equinozî nella regioni boreale: ricordo, cui peraltro fa riscontro quello del «terribile inverno Fibur» scatenatosi alla fine di un certo ciclo, o «mondo», di cui nelle antichissime tradizioni scandinave. Ma anche in India si ricorda un’isola o terra luminosa posta nell’estremo settentrione, lo <em>çveta-dvipa</em>, e una razza dell’estremo settentrione, gli <em>uttara-kura</em>; lo stesso ricordo si ha nel Tibet, nel mito della mistica città del Nord Chandhala; nell’estremo Oriente Liezi riferisce la tradizione circa la terra posta «all’estremo nord del mare settentrionale» e abitata da «uomini trascendenti», e così si potrebbe continuare con molti altri riferimenti, tanto concordanti, che è da domandarsi se sia solo da attribuirsi al «caso» la presenza del comune motivo fra popoli così diversi e lontani fra di loro.</p>
<p style="text-align: justify;">Fin qui, dunque, i ricordi tradizionali. Esattamente queste idee sono oggi riprese in una ricerca scientifica veramente mastodontica che, riportando a unità un complesso di risultati e di indagini speciali — quali quelle del Frobenius, dello Herrmann, del Karsts, etc. — si è intesa a forzare il problema delle origini. Intendiamo parlare dell’opera consacrata dallo scienziato <a title="Herman Wirth" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hermann-wirth/">Herman Wirth</a> appunto all’<em>Aurora dell’Umanità</em>. Qui non si tratta né di un «teosofo», né di un dilettante imaginoso, ma di un tecnico, la cui competenza in fatto di filologia, antropologia, paleografia e discipline affini non può essere messa in dubbio.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-3231" style="margin: 10px;" title="ice-pack-air1" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/ice-pack-air1-192x300.jpg" alt="ice-pack-air1" width="192" height="300" />I risultati delle ricerche del <a title="Herman Wirth" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hermann-wirth/">Wirth</a>, in breve, sarebbero appunto questi: che nella più alta preistoria — verso il 20.000 avanti Cristo — una grande razza bianca unitaria, dal culto solare, dalla regione polare divenuta inabitabile per via del congelamento si sarebbe spinta verso il Sud, in Europa e in America, ma soprattutto in una terra scomparsa, posta al Nord dell’Atlantico. Da tale terra essa si sarebbe successivamente spostata, nel periodo paleolitico, verso l’Europa e l’Africa, con un moto, dunque, dall’Occidente all’Oriente; essa sarebbe penetrata nel bacino del Mediterraneo creando un ciclo di civiltà preistoriche intimamente apparentate, nel quale rientrerebbero quella egizia, etrusco-sarda, pelasgica, ecc., a tacere di altre ancora che nuove ondate avrebbero fondate nel loro avanzare per via continentale fino a raggiungere il Caucaso e poi oltre, fino all’India e alla stessa Cina. Così ciò che si riteneva esser la «culla dell’umanità», l’altopiano del Pamir, sarebbe soltanto uno dei centri abbastanza recenti d’irradiazione di una razza ben più antica. Le razze ariane e indogermaniche, l’<em>homo europaeus</em> in genere, sarebbero già razze derivate e in una certa misura già miste in confronto a ceppi più antichi e più puri, «iperborei», a cui vanno riferiti i ricordi, i <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simboli</a> e perfino le figurazioni preistoriche su roccia relative ai «conquistatori dai grandi vascelli stranieri», dall’«ascia», dal «sole» e dall’«uomo solare con braccia innalzate». Una misteriosa unità stringerebbe per tal via un gruppo di grandi civiltà e di antiche <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a> fiorenti già là dove fino a ieri si supponeva l’uomo animalesco delle caverne.</p>
<p style="text-align: justify;">In brevi tratti tale è la concezione strana e suggestiva che, traendosi dal mondo del mito, oggi torna a luce: l’Artide, patria prima dell’umanità, anzi della civiltà, nel senso più alto, «solare».</p>
<p style="text-align: justify;">E siccome <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a> richiama <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a>, per finire, ricorderemo questo. Ancor nell’epoca romana l’idea della regione del nord come un paese mistico, abitato dal «padre degli dei», dal nume dell’età prima o età aurea, e l’idea che il giorno artico quasi senza notte non fosse senza relazione con la luce perenne che circonfonde gli immortali, tali idee nell’epoca romana erano ancora così vive, che, secondo la testimonianza di Eumanzio, Costanzo Cloro avrebbe diretto una spedizione verso il Nord della Gran Bretagna, confusa con la stessa leggendaria <em>Thule</em>, non tanto per il desiderio di glorie militari, quanto per raggiungere la terra «che più di ogni altra è vicina al cielo» e quasi presentire la trasfigurazione divina che si riteneva subissero gli Eroi e gli Imperatori alla loro morte.</p>
<p style="text-align: justify;">Ora, queste stesse regioni, che avrebbero visto l’aurora dell’umanità, che racchiuderebbero il mistero di una razza di conquistatori bianchi primordiali il cui <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a>, l’<a title="simbolismo dell'ascia" href="http://www.centrostudilaruna.it/ascia.html">ascia</a>, si ritrova peraltro nello stesso <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a> romano del fascio; queste stesse regioni nordico-artiche, dall’Islanda alla Groenlandia fino all’America del Nord, son quelle stesse che ieri l’ala italiana ha sorvolate vittoriosamente, in un’impresa che qualcosa di fatidico ha dunque voluto legare enigmaticamente appunto ai luoghi di una grandezza primordiale<a href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il Corriere Padano</em> (Ferrara), 13 gennaio 1934.</p>
<p style="text-align: justify;">
<hr style="text-align: justify;" size="1" />
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> [Il riferimento è o alla crociera atlantica della squadriglia di 25 idrovolanti, capitanata dall’allora ministro dell’aeronautica Italo Balbo, che era partita il primo luglio 1933 e giunta il 19 a New York o, più probabilmente, alle due trasvolate del Polo in dirigibile condotta dal generale Umberto Nobile del 1926 e del 1928, rispettivamente con il <em>Norge </em>e l'<em>Italia</em>, la seconda delle quali finì tragicamente con l'avventura della <a title="La Tenda Rossa" href="http://www.centrostudilaruna.it/la-tenda-rossa.html"><em>Tenda Rossa</em></a>].</p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/il-mistero-dell%e2%80%99artide-preistorica-thule%ef%80%a0.html' addthis:title='Il mistero dell’Artide preistorica: Thule ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Dalla Caduta dei Cieli al Ragnarok: i miti cosmologico-escatologici nordici</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 16:48:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lawrence Sudbury</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il tema escatologico nelle tradizioni mitologiche dei Celti e dei Germani]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/dalla-caduta-dei-cieli-al-ragnarok-i-miti-cosmologico-escatologici-nordici.html' addthis:title='Dalla Caduta dei Cieli al Ragnarok: i miti cosmologico-escatologici nordici '  ><a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"></a><a class="addthis_button_tweet"></a><a class="addthis_counter addthis_pill_style"></a></div><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/croce-celtica_thumbnail.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Celti" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/labrys.png" width="48" height="48" alt="" title="Indoeuropei" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/category-icons/buddha.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Religione" /><br/><p style="text-align: justify;">Mentre nel bacino mediterraneo la cultura classica elaborava le proprie concezioni religiose spesso modellandole sulle proprie esigenze politiche, nel grande nord, abitato da antichissimi <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">popolazioni celtiche</a> e dalle relativamente più recenti popolazioni scandinave, l&#8217;assenza di strutture statali strettamente codificate e stabili lasciava mano libera allo sviluppo di <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a>, inizialmente legate alla natura, solo apparentemente &#8220;semplici&#8221; o assimilabili all&#8217;antropomorfizzazione deistica greco-latina, ma, in realtà, di una complessità e profondità simbolica stupefacente.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8827213708" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/ereditaceltica.bmp" border="0" alt="Alwin Rees - Brinley Rees, L'eredità celtica" width="95" height="131" /></a>Né, d&#8217;altra parte, ci si sarebbe potuto aspettare qualcosa di diverso da un popolo come, ad esempio, quello dei <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> che, a buon diritto si può considerare alla base di gran parte delle concezioni archetipiche del mondo occidentale<a name="_ftnref1" href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Per quanto riguarda la loro <a title="religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a>, il primo concetto da tener ben presente per comprenderla realmente è che, per circa un terzo della loro storia (per tutto il periodo che possiamo definire &#8220;protostoria&#8221;), i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> sono stati nomadi impegnati in una lenta e lunghissima migrazione dall&#8217;India settentrionale verso occidente. Di conseguenza, il loro sistema spirituale si è sviluppato relazionandosi a tale stile di vita e basandosi su esso.</p>
<p style="text-align: justify;">Forse soprattutto da questo deriva la formazione di una <a title="religiosità" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosità</a> fondata sul contatto con la natura, sul suo rispetto e sul sentirsi sua parte integrante, in un abbandono quasi fatalista al suo corso naturale<a name="_ftnref2" href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a>. D&#8217;altra parte, è questa una caratteristica tipica di numerose civiltà non stanziali dell&#8217;età del bronzo e non sembra affatto un caso che la <a title="Religione celtica" href="http://www.centrostudilaruna.it/religionedeicelti.html">religione celtica</a> mostri moltissime affinità con altre <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a> di culture <a title="indoeuropei" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropee</a> con cui i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> erano sicuramente venuti a contatto, in particolare con quella scita.</p>
<p style="text-align: justify;">Gli elementi principali su cui tutto il sistema si fonda sembrano apparentemente piuttosto semplici: la reincarnazione della vita, la rigenerazione, la resurrezione e la sacralità di alcune piante, viste come tramite con il firmamento e separazione tra uomo e dei celesti (non a caso attorno ad ogni villaggio c&#8217;erano boschi sacri, detti &#8220;drynemeton&#8221; dove avevano luogo i riti sacri).</p>
<p style="text-align: justify;">Ovvio corollario di una tale &#8220;naturalità&#8221; religiosa (e del nomadismo che, essenzialmente, ne è causa fondante) è la mancanza di edifici di culto: spesso pensiamo che menhir, dolmen e cromlech sparsi per l&#8217;Europa siano state costruzioni celtiche, ma, in realtà, tali strutture furono di almeno 1000 anni precedenti alla penetrazione protoceltica e, semplicemente, i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> si limitarono a utilizzare ciò che trovarono sul loro cammino, assimilando tali edificazioni liturgiche (in effetti, comunque, la loro primaria funzione religiosa rispetto a possibili altre funzioni, probabilmente di stampo scientifico-astronomico, è tuttora oggetto di studio) a una sorta di &#8220;bosco sacro&#8221; in pietra, unione tra dei e uomini<a name="_ftnref3" href="#_ftn3"><strong>[3]</strong></a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/i-celti-un-popolo-e-una-civilta-deuropa/6277" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/iceltiunpopolo.bmp" border="0" alt="Elena Percivaldi, I celti. Un popolo e una civiltà d'Europa" width="95" height="95" /></a>Questo, come detto, non ci deve far minimamente pensare di essere di fronte ad una <a title="religiosità" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosità</a> di tipo primitivo. Le concezioni di fondo sono solo apparentemente elementari, ma, in radice, si fondano su speculazioni filosofiche di livello tale da dover essere semplificate per adattarsi al popolo minuto: abbiamo, così, due livelli religiosi ben distinti, uno popolare ed uno alto.</p>
<p style="text-align: justify;">Per quanto riguarda la <a title="religiosità" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosità</a> popolare, essa era costituita da una mitologia accessibile e da una serie di riti che avevano pian piano inglobato anche alcuni elementi arcaici risalenti al neolitico e provenienti da culti solari, tellurici e lunari. Come proprio della maggior parte dei culti <a title="indoeuropei" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropei</a>, veniva praticato il politeismo, con un pantheon formato addirittura da 374 divinità. In effetti, molte erano copie di altre, per cui possiamo in effetti parlare di circa 60 dei veri e propri, per lo più impersonificazioni di eventi naturali.</p>
<p style="text-align: justify;">Il dio più importante di tutti era Lug (in onore del quale vennero fondate Lione e Leida), un dio-druida in grado di suonare l&#8217;arpa, lavorare il ferro, combattere da valoroso, fare magie. Da lui, in una fase di difficile determinazione, derivò il culto di una triade di suoi (presunti) discendenti Teutate, Eso e Tarani (Teutate era il più potente e si placava con sacrifici di sangue, Eso era identificato con il toro, anche egli assetato di sangue e Tarani era il dio della guerra e, per i sacrifici a lui offerti, preferiva il rogo), che ricorda molto da vicino la trinità divina germanica Wotan-Odino, Donar-Thor, Ziu-Tyr, ma che non necessariamente ha punti di origine comuni con essa (il concetto di trinità è, in effetti, molto ricorrente nelle <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a> dei popoli di origine orientale). Successivamente, comunque, Lug assunse una prevalenza definitiva su tutti gli altri dei e, nel culto popolare, venne sempre più affiancato da eroi locali divinizzati (il più importante sarà l&#8217;irlandese Cu Chulainn)<a name="_ftnref4" href="#_ftn4"><strong>[4]</strong></a>. Agli dei, nei boschi sacri, contraddistinti da recinzioni, o presso pozzi appositamente scavati e forse collegati al culto della terra, si sacrificava di tutto, dagli oggetti (presso alcuni pozzi sono state trovate anche armi e vasellame) agli esseri umani (nemici, schiavi e, in qualche caso, anche uomini liberi), sia nel tentativo di ingraziarseli, sia in quello di ottenere predizioni (la divinazione era la pratica magico-religiosa più diffusa), sia, infine, in quello di mitigare i numerosissimi &#8220;geasa&#8221; (tabù) che limitavano la vita di chiunque<a name="_ftnref5" href="#_ftn5"><strong>[5]</strong></a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/0762402814/centrostudilarun" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/0762402814.bmp" border="0" alt="Lady Augusta Gregory, Irish Myths and Legends" hspace="3" vspace="3" width="94" height="140" /></a>Ben differente era la <a title="religiosità" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosità</a> &#8220;alta&#8221;, propria delle classi intellettuali (bardi, indovini e, soprattutto, druidi e sacerdotesse druide): l&#8217;idea di fondo era che la vita, con il suo fluido, la sua forza chiamata &#8220;oiw&#8221;, permeasse ogni cosa. Tutte le manifestazioni della natura, anche quelle più violente, erano vissute come un&#8217; incarnazione di tale energia assoluta che presiedeva alla creazione e alla distruzione del mondo, in un processo ciclico di nascita e morte che si rinnovava continuamente e da cui derivava il concetto della reicarnazione. Da questa concezione ciclica dei tempi e degli eventi e non dalla paura o dalla superstizione (comunque ben presente a livello popolare) nasceva l&#8217;assoluto rispetto per la natura, vista, in un&#8217;ottica che con la sua prossimità all&#8217;induismo non può che avvalorare una origine asiatica dei <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">celti</a>, come possibile sede di reincarnazione<a name="_ftnref6" href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">In realtà, comunque, più che di ciclicità vera e propria sarebbe più consono parlare di continua evoluzione.</p>
<p style="text-align: justify;">Il divino stesso era visto come un principio in perenne evoluzione che si manifestava in quattro stadi (o mondi) diversi: dal centro (Oiw assoluto) si passava, attraverso cerchi concentrici, allo stadio della conoscenza spirituale, poi al mondo fisico, infine allo stato della materia incorporea inanimata. Più che alla trasmigrazione da un corpo all&#8217;altro, allora,  i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">celti</a> credevano in un passaggio tra stadi di conoscenza e consapevolezza diversi, ottenibile tramite iniziazione. Il corpo del defunto entrava nel mondo dell&#8217; invisibile dove manteneva la memoria dell&#8217; esistenza terrena e grazie a questa, poteva entrare in contatto con i vivi, in particolari momenti dell&#8217;anno (<em>Samhain</em>); poi la memoria andava via via affievolendosi fino all&#8217;oblio definitivo, che apriva le porte o all&#8217;immortalità o di nuovo al mondo fisico. Da questo processo traeva senso la divinazione, spesso ottenuta tramite <em>trance</em>: il veggente, in uno stato di coscienza alterata, entrava in contatto con i morti o con gli dei, che, nel continuum spazio-temporale celtico, vivevano semplicemente in uno spazio parallelo (ctonio per i morti, empireo per gli dei, con i quali il contatto era possibile anche tramite l&#8217;osservazione degli astri) da cui era possibile vedere ciò che alla vista umana era precluso (pur essendo comunque già esistente, con una concezione del futuro simile ad una sorta di &#8220;presente prossimo&#8221;)<a name="_ftnref7" href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Naturalmente, per scavalcare le barriere naturali e seguire le vie dell&#8217;oiw, era necessaria una grande sapienza ed una profondissima preparazione, riservata unicamente alla classe sociale più elevata della società celtica, quella druidica.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8850323654" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/iltempodeicelti.bmp" border="0" alt="Alexei Kondratiev, Il tempo dei celti. Miti e riti: una guida alla spiritualità celtica" width="95" height="149" /></a>E&#8217; proprio questa preminenza della sfera religiosa su quella politica che dà ragione della completa &#8220;spiritualizzazione&#8221; della vita sociale dei <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a>, una spiritualizzazione che, però, a differenza di quella delle popolazioni mesopotamiche ed egiziane, mantiene nettamente separate le funzioni relative ai due ambiti, pur ammantando di spirito religioso tutte le azioni, incluse quelle relative alle attività belliche e di governo: in sostanza, pur essendo entrambe espressioni dell&#8217;oiw (come, d&#8217;altra parte, ogni altra cosa), <a title="Religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a> e politica rimangono espressioni differenti, atte a persone differenti, da un lato i druidi, dall&#8217;altra i guerrieri.</p>
<p style="text-align: justify;">Il corollario di ciò è la relativa libertà espressiva del culto e della costruzione mitologemetica, che non devono dare conto delle proprie posizioni ad alcun potere politico superiore, ma che, a loro volta, non finiscono con l&#8217;omogeneizzarsi con tale potere.</p>
<p style="text-align: justify;">La conseguenza, in ambito escatologico, è la piena libertà di costruire un sistema a sé stante, il cui unico vincolo è l&#8217;osservazione druidica della realtà e della natura dell&#8217;oiw così come visibile nelle sue manifestazioni più evidenti<a name="_ftnref8" href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">E ciò che appare chiaro a chiunque osservi anche distrattamente i cicli della natura è che tutto ciò che ha un inizio deve per forza avere una fine e che, dunque, anche l&#8217;universo, avendo cominciato ad esistere in qualche momento imprecisato del <em>continuum </em>spazio-temporale, dovrà necessariamente un giorno avere termine allorché l&#8217;oiw stesso, che pure infonde la vita ad ogni creatura esistente, esaurirà la propria carica vitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Proprio sulla base di una tale osservazione di principio, i druidi costruirono una intera strutturazione mitologico-cosmogonica che desse conto proprio dell&#8217;inevitabile esaurirsi dei tempi.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8845292681" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/greendizionarioceltica.bmp" border="0" alt="Miranda Green, Dizionario di mitologia celtica" width="95" height="154" /></a>Purtroppo, però, a differenza dei Greco-Latini, con la loro ricchissima letteratura, i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a>, che avevano una cultura prettamente orale, non ci hanno lasciato testimonianze scritte relative alle loro credenze e le uniche fonti a nostra disposizione sono quelle di seconda mano del mondo classico e quelle tarde di monaci cristiani gallesi e irlandesi<a name="_ftnref9" href="#_ftn9">[9]</a>. Attraverso di esse, nonostante le palesi limitazioni che impongono alla nostra analisi, possiamo farci un&#8217;idea piuttosto precisa del sistema cosmologico celtico.</p>
<p style="text-align: justify;">Per quanto riguarda la creazione, possiamo arguire che il dio Esus (o figure corrispondenti, come Lug, in altre aree della cultura celtica), secondo il mito più diffuso, facesse accovacciare, in compagnia della &#8220;Triplice Dea&#8221; (qui in forma di uccello), il &#8220;toro cosmico&#8221; sotto l&#8217;albero del mondo e dal suo corpo la terra e l&#8217;ordine delle cose avesse origine.</p>
<p style="text-align: justify;">Da quel momento in poi, come accennato anche nel <em>Mabinogion<a name="_ftnref10" href="#_ftn10">[10]</a></em>, diversi dei contribuirono all&#8217;aspetto attuale della terra (dall&#8217;abbeverarsi di una dea alle fonti sacre nacquero i fiumi, dal lancio di massi da parte dei giganti le montagne, etc.)</p>
<p style="text-align: justify;">Successivamente, alcune fonti riportano la presenza di una sorta di &#8220;Guerra nei cieli&#8221; (presente anche nella mitologia greco- romana e norrena) tra i &#8220;Fomori&#8221; (qui nelle vesti di una sorta di titani) e i &#8220;Tuatha Dé Danann&#8221; (gli dei veri e propri, guidati da Lug), probabile retaggio di qualche antica faida tra grandi clan (e, infatti, nel <em>Mabinogion</em>, quella che probabilmente è la stessa vicenda viene legata alla guerra tra le famiglie dei Llŷr/Annwfn e la famiglia dei Dôn), la qual cosa ci dice di quanto della <a title="religiosità" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosità</a> popolare celtica derivi anche dalla mitizzazione di eventi storici reali.</p>
<p style="text-align: justify;">Fondamentale (anche se non abbiamo certezze assolute e definitive a tale riguardo) all&#8217;interno dell&#8217;architettura universale doveva essere anche la concezione di &#8220;Albero del mondo&#8221; (una sorta di versione celtica dello <em>Yggdrasil</em> norreno), detto &#8220;Bile&#8221;, lungo il quale correva l&#8217;asse del mondo, che sosteneva i &#8220;tre reami&#8221; tradizionali (terra, mare e cielo), simmetricamente riflessi nel mondo dell&#8217;aldilà, cioè nell&#8217;area di passaggio in cui le anime dovevano soggiornare prima della reincarnazione e da cui, come possiamo presumere attraverso l&#8217;interpretazione simbolica di alcuni miti, gli esseri umani dovevano originariamente provenire<a name="_ftnref11" href="#_ftn11">[11]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">La concezione dell&#8217;&#8221;albero del mondo&#8221; ci introduce nel nebuloso mondo dell&#8217;escatologia celtica.</p>
<p style="text-align: justify;">Anche riguardo a questo argomento specifico, non possiamo non lamentare la scarsità delle fonti dirette. L&#8217;unico testo tradizionale che ci parli di situazioni escatologiche è, infatti, il <em>La Seconda Battaglia di Magh Turedh</em>, in cui, subito dopo che i Tuatha Dé Danann hanno sconfitto i Fomori, Morrigan fa una profezia riguardo alla fine del mondo:</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Io non vedrò un mondo che mi sarà caro:</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>le estati saranno senza fiori,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>il bestiame senza latte,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>le donne senza modestia,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>gli uomini senza valore,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>i sudditi senza un re</em>,</p>
<p style="text-align: justify;"><em>i boschi senz&#8217;alberi,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>il mare senza pesci</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>I vecchi non sapranno più giudicare,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>gli avvocati porteranno false prove,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>ogni uomo sarà traditore,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>ogni ragazzo sarà riottoso,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>il figlio entrerà nel letto del padre</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>e il padre nel letto del figlio,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>ciascuno sarà cognato di suo fratello&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>I tempi saranno malvagi:</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>il figlio tradirà il padre,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>la figlia la madre.</em>&#8220;<a name="_ftnref12" href="#_ftn12">[12]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Siamo qui di fronte ad una tipica descrizione di una situazione di caos sociale, il che ci potrebbe far pensare ad un classico meccanismo retributivo/punitivo presente in pressoché ogni costruzione escatologica: il male esiste e continuerà a crescere fino al momento in cui gli dei, stanchi dell&#8217;umanità, decideranno di porre fine all&#8217;umanità degenerata. Purtroppo, però, nulla ci assicura che quanto espresso in questo brano sia effettivamente ciò che i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> comunemente pensavano e non una semplice opinione dell&#8217;anonimo estensore del testo.</p>
<p style="text-align: justify;">Fortunatamente, come detto, abbiamo altre fonti, per quanto indirette, a nostra disposizione, anche se esse appaiono piuttosto contraddittorie.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://tracker.tradedoubler.com/click?p=10388&amp;a=915108&amp;g=0&amp;url=http://www.bol.it/libri/scheda/ea978883847810" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/imperodeicelti.bmp" border="0" alt="Peter Berresford Ellis, L'impero dei Celti" width="95" height="158" /></a>Strabone scrive: &#8220;<em>Non solo i druidi, ma anche il popolo comune ritiene che l&#8217;anima umana e l&#8217;universo siano indistruttibili, sebbene un giorno il fuoco e l&#8217;acqua prevarranno su di essi</em>&#8220;<a name="_ftnref13" href="#_ftn13">[13]</a>, mentre lo storico greco Arriano, trattando di Alessandro Magno, afferma che quando il re chiese a un gruppo di <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> noti per la loro ferocia che cosa temessero, essi rispose &#8220;<em>Niente al mondo, se non che i cieli potessero cadere sulla loro testa</em>&#8220;<a name="_ftnref14" href="#_ftn14">[14]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Probabilmente, però, la contraddizione tra le due versioni è solo apparente. Tenendo conto che la caduta dei cieli dovrebbe essere provocata dal crollo del &#8220;Bile&#8221;, dell&#8217;asse del mondo, la domanda che ci dobbiamo porre riguarda le cause che dovrebbero provocare tale evento. Ancora una volta, non abbiamo dati certi, ma possiamo solo fare supposizioni.</p>
<p style="text-align: justify;">Come avremo modo di analizzare, nel <em>Ragnarok </em>germanico-norreno, troviamo una seconda battaglia tra dei e titani, l&#8217;incendio dello Yggdrasil, la lotta tra Thor e il serpente &#8220;infernale&#8221; e, probabilmente, un nuovo mondo che promana dal caos, in una idea sostanzialmente ciclica della natura del cosmo che ricorda da vicino le teorie induiste della fine del Kali Yuga: per similarità possiamo ritenere che proprio ad un&#8217;epoca di stravolgimenti naturali si riferisca Strabone e che questa epoca provochi la distruzione del &#8220;Bile&#8221; e la conseguente caduta del cielo<a name="_ftnref15" href="#_ftn15">[15]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Una inferenza di questo genere è possibile proprio sulla base della evidente consonanza tra la mitologia religiosa hindu e quella celtica (ricordiamo che i <a title="Celti" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celti</a> provenivano originariamente dal nord dell&#8217;India), una consonanza tale per cui, ad esempio, le vicende di Lug Lamhfhada appaiono chiare riprese di vicende analoghe di Vishnu, anche per quanto riguarda l&#8217;essere entrambi guardiani proprio dell&#8217;albero del mondo ed essere coloro che, nei rispettivi eschaton, gli daranno fuoco, mentre il ruolo della divinità gallica Smertrios, il dio della guerra che, alla fine dei tempi, uccide il serpente primigenio, richiama da vicino quello del dio del tuono indiano Indra, che uccide il dragone Vritra in circostanze analoghe (e del dio scandinavo Thor, che, vedremo, nell&#8217;<em>Edda</em> perisce uccidendo l&#8217;enorme serpente Jormungand durante il Ragnarok, mostrando una netta matrice comune dei tre sistemi mitologici)<a name="_ftnref16" href="#_ftn16">[16]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">A questo punto possiamo cominciare a tirare le somme delle evenienze dell&#8217;<em>eschaton </em>celtico.</p>
<p style="text-align: justify;">Il primo dato di cui dobbiamo tener conto è la netta distinzione tra mondo religioso e mondo laico, una distinzione che, quasi paradossalmente, promanando dalla spiritualizzazione di ogni ambito della vita e, conseguentemente, dalla superiorità del primo sul secondo, permette un notevole libertà elaborativo-escatologica da parte dei druidi. Tale libertà elaborativa risulta nella oggettiva osservazione della finitezza del reale e, a livello alto, si articola nella semplice constatazione della possibilità di esaurimento dell&#8217;oiw, cioè della forza generativo-vitale universale.</p>
<p style="text-align: justify;">A livello popolare, tale constatazione, di per sé non ulteriormente specificata, deve essere ammantata mitologicamente e ciò avviene attraverso una sorta di ripresa di elementi primigeni di radice <a title="indo-europei" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indo-europea</a> che portano a specificazioni ulteriori di stampo etico-morale, inutili per la classe sacerdotale ma fondamentali per l&#8217;ammaestramento del popolo.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8882898512" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/grandestoriacelti.bmp" border="0" alt="Venceslas Kruta, La grande storia dei celti. La nascita, l'affermazione e la decadenza" width="95" height="143" /></a>Così, l&#8217;intera teorizzazione escatologica si configura, a livello popolare, come una sorta di grande parabole morale che vede l&#8217;esaurimento dell&#8217;oiw come conseguenza della progressiva perdita dei valori edenici originali di etica sociale e, quindi, sostanzialmente, come un sistema retributivo collettivo di stampo molto prossimo a quello dell&#8217;escatologia ellenica, con la sua conseguente valenza ordinativa del caotico.</p>
<p style="text-align: justify;">Di particolare interesse, è proprio questa sorta di doppia valenza dell&#8217;<em>eschaton</em> celtico, di osservazione naturale moralmente neutra per la &#8220;casta&#8221; druidica e di memento morale per il popolo, una doppia valenza che ci dice di una religione con connotazioni pesantemente esoterico-iniziatiche, volte probabilmente alla perpetuazione del potere sociale del nucleo spirituale dominante, svincolato dai comuni legami etici che accompagnano ogni situazione di orientamento retributivo<a name="_ftnref17" href="#_ftn17">[17]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Un sistema &#8220;ab origine&#8221; piuttosto similare è riscontrabile anche all&#8217;interno della strutturazione religiosa norrena, ma, nel quadro di una società improntata ad un maggior grado di democraticità, tipico delle popolazioni di stirpe germanica, la distinzione tra gruppi sociali si fa, anche in termini religiosi ed escatologici, più labile.</p>
<p style="text-align: justify;">Per rendercene conto, diamo uno sguardo d&#8217;insieme al sistema spirituale germanico-norreno-vichingo.</p>
<p style="text-align: justify;">Come visto per la <a title="religione celtica" href="http://www.centrostudilaruna.it/religionedeicelti.html">religione celtica</a>, la religione vichinga classica (a detta di alcuni sviluppata al termine dell&#8217;Età del Bronzo e piuttosto differente dai sistemi spirituali nordici precedenti<a name="_ftnref18" href="#_ftn18">[18]</a>), che con ogni probabilità proprio da essa (e, conseguentemente, dai culti <a title="indoeuropei" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indoeuropei</a>, con origini relative all&#8217;area scita-iranica) ha subito sin dalla sua nascita pesanti influenze, si struttura come un sistema di pensiero fortemente realistico, presentando numerose commistioni con il mondo reale vissuto dal popolo e numerosi riferimenti alla vita quotidiana ed agli elementi naturali che accompagnavano la vita quotidiana.</p>
<p style="text-align: justify;">Al suo interno, il corrispettivo dei druidi era dato dai sacerdoti o &#8220;rusii&#8221;, detti &#8220;attiba&#8221; che, però non risultavano essere gli unici depositari di un sapere superiore e il cui compito era, essenzialmente, solo quello di svolgere i riti sacrificali durante le cerimonie. Questi avevano luogo all&#8217;aperto, in pieno stile celtico, e venivano costituiti da sacrifici di animali ed esseri umani, i cui cadaveri erano esposti appesi ad alberi. Tali alberi, richiamati anche simbolicamente dall&#8217;utilizzo di pietre megalitiche su cui venivano apposte scritture runiche, rappresentavano l&#8217;albero sacro, l&#8217;enorme frassino Yggdrasil che aveva le radici negli inferi e la sommità nel cielo e che, insieme al Bifrost, il bellissimo ponte che univa l&#8217;Asgard celeste e il Midgard terrestre,  stava a significare la continuità tra la due realtà cosmiche<a name="_ftnref19" href="#_ftn19">[19]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8884740541" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/sighinolfi.bmp" border="0" alt="Christian Sighinolfi, I guerrieri-lupo nell'Europa arcaica. Aspetti della funzione guerriera e metamorfosi rituali presso gli indoeuropei" width="143" height="200" /></a>Tali realtà erano parte del grande piano universale descritto nella grande cosmo-teogonia narrata nell&#8217;antichissimo poema <em>Voluspa</em><a name="_ftnref20" href="#_ftn20">[20]</a>.   Secondo il <em>Voluspa</em> il primo essere animato a comparire fu il gigante Ymir, nato dallo scontro tra il ghiaccio del mondo settentrionale, detto &#8220;Niflheim&#8221;, ed il fuoco del mondo meridionale, detto &#8220;Muspelheim&#8221;. Ymir abitava nella Terra di Nessuno ed ebbe come compagna una mucca, Audumla. Da questi nacque la prima coppia di giganti che ebbero come figlia Bestla. Questa si unì a Bor, nato da Audumla e dai due nacquero Odino, Vili e Ve, che uccisero Ymir e fecero il mondo: con il cranio del gigante fu fatta la volta celeste, con il cervello le nuvole, con il sangue il mare e con la carne e le ossa la terra. Essi inizialmente andarono ad abitare tra il cielo e gli inferi, nel Midgard (Terra di Mezzo), mentre ai giganti assegnarono l&#8217;Utgard (Terra alla Periferia), ma poi, alla nascita del genere umano, a cui il Midgard venne lasciato, si trasferirono nell&#8217;Asgard (Terra Superiore). Qui vi era una sala enorme, ove gli dei potevano fumare, bere idromele, giocare a scacchi e osservare il mondo da loro affidato ai discendenti di Askr ed Embla, i due primi esseri umani, da essi creati soffiando sull&#8217;Yggdrasil<a name="_ftnref21" href="#_ftn21">[21]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Da <a title="religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a> realistica e sviluppata da un popolo che teneva le questioni militari in altissimo conto, la spiritualità vichinga non poteva non prevedere una sorta di archetipo bellico, rappresentato da uno scontro epico iniziale tra due fazioni di divinità: gli dèi Asi e i Vani. Sempre secondo il <em>Voluspa </em>questa guerra si concluse con un&#8217;insperata pace e un accordo che prevedeva uno scambio di ostaggi tale per cui alcuni Vani, il padre Njörd, suo figlio Freyr e sua figlia Freyja (divinità queste simboleggianti ciascuna: la fertilità della terra, la vita sessuale e la vita amorosa) si trasferirono a vivere ad Asgard, presso gli Asi.</p>
<p style="text-align: justify;">Secondo la leggenda, per sigillare la pace i due gruppi sputano di comune accordo su di un recipiente e da esso  venne plasmato un uomo, Kvasir, di straordinaria saggezza, il cui destino, però, fu presto segnato: due nani lo uccisero, distribuendo il suo sangue in tre recipienti diversi, in cui vi mescolano del miele formando così &#8220;<em>l&#8217;idromele di poesia e di saggezza</em>&#8220;<a name="_ftnref22" href="#_ftn22">[22]</a>, per poi raccontare agli dèi che Kvasir era soffocato nella propria saggezza, non essendovi stato alcuno capace di esaurirla con le sue domande<a name="_ftnref23" href="#_ftn23">[23]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Molti studiosi propendono col ritenere che questa guerra tra gli dèi Asi e Vani sia lo specchio di un analogo conflitto tra due popolazioni umane, laddove i Vani corrispondono ad una stirpe più originaria e pacifica, mentre gli Asi ad una venuta dopo e decisamente più guerresca<a name="_ftnref24" href="#_ftn24">[24]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8845907880" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/sortiguerriero.bmp" border="0" alt="Georges Dumézil, Le sorti del guerriero. Aspetti della funzione guerriera presso gli Indoeuropei" width="95" height="145" /></a>Lo studioso di <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a> francese Georges Dumézil, invece, non è di questo avviso. Questi frappone alla tesi storicizzante la sua tesi strutturalista<a name="_ftnref25" href="#_ftn25">[25]</a>, secondo la quale Asi e Vani sono divinità che si presuppongono reciprocamente come complementari, cosicché gli uomini hanno bisogno di affidarsi sia agli uni che agli altri: anche se Dumézil stesso non nega una certa veridicità della tesi storicizzante, che riflette davvero un mondo che esisteva già prima degli <a title="indoeuropei" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">Indoeuropei</a>, poi divenuti Germani, ritiene che persino le popolazioni più antiche necessitassero sia di un tipo di divinità pacifiche che di altre bellicose, a cui rivolgere i loro tributi a seconda dei casi.</p>
<p style="text-align: justify;">Di fatto, comunque, quasi tutte le principali divinità appartenenti al pantheon nordico erano del gruppo degli Asi: Odino (considerato signore del cielo, seduttore, duce nelle battaglie con il suo cavallo Sleipnir, dio dei morti, poeta, mago, conoscitore dei misteri dopo che aveva dato uno sguardo alla fonte della conoscenza, cosa che gli costò la perdita di un occhio,  personaggio cupo e malinconico, amante della poesia e della musica), Thor (conosciuto come Tur dai normanni, il dio più venerato dai nordici, perché più vicino alle loro esigenze e non aristocratico come Odino, uomo possente che dimorava in un palazzo di 140 sale, mangiava molto e beveva barili di idromele, spesso dipinto come invincibile grazie ad una cintura che gli raddoppiava la forza, a guanti di ferro e ad un martello di ferro chiamato &#8220;Mjolnir&#8221;, facilmente irritabile ma anche protettore dei contadini, dei lavoratori e dei marinai), Ty o Tyr (presidente dell&#8217;assemblea dell&#8217;Asgard, particolarmente venerato in Danimarca e invocato nei Thing, durante la stesura dei contratti, nei matrimoni e nei tornei), Loki (personificazione del male, conosciuto come &#8220;mezzo dio e mezzo diavolo&#8221;, adottato nell&#8217;Olimpo perché fratello di Odino ma senza cuore e senza morale, e dunque tollerato solo fino a che uccise il dio buono Baldr e, in seguito, incatenato ad una rupe), Baldr (l&#8217;esatto contrario di Loki, quindi rappresentante della bontà e della purezza, tanto che tutti gli esseri viventi avevano giurato di non fargli mai male), Heimdal (guardiano di Asgard e rappresentazione di tutte le virtù militaresche).</p>
<p style="text-align: justify;">Sotto Asgard, la terra è, nella strutturazione cosmologica norrena, circondata dal grande oceano, dimora del serpente di Midgard. Sulla sponda più lontana dell&#8217;oceano si trovano le montagne dei titani, Jötunheim, dov&#8217;è situata la loro cittadella, Utgard, mentre negli abissi della terra è celata la landa desolata dei morti, Hel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8817866296" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/olaomagnostoria.bmp" border="0" alt="Olao Magno, Storia dei popoli settentrionali. Usi, costumi, credenze" width="93" height="154" /></a>Come detto, oltre al Bifrost, ad unire i due mondi di Asgard e Midgard si trova l&#8217;albero di frassino Yggdrasil, caricato di innumerevoli <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">significati simbolici</a>: accanto a Yggdrasil si trovano due fontane, la fontana della saggezza di Mimi e l&#8217;altra del destino di Urd e mentre quattro cervi insidiano le sue radici, facendolo languire e rischiare di marcire, le tre Norne Urd, Vernandi e Skuld (vale a dire le tre dee rispettivamente: del Passato, del Presente e del Futuro) lo innaffiano in continuazione e si prendono cura dei suoi germogli.</p>
<p style="text-align: justify;">Da quanto detto, è evidente che la <a title="religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a> runica fosse molto personalizzata: il popolo sentiva il bisogno di avere delle divinità vicine e per questo gli dei presentavano delle imperfezioni, erano mortali e facevano le stesse cose degli uomini<a name="_ftnref26" href="#_ftn26">[26]</a>. L&#8217;altro lato della medaglia di questo contatto così diretto con il divino era che per i vichinghi il mondo era il palcoscenico della magia: essi credevano di essere guidati da esseri arcani e avversati da spiriti maligni spesso veicolati dal sangue, pensavano che nei capelli e nelle unghie, come in tutte le parti sporgenti del corpo, si celasse una fonte inesauribile di energia, ritenevano che le mani avessero un immenso potere taumaturgico e che spiriti buoni proteggessero i pascoli ed i raccolti e spiriti maligni li mettessero in pericolo.</p>
<p style="text-align: justify;">Numerose erano anche le presenze di elementi naturali nella <a title="religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a>: cavalli, lupi, draghi e leoni accompagnavano gli uomini nelle saghe e nelle leggende, elfi e gnomi abitavano i boschi e regnavano nella notte, apportando sventura e paura, nonché tempeste e terremoti, mentre alcune donne &#8220;magiche&#8221;, le Disen, proteggevano dai malanni e dalla morte e venivano venerate in pubbliche feste.</p>
<p style="text-align: justify;">I momenti &#8220;magici&#8221; per eccellenza erano le grandi feste del solstizio d&#8217;inverno e del solstizio d&#8217;estate: in particolare il primo era visto come <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a> di rigenerazione, di vigore, di forza nel combattimento, della fecondità e vi si offrivano doni agli dei, spesso sacrificali, condividendo in alcuni casi il sangue, in base ad uno stile dionisiaco, ubriacandosi e mangiando in abbondanza<a name="_ftnref27" href="#_ftn27">[27]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Tutto questo, comunque, non deve far pensare ad una <a title="Religione" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religione</a> semplicistica, di puro stampo naturalistico-panistista e antropomorfico-politeista: dietro ogni aspetto &#8220;letterale&#8221; dei vari miti, si nascondevano <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simboli</a> filosoficamente molto profondi (un esempio per tutti: si pensi alla perdita dell&#8217;occhio di Odino, che simboleggia non solo il costo umano del raggiungimento del sapere, ma anche i rischi connessi all&#8217;addentrarsi troppo nella conoscenza dei misteri del creato &#8230;), così come di livello intellettualmente altissimo appare oggi la scienza divinatoria basata, con un sistema che, <em>mutatis mutandis</em>, oggi definiremmo &#8220;ghematriaco&#8221;, sull&#8217;interpretazione delle sacre rune, cioè della disposizione delle lettere nella formazione di un determinato testo.</p>
<p style="text-align: justify;">Come accennato, comunque, a differenza della <a title="Religione celtica" href="http://www.centrostudilaruna.it/religionedeicelti.html">religione celtica</a>, non risulta che il livello interpretativo più alto fosse precluso ad alcuno: la scelta del grado di profondità da attribuire alla propria comprensione religiosa spettava al singolo, indipendentemente dal suo livello sociale all&#8217;interno della categoria degli &#8220;uomini liberi&#8221;, sulla base di un sistema sostanzialmente egualitario interno ad ogni tribù.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8830410314" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/mitinordici.bmp" border="0" alt="Gianna Chiesa Isnardi, I miti nordici" width="95" height="142" /></a>La stessa pluralità semantica rinvenibile in qualunque tratto mitologico dell&#8217;odinismo, si riscontra, naturalmente, anche nell&#8217;escatologia norrena, ampiamente descritta nell&#8217;<em>Edda Maggiore<a name="_ftnref28" href="#_ftn28">[28]</a> </em>e il cui ruolo è assolutamente fondamentale nel sistema di pensiero religioso in cui s&#8217;inserisce, dal momento che il paradiso è concepito dai vichinghi come una battaglia senza posa in attesa del giorno finale del giudizio: il Ragnarök, dove si regoleranno tutti i conti lasciati in sospeso fra gli dei buoni e quelli malvagi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il Ragnarök verrà preceduto dal &#8220;Fimbulvetr&#8221; (ulteriormente diviso in un &#8220;tempo di spada&#8221; e un &#8220;tempo di lupi&#8221;), un inverno terribile della durata di tre anni, in seguito al quale avverrà la sfascio dei legami sociali e familiari, in un vortice di sangue e violenza al di là di ogni legge e regola. Poi, come scrive Brøndsted nel suo <em>I Vichinghi</em>: &#8220;<em>I galli canteranno nel palazzo di Odino, nello Hel e nelle selve dei sacrifici. Cresceranno orrore e paura. È l&#8217;epoca dei mostri giganteschi: il cane infernale Garm abbaierà; il lupo Fenrir, rotte le catene, scorrazzerà libero con le sue fauci che vanno dalla terra al cielo; il serpente di Midgard sferzerà l&#8217;oceano facendolo spumeggiare e sputando veleno sulla terra. Il gigante Hrym solcherà i mari con la sua nave Naglfar, costruita con le unghie dei morti; i figli di Muspel vi s&#8217;imbarcheranno e partiranno agli ordini di Loki</em>&#8220;<a name="_ftnref29" href="#_ftn29">[29]</a><em> </em>.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;[...] <em>Spariranno quindi Sól (il Sole) e Máni (la Luna): i due lupi (Sköll e Hati) che, nel corso del tempo, perennemente inseguivano i due astri finalmente li raggiungeranno, divorandoli, privando il mondo della luce naturale. Anche le stelle si spegneranno. L&#8217;albero Yggdrasil tremerà, il cielo si spaccherà, le rupi crolleranno. In Jötunheim si sentirà un rombo, i nani strilleranno. Odino starà in allarme, Heimdal suonerà il suo corno, il ponte Bifröst crollerà, e il gigante Surtr avanzerà vomitando fuoco.</em> [...]&#8220;<a name="_ftnref30" href="#_ftn30">[30]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Alla fine dei tempi, dunque, tutte le creature del caos attaccheranno il mondo: Fenrir il lupo verrà liberato dalla sua catena, mentre il Miðgarðsormr emergerà dalle profondità delle acque, la nave infernale Naglfar leverà le ancore per trasportare le potenze della distruzione alla battaglia, al timone il dio Loki, i misteriosi Múspellsmegir cavalcheranno su Bifrost, il ponte dell&#8217;arcobaleno, facendolo crollare. Heimdal, il bianco dio guardiano, soffierà nel suo corno, il Gjallarhorn, per chiamare allo scontro finale Odino, le altre divinità, e i guerrieri del Valhalla, gli Eihnerjar. Nel grande combattimento finale, che avverrà nella pianura di Vígríðr, ogni divinità si scontrerà con la propria nemesi, in una distruzione reciproca. Il lupo Fenrir divorerà Odino, che quindi sarà vendicato da suo figlio Víðarr, Thor ucciderà il serpente di Midgard  ma  morirà a causa del veleno di questi, Tyr e il cane infernale Garm si ammazzeranno a vicenda, Surtr abbatterà Freyr.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.internetbookshop.it/ser/serdsp.asp?shop=2317&amp;isbn=8806144650" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/brondstedvichinghi.bmp" border="0" alt="I Vichinghi" width="95" height="161" /></a>L&#8217;ultimo duello sarà tra Heimdallr e Loki, tra i quali la spunterà il primo, quindi il gigante del fuoco Surtr, proveniente da Múspellsheimr, darà fuoco al mondo con la sua spada fiammeggiante.</p>
<p style="text-align: justify;">Di seguito, dalle ceneri, il mondo risorgerà: i figli di Odino, Víðarr e Váli, e i figli di Thor, Móði e Magni, erediteranno i poteri dei padri, Baldr, il dio della speranza e Höðr suo fratello, torneranno da Hel, il regno della morte. Essi troveranno, nell&#8217;erba dei nuovi prati, le pedine degli scacchi con cui giocavano gli dèi scomparsi e la stirpe umana verrà rigenerata da una nuova coppia originaria, Líf e Lífþrasir, sopravvissuti nascondendosi nel bosco di Hoddmímir o nel frassino Yggdrasill a seconda dei culti. La rinascita del mondo sarà tuttavia adombrata dal volo, alto nel cielo, di Níðhöggr, il serpe di Niðafjoll, misteriosa creatura tra le cui piume porterà dei cadaveri<a name="_ftnref31" href="#_ftn31">[31]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il dato che immediatamente emerge dall&#8217;analisi di questo sistema è che in una società come quella norrena, a bassa tasso di strutturazione gerarchica, il meccanismo escatologico di base, ordinativo e retributivo, può emergere in tutta la sua completezza.</p>
<p style="text-align: justify;">Lasciando da parte teorie alquanto discutibili<a name="_ftnref32" href="#_ftn32">[32]</a> su una configurazione escatologica fortemente debitrice della penetrazione cristiana (con la sua <em>Apocalissi</em> di S. Giovanni), ipotesi basata unicamente sul fatto che la mitologia norrena sia stata codificata quasi interamente in seguito all&#8217;arrivo del cristianesimo nell&#8217;Europa settentrionale (senza tenere conto che tale codifica è avvenuta, comunque, sulla base di racconti della tradizione orale ben precedenti) e, di conseguenza, priva di qualunque reale verifica storico-scientifica, gli elementi che risultano più chiaramente dalla costruzione escatologica norrena sono tre:</p>
<p style="text-align: justify;">-         tentativo di dare senso al caotico;</p>
<p style="text-align: justify;">-         nostalgia edenica e senso di colpa per il &#8220;possibile perduto&#8221;;</p>
<p style="text-align: justify;">-         spinta verso una risoluzione retributiva.</p>
<p style="text-align: justify;">Si tratta di elementi che, in situazioni parzialmente diverse, si incontrano in ogni escatologia.</p>
<p style="text-align: justify;">In sostanza, l&#8217;essere umano, calato in un contesto dominato, come in ogni tempo e luogo, da elementi di ingiustizia e sopraffazione, cerca un senso ultimo da dare alla sua vita e alla vita dell&#8217;intera umanità, a partire dalla ricerca delle cause prime del &#8220;male&#8221; che osserva quotidianamente e che, a prima vista, apparirebbe insensato.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://tracker.tradedoubler.com/click?p=10388&amp;a=915108&amp;g=0&amp;url=http://www.bol.it/libri/scheda/ea978880613974" target="_blank"><img class="alignleft" style="border: 0pt none; margin: 10px;" src="../immagini/mitileggendenord.bmp" border="0" alt="Miti e leggende del Nord" width="95" height="148" /></a>La risposta che ricava è che l&#8217;umanità vive un processo di progressiva decadenza che, a partire da una situazione edenica, porta ad un sempre maggior grado di perdita del senso sociale che culmina nella totale scomparsa persino dei valori di affettività primaria (si pensi al &#8220;Fimbulvetr&#8221;) che risultano elemento coesivo dell&#8217;intera struttura cosmica. Con la perdita di tali valori, l&#8217;essere umano, in un certo senso, arriverà all&#8217;autodistruzione, di cui il &#8220;Ragnarök&#8221; è rappresentazione esaustiva. L&#8217;attribuzione della lotta finale tra forze del bene (Asi e Vani) e forze del male (ognuno dei compagni di Loki, male assoluto, per qualche verso paragonabile al diavolo cristiano, è rappresentazione di un &#8220;peccato umano&#8221;, dalla violenza, all&#8217;ingordigia, alla cupidigia) è unicamente funzionale: in un sistema di fortissima antropomorfizzazione del divino come quello in esame, gli dei sono solo paradigmi comportamentali (in alcuni casi addirittura plurisimbolici) umani, cosicché il senso ultimo del racconto deve essere riportato sul piano terrestre per assumere di senso.</p>
<p style="text-align: justify;">Perché tutto ciò avviene? Fondamentalmente perché il male è nella natura umana &#8220;ab origine&#8221;, come ben rappresentato, a livello simbolico-cosmogonico, dall&#8217;atto di patricidio antropofagico che sta alla base dell&#8217;intera strutturazione gerarchica che porta alla supremazia di Odino (che rappresenta l&#8217;ordine sociale esistente) e che, come già l&#8217;atto analogo di Zeus nella cosmogonia olimpica, si presta ad un duplice livello di significazione: da un lato il superamento (comunque superegoicamente inglobante) del legame parentale tipico dell&#8217;esperienza umana di crescita, dall&#8217;altro, la rottura dei vincoli etico-morali in vista dell&#8217;ottenimento del nuovo valore imperante del potere assoluto<a name="_ftnref33" href="#_ftn33">[33]</a>. A partire da questo punto, da questa sorta di &#8220;peccato originale&#8221;, si opera la frattura tra orizzonte della saggezza e della sapienza ed esperienza del reale (non vi è posto per &#8220;Kvasir&#8221;, il saggio e sapiente frutto di un atto razionale di pacificazione sociale), ma non si tratta di una frattura indolore: il senso di colpa e di perdita dell&#8217;orizzonte edenico permane e richiede, a livello socio-psicologico, un meccanismo retributivo che si sviluppi come &#8220;risarcimento futuro&#8221; e tratto ontologicamente riordinativo. Da questa necessità si sviluppa l&#8217;idea di <em>eschaton</em>: gli esseri umani parzialmente (salvo Baldr, nessun dio è completamente &#8220;buono&#8221;, in quanto portatore delle stesse debolezze degli uomini) o completamente corrotti dovranno sparire, in vista di una palingenesi rigenerativa che porterà ad una umanità nuova (i figli di Odino, il cui ruolo è importantissimo, rappresentando, come esseri non corrotti, la sola speranza realmente escatologico-retributiva degli uomini<a name="_ftnref34" href="#_ftn34">[34]</a>), guidata, questa volta, unicamente da quei sentimenti di &#8220;bontà e socialità&#8221; negati nel ciclo precedente (e da qui il ritorno di Baldr).</p>
<p style="text-align: justify;">Se questo è il senso ultimo dell&#8217;escatologia norrena, poco importa, in fondo, che, a livello narrativo e popolare tale senso si sia dovuto ammantare con miti che, come giustamente sottolineato da Dumézil<a name="_ftnref35" href="#_ftn35">[35]</a>, derivano dal substrato <a title="indo-europeo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indo-europeo</a> e, conseguentemente, dalla mitologia hindu (con il Ragnarök futuro che riprende stilemi dell&#8217;analoga battaglia epocale tra Pāndava e Kaurava del Mahābhārata nel passato): ciò che conta è il meccanismo psicologico che si trova alla base e che, nella costruzione leggendaria vichingo-germanica trova la sua più completa rappresentazione.</p>
<p style="text-align: justify;">
<hr style="text-align: justify;" size="1" />
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> J. Layard, <em>I Celti &#8211; alle Radici di un Inconscio Europeo</em>, Xenia, Milano 1995, pp. 28-42</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> O.Davies, T.O&#8217;Loughlin,  <em>Celtic Spirituality (Classics of Western Spirituality)</em>, Paulist Press 2002, pp. 17-21.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3">[3]</a> L.Laing, J.Laing, <em>Celtic Britain and Ireland: Art and Society</em>, Palgrave Macmillan, Manchester 1995, pp. 83 ss.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4">[4]</a> A. Macbain, <em>Celtic Mythology and Religion</em>, Cosimo Classics, Edimborough 2005, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn5" href="#_ftnref5">[5]</a> B.Cunliffe, <em>The Ancient Celts</em>, Penguin, London 1999, pp. 207-218</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn6" href="#_ftnref6">[6]</a> P. Berresford Ellis , <em>Celtic Myths and Legends</em>, Running Press 2002, pp.23-28</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn7" href="#_ftnref7">[7]</a> O.Davies,T.O&#8217;Loughlin,  <em>Citato</em>, pp. 86-102</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn8" href="#_ftnref8">[8]</a> J. Markale, <em>The Druids: Celtic Priests of Nature</em>, Inner Traditions 1999, pp. 98 ss.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn9" href="#_ftnref9">[9]</a> P. Berresford Ellis, The Celts: a History, Running Press 2003, p. 18</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn10" href="#_ftnref10">[10]</a> P.Ford, <em>&#8220;Lludd and Lleuelys.&#8221; The Mabinogi and Other Welsh Tales</em>, University of California Press 1977, pp.121-124.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn11" href="#_ftnref11">[11]</a> P.MacCana, <em>Celtic Mythology</em>, Hamlyn Publishing Group 1973, passim ss.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn12" href="#_ftnref12">[12]</a> R. A. S. Macalister  (trad.), <em>The Book of Invasions</em>, IV, Irish Texts Society 1938-1956, pp.37-38</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn13" href="#_ftnref13">[13]</a> Strabone, <em>Geographia</em>, II</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn14" href="#_ftnref14">[14]</a> Flavio Arriano, <em>Anabasi di Alessandro</em>, IV</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn15" href="#_ftnref15">[15]</a> B.Maier, <em>Dictionary of Celtic Religion and Culture</em>, Boydell 1997, p.43</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn16" href="#_ftnref16">[16]</a> P. Berresford Ellis , <em>Citato</em>, pp.93-97</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn17" href="#_ftnref17">[17]</a> P. Berresford Ellis , <em>A Brief History of the Druids</em>, Running Press 2002, p. 21</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn18" href="#_ftnref18">[18]</a> V. Vikernes, <em>Germansk Mytologi og Verdemsanskuelse</em>, Norke 2000, p.46</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn19" href="#_ftnref19">[19]</a> G. Jones, <em>A History of the Vikings</em>, Oxford University Press 2001, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn20" href="#_ftnref20">[20]</a> Per una trattazione esaustiva sul testo di questo poema fondamentale della mitologia norrena cfr. J.Johansson, S. Harnesson, <em>The Voluspa</em>, Coxland Press 1992</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn21" href="#_ftnref21">[21]</a> Qui e in seguito, cfr. T.DuBois, <em>Nordic Religions in the Viking Age</em>, University of Pennsylvania Press 1999, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn22" href="#_ftnref22">[22]</a> <em>Volupsa</em>, III</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn23" href="#_ftnref23">[23]</a> G.Dumézil, <em>Gli Dèi dei Germani</em>, Adelphi 1991, pp. 44-49. Kvas era anche il nome di una bevanda in uso presso i popoli slavi, che donava l&#8217;ebbrezza. Questo mito germanico presenta una palese analogia con un mito indiano: come gli Asi e i Vani della mitologia germanica, anche nella mitologia indiana vi è un conflitto originario dello stesso tipo tra gli dèi Indra e quelli Nâsatya. All&#8217;interno del conflitto, un&#8217;asceta alleato dei Nâsatya fabbrica con la forza della sua ascesi un mostro: &#8220;Ebbrezza&#8221;, &#8220;Mada&#8221;, che minaccia d&#8217;inghiottire tutto il mondo. Indra, spaventato, subito cede e stipula la pace coi Nâsatya. Per questi ultimi, però, a questo punto si pone il problema di come sbarazzarsi del mostro che non è altro che la personificazione dell&#8217;ebbrezza. Sicché l&#8217;asceta suo artefice si sbarazza della sua mostruosa creazione, facendolo in quattro pezzi, che vanno poi a distribuirsi nei quattro elementi che da quel momento in poi inebrieranno gli uomini: la bevanda, le donne, il gioco, la caccia. In questa analogia tra i due miti &#8211; germanico e nordico &#8211; è possibile rintracciare oltre che la diversa accezione &#8211; nel primo positiva e nel secondo, invece, negativa &#8211; che si dà dell&#8217;ebbrezza, anche una comune accezione &#8211; per entrambi positiva &#8211; di come all&#8217;origine dell&#8217;iniziale conflitto, seguito poi ad una pronta riconciliazione, tra divinità della fertilità e divinità della guerra vi sia l&#8217;esaustivo punto di approdo per un&#8217;armoniosa collaborazione delle classi sociali.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn24" href="#_ftnref24">[24]</a> Tra gli altri H. O&#8217;Donoghue, <em>From Asgard to Valhalla: The Remarkable History of the Norse Myths</em>, I. B. Tauris 2008, pp. 46-49 e J. Grant, <em>An Introduction to Viking Mythology</em>, Chartwell Books 2002, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn25" href="#_ftnref25">[25]</a> G.Dumézil, <em>Citato</em>, pp. 28-30</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn26" href="#_ftnref26">[26]</a> J.Grant, <em>Citato</em>, pp. 21-35 passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn27" href="#_ftnref27">[27]</a> P. Colum, W. Pogany, <em>Nordic Gods and Heroes</em>, Dover Publications 1996, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn28" href="#_ftnref28">[28]</a> L&#8217;<em>Edda Maggiore</em> o <em>Edda Poetica</em> è una raccolta di poemi in norreno, tratti dal manoscritto medioevale islandese <em>Codex Regius</em>. Insieme alla Edda in prosa di Snorri Sturluson, l&#8217;Edda poetica rappresenta la più importante fonte di informazioni a nostra disposizione sulla mitologia norrena e sulle leggende degli eroi germanici. Per un&#8217;analisi di tale testo, si consiglia: H. A. Bellows, <em>The Poetic Edda: The Mythological Poems</em>, Dover Publications 2004</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn29" href="#_ftnref29">[29]</a> J. Brondsted, <em>I Vichinghi</em>, Einaudi 2001, pp. 268-269</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn30" href="#_ftnref30">[30]</a> <em>Ivi</em>, pp. 273-274</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn31" href="#_ftnref31">[31]</a> H. A. Bellows, <em>Citato</em>, pp. 207 ss.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn32" href="#_ftnref32">[32]</a> Tra i sostenitori più recenti della quale, ricordiamo I. Donnelly , <em>Ragnarok: The Age of Fire and Gravel</em>, Forgotten Books 2007, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn33" href="#_ftnref33">[33]</a> Sui significati psicologici dei miti cosmogonici vd. P. Cousineau, <em>Once and Future Myths: The Power of Ancient Stories in Modern Times</em>, Conari Press 2001, passim</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn34" href="#_ftnref34">[34]</a> Non è un caso che gli unici superstiti del Ragnarök saranno quegli dei-uomini che più simboleggiano le virtù perdute.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn35" href="#_ftnref35">[35]</a> G.Dumézil, <em>Citato</em>, pp. 111 ss.</p>
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style " addthis:url='http://www.centrostudilaruna.it/dalla-caduta-dei-cieli-al-ragnarok-i-miti-cosmologico-escatologici-nordici.html' addthis:title='Dalla Caduta dei Cieli al Ragnarok: i miti cosmologico-escatologici nordici ' ><a href="http://www.centrostudilaruna.it//addthis.com/bookmark.php?v=250&amp;username=xa-4d2b47597ad291fb" class="addthis_button_compact">Share</a><span class="addthis_separator">|</span><a class="addthis_button_preferred_1"></a><a class="addthis_button_preferred_2"></a><a class="addthis_button_preferred_3"></a><a class="addthis_button_preferred_4"></a></div>]]></content:encoded>
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