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	<title>Centro Studi La Runa &#187; Julius Evola</title>
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	<description>Archivio di storia, tradizione, letteratura, filosofia</description>
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		<title>Les Mères et la virilité olympienne</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 17:55:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julius Evola</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour Evola, l'œuvre de Bachofen est un utile correctif à tant de déviations idéologiques et de vocations faussées propres aux temps modernes]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/buddha.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Religione" /><br/><p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_4155" class="wp-caption alignright" style="width: 190px"><img class="size-full wp-image-4155" title="bachofen" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/bachofen.jpg" alt="" width="180" height="237" /><p class="wp-caption-text">Johann Jakob Bachofen (22 décembre 1815 - 25 novembre 1887)</p></div>
<p style="text-align: justify;">On peut dire de Johann Jakob Bachofen qu&#8217;il est une &#8220;découverte&#8221; de la culture européenne la plus récente. Contemporain de Nietzsche (puisqu&#8217;il naquit à Bâle en 1815 et y mourut en 1887), il appartient au même climat spirituel dans lequel <em>La naissance de la tragédie </em>du même Nietzsche, et la Psyché d&#8217;E. Rohde virent le jour. De son temps, l&#8217;œuvre de Bachofen n&#8217;éveilla quasiment aucun écho. Le grand public n&#8217;y eut pas accès, tandis que les &#8220;spécialistes&#8221; en fait d&#8217;histoire ancienne et d&#8217;archéologie y opposèrent une espèce de conjuration du silence motivée par l&#8217;originalité des méthodes et des conceptions de Bachofen par rapport aux leurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, son œuvre a été reprise par de nombreux auteurs et elle est considérée comme celle d&#8217;un précurseur et d&#8217;un chef d&#8217;école. Une première réédition de morceaux choisis de Bachofen en trois volumes est parue à Leipzig en 1926; due à C.A. Bernouilli, elle porte le titre de <em>Urreligion und antike Symbole</em>. Une seconde, enrichie d&#8217;une ample étude introductive et intitulée <em>Der Mythos von Orient und Okzident</em>, fut assurée par A. Baümler, en 1926 également. Ajoutons qu&#8217;une réimpression de l&#8217;ensemble des ouvrages de Bachofen, devenus pratiquement introuvables dans l&#8217;édition originale, est actuellement en cours.</p>
<p style="text-align: justify;">Maîtrisant parfaitement toutes les connaissances de l&#8217;archéologie et de la philologie de son temps, Bachofen s&#8217;est consacré à une interprétation originale des <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a>, des mythes, des cultes et des formes juridiques des temps les plus reculés, interprétations particulièrement importantes par la quantité des thèmes et des référence qu&#8217;elle offre à quiconque entend s&#8217;ouvrir à une dimension quasiment insoupponnée du monde des origines — au point d’apparaître comme une espèce d&#8217;histoire spirituelle secrète des civilisations antiques que masque l&#8217;histoire officielle, pourtant considérée par l’historiographie dite &#8220;critique&#8221; comme l&#8217;instance suprême.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait que, par ailleurs, chez Bachofen, certaines déductions et certains points de détail soient inexacts, que quelques rapprochements pèchent par excès de simplification et qu’après lui, les historiens de l&#8217;<a title="antiquité" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-antica">Antiquité</a> aient recueilli bien d&#8217;autres matériaux — tout ceci ne remet pas en question l&#8217;essentiel et n&#8217;autorise aucun de nos contemporains à juger &#8220;dépassées&#8221; ses œuvres maîtresses, fruits d’études approfondies et complexes et d&#8217;heureuses intuitions. De nos jours, Bachofen est aussi peu &#8220;dépassé&#8221; qu&#8217;un Fustel de Coulanges, un Max Muller ou un Schelling. Par rapport à ces auteurs, le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que ceux qui sont venus après auraient bien besoin de se mettre à la page; car si leurs lunettes — c&#8217;est-à-dire leurs instruments critiques et analytiques — sont indubitablement plus perfectionnés, intérieurement, leur vue semble avoir singulièrement baissé. Quant à leurs recherches, qui sombrent si fréquemment dans une spécialisation opaque et sans âme, elles ne reflètent plus rien du pouvoir de synthèse et de la sûreté d&#8217;intuition de certains maîtres de jadis.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est particulièrement digne d’intérêt chez Bachofen, c&#8217;est avant tout la <em>méthode</em>. Cette méthode est novatrice, révolutionnaire par rapport à la façon habituelle scolastique et académique, de considérer les anciennes civilisations, leurs cultes et leurs mythes, pour la simple raison qu&#8217;elle est &#8220;traditionnelle&#8221;, au sens supérieur de ce terme. Nous voulons dire par là que la manière dont l&#8217;homme de toute civilisation traditionnelle, c&#8217;est-à-dire anti-individualiste et antirationaliste, affrontait le monde de la <a title="religion" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religion</a>, des mythes et des <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a>, est, dans ses grandes lignes, identique à celle adoptée par Bachofen pour tenter de découvrir le secret du monde des origines.</p>
<p style="text-align: justify;">La prémisse fondamentale de l&#8217;œuvre de Bachofen, c&#8217;est que le <a title="symbole" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symbole</a> et le mythe sont des témoignages dont toute recherche historique doit tenir sûrement compte. Ce ne sont pas des créations arbitraires, des projections fantaisistes de l&#8217;imagination poétique: ce sont, au contraire, des &#8220;représentations des expériences d&#8217;une race à la lumière de sa <a title="religiosité" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosité</a>&#8220;, lesquelles obéissent à une logique et à une loi bien déterminées. Par ailleurs, <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a>, traditions et légendes ne doivent pas être considérés et mis en valeur en fonction de leur &#8220;historicité&#8221;, au sens le plus étroit du terme: c&#8217;est précisément ici que réside le malentendu qui a empêché l&#8217;acquisition de connaissances précieuses. Ce n&#8217;est pas leur problématique signification historique, mais leur signification réelle de &#8220;faits spirituels&#8221; qu&#8217;il faut considérer.</p>
<p style="text-align: justify;">À chaque fois que l&#8217;événement dûment enregistré et que le document &#8220;positif&#8221; cessent de nous parler, le mythe, le <a title="symbole" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symbole</a> et la légende s&#8217;offrent à nous, prêts à nous faire pénétrer une réalité plus profonde, secrète et essentielle: une réalité dont les traits extérieurs, historiques et tangibles des sociétés, des races et des civilisations passées ne sont qu&#8217;une conséquence. Dans cette optique, ceux-ci représentent assez fréquemment les seuls documents positifs que le passé a conservés. Bachofen observe très justement que l&#8217;on ne peut jamais se fier aveuglément à l&#8217;histoire: un événement peut, certes, laisser des traces, mais sa signification interne se perd, elle est emportée par le courant du temps au point d’être insaisissable et incompréhensible chaque fois que la tradition et le mythe ne l&#8217;ont pas fixée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les développements, les modifications, les oppositions et même les contradictions des divers <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a>, mythes et traditions, nous pouvons en effet déceler les forces plus profondes, les &#8220;éléments premiers&#8221;, spirituels et métaphysiques, qui agirent dans le cadre des cycles de civilisation primordiaux et dont ils déterminèrent les bouleversements les plus décisifs. C&#8217;est ainsi que s&#8217;ouvre devant nous la voie d&#8217;une <em>métaphysique de l&#8217;histoire </em>qui, par la suite, n&#8217;est autre que l&#8217;histoire intégrale, où la dimension la plus importante — la troisième dimension — est précisément mise en exergue. L&#8217;interprétation de l&#8217;histoire interne de Rome à laquelle se livre Bachofen, sur la base, justement, des mythes et des légendes de la romanité, est l&#8217;un des exemples les plus convaincants de la portée et de la fécondité d&#8217;une telle méthode.</p>
<p style="text-align: justify;">En second lieu, l&#8217;œuvre de Bachofen revêt une importance toute particulière sur le plan aussi bien d&#8217;une &#8220;mythologie de la civilisation&#8221; que d&#8217;une &#8220;typologie&#8221; et une &#8220;science des races de l&#8217;esprit&#8221;. Se fondant sur les diverses formes que revêtirent jadis les rapports entre les sexes, les recherches de Bachofen mettent à jour l&#8217;existence de certaines formes, typiques et distinctes, de civilisation qui ramènent à autant d&#8217;idées centrales — liées, à leur tour, à des attitudes générales, attestées par autant de conceptions du monde, du destin, de l&#8217;au-delà, du droit, de la société. De telles idées ont quasiment valeur d&#8217; «archétypes», au sens platonicien: ce sont des forces formatrices riches de rapports analogiques avec les grandes forces des choses. Par la suite, elles se manifestent, chez les individus, sous la forme de divers modes d&#8217;être, de divers &#8220;styles&#8221; de l&#8217;âme: dans la façon de sentir, d&#8217;agir et de réagir.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2825107042?ie=UTF8&amp;tag=centrostudila-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2825107042" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-4154" style="margin: 10px;" title="le-droit-maternel" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/le-droit-maternel.jpg" alt="" width="240" height="240" /></a>C&#8217;est à ce type bien particulier de science que Bachofen ouvre la voie. Toutefois, il n&#8217;a pas su s&#8217;émanciper totalement du préjugé &#8220;évolutionniste&#8221; qui prévalait de son temps. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il a été amené à croire que les diverses formes mises en évidence par lui, dans la direction indiquée plus haut, pouvaient se ranger dans une espèce de succession de stades liée à un &#8220;progrès&#8221; de la civilisation humaine en général. Si, sur le plan morphologique et typologique, la signification supérieure de ses recherches ne doit pas être remise en cause, une pareille limitation doit, bien entendu, être écartée.</p>
<p style="text-align: justify;">Essentiellement, le monde analysé par Bachofen est celui des antiques civilisations méditerranéennes. La multiplicité chaotique des cultes, des mythes, des <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a>, des formes juridiques, des coutumes, etc., qu&#8217;elles nous proposent, se reconstitue dans les ouvrages de Bachofen pour faire finalement apparaître la permanence, sous des formes variées, de deux idées fondamentales antithétiques: l&#8217;idée <em>olympiano-virile</em> et l&#8217;idée <em>tellurico-féminine</em>. Une telle polarité peut également s&#8217;exprimer à travers les oppositions suivantes: civilisation des Héros et civilisation des Mères; idée solaire et idée chtonico-lunaire; droit patriarcal et matriarcat; éthique aristocratique de la différence et promiscuité orgiastico-communautaire; idéal olympien du &#8220;supramonde&#8221; et mysticisme panthéiste; droit positif de l&#8217;<em>imperium</em> et droit naturel.</p>
<p style="text-align: justify;">Bachofen a mis à jour l’ère gynécocratique, c&#8217;est-à-dire l’ère en laquelle le principe féminin est souverain, et à laquelle correspond un stade archaïque de la civilisation méditerranéenne, lié aux populations pélasgiques [= préhelléniques] ainsi qu&#8217;à un ensemble d&#8217;ethnies du bassin sud-oriental et asiatique de la Méditerranée. Bachofen a très justement relevé qu&#8217;aux origines, un ensemble d&#8217;éléments, divers mais concordants, renvoie chez ces peuples à l&#8217;idée centrale selon laquelle, à la source et à l&#8217;apex de toute chose, se tiendrait un principe féminin, une Déesse ou Femme divine incarnant les suprêmes valeurs de l&#8217;esprit. En face d&#8217;elle, ce n&#8217;est pas seulement le principe masculin mais également celui de la personnalité et de la différence qui apparaîtraient secondaires et contingents, soumis à la loi du devenir et de la déchéance — par opposition à l&#8217;éternité et à l&#8217;immutabilité propres à la Grande Matrice cosmique, à la Mère de la Vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette Mère est parfois la Terre, parfois la loi naturelle conçue comme un fait auquel les dieux eux-mêmes sont assujettis. Sous d&#8217;autres aspects (auxquels nous verrons que correspondent diverses différenciations), celle-ci est aussi bien Déméter, en tant que déesse de l&#8217;agriculture et de la terre mise en ordre, qu&#8217;Aphrodite-Astarté, en tant que principe d&#8217;extases orgiastiques, d&#8217;abandons dionysiaques, de dérèglement hétaïrique dont la correspondance analogique est la flore sauvage des marais. Le caractère spécifique de ce cycle de civilisation consiste principalement dans le fait qu&#8217;il cantonne au domaine naturaliste et matérialiste tout ce qui est personnalité, virilité, différence: dans le fait, inversement, de mettre sous le signe féminin (féminin au sens le plus large) le domaine spirituel, au point d&#8217;en faire souvent, justement, un synonyme de promiscuité panthéiste et l’antithèse de tout ce qui est forme, droit positif, vocation héroïque d&#8217;une virilité au sens non matériel.</p>
<p style="text-align: justify;">Extérieurement, l&#8217;expression la plus concrète de ce type de civilisation est le matriarcat et, de façon plus générale, la gynécocratie. La gynécocratie, c&#8217;est-à-dire la souveraineté de la femme, reflète la valeur mystique qu&#8217;une telle conception du monde lui attribue. Celle-ci peut cependant avoir pour contrepartie (en ses formes les plus basses) l&#8217;égalitarisme du droit naturel, l&#8217;universalisme et le communisme. Le peu de cas fait de tout ce qui est différencié, l&#8217;égalité de tous les individus devant la Matrice cosmique, principe maternel et &#8220;tellurique&#8221; (de <em>tellus</em>, terre) de la nature dont toute chose et tout être proviennent et en lequel ils se disséminent à nouveau au terme d&#8217;une existence éphémère, c&#8217;est cela que l&#8217;on trouve à la base de la promiscuité communautaire comme de celle, orgiastique, des fêtes lors desquelles on célébrait précisément, jadis, le retour à la Mère et à l&#8217;état naturel, et où toutes les distinctions sociales se voyaient temporairement abolies.</p>
<p style="text-align: justify;">Le principe masculin n&#8217;a pas d&#8217;existence propre, il ne se suffit pas à lui-même. Sur le plan matériel, il n&#8217;a de valeur que comme instrument de la génération; il se soumet au lien de la femme ou bien est tenu dans l&#8217;ombre par la luminosité démétrienne de la mère. Sur le plan spirituel, ce n&#8217;est qu&#8217;à travers une extase dionysiaque, rendue propice par des éléments sensualistes et féminins, qu&#8217;il faut recueillir le sens de ce qui est éternel et immuable, qu&#8217;il peut pressentir l&#8217;immortalité — laquelle n&#8217;a cependant rien à voir avec celle, céleste, des Olympiens et des Héros. Et même sur le plan social, l&#8217;homme, qui ne connaît rien d&#8217;autre que la loi brutale de la force et de la lutte, perçoit à travers la femme l&#8217;existence d&#8217;un ordre supérieur plus serein et supra-individuel; il perçoit ce &#8220;mystère démétrien&#8221; qui, sous une forme ou sous une autre, constitua dans l&#8217;<a title="antiquité" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-antica">Antiquité</a> la base et le soutien de la loi matriarcale et de la gynécocratie.</p>
<p style="text-align: justify;">À ces conceptions s&#8217;oppose de façon très nette, dans l&#8217;ancien monde méditerranéen, le cycle de la civilisation olympiano-ouranienne. Le centre, ici, n&#8217;est plus constitué par les <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a> de la Terre ou de la Lune, mais par ceux du Soleil ou des régions célestes (&#8220;ouraniens&#8221;, du mot grec Ouranos) ; par la réalité non pas naturaliste et sensuelle, mais immatérielle; non par le giron maternel, pas plus que par la virilité phallique qui en est la contrepartie, mais par la virilité ouranienne liée aux <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a> du Soleil et de la Lune; non par le <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symbolisme</a> de la Nuit et de la Mère, mais par celui du Jour et du Père. Dans une telle civilisation, l&#8217;idéal suprême s&#8217;incarne précisément dans le monde ouranien, conçu comme celui d&#8217;entités lumineuses, immuables, détachées, privées de naissance — par opposition au monde inférieur des êtres qui naissent, deviennent et meurent, au fil d&#8217;une existence éphémère car toujours associée à la mort. La <a title="religion" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religion</a> d&#8217;Apollon et de Zeus: tel est le point de référence suprême. C&#8217;est la spiritualité olympienne, la virilité immatérielle, le caractère solaire de dieux libérés du lien de la femme et de la mère, dont les attributs sont la paternité et la domination.</p>
<p style="text-align: justify;">Les traces laissées par cette tradition, y compris dans la spéculation grecque, sont connues de tous, ou peu s&#8217;en faut: telles qu&#8217;elles furent conçues par les philosophes grecs, les notions de noûs et de &#8220;sphère intelligible&#8221; s&#8217;y rattachent directement. Mais Bachofen met en évidence bien d&#8217;autres expressions de cette tradition: le patriarcat, notamment en ses formes patriciennes, n&#8217;a pas d&#8217;autres prémisses. L&#8217;impulsion à dépasser la simple virilité &#8220;tellurique&#8221; (physique et phallique) dans l&#8217;optique d&#8217;une virilité héroïque ou spirituelle; l&#8217;intégration de tout ce qui est forme et différence, au lieu d&#8217;en faire fi; le mépris de la condition naturaliste; le dépassement du droit naturel par, un droit positif; l&#8217;idéal d&#8217;une formation de soi où l&#8217;état de nature, avec sa loi de la Mère et de la Terre, est remplacé par un nouvel ordonnancement, sous le signe du Soleil et des travaux symboliques d&#8217;un Héraklès, d&#8217;un Persée ou d&#8217;autres héros de la Lumière — tout ceci procède d&#8217;un type de civilisation identique.</p>
<p style="text-align: justify;">Telle est la conception fondamentale de Bachofen. Et elle fournit la clef d&#8217;un type de recherches susceptible d&#8217;être étendues à des domaines beaucoup plus vastes que ceux considérés par le penseur bâlois, d&#8217;autant plus que, nous y avons fait allusion, Bachofen s&#8217;est uniquement servi de tels points de référence pour fixer les grandes lignes des conflits, des bouleversements et des transformations propres à l&#8217;histoire secrète de l&#8217;antique monde méditerranéen.</p>
<p style="text-align: justify;">En Grèce, contrastant avec les formes plus archaïques, aborigènes, liées au culte tellurico-maternel, irradia la lumière de la spiritualité héroïco-olympienne — mais la &#8220;civilisation des pères&#8221; y connut une brève existence. Minée par des processus d&#8217;involution, du fait qu&#8217;elle n&#8217;avait pas été étayée par une organisation politique solide, elle fut victime de la résurgence de cultes et de forces liés à la période précédente, pélasgico-orientale, qu&#8217;elle semblait avoir tout d&#8217;abord jugulés. L&#8217;idée qui la sous-tendait parvint à se transmettre à Rome où elle connut un développement beaucoup plus prometteur, si l&#8217;on se réfère à l&#8217;histoire, jusqu&#8217;à Auguste. À l&#8217;époque d&#8217;Auguste, Rome sembla, en effet, sur le point d&#8217;instaurer une nouvelle ère universelle qui conduirait à son terme cette mission — selon Bachofen, spécifiquement occidentale — pour laquelle la civilisation de l&#8217;Apollon delphique s&#8217;était montrée insuffisamment qualifiée.</p>
<p style="text-align: justify;">Tels étant les principaux traits de la métaphysique de Bachofen quant à l&#8217;histoire méditerranéenne ancienne, il serait opportun de faire maintenant allusion aux autres possibilités qu&#8217;elle offre — une fois dépassé le cadre général &#8220;évolutionniste&#8221; dont nous parlions plus haut.</p>
<p style="text-align: justify;">Des constatations de Bachofen, il ressort que s&#8217;est développée, par opposition aux fondements d&#8217;un monde plus archaïque imprégné d&#8217;une &#8220;civilisation de la Mère&#8221;, une civilisation virile et paternelle qui la supplanta et la vainquit — même si, dans un deuxième temps et dans certaines régions, elle subit à nouveau des bouleversements au terme d&#8217;un cycle donné de civilisation. Tout ceci fut analysé par Bachofen par référence à une espèce de développement automatique advenu au sein d&#8217;une même famille ethnique. Il ramène donc essentiellement l&#8217;opposition entre ces deux civilisations à celle existant entre deux phases progressives et évolutives d&#8217;un processus unique — sans se demander <em>comment</em> l&#8217;une avait pu procéder de l&#8217;autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il convient, au contraire, de se poser cette question en faisant appel, pour y répondre, à l&#8217;ethnologie. Il ressort d&#8217;un ensemble de recherches ultérieures dans d&#8217;autres domaines, avec une marge de crédibilité suffisante, l&#8217;idée selon laquelle la civilisation méditerranéenne la plus archaïque, préhellénique, caractérisée par le culte de la Femme, du matriarcat, de la gynécocratie sociale ou spirituelle, serait liée à des influences pré-aryennes ou non aryennes — alors que la vision opposée du monde héroïque, solaire et olympien aurait une origine proprement aryenne. Au reste, ceci avait même été pressenti par Bachofen lorsqu&#8217;il mit en relation la première civilisation avec les populations pélasgiques et qu&#8217;il observa que le culte le plus caractéristique du cycle héroïco-solaire, celui de l&#8217;Apollon de Delphes, avait des origines &#8220;hyperboréennes et thraces&#8221; — ce qui revient à dire nordico-aryennes. Ses préjugés évolutionnistes l&#8217;ont toutefois empêché d&#8217;approfondir ces données. Alors qu&#8217;il a accompli une œuvre géniale en ramenant les vestiges de la civilisation gynécocratique, parvenus jusqu&#8217;à nous, à l&#8217;unité archaïque à laquelle ils appartenaient, il a négligé de procéder de façon analogue en ce qui concerne les éléments solaires et olympiens qui avaient affleuré et s&#8217;étaient affirmés dans l&#8217;ancien monde méditerranéen.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci l&#8217;aurait amené à constater l&#8217;existence d&#8217;une civilisation olympienne et paternelle tout aussi archaïque, mais d&#8217;origine ethnique différente. Dans le bassin méditerranéen, les formes les plus pures de cette civilisation sont, par rapport à l&#8217;autre, plus récentes: mais &#8220;plus récentes&#8221; au sens relatif, du fait qu&#8217;elles apparurent seulement à un moment donné — et non pas au sens absolu, c&#8217;est-à-dire au sens qu&#8217;auparavant elles n&#8217;existèrent ou n&#8217;apparurent nulle part, sinon comme les ultérieurs &#8220;stades évolutifs&#8221; d&#8217;un même groupe ethnique. Le contraire pourrait être tout aussi vrai, à savoir que de nombreuses formes, rattachées par Bachofen au cycle de la Mère (à ses aspects supérieurs: lunaires et démétriens), pourraient être considérées, plutôt que réellement propres à une telle civilisation, comme les formes involutives de certains rameaux de la traditon solaire (ce qui correspondrait, entre autres, aux enseignements concernant les &#8220;quatre âges&#8221; que nous a transmis Hésiode), ou encore comme le produit d&#8217;interférences entre elle et la Tradition opposée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais nous ne pouvons nous attarder davantage sur cette question dans la mesure où elle sort du cadre des recherches proprement dites de Bachofen et où, d&#8217;autre part, nous l&#8217;avons déjà traitée dans d&#8217;autres ouvrages (1). Quoiqu&#8217;il en soit, le travail effectué par Bachofen se révélera extrêmement utile, à titre préparatoire, pour celui qui souhaiterait, sur la base des traces constituées par les <a title="symboles" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symboles</a>, les rites, les institutions, les coutumes et les formes juridiques dérivant respectivement de la civilisation de la Mère et de la civilisation héroïco-solaire, identifier les influences spirituelles et les &#8220;races de l&#8217;esprit&#8221; antithétiques qui agirent dans l&#8217;ancien monde méditerranéen, l&#8217;Hellade et Rome comprises. Du fait des nouveaux matériaux recueillis entre-temps, une telle recherche pourrait obtenir des résultats absolument passionnants. En outre, il serait toujours possible de l&#8217;entreprendre, en partant des mêmes prémisses, vis-à-vis d&#8217;autres civilisations, européennes ou non européennes.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne l&#8217;utilisation des conceptions de Bachofen sur le plan proprement morphologique et typologique, il conviendrait de noter que cet auteur ne s&#8217;est pas contenté de considérer les deux seuls termes de l’antithèse — c&#8217;est-à-dire solaire et tellurique, principe viril ouranien-paternel et principe tellurico-maternel; il s&#8217;est également penché sur des formes intermédiaires auxquelles correspondent les termes de démétrien (ou lunaire), d’amazonien, d&#8217;héroïque et de dionysien. Nous disposons donc, en tout, de six points de référence en fonction desquels on pourrait définir non seulement des types de civilisation, mais également des modes d&#8217;être spécifiques — au point de pouvoir parler d&#8217;un type d&#8217;homme solaire, lunaire, tellurique, amazonien, héroïque ou dionysien. Nous-mêmes, notamment dans l&#8217;ouvrage évoqué plus haut, nous avons cherché à développer, sur ces bases, une typologie particulière. Une fois encore, il s&#8217;agit là d&#8217;un nouveau domaine des sciences de l&#8217;esprit aux explorations desquels les conceptions de Bachofen peuvent fournir des points de référence précieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, il convient d&#8217;ajouter que ce type de recherches n&#8217;a pas seulement un intérêt rétrospectif dans le cadre de l&#8217;élaboration d&#8217;une histoire secrète du <a title="monde antique" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-antica">monde antique</a>: il pourrait également s&#8217;avérer très utile à tous ceux qui s&#8217;efforcent de découvrir le véritable visage de l&#8217;époque que nous vivons et de formuler à la fois un diagnostic et un pronostic sur la civilisation occidentale dans son ensemble. Ici et là, dans ses ouvrages, Bachofen a pressenti l&#8217;existence de lois cycliques sous le poids desquelles, au terme d&#8217;un développement donné, certaines formes involutives et dégénérescentes représentent quasiment un retour de stades positifs jadis laissés derrière lui par le processus de développement général. Or, plus d&#8217;un auteur a relevé, dans le sillage de Bachofen, combien la civilisation occidentale contemporaine présente et reproduit de façon inquiétante les traits distinctifs d&#8217;une époque de la Mère, d&#8217;une époque tellurique et aphrodisienne, avec toutes les conséquences que cela implique.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici, par ex., ce qu&#8217;écrit Alfred Baümler dans l&#8217;introduction déjà citée à des morceaux choisis de Bachofen: &#8220;Un seul regard jeté, dans les rues de Berlin, Paris ou Londres, sur le visage d&#8217;un homme ou d&#8217;une femme moderne, suffit à se convaincre qu&#8217;aujourd&#8217;hui le culte d&#8217;Aphrodite est celui devant lequel Zeus ou Apollon doit laisser la place (&#8230;). C&#8217;est un fait patent que le monde contemporain présente tous les traits d&#8217;une époque gynécocratique. Au cœur d&#8217;une civilisation épuisée et décadente surgissent de nouveaux temples d&#8217;Isis et d&#8217;Astarté, de ces divinités maternelles asiatiques que l&#8217;on servait par l&#8217;orgie et le dérèglement, avec le sentiment d&#8217;un abandon sans espoir dans la jouissance. Le type de la femme fascinante est l&#8217;idole de notre temps et, les lèvres fardées, elle hante les villes d&#8217;Europe comme jadis Babylone. Et comme si elle voulait confirmer la profonde intuition de Bachofen, la dominatrice moderne de l&#8217;homme, ne cachant rien de ses charmes, porte dans ses bras un chien, <a title="symbole" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">symbole</a> de la promiscuité sexuelle sans limites et des forces d&#8217;en-bas&#8221;. Mais ce type d&#8217;analogie pourrait donner lieu à de bien plus vastes développements.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;époque moderne est &#8220;tellurique&#8221; non seulement en ses aspects mécanicistes et matérialistes, mais encore, essentiellement, en, ses divers aspects activistes, dans son fatras de <a title="religions" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religions</a> de la Vie, de l&#8217;Irrationnel et du Devenir — exactes antithèses de toute conception classique ou &#8220;olympienne&#8221; du monde. Un Keyserling, par ex., a cru pouvoir parler du caractère &#8220;tellurique&#8221; — c&#8217;est-à-dire irrationaliste, lié essentiellement à des formes de courage, de sacrifice, d&#8217;élan et de don de soi privées de toute référence vraiment transcendante — présenté par ce moderne mouvement de masse que l&#8217;on a appelé, de façon générale, le &#8220;révolution mondiale&#8221;. Avec la démocratie, le marxisme et le communisme, l&#8217;Occident a fini par exhumer, sous des formes sécularisées et matérialisées, l&#8217;antique droit naturel, la loi égalitariste et anti-aristocratique de la Mère chthonienne qui stigmatise l’ &#8220;injustice&#8221; de toute différence: et le pouvoir si souvent accordé, sur cette base, à l&#8217;élément collectiviste semble proprement remettre en honneur l&#8217;ancien discrédit de l&#8217;individu propre à la conception tellurique.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le romantisme moderne, voici que renaît Dionysos: il a la même passion pour l&#8217;informe, le confus, l&#8217;illimité; on y trouve la même confusion entre sensation et esprit, la même opposition à l&#8217;idéal viril et apollinien de la clarté, de la forme, de la limite. Nietzsche lui-même, grand admirateur de Dionysos, est une preuve vivante et tragique de l&#8217;incompréhension moderne pour un tel idéal et l&#8217;aspect tellurique de nombre de ses conceptions le montre bien. Par ailleurs, après avoir lu Bachofen, il n&#8217;est pas difficile de constater le caractère lunaire propre au type le plus répandu de la culture moderne: à savoir la culture basée sur un blafard et vide intellectualisme, la culture stérile, coupée de la vie, s&#8217;épuisant dans la critique, la spéculation abstraite et la vaine créativité esthétisante — culture qui, ici encore, est à mettre en relation étroite avec une civilisation qui a porté le raffinement de la vie matérielle à des formes extrêmes (selon la terminologie proprement bachofenienne, on dirait aphrodisiennes) et où la femme et la sensualité deviennent souvent des thèmes prédominants — au point de devenir quasiment pathologiques et obsessionnels.</p>
<p style="text-align: justify;">Et là où la femme ne devient pas la nouvelle idole des masses sous la forme moderne, non plus des déesses mais des &#8220;divas&#8221; cinématographiques et autres apparitions aphrodisiennes envoûtantes, elle affirme fréquemment sa primauté sous de nouvelles formes amazoniennes. C&#8217;est ainsi qu&#8217;apparaît la femme moderne, masculinisée, sportive et garçonne — la femme qui se consacre exclusivement à l&#8217;épanouissement de son corps (trahissant ainsi la mission qui l&#8217;attend normalement dans une civilisation de type viril), qui s&#8217;émancipe, qui se rend indispensable et va jusqu&#8217;à faire irruption dans l’arène politique. Mais, cela non plus ne lui suffit pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les sociétés anglo-saxonnes et surtout en Amérique, l&#8217;homme qui épuise sa vie et son temps dans l&#8217;abrutissement des affaires et la poursuite des richesses — richesses qui servent, pour une bonne part, à payer le luxe, les caprices, les vices et les &#8220;raffinements&#8221; féminins —, un tel homme, qui s&#8217;intéresse tout au plus au sport, a volontiers laissé à la femme le privilège, sinon le monopole, de s&#8217;occuper des &#8220;choses spirituelles&#8221;. C&#8217;est pourquoi l&#8217;on voit surtout pulluler, dans ce type de société, les sectes &#8220;spiritualistes&#8221;, spirites et occultistes où le fait que prédomine l&#8217;élément féminin est déjà en soi significatif (ce sont, par ex., deux femmes, Madame Blavatsky et Madame Besant, qui ont fondé et dirigé ce qui prit le nom de Société Théosophique).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais c&#8217;est pour bien d&#8217;autres raisons que cette simple circonstance quele néo-spiritualisme nous apparaît comme une espèce de réincarnation des vieux Mystères féminins: l&#8217;informe évasion de l&#8217;âme dans de nébuleuses expériences suprasensibles, la confusion entre médiumnité et spiritualité, l&#8217;évocation inconsciente d&#8217;influences réellement &#8220;infernales&#8221; et l&#8217;importance accordée à des doctrines telles que la réincarnation tendent à confirmer, dans ces courants pseudo-spiritualistes, la correspondance déjà évoquée et à démontrer que, dans ces aspirations déviées de dépasser le &#8220;matérialisme&#8221;, le monde moderne n&#8217;a rien su trouver qui le remette en contact avec des traditions supérieures de caractère olympien et &#8220;solaire&#8221; (2).</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à la psychanalyse, avec la prééminence qu’elle accorde à l’inconscient par rapport au conscient, au côté &#8220;nocturne&#8221;, souterrain, atavique, instinctif et sexuel de l’être humain par rapport à l&#8217;existence de veille, à la volonté, à la véritable personnalité, elle semble se référer proprement à la vieille doctrine de la Nuit sur le Jour, de l&#8217;obscurité des Mères sur les formes, supposées caduques et sans intérêt, qui émanent d&#8217;elle.</p>
<p style="text-align: justify;">On doit reconnaître que de telles analogies ne sont ni extravagantes ni le fait de dilettantes; elles ont une base considérable et sérieuse qui leur donne un caractère inquiétant, dans la mesure où, selon nous, la réapparition d&#8217;une ère gynécocratique ne peut signifier que la fin d&#8217;un cycle et l&#8217;écroulement des civilisations fondées sur une race d&#8217;ordre supérieur. Mais, nombre de conceptions de Bachofen, au même titre qu&#8217;elles nous permettent de mettre en évidence ces symptômes de décadence, nous indiquent également des points de référence en vue d&#8217;une réaction et d&#8217;une restauration éventuelles. Ils ne peuvent être constitués que par les valeurs &#8220;olympiennes&#8221; d&#8217;une nouvelle civilisation, anti-gynécocratique et virile. Tel est, pour Bachofen lui-même, le &#8220;mythe de l&#8217;Occident&#8221; — c&#8217;est-à-dire l&#8217;idée formatrice, l&#8217;idéal qui définirait ce qu&#8217;il y a de plus spécifiquement &#8220;occidental&#8221; dans l&#8217;histoire de la civilisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Bachofen, nous l&#8217;avons vu, c&#8217;est Rome qui, au terme de la tentative de l&#8217;Hellade apollinienne, aurait assumé un tel idéal, aurait affirmé une &#8220;société du père&#8221; sur des bases universelles, au long d&#8217;une lutte tragique contre des forces qui, peu à peu, devaient à nouveau réaffleurer, puis se réaffirmer, dans tel ou tel domaine de la vie et de la société romaines. Celui qui est capable de pressentir la profonde vérité de cette vue de Bachofen voit s&#8217;ouvrir à lui un champ de recherches aussi vaste que passionnant: celui du repérage et de la découverte d&#8217;une romanité olympiano-paternelle, au sens supérieur. Cependant, après le massacre qu&#8217;une insipide et prétentieuse rhétorique a fait du nom de Rome, après ce qu&#8217;une érudition et ce qu&#8217;une historiographie académiques, plates et sans âme ont accompli pour nous faire ignorer tout ce que la romanité des origines possédait de lumineux, d&#8217;éternel et qui constituait sa véritable mission, comment mettre sérieusement en évidence l&#8217;importance qu&#8217;aurait, selon nous, une telle recherche et celle que revêt, dans cette optique, l&#8217;œuvre même de Bachofen de façon générale?</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce qui, pour un ensemble de facteurs en partie contingents, n&#8217;est peut-être pas possible aujourd&#8217;hui, il peut se faire que cela le soit demain, à une époque moins troublée. Avoir bien mis en évidence la dignité de la société virile et olympienne, c&#8217;est là l&#8217;un des plus grands mérites de l&#8217;œuvre de Bachofen — utile correctif à tant de déviations idéologiques et de vocations faussées propres aux temps modernes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1. Essentiellement dans <em>Révolte contre le monde moderne</em>.<br />
2. Cf. not. <em>Masques et visages du spiritualisme contemporain </em>(1932).</p>
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		<title>Economia e politica</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 09:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julius Evola</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'inversione di ruolo tra politica ed economia: una selezione di brani dall'omonimo capitolo di Gli uomini e le rovine]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/teiwaz.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Teiwaz" /><br/><p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-3434" style="margin: 10px;" title="ratti2" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/ratti2.jpg" alt="ratti2" width="385" height="497" />Nel capitolo VI si è detto che spezzare la demonia esercitata dall’economia nel mondo occidentale moderno è una delle premesse fondamentali pel ritorno ad una condizione generale di normalità; così è stato anche brevemente indicato il mutamento di atteggiamento interno necessario per tale superamento. Però allo stato attuale delle cose, per l’urgere di forze che nel dominio economico-sociale tendono a portare sempre più in basso, non si può contare sui soli fattori interni, per quanto essi resteranno sempre quelli veramente decisivi. In più è necessario considerare quelle forme mediante le quali l’economia può venire intanto frenata e ordinata e siano limitati fattori di disordine e di sovversione insiti negli sviluppi più recenti di essa.</p>
<p style="text-align: justify;">Che oggi non si possa giungere a tanto in virtù di un processo spontaneo, è abbastanza chiaro. Un intervento politico è indispensabile. Le premesse fondamentali sono queste due: lo Stato, incarnazione di una idea e di un potere, è una realtà sopraelevata rispetto al mondo dell’economia – in secondo luogo: all’istanza politica spetta il primato rispetto a quella economica e, si può aggiungere economico-sociale. Nel riguardo del secondo punto, dopo quanto abbiamo detto precedentemente non occorrerà precisare che secondo la concezione tradizionale un&#8217;istanza politica si legittima con valori spirituali e superindividuali. Lo Stato è il potere che s’intende a dare a tali valori il peso che ad essi spetta in un ordinamento complessivo normale, realizzando così l’idea di “giustizia” in un senso superiore.</p>
<p style="text-align: justify;">Ciò premesso, occorre appena dire che il primo passo da compiere per normalizzare l’economia è il superamento del classismo, in esso risiedendo la causa prima del disordine e della crisi del nostro tempo. A questo fine non è necessario mettersi alla ricerca di idee nuove, anche a tale riguardo basta attingere dal retaggio tradizionale, il principio corporativo offre già l’idea direttrice che, opportunamente adattata, può costituire ancor oggi il miglior punto di riferimento. Lo spirito fondamentale del corporativismo era quello di una comunità di lavoro e di solidarietà produttiva, a cui i principi della competenza, della qualificazione e della naturale gerarchia facevano da saldi cardini, il tutto avendo in proprio uno stile di impersonalità attiva, di disinteresse, di dignità.</p>
<p style="text-align: justify;">Tutto ciò fu ben visibile nelle corporazioni artigiane medievali, nelle gilde e nelle <em>Zünften</em>, portandoci ancora più indietro, abbiamo l’esempio delle antiche corporazioni professionali romane. Queste, secondo un espressione caratteristica, erano costituite <em>ad exemplum rei publicae</em>, cioè ad imagine di uno Stato, e nelle stesse designazioni (per esempio di <em>milites </em>o <em>milites caligati</em> per i semplici corporati di fronte ai magisteri) riflettevano sul loro piano l’ordinamento militare. Quanto alla tradizione corporativa quale fiorì nel <a title="Medioevo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/medioevo">Medioevo</a> romano-germanico, in essa ebbe particolare risalto la dignità di esseri liberi negli appartenenti alla corporazione, l’orgoglio del singolo di appartenervi; all’amore per il lavoro considerato non come un semplice mezzo di guadagno ma come un’arte e una espressione della propria vocazione, e all’impegno delle maestranze facevano riscontro la competenza, la cura, il sapere dei maestri dell’arte, il loro sforzo pel potenziamento e l’elevazione dell’unità corporativa complessiva, la loro tutela dell’etica e delle leggi di onore che questa aveva in proprio (1).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/gli-uomini-e-le-rovine/698" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-3298" style="margin: 10px;" title="gli-uomini-e-le-rovine" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/gli-uomini-e-le-rovine1.jpg" alt="" width="200" height="280" /></a>Il problema del capitale e della proprietà dei mezzi di produzione qui quasi non si affacciava, tanto era naturale il concorso dei vari elementi del processo produttivo per la realizzazione dello scopo comune. Del resto, si trattava di organizzazioni che avevano “in proprio” gli strumenti di produzione, strumenti che nessuno pensava di monopolizzare per fini di sfruttamento e che non erano vincolati ad una finanza estranea al lavoro. L’usura del “danaro liquido” e senza radici – l’equivalente di ciò che oggi è l’uso bancario e finanziario del capitale – veniva considerato cosa da Ebrei e ad essi lasciata, era lungi dal condannare il sistema.</p>
<p style="text-align: justify;">Che tutto ciò corrisponda ad una condizione di normalità è che il problema si riduca alla ricerca di forme e condizioni tali da poter fare valere di nuovo nell’epoca moderna, sconvolta dalla “rivoluzione industriale” (parallela a quella del Terzo Stato e alla ebraicizzazione della economia), le idee basilari dell’ordine corporativo – tutto questo dovrebbe apparire abbastanza chiaro ad ogni persona dotata di sano discernimento. A tale proposito, il punto fondamentale è precisamente il superamento del classismo. Tale fine se lo era proposto lo stesso corporativismo fascista, realizzandolo però imperfettamente, sotto un doppio riguardo. In primo luogo, perché in esso sussiste l’idea-base di un doppio schieramento extra-aziendale, quello sindacale dei lavoratori e quello dei datori di lavoro: i sindacati continuarono ad essere riconosciuti come organizzazioni di classe; benché, dopo il cosidetto sblocco della Confederazione Generale del Lavoro, essi fossero stati frazionati e distribuiti secondo le varie corporazioni. In secondo luogo, l’unità del lavoro non fu ricostituita, nel corporativismo fascista, nel luogo stesso ove le prevaricazioni capitaliste da un lato, il marxismo dall’altro l’avevano spezzata, cioè all’interno stesso di ogni azienda o complesso di aziende, bensì all’esterno, nel quadro di un sistema burocratico-sociale, con organi che spesso si riducevano a semplici ingombranti sovrastrutture.</p>
<p style="text-align: justify;">Fu la legislazione nazionalsocialista tedesca del lavoro che, a tale riguardo, si avvicinò maggiormente allo scopo, perché essa si rese conto che quel che soprattutto importava era appunto di realizzare all’interno delle aziende la solidarietà organica delle forze dirigenti imprenditoriali e del lavoro, precedendo ad un ridimensionamento che rispecchiò in una certa misura lo spirito, dinanzi accennato, del corporativismo tradizionale. In effetti, i dirigenti aziendali in tale sistema tedesco assunsero figura e responsabilità di “capi” (<em>Betriebshführer</em>), le maestranze, di loro “sèguito” (<em>Gefolgschaft</em>), in una solidarietà, che varie misure garantivano e tutelavano, e con un risalto del momento etico: sia al dirigente che all’operaio si chiedeva di elevarsi di là dall’interesse puramente individuale (il massimo lucro e plus-valore economico nell’uno, il massimo salario senza riguardo né per le condizioni della azienda, né per quelle del paese o della situazione generale, nell’altro), quindi anche di porre dei limiti al mero interesse economico (fra l’altro, per eventuali contrasti era competente un cosidetto “tribunale d’onore”). Così nello stesso periodo della rapida ripresa economica dopo la seconda guerra mondiale, si poté dire, degli operai tedeschi, che essi “lavoravano con lo stesso spirito di sacrificio del soldato”, malgrado le dure condizioni di vita, scioperi per rivendicazioni salariali in tale periodo furono quasi inesistenti, mentre un largo margine di liberismo e di non-protezionismo metteva alla prova la responsabile iniziativa di ogni capo-azienda inteso ad affermarsi. Ma anche in Austria, in Spagna e in Portogallo esperienze organico-corporative sono state fatte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le condizioni elementari per il ripristino dell’accennata condizione di normalità sono dunque da un lato (in basso) la sproletarizzazione dell’operaio, dall’altro (in alto) l’eliminazione del tipo deteriore del capitalista, semplice beneficiario parassitario di profitti e di dividendi, estraneo al processo produttivo. A quest’ultimo proposito, si è giustamente parlato di una doppia defezione del capitalista nel corso dei tempi ultimi. In un primo tempo dal capitalista-imprenditore si è differenziato il capitalista soltanto finanziere o speculatore, estraneo alla direzione tecnica delle imprese da lui controllate, dunque non più centro effettivo e personale dei complessi di lavoro; in un secondo tempo si è arrivati addirittura al tipo del capitalista che non è nemmeno lo speculatore ma colui che si limita ad incassare dei dividendi, sapendo appena donde gli vengono e usandoli per una vana vita mondana. È evidente che contro questi tipi gli agitatori abbiano facile giuoco, né vi è modo di venir davvero a capo delle loro mente senza eliminare il motivo dello scandalo, cioè senza combattere i rappresentanti di un simile deteriore capitalismo. In un nuovo sistema corporativo il capitalista, il proprietario dei mezzi di produzione, dovrebbe invece riprendere la funzione di capo responsabile, di dirigente tecnico e di organizzatore al centro dei complessi aziendali, e mantenersi in stretto, personale contatto con gli elementi più fidati e qualificati dell’impresa come con una specie di suo stato maggiore, avendo intorno a sé maestranze solidali, liberi dal vincolo sindacale, fiere invece di appartenere alla sua azienda. L’autorità di un tale tipo di capitalista-imprenditore dovrebbe inoltre fondarsi non solo sulla sua competenza tecnica specializzata, sul suo controllo degli strumenti di produzione e su particolari, ampie capacità di iniziativa e di organizzazione, ma altresì su di una specie di suo crisma politico, come più sotto diremo.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/imperialismo-pagano/41" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-4120" style="margin: 10px;" title="imperialismo-pagano" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/imperialismo-pagano.jpg" alt="" width="200" height="284" /></a>In effetti, questo punto conduce alla considerazione delle relazioni fra economia e Stato, considerazione a cui è però opportuno premettere alcune osservazioni. Uno degli ostacoli principali per la ripresa dello spirito corporativo e pel superamento di quello proletario sta certamente nelle mutate condizioni di lavoro cui ha condotto la rivoluzione industriale. Nelle varietà di un lavoro essenzialmente meccanico è ben difficile che possa conservarsi il carattere di “arte” e di “vocazione”, e che le estrinsecazioni di esso rechino l’impronta della personalità. Da quì il pericolo, per l’operaio moderno, di esser portato a considerare il lavoro come una semplice necessità e le sue prestazioni come la vendita di una merce ad estranei contro il massimo compenso, venendo meno i rapporti vivi e personali che nelle antiche corporazioni, e ancora in molti complessi del primo periodo capitalistico, erano esistiti fra capi e maestranze. Di fronte a tale difficoltà potrebbe aiutare soltanto il prendere forma di un nuovo tipo, definito da una specie particolare di impersonalità non diverso da quello che, in quadri assai più vasti, può caratterizzare quel nuovo tipo di combattente di cui già dicemmo. Bisognerebbe che l’anonimia e il disinteresse già propri all’antico corporativismo risorgessero in forma inedita, estremamente quintessenziata e lucida nel mondo della tecnica e dell’economia. A tale riguardo sarebbe decisiva una disposizione non dissimile da quella di chi sa tenersi in piedi anche nel logorio di una guerra di posizione. È sotto certi aspetti, la prova, fra macchine e complessi industriali sviluppatisi fino a dimensioni mostruose, potrà essere, per l’uomo medio, più ardua a superare che non nel caso delle esperienze di guerra, perché se in queste ultime la distruzione fisiche è la possibilità di ogni istante, tuttavia un insieme di fattori morali e emotivi forniscono all’uomo un sostegno che in gran parte è inesistente sul grigio, monotono fronte del lavoro moderno.</p>
<p style="text-align: justify;">Tornando ora al dominio propriamente economico bisogna considerare alcune istanze moderne di reintegrazione organica delle aziende, che tuttavia seguono direzioni sbagliate. Accenneremo pertanto alla cosidetta “socializzazione”, nome dato ad un sistema economico nel quale (a differenza di ciò che è proprio nazionalizzazione e alla statizzazione collettivistica dell’economia) le aziende manterrebbero la loro autonomia, la loro unità interna dovendo essere però cementata dalla partecipazione delle maestranze alla direzione (diritto di co-direzione, co-gestione e co-determinazione) e dalla ripartizione fra di esse degli utili dell’esercizio, tolta una certa quota considerata come il giusto interesse del capitale.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/il-corporativismo-dalleconomia-liberale-al-corporativismo-i-fondamenti-delleconomia-corporativa-capitalismo-e-corporativismo/6999" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-4121" style="margin: 10px;" title="il-corporativismo" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/il-corporativismo.jpg" alt="" width="200" height="307" /></a>La prima cosa da considerare a tale riguardo è che, quanto a partecipazione agli utili, il sistema in discorso potrebbe rappresentare qualcosa di giusto solamente nel quadro di un più vasto principio di solidarietà, per cui, se di partecipazione agli utili si vuol parlare, si dovrebbe altresì parlare di una ripartizione, a danno delle maestranze, dell’eventuale deficit dell’esercizio, cosa, questa, che già andrebbe a privare la formula della socializzazione del fascino che esercita sul piano di certa demagogia. Del resto, in vaste imprese la quota della partecipazione agli utili non sarà mai di rilievo rispetto a salari-base, il che rivela il fine meno sociale, che non politico, della tendenza in parola. Assai più importante sarebbe piuttosto la determinazione differenziata dei salari, sottratta all’uniformismo delle imposizioni sindacali, concertata di comune accordo in ogni impresa in vista delle particolari condizioni di essa. Per quanto riguarda una compartecipazione con finalità non utilitario-individualistiche, ma veramente organiche, ad una compartecipazione alla proprietà: si dovrebbe studiare le forme mediante le quali l’operaio potrebbe divenire gradualmente un proprietario in piccolo – unico modo per davvero sproletarizzarlo e per spezzar la spina dorsale al marxismo – col farlo entrare in possesso di azioni intrasferibili della sua azienda-corporazione (si è parlato delle cosidette “azioni-lavoro”), anche se non oltre la misura richiesta a che i giusti nessi gerarchici non siano pervertiti. Questo sarebbe il mezzo migliore per “integrare” il singolo lavoratore nella sua impresa, per interessarlo ad essa ed elevarlo anche di là dal suo interesse più immediato di mero, sradicato individuo, riproducendo il tipo di appartenenza organica, quasi “nella vita”, ad una data comunità di lavoro, che fu proprio appunto alle antiche formazioni corporative.</p>
<p style="text-align: justify;">Quanto alla co-gestione o co-direzione (mediante “consigli di gestione”, “commissioni interne”, “comitati di fabbrica”, ecc.), essa rappresenta un’assurdità pura ove si tratti di altro che di rapporti più diretti e personali limitati alle condizioni generali del lavoro e, in genere, alle attinenze della parte subordinata, amministrativa, di un dato complesso aziendale. Per quel che invece la direzione vera e propria e l’ultima istanza, voler stabilire nelle aziende una specie di “parlamentarismo economico” (così Carlo Costamagna ha efficacemente caratterizzato il fine della tendenza “socializzatrice”), significherebbe ignorare il carattere estremamente differenziato, quasi diremmo “esoterico”, che hanno le funzioni tecniche e direttive nell’alta industria contemporanea, carattere che renderebbe dannosa, disorganizzatrice o per lo meno disturbatrice ogni ingerenza dal basso. Sarebbe lo stesso assurdo di pensare che comitati di soldati dovessero dir la loro in quistioni di alta strategia, di mobilitazione generale, di condotta e di organizzazione di una guerra moderna (2). A parte la considerazione tecnica, ve ne è un’altra, almeno altrettanto importante, contro la co-direzione: si è che nel sistema di un’azienda integrata, come noi l’abbiamo in vista, proprio partendo dal vertice debbono esser fatte eventualmente valere considerazioni a carattere non solamente utilitario, ma anche politico, come una istanza superiore, e ciò in base ad una autorità egualmente superiore e insindacabile, invece è fatale che col controllo da parte delle maestranze predominerebbero soprattutto considerazioni a carattere puramente economico e utilitario, oppure politico sì, ma in senso deteriore, marxista e classista. In effetti, come spirito la “socializzazione” non è che cripto-marxismo, quasi un cavallo di Troia che si vorrebbe introdurre in un primo tempo in un sistema non comunistico di economia, come inizio di quella scalata alle imprese che nella forma dichiarata e completa corrisponde alla tendenza di un “sindacalismo integrale” e che per fase finale ha una economia comunista con la quale la scalata è data non solo all’impresa ma allo stesso Stato.</p>
<p style="text-align: justify;">Istanze radicali del genere si erano già annunciate in margine al corporativismo fascista. Secondo gli uni, si sarebbe dovuto superare il dualismo sussistente in questo sistema, con la corrispondente “pariteticità” delle rappresentanze dei lavoratori e dei datori di lavoro, a mezzo di un rigoroso delle competenze, i tecnici, differenziatisi come “lavoro che dirige” dal “lavoro che esegue”, avrebbero dovuto cessare di essere organi del capitale per divenire essi soli i capi e i dirigenti dell’unità organica della corporazione sindacalmente controllata. Secondo altri, non solo avrebbe dovuto essere istituita la cosidetta “corporazione proprietaria” (idea che, entro certi limiti e sotto certe condizioni, potrebbe perfino venir considerata), ma si propugnava anche il pieno assorbimento della burocrazia statale negli organi corporativi, la identificazione delle rappresentanze politiche con quelle corporative nel segno del cosidetto “Stato integrale del Lavoro”. Si seguiva, a tale riguardo, la parola d’ordine di “introdurre il lavoratore nella cittadella dello Stato”. Era, cioè, la via della involuzione della politica nell’economia, che qui veniva indicata come mèta del vero corporativismo, di un “corporativismo integrale e rivoluzionario”. A tali tendenze abbiamo fatto cenno per rendere chiaro che là dove si tende a forme organiche, antidualistiche, due possibilità, due direzioni si presentano a questo effetto: si può procedere dall’alto e si può procedere dal basso, si può far cadere il centro di gravità delle strutture, riorganizzate corporativamente e secondo il principio delle competenze, nella sfera inferiore, materiale e sindacale, ovvero in quella superiore, propriamente politica.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/il-maestro-della-tradizione/5945" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-2847" style="margin: 10px;" title="il-maestro-della-tradizione" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/il-maestro-della-tradizione.jpg" alt="" width="200" height="284" /></a>Così, è d’uopo riprendere l’esame dei rapporti che in un sistema normale debbono intercorrere fra Stato ed economia. Le condizioni dell’epoca attuale sono tali, che un’attività del tutto autonoma dei complessi aziendali è impossibile. Per potenti e vasti che siano, tali complessi hanno da fare i conti con forze e con monopoli che controllano in larga misura gli elementi fondamentali del processo produttivo. Così vi è chi ha giustamente rilevato che oggi il problema veramente attuale e serio non è più quello classista in senso ristretto, bensì quello del frano da imporre alla lotta selvaggia e priva di scrupoli che si svolge fra vari monopoli, essenzialmente fra il monopolio delle merci e delle materie (consorzi), quello del danaro (finanza, banca, speculazioni di borsa) e quello del lavoro (schieramenti sindacali, <em>Trade Unions</em>, ecc) (3). Così come stanno le cose nella società attuale, per evitare gli effetti distruttivi di questa lotta, per limitare la potenza di questi gruppi extra e superaziendali ed assicurare quindi alle stesse imprese condizioni di sicurezza e di regolata produzione, può essere efficace soltanto l’intervento dello Stato – naturalmente ove lo Stato si faccia valere come un potere sopraelevato tale da sapere affrontare e spiegare qualsiasi forza sovvertitrice, per potente che essa sia. In particolare, è dunque della massima importanza, nell’epoca attuale, che il processo contro il capitalismo degenere e prevaricatore sia condotto dall’alto, cioè che sia lo Stato ad assumere l’iniziativa di combattere senza pietà questo fenomeno e di ricondurre ogni cosa ad un ordine di normalità, invece di lasciare alle sinistre il diritto di accusa e di protesta a vantaggio di un’azione eversiva.</p>
<p style="text-align: justify;">Ora, uno Stato moderno, integrato nel senso anzidetto, avrebbe sufficienti poteri per un’azione del genere. La situazione dell’economia contemporanea è tale che un ostracismo rigoroso da parte dello Stato riuscirebbe esiziale per ogni gruppo capitalista, per potente che sia. La condizione preliminare sarebbe naturalmente il superamento della situazione propria alle democrazie, dove l’elemento politico stringe alleanze promiscue con quello plutocratico, facendosi aperto ad ogni specie di corruzione e proprio in tali termini pretendendo di rappresentare una “Destra” rispetto al marxismo. Ripetiamolo, il puro potere politico va sciolto da ogni vincolo – in primo luogo dai vincoli del capitalismo, poi, in genere, dell’economia. Ed anche praticamente, volendo tener conto del “troppo umano” , non si vede la ragione per cui i rappresentanti del puro principio politico dovrebbero prostituirsi, dovrebbero asservirsi a quelli del capitalismo, dal momento che essi, avendo la potenza – e la potenza essi possono averla – hanno anche la possibilità di dominare la ricchezza e di dettar legge ai signori del capitale e dell’industria. Il regime di corruzione è cosa possibile, anzi inevitabile, là dove uno Stato forte e tradizionale è inesistente, dove lo Stato si riduce ad uno strumento che il politicante attivista e senza scrupoli nato ieri sfrutta individualmente per negoziare i vantaggi legati all’una o all’altra carica politica. Nel punto in cui di contro al capitalismo degenere e prevaricante sorgesse un vero Stato, cadrebbe da sé la polemica delle sinistre e sarebbe stroncato ogni tentativo dell’economia di dare la scalata allo Stato in un senso marxista o semi-marxista (sindacalismo, laburismo, ecc.) col pretesto di rimettere le cose in ordine e di promuovere una presunta “giustizia sociale”. Così è cosa decisiva la capacità, o meno, dello Stato, come Stato davvero sovrano, di prevenire le forze sovversive, soppiantandole con una tempestiva rivoluzione dall’alto (4). Dopo di che il grande problema sarebbe quello di stabilire rapporti organici, ma non totalitari, fra lo Stato e le aziende-corparazioni, estromettendo o limitando al massimo ogni potere, ogni schieramento, monopolio ed interesse estraneo sia ad una sana economia, sia alla pura ragione politica.</p>
<p style="text-align: justify;">A tale riguardo, è di nuovo il retaggio tradizionale che potrebbe offrire l’idea direttiva: ci si potrebbe riferire, né più e né meno, al sistema feudale, adeguatamente trasposto e adattato. Ciò che nel regime feudale era l’assegnazione di una data terra e di una corrispondente giurisdizione o parziale sovranità, in sede di economia equivarrebbe al riconoscimento da parte dello Stato di complessi economici di diritto privato svolgenti determinati compiti produttivi, con un ampio margine di libera iniziativa e di autonomia. Il riconoscimento implicherebbe in caso di necessità la protezione, ma, come nel regime feudale, anche la controparte di un vincolo di “fedeltà”e di una responsabilità rispetto al potere politico, la statuizione di un “diritto eminente” a questo proprio, anche limitato, nell’esercizio suo, solo ai casi di emergenza e di particolare tensione. Su tali basi potrebbe venire organizzato un sistema riprendente l’unità e la pluralità, il fattore politico e quello economico, la pianificazione e vari spazi articolati di libera iniziativa e di responsabilità personale. Dunque, né centralismo totalitario da parte dello Stato, né interventi che disturbino o coartino i gruppi e i processi economici ove questi si svolgono ordinatamente.</p>
<p style="text-align: justify;">Direttive generali e schemi complessivi possono venire dati, ma quanto l’esecuzione, massimo spazio per lo spirito di iniziativa e di organizzazione (5). Nel complesso si avrà un sistema gerarchico: “unità di lavoro”, cioè aziende organicamente integrate, con maestranze raccolte intorno ai loro dirigenti, a loro volta raccolti intorno al potere statale, nel quadro di un regime rigoroso di competenze e di produzione, con eliminazione di ogni intossicazione ideologica classista e di ogni irresponsabile attivismo. Peraltro, il procedere, anche se solo in parte, su di una direzione del genere significherebbe anche andar di là del clima dell’ “era economica”, grazie allo speciale <em>ethos</em>, sia antiproletario, sia anticapitalista, che tutto ciò presuppone. La finalità ultima dell’idea corporativa, intesa a questa stregua, sarebbe effettivamente di elevare le attività inferiori, legate alla produzione e all’interesse materiale, al piano che in una gerarchia qualitativa viene subito dopo, in direzione ascendente, quello economico-vitale; nel sistema delle antiche caste, o “classi funzionali”, tale piano era quello della casta guerriera, sopraelevata rispetto alla casta della borghesia possidente e dei lavoratori. Ora è evidente che, col subentrare del sistema, di cui abbiamo parlato, nello stesso mondo dell’economia si rifletterebbe l’<em>ethos </em>chiaro, virile e personalizzato, proprio appunto ad una società basata sul tipo generale non del “mercante” o del “lavoratore”, bensì, come carattere e disposizione generale, in termini analogia, del “guerriero”. Sarebbe il principio di un risollevamento.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui basteranno questi brevi cenni, relativi ad un orientamento complessivo, lo studio delle formule concrete con cui le esigenze indicate potrebbero partitamente realizzarsi cadendo fuor dai limiti della presente trattazione. Gioverà solo ribadire il principio, che l’ordine economico non deve essere mai altro che un ordine di mezzi; per cui esso, in via di massima, deve sottostare ad un ordine di fini che trascendono il piano economico e che a questo sta come la finalità superiore, e perfino la vita passionale del singolo, stanno alle condizioni elementari della sua esistenza fisica. È per questo che la formula di uno “Stato del lavoro” rappresenta una pura aberrazione, qualcosa di invertito, di degradante e di degradato: l’opposto della concezione tradizionale.</p>
<p style="text-align: justify;">A tale riguardo, sarà bene aggiungere ancora qualche considerazione. Contro il sistema partitocratrico demoparlamentare, la riforma fascista che portò alla costituzione della Camera delle Corporazioni ebbe sicuramente vari titoli di legittimità; si volle instaurare un regime delle competenze in opposto all’incompetenza politicante che fa il buono e il cattivo tempo in regime demoparlamentare, non mancando di esercitare influenze perturbatrici nella sfera stessa dell’economia. Una tale linea può essere ripresa, salvo rivedere il sistema fascista delle rappresentanze corporative in vista di un diverso ordinamento che comprenderà la corporazione nel senso burocratico fascista, bensì le corporazioni nel senso anzidetto di unità aziendali organiche e di complessi, variamente coordinate o gerarchizzati, di tali unità a seconda dei rami. Come base, qui dovrebbe vigere l’accennato principio della spoliticizzazione delle forze economico-sociali. L’applicazione del rigido principio delle competenze dovrebbe togliere ad ogni rappresentanza corporativa ciò che potrebbe chiamarsi il suo plus-valore politico. La “Camera corporativa” non dovrebbe perciò avere figura di assemblea politica. Essa costituirebbe solo la “Camera bassa”e le istanze politiche dovrebbero farsi valere in una seconda Camera, in una “Camera alta”, ad essa sopraordinata. Una volta ricondotta l’economia entro i suoi limiti normali, è evidente che quando essa, nei quadri dell’accennato corporativismo, investe l’ordine legislativo e, in genere, quando si debbono affrontare quei problemi di organizzazione in grande, che sono ormai fondamentali per la economia moderna e che interessano la potenza stessa di uno Stato, occorre far valere adeguatamente dei criteri superiori mediante un organo distinto e più complesso, munito di una più alta autorità e incorporante, nei casi controversi, la suprema istanza. Tale organo sarebbe appunto la Camera alta. Mentre nella Camera corporativa sarebbe rappresentata l’economia e tutto ciò che riguarda il mondo professionale, l’istanza politica (politica in senso superiore) dovrebbe concentrarsi ad agire nella Camera alta attraverso uomini che rappresentino e difendano interessi più che soltanto economici e “fisici”, cioè interessi spirituali, nazionali, di prestigio e di potenza, e che provvedano affinché una direzione costante di insieme si mantenga nella soluzione di tutti i principali problemi riguardanti la parte corporeo-materiale dell’organismo politico. Un sistema misto di elezione e di designazione, non dissimile da quello che fu già studiato per le rappresentanze politico-corporative fasciste, potrebbe essere ammesso per la Camera bassa. Ma analogamente a ciò che fu propria a quelle esistenti nel passato in altre nazioni, per la Camera alta dovrebbe essere escluso il principio democratico; ad essa si dovrebbe appartenere non contingentemente, e temporaneamente, per “voto”, bensì per designazione dall’alto e per la vita, quasi come ad un Ordine, per naturale dignità e inalienabile qualificazione. È infatti necessario che stabilità e continuità non siano assicurate solo pel vertice, ove risiede il puro, saldo principio politico dell’<em>imperium</em>, ma, quasi per partecipazione, anche per una classe selezionata avente in proprio i caratteri e le funzioni di classe politica già posseduti dalla nobiltà tradizionale. Istituzionalmente, ciò troverebbe la sua concretizzazione appunto nella Camera alta. E quando in coloro che della Camera alta fanno parte si riflettesse la stessa severa impersonalità, la stessa distanza delle semplici necessità e contingenze del momento, la stessa neutralità rispetto ad ogni interesse particolare e di parte (naturalmente, pei “partiti” nel senso attuale ideologico qui non vi sarebbe alcun posto) incorporati eminentemente dal puro <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a> della sovranità, non vi sarebbe dubbio quanto alla monoliticità di una struttura atta davvero ad affermarsi di contro ad ogni eversione delle forze sovvertitrici dell’ “era economica”.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Note</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1)</strong> Cosa che apparirà ben singolare ai nostri contemporanei, fra tali principi valse, fino ad un certo periodo, la condanna di tutto ciò che corrisponde alla moderna pubblicità con le sue imposture, perché vi si vedeva un mezzo scorretto per scalzare i competitori, i quali dovevano essere invece battuti guadagnandosi lealmente l’acquirente con la migliore qualità dei manufatti.<br />
<strong>2)</strong> Avendo accennato a ciò, ricorderemo che lo sviluppo dello stesso comunismo in Russia ha eliminato illusioni del genere. Come i consigli di soldati che nell’esercito avrebbero dovuto sostituire o integrare gli alti comandi furono rapidissimamente liquidati, così cosa analoga si ebbe in economia. Nella prima fase, euforica e utopica, della rivoluzione comunista si eliminarono per le vie brevi i capitalisti e i dirigenti aziendali e si istituirono i “comitati di fabbrica” con poteri illimitati. Siffatta fase doveva però presto dar luogo a quella in cui la direzione tecnica fu di nuovo monopolizzata da una minoranza, ai comitati operai essendo lasciata solo una funzione consultiva e una competenza in fatto di condizioni di lavoro, con in più un diritto di veto. Ma in un terzo tempo questo stesso diritto apparve incomparabile con l’autonomia necessaria alla <em>élite </em>tecnico-direttiva per coordinare i processi economici e produttivi in vista dei vari “piani” della ricostruzione economica russa e dei corrispondenti interessi, non solo economici, ma altresì politici. Per cui il “controllo da parte dei lavoratori”, che in partenza era stato la parola d’ordine, finì con l’essere privo di ogni realtà di fatto. È quel che, per la forza stessa delle cose, nell’epoca moderna si verificherà sempre.<br />
<strong> 3) </strong>C. Costamagna, <em>Discorso sulla socializzazione</em>, Roma. 1951.<br />
<strong>4) </strong>Fu Bismarck a parlare di una “rivoluzione dall’alto”, in un analogo ordine di idee. Mentre con la legislazione del 1878, rimasta in vigore fino al 1890, egli aveva messo al bando la socialdemocrazia marxista accusata di mirare al sovvertimento del sistema politico-sociale esistente, di rompere la pace sociale e l’armonia delle classi, Bismarck fece sì che in Germania, prima che in ogni altro Stato europeo, venissero prese iniziative di previdenze e di assicurazione sociale delle classi operaie da parte dello Stato. E assai significativo che tali iniziative servirono a poco, facendo apparire chiaramente che l’agitazione marxista – allora come oggi – non perseguiva affatto finalità positive oggettive a carattere soltanto sociale, ma aveva intenti dichiaratamente politici sovvertitori. Nel trattare della “tattica e della strategia della rivoluzione mondiale” Lenin scrisse che la rivoluzione deve cominciare con le richieste economiche (cioè con pretesti economici) e poi passare alle richieste politiche.<br />
<strong>5) </strong>O. Spengler ha giustamente scritto (in <em>Jahre den Entscheidung</em>: “La regolamentazione (dell’economia) è come l’ammaestramento di un cavallo di razza ad opera di un esperto cavaliere e non la costrizione del vivo corpo economico prestabilito come in un busto e la trasformazione di esso in una macchina di cui si battono i tasti”.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Questo brano costituisce il dodicesimo capitolo di Julius Evola, <a title="Gli uomini e le rovine" href="http://www.libriefilm.com/gli-uomini-e-le-rovine/698"><em>Gli Uomini e le rovine</em></a> (ultima edizione Mediterranee, Roma 2002).</p>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 11:05:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stefano Arcella</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><br/><div id="attachment_2848" class="wp-caption alignright" style="width: 410px"><a href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola"><img class="size-full wp-image-2848" title="evola" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/evola.jpg" alt="Julius Evola (1898-1974)" width="400" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Julius Evola (1898-1974)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> n&#8217;a jamais émis que des jugements âpres et sévères sur Giovanni Gentile, le philosophe de l&#8217;actualisme. Pourtant, il a entretenu avec une lui une correspondance cordiale et a collaboré à l&#8217;<em>Enciclopedia Italiana</em>, monument culturel commandité par le régime de Mussolini et placé sous la houlette de Gentile. Nous avons découvert les preuves de cette étrange relation, occultée jusqu&#8217;ici&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Les rapports entre <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> et Gentile ont toujours été perçus sous l&#8217;angle conflictuel, sous l&#8217;angle des différences profondes entre les orientations philosophiques respectives des deux hommes. <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, dans sa période spéculative (1923-27), avait élaboré une conception de l&#8217;individu absolu, représentant un dépassement décisif de la philosophie idéaliste dans ses multiples formulations, dont, notamment, l&#8217;idéalisme de Croce et l&#8217;actualisme de Gentile. <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, en arrivant au bout de ses spéculations, approchait déjà ce point de passage vers la Tradition, comprise et perçue comme ouverture à la transcendance, et vers l&#8217;ésotérisme (en tant que voie expérimentale pour la connaissance et la réalisation du moi). Sa période spéculative à été donc une étape nécessaire dans son cheminement vers la Tradition.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, dans l&#8217;histoire des rapports entre les deux penseurs, il y a un élément demeuré totalement inconnu jusqu&#8217;ici: si on en prend connaissance, on acquiert une vision plus claire, plus directe et plus complète du lien qui a uni les deux hommes, en apparence ennemis. Cet élément, c&#8217;est la correspondance entre <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> et Gentile, que l&#8217;on peut consulter désormais, grâce à la courtoisie dont fait montre la Fondazione Gentile. Cette correspondance date des années 1927-1929, à l&#8217;époque où <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> dirigeait la revue <em>Ur</em>, publication visant à mettre au point une science du Moi, et qui fut, par la suite, sous-titrée &#8220;revue des sciences ésotériques&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est à la même époque que Gentile, avec ses collaborateurs, préparait une oeuvre de grande importance scientifique: l&#8217;<em>Enciclopedia Italiana</em>, dont il fut le premier directeur. Le premier volume de cette oeuvre gigantesque, commanditée par le régime mussolinien, est paru en 1929. Les tomes suivants paraissaient à un rythme trimestriel.</p>
<p style="text-align: justify;">La lettre la plus significative, du moins sous l&#8217;angle historico-culturel, est celle qu&#8217;<a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> adresse à Gentile le 2 mai 1928 (année où fut publié <a title="imperialismo pagano" href="http://www.libriefilm.com/imperialismo-pagano/41"><em>Imperialismo pagano</em></a>). Cette lettre est sur papier à en-tête de la revue <em>Ur</em>; elle remercie vivement Gentile d&#8217;avoir donné suite à son désir de collaborer à l&#8217;<em>Enciclopedia Italiana </em>et <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, dans la foulée, fait référence à son ami Ugo Spirito pour les domaines qui pourraient être de sa compétence.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette collaboration est confirmée dans une lettre du 17 mai 1929, dans laquelle <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> rappelle à Gentile que celui-ci a confié la rédaction de quelques entrées à Ugo Spirito, qui, à son tour, les lui a confiées. Dans cette lettre, <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> ne spécifie pas de quelles entrées il s&#8217;agit exactement, ce qui rend notre travail de recherche plus difficile. Actuellement, nous avons identifié avec certitude une seule entrée, relative au terme «Atanor», signée des initiales «G.E» (Giulio Evola).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces notes peuvent être vérifiées dans le volume <em>Enciclopedia Italiana</em>, publiée sous les auspices de l&#8217;&#8221;Istituto dell&#8217;Enciclopedia Italiana&#8221; à Milan en 1947. Dans la liste des collaborateurs, <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> est mentionné (Evola Giulio, p. 182) et on mentionne également les initiales qu&#8217;il utilisaient pour signer les entrées de sa compétence (G. Ev.), de même que le domaine spécialisé dans lequel se sont insérées ses compétences: &#8220;l&#8217;occultisme&#8221;. Ce terme désigne la spécialisation du penseur traditionaliste et non une entrée de l&#8217;Encyclopédie. De plus, les mentions, que signale ce petit volume introductif à côté de la matière traitée, indiquent le tome auquel <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> a collaboré plus spécialement: soit le tome V, publié en 1930, dont la première entrée était Assi et la dernière Balso.</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, on cherche à identifier précisément les notes préparées par <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> lui-même, pour ce volume. On tient compte du fait que bon nombre d&#8217;entrées ne sont pas signées et que le matériel préparatoire de l&#8217;<em>Encyclopédie </em>doit sans cesse être reclassé et mis en ordre, sous les auspices de l&#8217;&#8221;Archivio Storico dell&#8217;Enciclopedia Italiana&#8221;, parce que ces masses de documents ont été dispersées au cours de la seconde guerre mondiale. En effet, une partie de la documentation avait été transférée à Bergamo sous la République Sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre élément nous permet de vérifier la participation d&#8217;<a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> à cette oeuvre de grande ampleur: Ugo Spirito mentionne dans un texte de 1947 le nom d&#8217;<a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> parmi les rédacteurs de l&#8217;<em>Encyclopédie </em>dans les domaines de la philosophie, de l&#8217;économie et du droit. Des indications identiques se rencontrent dans le tome V de 1930.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur base de ses données, d&#8217;autres considérations s&#8217;imposent. Le fait qu&#8217;<a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> écrive à Gentile sur du papier à en-tête d&#8217;<em>Ur</em>, le 2 mai 1928, n&#8217;est pas fortuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Evola n&#8217;était pas un homme qui agissait au hasard, surtout quand il fallait se mettre en relation avec un philosophe du niveau de Gentile, figure de premier plan dans le panorama culturel italien de l&#8217;époque. <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> ne s&#8217;est donc pas présenté au théoricien de l&#8217;actualisme à titre personnel, mais comme le représentant d&#8217;un filon culturel qui trouvait sa expression en <em>Ur</em>, revue dont il était le directeur. <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> tentait de la sorte d&#8217;officialiser les études et les sciences ésotériques dans le cadre de la culture dominante, au moment historique où triomphait le fascisme mussolinien. Ce dessein se devine tout de suite quand on sait que la discipline attribuée tout spécialement à <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> dans l&#8217;<em>Encyclopédie </em>a été l&#8217;&#8221;occultisme&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Gentile accepte donc la collaboration d&#8217;<a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, ce qui constitue, de fait, une reconnaissance avouée des qualifications du théoricien de l&#8217;individu absolu, ainsi qu&#8217;un indice de l&#8217;attention portée par Gentile aux thématiques traitées dans <em>Ur</em>, au-delà des convictions qui opposaient les deux hommes et des différences irréductibles d&#8217;ordre philosophique qui les séparaient. La collaboration d&#8217;<a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> à l&#8217;<em>Encyclopédie </em>dirigée par Gentile prouve que ce dernier l&#8217;acceptait parmi les scientifiques de haut rang, dont le prestige culturel était incontestable dans l&#8217;Italie de l&#8217;époque. De ces rapports épistolaires entre <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> et Gentile, nous pouvons déduire, aujourd&#8217;hui, un enseignement que nous lèguent de concert les deux philosophes: ils se montrent tous deux capables d&#8217;intégrer harmonieusement des cohérences qui leur sont étrangères, des cohérences qui contrarient leurs propres principes, ce qui atteste d&#8217;une ouverture d&#8217;esprit et d&#8217;une propension au dialogue, à la confrontation fertile et à la collaboration, même et surtout avec ceux qui expriment une forte altérité de caractère et d&#8217;idées. La cohérence est une force positive: elle n&#8217;est pas la rigidité de celui qui s&#8217;enferme dans un isolement stérile. Un <em>fair play </em>qu&#8217;il convient de méditer à l&#8217;heure où d&#8217;aucuns réclament à tue-tête l&#8217;avénement d&#8217;une nouvelle inquisition.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis cinquante ans, on assiste à une démonisation a-critique, fourvoyante et infondée de nos deux penseurs, on constate un fossé d&#8217;incompréhension, des barrières qu&#8217;heureusement on peut commencer à franchir aujourd&#8217;hui, vu les processus de transformation qui sont à l&#8217;oeuvre dans le monde culturel. Il n&#8217;empêche que l&#8217;avilissement du débat culturel dans le sillage de l&#8217;anti-fascisme ou de l&#8217;esprit de parti est une réalité malheureuse de notre époque. Pour inverser la vapeur, il convient de remettre en exergue ces liens entre <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> et Gentile, entre deux philosophes appartenant à des écoles totalement différentes et opposées, afin de relancer un débat à l&#8217;échelle nationale italienne, de réexaminer les racines de notre histoire récente, de récupérer ce qui a été injustement étouffé après 1945 et gommé de nos consciences à cause d&#8217;une fièvre aigüe de damnatio memoriae.</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, outre la piste que nous offre la consultation des Archives Laterza pour explorer les rapports entre Croce et <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, nous devrions aussi compulser les lettres de Croce, mais, hélas, les Archives Croce nous ont textuellement dit que &#8220;ces lettres-là ne sont pas consultables&#8221;. C&#8217;est une politique diamétralement différente de celle que pratique la Fondazione Gentile, qui permet, elle, de consulter sans difficultés les lettres dont je viens de vous parler.</p>
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		<title>Evola nelle “veline” del Minculpop</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 11:20:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gianfranco de Turris</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il volume La stampa del regime 1932‐1943 curato da Nicola Tranfaglia (Bompiani, 2005) fa sorgere  almeno un paio di problemi circa i rapporti fra Julius Evola e il fascismo]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><br/><p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/la-stampa-del-regime-1932-1943/6940" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-4030" style="margin: 10px;" title="la-stampa-del-regime-fascista" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/la-stampa-del-regime-fascista.jpg" alt="" width="200" height="310" /></a>Il volume <a title="La stampa del regime" href="http://www.libriefilm.com/la-stampa-del-regime-1932-1943/6940"><em>La stampa del regime 1932‐1943</em></a> curato da Nicola Tranfaglia con la collaborazione di Bruno Maida (Bompiani, 2005) fa sorgere  almeno un paio di problemi circa i rapporti fra <a title="Julius Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Julius Evola</a> e il fascismo. Infatti il libro, come dice il sottotitolo, raccoglie “le veline del Minculpop per orientare l’informazione”: però, si avverte, “per quanto riguarda le veline non si tratta di una raccolta completa sebbene, a nostra conoscenza, è la più ricca e sistematica esistente” (p.6). Divisa per cinque grandi temi riunisce circa 350 pagine di “ordini alla stampa”, più un altro centinaio dedicate ai saggi introduttivi e alle presentazioni delle sezioni.</p>
<p style="text-align: justify;">In queste “veline” il nome di <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> è citato tre volte e solo una di esse si conosceva fino ad ora. Esaminiamole:</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>“Fare un’accurata recensione del libro di <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> sul razzismo” (12 settembre 1941). E’ la “velina” già nota essendo apparsa sui libri di Claudio Matteini (<em>Ordini alla stampa</em>, Editrice Polilibraria Italiana, Roma 1945, p.163), che per distrazione o refuso Tranfaglia/Maida attribuiscono ad una “Editrice Poligrafica”, e di Fausto Coen (<em>Tre anni di bugie</em>, Pan Editrice, Milano 1977, p.111), libro quest’ultimo che Tranfaglia/Maida non citano e forse non conoscono, e si riferisce a <em>Sintesi di dottrina della razza</em>, come ricorda la nota del libro di Tranfaglia. Quel che non si dice è che essa venne diffusa il giorno stesso dell’incontro che il filosofo ebbe con Mussolini a Palazzo Venezia accompagnato dal ministro della Cultura Popolare, Pavolini. Per la cronaca la raccomandazione ottenne qualche risultato: recensioni del libro apparvero su <em>La Nazione </em>del 18 ottobre, sul <em>Lavoro fascista </em>del 23 ottobre, sul <em>Corriere della Sera </em>del 25 novembre. Ne parlò con tono particolarmente critico, innescando una polemica, Ugoberto Alfassio Grimaldi di Bellino su <em>Civiltà fascista </em>del febbraio 1942, storico che nel dopoguerra scrisse molti libri dedicati al fascismo e del cui iperfascismo e iperrazzismo durante il Regime nessuno si è mai ricordato&#8230;</li>
<li>“E’ stato raccomandato di tenere presente che Evola non deve più scrivere sui giornali italiani” (1 giugno 1934). Questa “nota di servizio” apre un primo problema. Che il filosofo romano venisse ostracizzato in un certo momento della sua carriera si sapeva e lo racconta lui stesso, ma questo momento si situa quattro anni addietro, cioè al momento della chiusura forzata de <em>La Torre</em> nel giugno 1930. <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> dovette attendere che si creasse e consolidasse il rapporto con Giovanni Preziosi e quindi con Roberto Farinacci per ricominciare a scrivere: prima su <em>La Vita italiana </em>(marzo 1931) e quindi <em>Il Regime fascista </em>(gennaio 1933). Però già vari articoli aveva nel frattempo pubblicato su <em>L’Italia letteraria</em> e <em>La nobiltà della stirpe</em>, mentre continuava ad essere ospitato sulle pagine di <em>Vita nova</em>, e proprio nello stesso gennaio 1933 avrebbe iniziato una parallela collaborazione al quotidiano di Ferrara <em>Corriere padano </em>diretto da Nello Quilici e che faceva riferimento a Italo Balbo. Dall’aprile 1933 scriveva anche sull’autorevole <em>La Rassegna italiana </em>e proprio alcuni mesi prima della “velina”, dal febbraio 1934, avveva preso avvio una sua assidua presenza sull’ancor più autorevole <em>Lo Stato</em>, il mensile di Carlo Costamagna. Sarebbe stata poi la volta di un altro quotidiano, il <em>Roma </em>di Napoli (febbraio 1934), e dell’ufficiale <em>Bibliografia fascista </em>(marzo 1934). Che senso ha dunque questa “velina”, considerando che dopo di essa non è che <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> si vide troncare le sue collaborazioni? Di certo il filosofo veniva guardato ancora con sospetto: ne fanno vede le informative regolarmente raccolte dalla Polizia politica, ma anche una lettera inedita conservata presso l’Archivio Quilici di Roma e che la Fondazione Julius Evola possiede in copia: venne inviata al direttore del <em>Corriere padano </em>Nello Quilici dal capo dell’Ufficio Stampa del capo del Governo Gaetano Polverelli e si conclude con questo capoverso: “Circa la collaborazione di <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> è bene notare che costui non ha precedenti di fascismo e che la sua posizione politica merita di essere chiarita”. La data è 24 gennaio 1933, cioè quando di <a title="Evol" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> il quotidiano aveva pubblicato i primi due articoli su argomenti non certo impegnativi politicamente (sul femminismo e una intervista, il 5 e 19 gennaio). Ma ciò non basta a chiarire la “nota di servizio” di un anno e mezzo dopo, soprattutto considerando che non ebbe alcun effetto. L’uscita di un sua nemico personale in alto loco? Il fuoco di paglia per qualche resipiscenza burocratica? Una ritorsione per la pubblicazione di <em>Rivolta contro il mondo moderno</em> che era verosimilmente uscita nel marzo 1934?. Oppure il raccomandato ostracismo venne evitato per l’appoggio che <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> ormai aveva da parte di Farinacci, un gerarca comunque sempre influente? Un articolo di <a title="Julius Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Julius Evola</a>, <em>Mussolini temeva l’influsso della magia?</em> apparso sul <em>Roma </em>il 30 luglio 1954, riprodotto nel volume <em><a title="Esoterismo e fascismo" href="http://www.libriefilm.com/esoterismo-e-fascismo/763">Esoterismo e fascismo</a> </em>(Edizioni Mediterranee, 2006), complica non chiarisce la questione. Vi si legge infatti: “Ciò accadde verso il ‘31. Alla direzione di vari giornali ai quali collaboravo, all’improvviso pervenne l’ordine di non accogliere più i miei scritti”. Un ricordo congruo con la ricostruzione dei fatti e lo sviluppo delle collaborazioni evoliane appena effettuata, perché si situa dopo la brusca chiusura d’autorità de <em>La Torre</em>, ma incongruo con la data del 1934 indicata per questa “velina” nel volume <a title="La stampa del Regime" href="http://www.libriefilm.com/la-stampa-del-regime-1932-1943/6940"><em>La stampa del regime</em></a>: ci furono allora due “ordini di sevizio”, uno del 1931 e uno del 1934? la citazione del volume è invece errata? oppure <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> ricorda male? Poiché nell’articolo citato il filosofo afferma di aver incontrato per avere spiegazioni Gaetano Polverelli, capo dell’ Ufficio Stampa del capo del governo (il nucleo da cui sarebbe nato nel 1935 il Ministero), il ricordo sembra esatto, dato che Polverelli resse quella carica dal 1931 all’agosto 1933 (la lettera a Quilici è dell’inizio di questo anno), quando gli subentrò Galeazzo Ciano.</li>
<li><a href="http://www.libriefilm.com/il-maestro-della-tradizione/5945" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-2847" style="margin: 10px;" title="il-maestro-della-tradizione" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/il-maestro-della-tradizione.jpg" alt="" width="200" height="284" /></a>“Si deplora l’articolo di <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> (‘Gazzetta del Popolo’) sulle non meglio identificate bande che infesterebbero le spiagge (ormai deserte) e le stazioni di sport invernali mentre è risaputo che tali stazioni sono quest’anno chiuse” (1 novembre 1942). L’articolo cui si allude è <em>Quelli delle “bande”</em> che affronta l’argomento delle bande giovanili di ragazzi e ragazze ancora oggi attualissimo: non pare siano trascorsi oltre sessant’anni. Il problema però è che esso uscì proprio il 1 novembre ma non sulla <em>Gazzetta del popolo</em> bensì sull’altro quotidiano di Torino, <em>La Stampa</em>, come si può leggere nella antologia pubblicata dalle Edizioni Heliopolis per la Fondazione Julius Evola a cura di Gian Franco Lami e <a title="Alberto Lombardo" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/alberto-lombardo/">Alberto Lombardo</a>. Dunque, i casi sono due: o c’è stato un <em>lapsus calami</em> dell’estensore della “velina” che si è confuso tra i due giornali torinesi; oppure effettivamente <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> scriveva anche sull’altro, un po’ come avveniva sovente per le collaborazioni interscambiabili e minimamente ritoccate de <em>Il Regime fascista</em> e il <em>Corriere padano</em>: ma lo stesso articolo nello stesso giorno?</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Una citazione a parte si deve fare per la nota biografica dedicata al pensatore romano pubblicata a p.428 de <a title="La stampa del regime" href="http://www.libriefilm.com/la-stampa-del-regime-1932-1943/6940"><em>La stampa del regime</em></a>. Cinque righe e mezzo che comprendono due errori marchiani d’interpretazione ed uno di data, il che dovrebbe far ritenere che non l’abbia redatta Nicola Tranfaglia, bensì il suo co‐autore o qualche oscuro collaboratore: la faziosità non obbliga ad essere ignoranti e soprattutto contraddittori con quanto scritto poche pagine prima (p.425), la dove si scrive esattamente che <em>Sintesi di dottrina della razza</em> venne pubblicato nel 1941, mentre a p.438 la data è 1938&#8230; I veri e propri sbagli interpretativi (peraltro non nuovi presso certi storici) sono l’affermazione che <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> “contribuì in modo significativo all’elaborazione del razzismo biologico italiano”, e che <em>Rivolta contro il mondo moderno</em> “rientrava nelle sue posizioni estremistiche all’interno del fascismo che gli valsero molti ostracismi”. Sulla prima affermazione è quasi inutile soffermarsi: è un luogocomunismo di certa storiografia italiana, nonostante tutte le prove documentarie in contrario, ma soprattutto nonostante quanto hanno affermato (ancorché criticamente) non solo il lontano De Felice, ma i recenti Israel e Raspanti, e i recentissimi Pisanty e Canosa. Sulla seconda affermazione che dire? Forse che è una’interpretazione inedita da parte di chi non sa neppure di cosa tratti il libro, oppure di chi ‐in questo caso i<br />
curatori del presente volume ‐ hanno dedotto tutto questo dalla “velina” del 1934 che raccomandava di non far più scrivere <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">* * *</p>
<p style="text-align: justify;"><em>(tratto dal sito ufficiale della <a href="http://www.fondazionejuliusevola.it">Fondazione Julius Evola</a>).</em></p>
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		<title>L&#8217;esoterismo di René Guénon</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 11:04:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julius Evola</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Riflessioni di Julius Evola sull'opera di René Guénon, tratte dalla presentazione al volume Considerazioni sulla Via Iniziatica]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><br/><p style="text-align: justify;"><a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon"><img class="alignright size-full wp-image-3970" style="margin: 10px;" title="guénon" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/guénon.jpg" alt="" width="200" height="202" /></a>Per la serietà e la sicurezza delle vedute, per una preparazione veramente particolare in fatto di tradizioni religiose, miti e <a title="simbolismi" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli"> simbolismi</a> e specialmente di dottrine orientali, per una costante cura nell&#8217;affrontare tutti i dettagli pur mantenendo sempre  un punto di vista di sintesi, l&#8217;opera del <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> non è da paragonarsi a quella di altri che hanno trattato problemi consimili.</p>
<p style="text-align: justify;">La posizione del <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> è una posizione di blocco. Si tratta di accettare o meno un dato sistema di riferimento: ma aderendovi è difficile non seguirlo nelle deduzioni che ne trae.</p>
<p style="text-align: justify;">I vari libri del <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> obbediscono ad un piano prestabilito, che essi vanno ordinatamente svolgendo, il compito iniziale è puramente negativo e se ne può chiarire il senso come segue. Chiuso nella tenaglia del materialismo, l&#8217;Occidente negli ultimi decenni è stato preso da un èmpito confuso verso qualcosa di «altro», non sapendo però giungere che a forme equivoche, superstiziose e inconsistenti le quali, contraffacendo la vera «spiritualità», hanno costituito, alla fine, un pericolo altrettanto reale quanto quello del materialismo contro cui erano partite. È così che il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a>, per primo, ha creduto opportuno prendersela con i «neospiritualismi» più in voga, eseguendone una demolizione sistematica e, a nostro avviso, salutare.</p>
<p style="text-align: justify;">Primo a cadere sotto i suoi colpi è stato lo spiritismo. Il suo libro <em>L&#8217;Erreur Spirite</em>, del 1923, merita veramente di esser letto, perché in nessun altro si trova una <em>mise au point </em>del genere. Bisogna, a questo proposito, comprendere l&#8217;attitudine del <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a>: egli non contesta la realtà dei fatti, ritenendosi anzi fondato ad ammettere molto più di quel che non possa qualsiasi spiritista. Quel che egli afferma, conformandosi all&#8217;opinione di chi, come gli Orientali, purtuttavia erano così addentro in fatto di fenomeni psichici &#8211; quel che egli afferma è che tali fatti (medianità, ecc.) non hanno nessun valore spirituale; che ogni interesse extrasperimentale per essi è malsano e incentivo di degenerescenza; che l&#8217;ipotesi spiritica oltre che arbitraria, è in sé stessa contraddittoria e che è soltanto aberrante la pseudoreligione che in certi ambienti ne deriva. Spiragli oltre il «normale» possono pur aprirsene, ma con ben altri metodi e con ben altra attitudine interiore, se si deve parlare di «spiritualità».</p>
<p style="text-align: justify;">Il secondo colpo cade sulla teosofia anglo-indiana e le sue derivazioni più o meno «occultistiche», per le quali vien proposto il termine di «teosofismo» (<em>Le Théosophisme. Histoire d&#8217;une pseudo-réligion</em>, 1921). Il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> si dimostra terribilmente informato di tutti i retroscena privati del movimento. Simultaneamente, se pur non sistematicamente (e per questo il primo volume è migliore), egli si dà a mostrare quanto, nel teosofismo, si risolva in una morbosa divagazione di menti confuse, mista a singolari travisamenti di dottrine orientali per opera dei peggiori pregiudizi occidentali. Ed anche qui, come l&#8217;antispiritismo del <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a>, non vuol dire filisteismo materialista, ma proprio il contrario, così pure il suo antiteosofismo parte unicamente dal bisogno di difendere certe posizioni e dottrine spirituali e tradizionali a cui lo stesso teosofismo vorrebbe rifarsi, non giungendo invece che a delle contraffazioni più dannose.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma l&#8217;opera negativa del <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> non si arresta a tanto. Dopo le velleità «neospiritualiste» ecco che l&#8217;intera cultura dell&#8217;Occidente diviene l&#8217;oggetto dei suoi attacchi (<em>Orient et Occident</em>, 1924; <em>La crise du monde moderne</em>, 1927; ed anche: <em>Introduction générale à l&#8217;étude des doctrines hindoues</em>, 1921). Più semplicemente, si tratta di ciò a cui l&#8217;Occidente ha dato luogo partendo, ad un dipresso, dall&#8217;Umanesimo e dalla Riforma. <a title="René Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> non esita a riconoscere la perversione più completa di ogni ordine ragionevole di cose. Per chi voglia seguire il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a>, qui il terreno comincia a farsi difficile, perché difficile, per i più, è il rendersi conto del punto di riferimento assunto dall&#8217; autore.</p>
<p style="text-align: justify;">Il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> sostiene che la causa della crisi del «mondo moderno» risiede principalmente in un perduto contatto con la «realtà metafisica» e nel conseguente estinguersi di tradizioni che avessero il deposito di un corrispondente corpus di principi di valori e di insegnamenti.</p>
<p style="text-align: justify;">Per la comprensione del termine «realtà metafisica» come l&#8217;usa <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a>, è d&#8217;uopo retrocedere a dottrine «premoderne» e «superare», nell&#8217;opinione della moderna filosofia: alla scolastica, per esempio, o a Plotino o alle grandi scuole speculative orientali. Di là da tutto ciò che è spaziale e temporale che è soggetto a cangiamento, che è intriso di particolarità, di individualità e di sensibilità, esisterebbe un mondo di essenze intellettuali, ma non come ipotesi o come astrazione della mente, sibbene come la più reale delle realtà. L&#8217;uomo potrebbe «realizzarlo», cioè averne un&#8217;esperienza diretta così certa, come quella datagli dai sensi fisici, quando riesca ad elevarsi ad uno stato «soprarazionale» di «intellettualità pura», cioè ad un atto trascendente dell&#8217;intelletto scisso da ogni elemento propriamente umano, psicologistico, affettivo-soggettivo e così pure «mistico» e individualistico; ed è in relazione a ciò, e non nel riferimento ad una speculazione filosofica, che viene usato il termine: «metafisico».</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/il-regno-della-quantita-e-i-segni-dei-tempi/4841" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3968" style="margin: 10px;" title="regno-della-quantita" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/regno-della-quantita.jpg" alt="" width="200" height="297" /></a>Cose, come ognuno vede, tutt&#8217;altro che nuove. Ma il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> <em>a priori</em> si dichiara avversario irriducibile di tutto ciò che è «nuovo» e «moderno»; e nell&#8217;idea che l&#8217;esser «originale» e «personale», anzi che l&#8217;esser vera, decida dell&#8217;importanza di una dottrina, egli accusa una delle più singolari deviazioni della mentalità contemporanea.</p>
<p style="text-align: justify;">Dal contatto con la «realtà metafisica» l&#8217;uomo, come si è detto, ricaverebbe un insieme di principi, che renderebbero possibile una visuale non-umana per considerare e ordinare le cose umane: avrebbe dei punti fermi, da cui per adattazione ai vari piani potrebbero esser dedotti principi per conoscenze particolari e varie, ma sempre ordinate «gerarchicamente» intorno ad un asse unico sovrannaturale. Questo, per il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a>, sarebbe stato il carattere delle «scienze tradizionali» conosciute negli antichi cicli di cultura, in opposto alle scienze moderne, induttivo-esterioristiche, particolaristiche, prive di un punto unitario di riferimento, incapaci di conoscere oltre che di «sapere», puramente «profane».</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;altra parte, trasportata sul piano dell&#8217;azione, la «conoscenza» relativamente alla «realtà metafisica» darebbe dei punti di vista superiori, dei principi per dirigere gli interessi terreni, per inquadrare le attività mondane, per prolungare, insomma, la «vita» in qualcosa che è più che «vita».</p>
<p style="text-align: justify;">E a questa seconda applicazione non va dato un valore puramente ideale o contrappuntistico: ciò che non comincia né finisce nell&#8217;elemento «uomo», proietta dei precisi rapporti di distinzione e di «dignità» nelle forme di vita; e così nasce la possibilità di quella «gerarchia», che antiche organizzazioni sociali conobbero: nell&#8217;India, nell&#8217;Estremo Oriente, anche nei centri paleomediterranei sino a quel <a title="medioevo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/medioevo">medioevo</a> cattolico-feudale al quale il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a>, rivendica uno speciale significato di valore. Invece che un gioco di forze esterne, sarebbe dunque stata l&#8217;azione universale e, diciamo così, «catalittica» della «conoscenza metafisica» a instaurare simili strutture d&#8217;ordine sin nella vita concreta e politica.</p>
<p style="text-align: justify;">Per la sua natura non-umana, una tale «conoscenza» avrebbe un carattere universale, di una universalità concreta basata sopra un&#8217;esperienza trascendente, ripetiamolo, e non astratta o comunque razionale. E come secondo antiche teorie, la potenza del fuoco esisterebbe sempre e ubiqua, per quanto non si manifesti visibilmente che quando siano presenti dati determinismi e ora sotto questa o quella forma contingente, così pure la conoscenza metafisica avrebbe per sue manifestazioni il corpus degli insegnamenti di varie tradizioni e <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a>, varie secondo il tempo e il luogo, ma pure riconducibili all&#8217;«invariante» di una Tradizione unica o «primordiale», espressione, questa, da prendersi però non in senso temporale e storico, ma in senso metafisico e spirituale.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/il-demiurgo-e-altri-saggi/991" target="_blank"><img class="alignright size-medium wp-image-3969" style="margin: 10px;" title="demiurgo" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/demiurgo-178x300.jpg" alt="" width="178" height="300" /></a>Dall&#8217;Umanesimo in poi, il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> vede costituirsi una cultura «involutiva» in quanto basata unicamente sull&#8217;«umano». Sono le facoltà razionali che prendono il posto dell&#8217;«intellettualità pura»: l&#8217;astrazione filosofica si sostituisce alla conoscenza metafisica, l&#8217;immanenza alla trascendenza, l&#8217;individuale all&#8217;universale, il movimento alla stabilità, l&#8217;antitradizione alla tradizione. Simultaneamente il polo materiale e pratico della vita si ipertrofizza, si ispessisce, prende la mano su tutto il resto. Nuove manifestazioni dell’«umano», il moralismo, il sentimentalismo, l&#8217;esaltazione dell&#8217;«io», dell&#8217;incomposto agitarsi (attivismo), della tensione senza luce («volontarismo») balenano dappertutto nel mondo moderno, fra una completa mancanza di «principi», fra un caos sociale e ideologico, fra una contaminazione mistica della «vita» e del «divenire» che batte il ritmo ad una specie di corsa verso l&#8217;abisso, sotto il cielo arimànico di una grandiosità puramente meccanica e materialistica. E dall&#8217;Europa il male si estende altrove come una nuovissima barbarie: l&#8217;antitradizione insinua dappertutto il suo <em>standard of living</em>, «modernizzando» quelle civiltà che, come l&#8217;Islam, l&#8217;India e la Cina, sia pure in lontani riflessi ancora conservano valori dell&#8217;altro ordine. Onde &#8211; giustamente, a parer nostro &#8211; il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> dice contro Massis che, se mai, non di un «pericolo orientale» per l&#8217;Occidente, bensì di un «pericolo occidentale» per l&#8217;Oriente si deve parlare. E gli scatti di reazione, si è visto già dove conducono, in Occidente: sono le deviazioni neospiritualistiche e spiritistiche che esse stesse, riflettono la tirannia delle facoltà infraintellettuali e l&#8217;incomprensione per una realtà che si può esser talvolta mostrata, per spiragli luciferinamente socchiusi. E quand&#8217;anche non si tratti di teosofismi, spiritismi e simili, la stessa riviviscenza cristiana in sette e in «ritorni» è la più lontana di tutto dal senso di quel severo contenuto di conoscenza ascetica e simbolica, che attraverso il cristianesimo, potrebbe condurre ad un rinnovato contatto con la «realtà metafisica» e con la «Tradizione», al titolo di una liberazione e di una reintegrazione dell&#8217;io.</p>
<p style="text-align: justify;">Il panorama dell&#8217;«età moderna» si presenta dunque al <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a></span> in modo non troppo luminoso. Né egli ammette transazioni: dice no allo spirito occidentale preso in blocco e dubita che si sia ancora in tempo per arrestare la corsa che forse già precipita verso un epilogo di catastrofe. Ad ogni modo, a ciò si richiederebbe anzitutto formare delle <em>élites</em>, nelle quali si ridesti il senso della realtà metafisica. Ma fra queste <em>élites </em>(che, fra l&#8217;altro, potrebbero già esistere, più o meno fra le quinte) e le grandi masse della società moderna, come si può pensare che si stabilisca una comunicazione? E allora, anche fatto questo passo, la «Tradizione», in senso grande, non resterebbe nuovamente un problema?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/la-tradizione-e-le-tradizioni/900" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3895" style="margin: 10px;" title="tradizione-tradizioni" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/tradizione-tradizioni.jpg" alt="" width="200" height="280" /></a>Il tentativo di partire da una delle tradizioni ancora esistenti e da là procedere per «integrazione», forse avrebbe migliori possibilità. A questo riguardo, lo sguardo del <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> si è portato sul cattolicesimo. Egli, come si è detto, ritiene che, più di ogni altra, la tradizione cattolica abbia avuto in Occidente il deposito della «Tradizione primordiale»: deposito anzitutto ricevuto in una forma religiosa e poi, al giorno d&#8217;oggi, passato allo «stato latente» come corpo di <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simboli</a> e di dottrine, nella cui comprensione non entra ormai niente più di metafisico. Occorrerebbe invece che nel cattolicesimo si formasse una <em>élite </em>capace di tanto; e alla reintegrazione, secondo il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a>, potrebbe servire la conoscenza di dottrine orientali che, come quella vedantina di cui il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> ha dato una buona esposizione: <em>L&#8217;homme et son devenir selon le Vedanta</em>, 1925, conserverebbero tuttora l&#8217;insegnamento «ortodosso» in una forma più pura e più metafisica. Allora il cattolicesimo potrebbe rianimarsi e costituirsi come un principio positivo contro la crisi del mondo moderno.</p>
<p style="text-align: justify;">Quanto siano chimeriche speranze del genere, qui non staremo a rilevarlo: e il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> lascia quasi comprendere una certa sua delusione dopo certe «esperienze» personali in proposito. Ma, in ogni caso, resterebbe questo problema: sino a che punto lo stesso cattolicesimo, anche così reintegrato, si può pensare che possa riorganizzare nell&#8217;unità di una Tradizione universale il mondo moderno? Come «base», non bisogna illudersi: il cattolicesimo ormai è estraneo al centro del mondo moderno: ed anche là dove ancora domina, il suo dominio è tutto in superficie e non impedisce che la direzione principale della vita e degli interessi miri a tutt&#8217;altra cosa, sia laica e antitradizionale.</p>
<p style="text-align: justify;">Diciamo di più: la stessa comprensione della realtà metafisica, come il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> la presenta, è tale da essere essa stessa in contrasto con lo spirito dell&#8217;Occidente non pure post-umanistico, ma altresì classico, nordico-germanico, ellenico; onde il <a title="René Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> deve forzatamente vedere una via senza uscita e ridursi ad un verdetto di condanna privo di effetti. Tuttavia ci si può chiedere: il modo con cui il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> concepisce il metafisico è forse l&#8217;unico possibile e legittimo?</p>
<p style="text-align: justify;">Qui siamo al punto fondamentale ove la cinta di difesa del <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> lascia una zona scoperta. Si è che il termine di «intellettualità pura» usato dal <a title="René Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> per l&#8217;organo della «conoscenza metafisica» cela un equivoco, anzi un paralogismo, perché effettivamente esso vuol dire «realizzazione» e ogni «realizzazione» comprende due aspetti, due possibilità che sono: azione e contemplazione. Il <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> surrettiziamente identifica il punto di vista metafisico con quello in cui la contemplazione domina sull&#8217;azione, laddove è di uguale dignità l&#8217;altro, in cui l&#8217;azione invece domina sulla contemplazione e viene a fornire essa stessa una via e una testimonianza della trascendenza, così come nelle tradizioni di sapienza eroica degli <em>kshatriya </em>(guerrieri) conosciute dallo stesso Oriente, se pure in frequente contrasto con quelle più predominanti dei <em>brahmana</em>, alle quali si rifà l&#8217;attitudine del <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a>. Ma dal punto di vista brahmano, l&#8217;antitesi con l&#8217;Occidente si fa aspra ed irriducibile, perché lo spirito dell&#8217;Occidente ha appunto una tradizione essenzialmente guerriera, epperò rivela possibilità di latenti vie di reintegrazione solamente quando gli si vada incontro partendo dai principi e dalla comprensione del metafisico che sono propri ad una sapienza guerriera: e quei valori occidentali, come quelli dell&#8217;affermazione individuale, della pluralità, della libera iniziativa e dell&#8217;immanenza, più che negazione, apparirebbero come elementi allo stato materiale da elevare ad un piano spirituale, secondo l&#8217;anima di una tradizione veramente occidentale, cioè guerriera.</p>
<p style="text-align: justify;">Si può dunque dire che l&#8217;opera del <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> è positiva nella sua parte negativa e negativa nella sua parte positiva, perché qui la sua leva manca del punto d&#8217;appoggio necessario per poter agire su quella realtà, su cui vorrebbe agire. È invece comprendendo la radice guerriero-eroica che tuttora sta dietro alle forme oscure del mondo moderno e mostrando per quale via si possa liberarla da tale piano e condurla a riaffermarsi in un ordine superiore &#8211; quelle antiche tradizioni, in cui l&#8217;Eroe, il Signore e il Re apparivano simultaneamente come portatori di valori e di influenze non-umane potrebbero, a questo proposito, insegnarci più di una cosa &#8211; che si può giungere in Occidente a qualcosa, più che ad una sterile negazione, che ne disconosce la fisionomia.</p>
<p style="text-align: justify;">A <a title="Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a> resta comunque il merito di aver affermata la necessità del ritorno ad un punto di vista «non-umano» nel senso più integrale, chiaro e virilmente ascetico e soprarazionale del termine: giacché questo è il principio, ciò che, anzitutto, importa e senza di cui il problema dello spirito moderno sarebbe condannato a rimanere tale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tratto dalla presentazione del volume <em>Considerazioni sulla Via Iniziatica</em> di <a title="René Guénon" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">René Guénon</a>.</p>
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		<title>El Cuestionario de Ernst von Salomon</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 22:18:25 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Con el título El Cuestionario Ernst von Salomon ha escrito un libro en que las diferentes preguntas son ocasiones para una especie de sugestiva autobiografía]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/rivoluzione-conservatrice.PNG" width="48" height="48" alt="" title="Rivoluzione conservatrice" /><br/><p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_3923" class="wp-caption alignright" style="width: 231px"><img class="size-medium wp-image-3923" title="evs-1933" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/evs-1933-221x300.jpg" alt="" width="221" height="300" /><p class="wp-caption-text">Ernst von Salomon</p></div>
<p>En Alemania tuvo una triste fama el denominado &#8220;Cuestionario&#8221;: <em>der Fragebogen</em>. Era un formulario que había que llenar y que comprendía 131 preguntas, las cuales no solamente representaban un sistema de información sobre cada mínimo detalle de la persona, de la vida y de las actividades del interrogado, sino que implicaban un verdadero y propio &#8220;examen de conciencia&#8221;. La única diferencia estaba en que quien lo solicitaba no era la Iglesia sino el gobierno militar aliado.</p>
<p style="text-align: justify;">Justamente con el título <em>El Cuestionario</em> Ernst von Salomon ha escrito un libro que ha tenido en Alemania una vasta resonancia y que ahora ha salido a través de Ediciones Longanesi en versión italiana con el título modificado de <em>Yo sigo siendo prusiano</em> (<em>Io resto prussiano</em>). Von Salomon es ya conocido por otros libros exitosos tales como <em>La ciudad</em>, <em>Los proscriptos</em>, <em>Los cadetes</em>. Aquí emplea casi 900 páginas para darle al aludido &#8220;cuestionario&#8221; aliado la respuesta deseada de acuerdo a su conciencia. Las diferentes preguntas son ocasiones para una especie de sugestiva autobiografía, que comprende al mismo tiempo el encuadre de acontecimientos, de experiencias y de encuentros de todo tipo, desde el período de la primera posguerra al de la ocupación aliada.</p>
<p style="text-align: justify;">El rubro reservado  a las &#8220;observaciones&#8221; es quizás el más impresionante: se refiere a todo aquello que el autor experimentó con los norteamericanos en sus campos de concentración. En su objetividad es un terrible documento respecto de una brutalidad inaudita, cuanto más odiosa en tanto ha sido producida por aquellos que presumieron de dar a su guerra el carácter de una cruzada en nombre de la humanidad y de la dignidad de la persona humana. Aun queriendo establecer un paralelo con aquello que pudo acontecer en algún campo de concentración alemán, aquí no era ahorrado ni el combatiente heroico, ni el general, ni el alto o digno funcionario, agregándose también aquellas personas arrestadas casualmente que no estaban en condiciones de responder sobre nada en especial. Lo cual fue el caso del mismo von Salomon, nunca inscripto en el partido nazi, y de su compañera, una judía protegida por éste en contra de las medidas anti-hebraicas, a la cual le había hecho poner un nombre falso. Ambos no fueron liberados sino después de más de un año de vida degradante, luego de haberse dado cuenta de que&#8230; se trataba de un equívoco.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-3924" style="margin: 10px;" title="fragebogen" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/fragebogen.gif" alt="" width="150" height="217" />Respecto al contenido del libro, queremos tan sólo hacer mención a todo aquello que se refiere a aspectos poco conocidos de las fuerzas políticas que en Alemania actuaron durante el advenimiento de Hitler y, en parte, también durante su dictadura. Tal como se ha dicho, Salomon no era nazi. Pertenecía más bien a aquel movimiento que puede denominarse como de la &#8220;<a title="revolucion conservadora" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/rivoluzioneconservatrice">revolución conservadora</a>&#8220;. Luego del derrumbe de 1918 en Alemania tomó forma un movimiento múltiple de entonación nacionalista el cual se proponía la renovación resuelta de formas y métodos, conservando sin embargo los principios fundamentales de la tradición y de la concepción germánico-prusiana del Estado. Con este espíritu estuvieron animadas las formaciones de voluntarios que, al mando del capitán Erhardt, se batieron en la frontera oriental aun luego del derrumbe y que luego, al lado de otras corrientes, actuaron como fuerzas políticas en contra de la Alemania de Weimar, la socialdemocracia y el comunismo. Aquí la consigna era la &#8220;revolución desde lo alto&#8221;: es decir, una revolución que partiera del Estado y desde la idea de Estado y desde el concepto de autoridad legítima. Estos mismos ambientes forjaron entonces por vez primera la famosa fórmula del &#8220;Tercer Reich&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Y bien, todo este nucleamiento vio en el nacionalsocialismo no tanto la realización cuanto la traición de sus ideas. Tal como dice von Salomon, el primer serio y gran tentativo del movimiento nacional  de provocar un vuelco histórico decisivo partiendo desde lo alto, desde el Estado, fracasó a causa de la existencia de Hitler. Con Hitler, nos agrega, el acento decisivo del nacionalismo se desplazó del Estado al pueblo, a la pura autoridad de la nación como colectividad, y ello fue formulado en el hecho de que para defender una concepción política totalmente opuesta fue utilizada una terminología que se remontaba en gran parte al patrimonio tradicional germano-prusiano.</p>
<p style="text-align: justify;">Todo sumado, nos dice Salomon, el régimen totalitario instaurado por Hitler no sale de los marcos de la democracia, más aun es una democracia exasperada en una especie de tribunado del pueblo. El poder se lo conquista a través de las masas, la legitimación formal del poder es recabada de las masas, mientras que el Estado tradicional autoritario se basa en la jerarquía y sobre un concepto autónomo y superior de la soberanía. Por esto von Salomon no podía ser nacionalsocialista; ni tampoco lo fueron muchos otros que, luego del advenimiento de Hitler y del &#8220;partido de masas&#8221;, se echaron atrás o bien se afiliaron al movimiento con la sola intención de accionar desde lo interno del mismo en el momento oportuno, luego de que hubiesen sido resueltos algunos problemas improrrogables de política interna y externa. Muchos de tales elementos figuraron entre aquellos que intentaron liberarse de Hitler en junio de 1944. Esta veta escondida de la &#8220;<a title="revolucion conservadora" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/rivoluzioneconservatrice">revolución conservadora</a>&#8221; es en general muy poco conocida, a pesar de su importancia. También a tal respecto los libros de von Salomon son interesantes documentos.</p>
<p style="text-align: justify;">Respecto del último punto, corría por Alemania la siguiente historieta. Se preguntaba: &#8220;¿Qué es peor, que se gane la guerra y los nazis sigan estando, o bien que se la pierda y que los nazis desaparezcan?&#8221; La respuesta humorista era: &#8220;Lo peor de todo es perder la guerra y que a pesar de ello los nazis sigan estando&#8221;. Von Salomon nos refiere que, aparte de la broma, los ambientes que le resultaban cercanos habrían considerado una cuarta posibilidad: Ganar la guerra y sobre la base de ello liberarse luego del gobierno de los nazis. Ello en la medida que aun sin ser tan radicales, se hubiese hablado de una acción que, partiendo de las fuerzas combatientes más puras, hubiese removido las estructuras del Estado totalitario tribunalicio en nombre del ideal de un verdadero Estado nacional jerárquico, en esto se habría quizás tenido la fórmula de un futuro mejor, válido no sólo para la Alemania sino quizá también para la misma Italia.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Roma</em>, 2 de julio de 1954.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La lecture évolienne des thèses de H.F.K. Günther</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 16:41:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert Steuckers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articoli su Julius Evola]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour Evola Günther développe, d'une certaine façon, une conception non raciste de la race. La dimension psychique, puis éthique, finit par être déterminante]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><br/><div id="attachment_2253" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/"><img class="size-full wp-image-2253" title="hans-guenther" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/hans-guenther.jpg" alt="" width="200" height="282" /></a><p class="wp-caption-text">Hans Friedrich Karl Günther (Friburgo, 16 febbraio 1891 – Friburgo, 25 settembre 1968)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Hans Friedrich Karl Günther</a> (1891-1968), célèbre pour avoir publié, à partir de juillet 1922 et jusqu&#8217;en 1942, une <em>Rassenkunde des deutschen Volkes </em>(<em>Raciologie du peuple allemand</em>), qui atteindra, toutes éditions confondues, 124.000 exemplaires. Une édition abrégée, intitulée <em>Kleine Rassenkunde des deutschen Volkes</em> (<em>Petite raciologie du peuple allemand</em>), atteindra 295.000 exemplaires. Ces deux ouvrages vulgarisaient les théories raciales de l&#8217;époque, notamment les classifications des phénotypes raciaux que l&#8217;on trouvait  — et que l&#8217;on trouve toujours —   en Europe centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus tard, <a title="Hans Gunther" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a> s&#8217;intéressera à la <a title="religiosité" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosité</a> des <a title="indo-européens" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">Indo-Européens</a>, qu&#8217;il qualifiera de «pantragique» et de «réservée», qu&#8217;il définira comme dépourvue d&#8217;enthousiasme extatique (cf. <a title="H.F.K. Gunther" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">H.F.K. Günther</a>, <a title="religiosité indo-européenne" href="http://www.centrostudilaruna.it/religiosite-indo-europeenne.html"><em>Religiosité indo-européenne</em></a>,  Pardès, 1987; trad. franç. et préface de <a title="Robert Steuckers" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/robert-steuckers/">R. Steuckers</a>; présentation de <a title="Julius Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Julius Evola</a>). <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a>, comme nous l&#8217;avons mentionné ci-dessous, publiera un livre sur le déclin des sociétés hellénique et romaine, de même qu&#8217;une étude sur les impacts <a title="indo-européens" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indo-européens</a>/nordiques (les deux termes sont souvent synonymes chez <a title="Gunther" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a>) en Asie centrale, en Iran, en Afghanistan et en Inde, incluant notamment des références aux dimensions pantragiques du bouddhisme des origines. Intérêt qui le rapproche d&#8217;<a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, auteur d&#8217;un ouvrage de référence capital sur le bouddhisme, <em>La Doctrine de l&#8217;Eveil</em> (cf. <a title="H.F.K. Gunther" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">H.F.K. Günther</a>, <em>Die Nordische Rasse bei den Indogermanen Asiens</em>, Hohe Warte, Pähl Obb., 1982; préface de Jürgen Spanuth).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a>, les <a title="Celtes" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celtes</a> d&#8217;Irlande véhiculent des idéaux matriarcaux, contraires à l&#8217;« esprit nordique » ; en évoquant ces idéaux, il fait preuve d&#8217;une sévérité semblable à celle d&#8217;<a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>. Mais, pour <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a>, cette dominante matriarcale chez les <a title="Celtes" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celtes</a>, notamment en Irlande et en Gaule, vient de la disparition progressive de la caste dominante de souche nordique, porteuse de l&#8217;esprit patriarcal. Dans sa <em>Rassenkunde des deutschen Volkes </em>(pp. 310-313), Günther formule sa critique du matriarcat celtique:</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">«Les mutations d&#8217;ordre racial à l&#8217;intérieur des <a title="peuples celtiques" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">peuples celtiques</a> s&#8217;aperçoivent très distinctement dans l&#8217;Irlande du début du <a title="moyen age" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/medioevo">Moyen Age</a>. Dans la saga irlandaise, dans le style ornemental de l&#8217;écriture et des images, nous observons un équilibre entre les veines nordiques et occidentales (<em>westisch</em>); dans certains domaines, cet équilibre rappelle l&#8217;équilibre westique/nordique de l&#8217;ère mycénienne. Il faut donc tenir pour acquis qu&#8217;en Irlande et dans le Sud-Ouest de l&#8217;Angleterre, la caste dominante nordique/celtique n&#8217;a pas été numériquement forte et a rapidement disparu. Le type d&#8217;esprit que reflète le peuple irlandais  — et qui s&#8217;aperçoit dans les sagas irlandaises —  est très nettement déterminé par le subsrat racial westique. Heusler a suggéré une comparaison entre la saga germanique d&#8217;Islande (produite par des éléments de race nordique) et la saga d&#8217;Irlande, influencée par le substrat racial westique.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à la saga islandaise, que Heusler décrit comme étant &#8220;fidèle à la vie et à l&#8217;histoire du temps, très réaliste et austère&#8221;, caractérisée par un style narratif viril et sûr de soi, la saga irlandaise apparaît, dans son &#8220;âme&#8221; (<em>Seele</em>), comme &#8220;démesurée et hyperbolique&#8221;; la saga irlandaise &#8220;conduit le discours dans le pathétique ou l&#8217;hymnique&#8221;; plus loin, Heusler remarque que &#8220;l&#8217;apparence extérieure de la personne est habituellement décrite par une abondance de mots qui suggère une certaine volupté&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Heusler poursuit: &#8220;La saga irlandaise aime évoquer des faits relatifs au corps (notamment en cas de blessure), en basculant souvent dans la crudité, le médical, de façon telle que cela apparaît peu ragoûtant quand on s&#8217;en tient aux critères du goût germanique&#8221; (&#8230;). La saga chez les Irlandais nous dévoile, par opposition à l&#8217;objectivité factuelle et à la retenue de la saga islandaise, une puissance imaginative débridée, un goût pour les idées folles et des descriptions exagérées, qui, souvent, sonnent &#8220;oriental&#8221;; on croit reconnaître, dans les textes de ces sagas, un type de spiritualité dont la coloration, si l&#8217;on peut dire, vire au jaune et au rouge et non plus au vert et au bleu nordiques; ce type de spiritualité présente un degré de chaleur bien supérieur à celui dont fait montre la race nordique. Nous devons donc admettre que la race westique, auparavant dominée et soumise, est revenue au pouvoir, après la disparition des éléments raciaux nordiques momentanément dominants (&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">A la dénordicisation (<em>Entnordung</em>), dont la conséquence a été une re-westicisation (<em>Verwestung</em>) de l&#8217;ancienne celticité (nordique), correspond le retour de mœurs radicalement non nordiques dans le texte des sagas irlandaises. Ce retour montre, notamment, que la race westique, à l&#8217;origine, devait être régie par le matriarcat, système qui lui est spécifique. Les mœurs matriarcales impliquent que les enfants appartiennent seulement à leur mère et que le père, en coutume et en droit, n&#8217;a aucune place comparable à celle qu&#8217;il occupe dans les sociétés régies par l&#8217;esprit nordique. La femme peut se lier à l&#8217;homme qu&#8217;elle choisit puis se séparer de lui; dans le matriarcat, il n&#8217;existait pas et n&#8217;existe pas de mariage du type que connaissent les Européens d&#8217;aujourd&#8217;hui. Seul existe un sentiment d&#8217;appartenance entre les enfants nés d&#8217;une même mère.</p>
<p style="text-align: justify;">La race nordique est patriarcale, la race westique est matriarcale. La saga irlandaise nous montre que les <a title="Celtes" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celtes</a> d&#8217;Irlande, aux débuts de l&#8217;<a title="ère médiévale" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/medioevo">ère médiévale</a>, n&#8217;étaient plus que des locuteurs de langues celtiques (Zimmer), puisque dans les régions celtophones des Iles Britanniques, le matriarcat avait repoussé le patriarcat, propre des véritables <a title="Celtes" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/celti">Celtes</a> de race nordique, disparus au fil des temps. Nous devons en conséquence admettre que, dans son ensemble, la race westique avait pour spécificité le matriarcat (&#8230;). Le matriarcat ne connaît pas la notion de père. La famille, si toutefois l&#8217;on peut appeler telle cette forme de socialité, est constituée par la mère et ses enfants, quel que soit le père dont ils sont issus. Ces enfants n&#8217;héritent pas d&#8217;un père, mais de leur mère ou du frère de leur mère ou d&#8217;un oncle maternel. La femme s&#8217;unit à un homme, dont elle a un ou plusieurs enfants; cette union dure plus ou moins longtemps, mais ne prend jamais des formes que connaît le mariage européen actuel, qui, lui, est un ordre, où l&#8217;homme, de droit, possède la puissance matrimoniale et paternelle. &#8220;Ces états de choses sont radicalement différents de ce que nous trouvons chez les <a title="indo-européens" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">Indo-Européens</a>, qui, tout au début de leur histoire, ont connu la famille patrilinéaire, comme le prouve leur vocabulaire ayant trait à la parenté&#8230;&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le patriarcat postule une position de puissance claire pour l&#8217;homme en tant qu&#8217;époux et que père; ce patriarcat est présent chez tous les peuples de race nordique. Le matriarcat correspond très souvent à un grand débridement des mœurs sexuelles, du moins selon le sentiment nordique. La saga irlandaise décrit le débridement et l&#8217;impudeur surtout du sexe féminin. (&#8230;) Zimmer avance toute une série d&#8217;exemples, tendant à prouver qu&#8217;au sein des populations celtophones de souche westique dans les Iles Britanniques, on rencontrait une conception des mœurs sexuelles qui devait horrifier les ressortissants de la race nordique. La race westique a déjà d&#8217;emblée une sexualité plus accentuée, moins réservée; les structures matriarcales ont vraisemblablement contribué à  dévoiler cette sexualité et à lui ôter tous freins. La confrontation entre mœurs nordiques et westiques a eu lieu récemment en Irlande, au moment de la pénétration des tribus anglo-saxonnes de race nordique; les mœurs irlandaises ont dû apparaître à ces ressortissants de la race nordique comme une abominable lubricité, comme une horreur qui méritait l&#8217;éradication. Chaque race a ses mœurs spécifiques; le patriarcat caractérise la race nordique. Il faut donc réfuter le point de vue qui veut que toutes les variantes des mœurs européennes ont connu un développement partant d&#8217;un stade originel matriarcal pour aboutir à un stade patriarcal ultérieur».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Comme <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, mais contrairement à Klages, Schuler ou Wirth, <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a> a un préjugé dévaforable à l&#8217;endroit du matriarcat. Pour <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> et <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a>, le patriarcat est facteur d&#8217;ordre, de stabilité. Les deux auteurs réfutent également l&#8217;idée d&#8217;une évolution du matriarcat originel au patriarcat. Patriarcat et matriarcat représentent deux psychologies immuables, présentes depuis l&#8217;aube des temps, et en conflit permanent l&#8217;une avec l&#8217;autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Il mito del sangue</em>, <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> résume la classification des races européennes selon <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a> et évoque tant leurs caractéristiques physiques que psychiques. En conclusion de son panorama, <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> écrit (pp. 130-131) :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">«Du point de vue de la théorie de la race en général, <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a> assume totalement l&#8217;idée de la persistence et de l&#8217;autonomie des caractères raciaux, idée plus ou moins dérivée du mendelisme. Les &#8220;races mélangées&#8221; n&#8217;existent pas pour lui. Il exclut en conséquence que du croisement de deux ou de plusieurs races naisse une race effectivement nouvelle. Le produit du croisement sera simplement un composite, dans lequel se sera conservée l&#8217;hérédité des races qui l&#8217;auront composé, à l&#8217;état plus ou moins dominant ou dominé, mais jamais porté au-delà des limites de variabilité inhérentes aux types d&#8217;origine. &#8220;Quand les races se sont entrecroisées de nombreuses fois, au point de ne plus laisser subsister aucun type pur ni de l&#8217;une race ni de l&#8217;autre, nous n&#8217;obtenons pas, même après un long laps de temps, une race mêlée. Dans un tel cas, nous avons un peuple qui présente une compénétration confuse de toutes les caractéristiques: dans un même homme, nous retrouvons la stature propre à une race particulière, unie à une forme crânienne propre à une autre race, avec la couleur de la peau d&#8217;une troisième race et la couleur des yeux d&#8217;une quatrième&#8221;, et ainsi de suite, la même règle s&#8217;étendant aussi aux caractéristiques psychiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le croisement peut donc créer de nouvelles combinaisons, sans que l&#8217;ancienne hérédité ne disparaisse. Tout au plus, il peut se produire une sélection et une élimination: des circonstances spéciales pourraient — au sein même de la race composite — faciliter la présence et la prédominance d&#8217;un certain groupe de caractéristiques et en étouffer d&#8217;autres, tant et si bien que, finalement, de telles circonstances perdurent; il se maintient alors une combinaison spéciale relativement stable, laquelle peut faire naître l&#8217;impression d&#8217;un type nouveau. Sinon, si ces circonstances s&#8217;estompent, les autres caractéristiques, celles qui ont été étouffées, réémergent; le type apparemment nouveau se décompose et, alors, se manifestent les caractères de toutes les races qui ont donné lieu au mélange. En tous cas, toute race possède en propre un idéal bien déterminé de beauté, qui finit par être altéré par le mélange, comme sont altérés les principes éthiques qui correspondent à chaque sang. C&#8217;est sur de telles bases que Günther considère comme absurde l&#8217;idée que, par le truchement d&#8217;un mélange généralisé, on pourrait réussir, en Europe, à créer une seule et unique race européenne. A rebours de cette idée, Günther estime qu&#8217;il est impossible d&#8217;arriver à unifier racialement le peuple allemand. &#8220;La majeure partie des Allemands&#8221;, dit-il, &#8220;sont non seulement issus de géniteurs de races diverses mais pures, mais sont aussi les résultats du mélange d&#8217;éléments déjà mélangés&#8221;. D&#8217;un tel mélange, rien de créatif ne peut surgir».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est ce qui permet à <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> de dire que <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a> développe, d&#8217;une certaine façon, une conception non raciste de la race. La dimension psychique, puis éthique, finit par être déterminante. Est de «bonne race», l&#8217;homme qui incarne de manière toute naturelle les principes de domination de soi. Après avoir été sévère à l&#8217;égard du bouddhisme dans <em>Die Nordische Rasse bei den Indogermanen Asiens</em> (op. cit., pp. 52-59), parce qu&#8217;il voyait en lui une négation de la vie, survenu à un moment où l&#8217;âme nordique des conquérants aryas établis dans le nord du sub-continent indien accusait une certaine fatigue, <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a> fait l&#8217;éloge du self-control   bouddhique, dans <em><a title="religiosité indo-européenne" href="http://www.centrostudilaruna.it/religiosite-indo-europeenne.html">Religiosité indo-europénne</a> </em>(op. cit.). <a href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a> en parle dans <em>Il mito del sangue</em> (p. 176-177): «Intéressante et typique est l&#8217;interprétation que donne <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a> du bouddhisme. Le terme <em>yoga</em>, qui, en sanskrit, désigne la discipline spirituelle, est &#8220;lié au latin <em>jugum </em>et a, chez les Anglo-Saxons, la valeur de <em>self-control</em>; il est apparu chez les Hellènes comme <em>enkrateia </em>et <em>sophrosyne </em>et, dans le stoïcisme, comme <em>apatheia</em>; chez les Romains, comme la vertu purement romaine de <em>temperantia </em>et de <em>disciplina</em>, qui se reconnaît encore dans la maxime tardive du stoïcisme romain: <em>nihil admirari</em>. La même valeur réapparaît ultérieurement dans la chevalerie médiévale comme mesura et en langue allemande comme diu mâsze; des héros légendaires de l&#8217;Espagne, décrits comme types nordiques, du blond Cid Campeador, on dit qu&#8217;il apparaissait comme &#8220;mesuré&#8221; (tan mesurado). Le trait nordique de l&#8217;auto-discipline, de la retenue et de la froide modération se transforme, se falsifie, à des époques plus récentes, chez les peuples indo-germaniques déjà dénordicisés, ce qui donne lieu à la pratique de la mortification des sens et de l&#8217;ascèse&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Indo-Germain antique affirme la vie. Au concept de <em>yoga</em>, propre de l&#8217;Inde ancienne, dérivé de ce style tout de retenue et d&#8217;auto-discipline, propre de la race nordique, s&#8217;associe le concept d&#8217;ascèse, sous l&#8217;influence de formes pré-aryennes. Cette ascèse repose sur l&#8217;idée que par le biais d&#8217;exercices et de pratiques variées, notamment corporelles, on peut se libérer du monde et potentialiser sa volonté de manière surnaturelle. La transformation la plus notable, dans ce sens, s&#8217;est précisément opérée dans le bouddhisme, où l&#8217;impétuosité vitale nordique originelle est placée dans un milieu inadéquat, lequel, par conséquent, est ressenti comme un milieu de &#8220;douleur&#8221;; cette impétuosité, pour ainsi dire, s&#8217;introvertit, se fait instrument d&#8217;évasion et de libération de la vie, de la douleur. &#8220;A partir de la diffusion du bouddhisme, l&#8217;Etat des descendants des Arî n&#8217;a plus cessé de perdre son pouvoir. A partir de la dynastie Nanda et Mauria, c&#8217;est-à-dire au IVe siècle av. JC, apparaissent des dominateurs issus des castes inférieures; la vie éthique est alors altérée;  l&#8217;élément sensualiste se développe. Pour l&#8217;Inde aryenne ou nordique, on peut donc calculer un millénaire de vie, allant plus ou moins de 1400 à 400 av. JC ». <a title="Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola"> Evola</a> reproche à <a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a> de ne pas comprendre la valeur de l&#8217;ascèse bouddhique. Son interprétation du bouddhisme, comme affadissement d&#8217;un tonus nordique originel, a, dit <a href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Evola</a>, des connotations naturalistes.</p>
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		<title>Para Adriano Romualdi</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 10:39:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julius Evola</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Com a morte do Adriano Romualdi a nova geração de Destra acaba de perder um dos seus representantes mais qualificados]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/romualdi48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Adriano Romualdi" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><br/><p style="text-align: justify;"><a href="../sezioni/autori/adriano-romualdi"><img style="border: 0pt none ; margin: 10px;" src="../immagini/romualdi.jpg" border="0" alt="Adriano Romualdi" width="296" height="446" align="right" /></a>Com a morte, ocorrida em circunstâncias brutais, do nosso muito querido jovem amigo <a title="Adriano Romualdi" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/adriano-romualdi">Adriano Romualdi</a>, a nova geração de Destra e de inspiração “tradicional” acaba de perder um dos seus representantes mais qualificados. No meu meio, poucos tinham uma cultura tão extensa e diversificada, fundada sobre o conhecimento directo de vários idiomas, como a sua. O seu estilo era limpo e preciso e sabia sempre extrair o essencial de um problema. Os diferentes ensaios que escreveu, começando pela sua ampla introdução ao livro de <a title="Guenther" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hans-f.-k.-guenther/">Günther</a> sobre a <a title="religiosidade" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religiosidade</a> <a title="indo-europeia" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indo-europeia</a>, mereciam ser reeditados e publicados num só volume.</p>
<p style="text-align: justify;"><a title="Adriano Romualdi" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/adriano-romualdi">Adriano Romualdi</a> quis também consagrar um ensaio – o melhor que conheço – à minha actividade e aos meus livros. Publicado pelo editor Volpe, que tinha por ele uma grande estima, esta obra foi reimpressa há dois anos. Creio saber que <a title="Adriano Romualdi" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/adriano-romualdi">Adriano Romualdi</a> tinha em projecto uma nova versão, mais sistemática, da sua apresentação do velho mundo <a title="indo-europeu" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/indoeuropei">indo-europeu</a> que exercia sobre ele uma forte atracção e no qual se reconhecia de forma particular.</p>
<p style="text-align: justify;">O projecto de um estudo vivo baseado em documentação rigorosa. Compreendia o que chamamos “Mundo da Tradição” e sabia que era desse mundo que se deviam extrair os fundamentos de uma séria política cultural de Direita. Admirador de Nietzsche – do melhor Nietzsche – <a title="Adriano Romualdi" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/adriano-romualdi">Adriano Romualdi</a> afirmava a preeminência dos valores aristocráticos, guerreiros e heróicos. Estava, por esta razão, especialmente atraído pela ideia de uma Ordem, pelo espírito templário e a mentalidade prussiana até às suas heranças mais recentes. Também se inclinava pelos inícios da romanidade, a de Catão e os cônsules, do direito e do justo, e não teve o menor problema em dizer que esta Roma foi a Prússia da <a title="antiguidade" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/storia/storia-antica">Antiguidade</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Os materiais que havia reunido com seriedade e perseverança poderiam constituir a base de muitos ensaios importantes. A sua entrada na Universidade, recémnomeado professor em Palermo, permitia-lhe uma esfera de influência mais vasta e a possibilidade de dar uma formação espiritual a um certo número de jovens. Não há duvida de que o mundo da acção atraía <a title="Romualdi" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/adriano-romualdi">Romualdi</a> mais do que o da contemplação. Quiçá isto fosse nele um limite. Não considerava a transcendência tal e como a entende a metafísica. A este respeito recordo uma conversa mantida com ele três dias antes da sua morte (vinha ver-me frequentemente e trabalhar na minha biblioteca). Ao falar da máxima que diz “a vida é uma viagem durante as horas da noite” tive a ideia de perguntarlhe o que pensava do mundo ultra tumba. Respondeu-me que para ele evocava uma sobrevivência do tipo “larvar” (para retomar o adjectivo que empregou). Indiquei-lhe que, segundo as antigas tradições em que cria, não era o único fim possível. O Hades era certamente considerado como um destino inevitável para a maioria dos homens, mas a ele opõe-se a concepção de uma imortalidade privilegiada e luminosa, com o simbolismo da Ilha dos Heróis, dos Campos Elísios e outros lugares análogos ao Valhalla das crenças nórdicas.</p>
<p style="text-align: justify;">Evocamos os ensinamentos correspondentes à multiplicidade dos destinos, determinados por aquilo que cada um realizou durante a sua vida, pelo que cada um colocou acima de si próprio e essencialmente, por um impulso lúcido até à transcendência. Num dos textos mais característicos diz-se que, após três dias de “desvanecimento”, a alma do morto tem experiência da Luz Absoluta. É determinante saber identificar-se com essa Luz, reconhecer a própria natureza. Só então se alcança a “libertação”. Espero que <a title="Adriano Romualdi" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/adriano-romualdi">Adriano Romualdi</a>, depois de ter deixado aqui em baixo o seu efémero envoltório, tenha conhecido este despertar. No fundo, e mesmo não tendo uma consciência precisa, tal era o fim a que tendia a sua actividade. Para além das suas simpatias pelo mundo da acção, do combate, das “afirmações soberanas e das negações<br />
absolutas” (no dizer de Donoso Cortés) para onde avança a nossa época confusa e em crise, este componente não podia deixar de estar presente nele. Já muito tinha amadurecido.</p>
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		<title>Il mistero dell’Artide preistorica: Thule</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 10:12:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julius Evola</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Una rassegna su miti, tradizioni e leggende che riconducono le origini degli Indoeuropei a una patria originaria nelle regioni artiche]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/labrys.png" width="48" height="48" alt="" title="Indoeuropei" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/yggdrasil.thumbnail.jpg" width="48" height="48" alt="" title="Simboli e simbologia" /><br/><p style="text-align: justify;">È cosa assai caratteristica, che in seno a tutto un gruppo di ricerche recentissime sulla preistoria facciano nuova apparizione idee antiche, fino a ieri considerate come puri miti.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/thule-il-sole-ritrovato-degli-iperborei/2607" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3229" style="margin: 10px;" title="thule" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/thule.jpg" alt="thule" width="200" height="299" /></a>Una di tali idee si riferisce alla leggendaria terra primordiale degli <em>Iperborei</em>. Messa sotto cauzione la presunta certezza, che nella preistoria avrebbe <em>soltanto </em>vissuto un’umanità scimmiesca; giunti ad affrontare il problema delle origini con uno sguardo nuovo e spregiudicato, fino a sospettare che già l’età della pietra sia stata testimone di una vera e propria civiltà di tipo superiore, simbolico-spirituale dei distinti ricercatori come «ipotesi di lavoro» per una grande sintesi, oggi, han ripreso proprio quell’idea. La patria primordiale di una razza bianca preistorica altamente civilizzata, tanto da venir considerata come «divina» dagli antichi, sarebbe stata proprio l’Artide, il Polo Nord, la favolosa Iperboride.</p>
<p style="text-align: justify;">L’apparenza paradossale di questa tesi viene meno non appena si ricordi ciò che la fisica insegna intorno ai fenomeni derivanti dalla cosiddetta «precessione degli equinozî». A causa dell’inclinazione dell’asse terrestre di epoca in epoca si produce uno spostamento di clima sulla terra. Se sotto ai ghiacci polari è stato rinvenuto del carbon fossile, ciò vuol dire che un tempo in quella zona vi furono foreste e fiamme. Il congelamento non sarebbe intervenuto nella zona artica che in un periodo successivo. Una delle designazioni per l’<em>Asgard</em>, sede delle «divinità» e patria originaria dei ceppi regali nordici, secondo le tradizioni scandinave, è l’«isola verde» o «terra verde», in tedesco moderno <em>Grünes-Land</em>, donde <em>Groenlandia</em>. Ma questa terra, come lo dice il suo nome, ancor sino al tempo dei Goti sembra presentasse una rigogliosa vegetazione e non fosse ancora investita tutta dal congelamento. Ma vi è di più: nella regione dei ghiacci artici recentemente le spedizioni del canadese Jenness, dei danesi Rasmussen, Therkel e dell’americano Birket-Smith han fatto dei rinvenimenti archeologici invero singolari: in fondo sotto i ghiacci si son trovati resti di civiltà di ben più alto grado di quella esquimese e relitti di strati ancor più antichi, preistorici. A tale civiltà è stato dato il nome di civiltà di <em>Thule</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.libriefilm.com/lorigine-delle-lingue-indoeuropee/6122" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-3028" style="margin: 10px;" title="origine-lingue-indoeuropee" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/origine-lingue-indoeuropee.jpg" alt="origine-lingue-indoeuropee" width="200" height="282" /></a>Thule </em>è il nome che i Greci davano appunto a una regione o isola dell’estremo nord, la quale si confonde spesso con quelle terre degli Iperborei, donde sarebbe venuto il solare Apollo, cioè il dio delle razze dorico-achee scese effettivamente dal nord in Grecia. E di Thule Plutarco dice che in essa le notti per circa un mese duravano <em>due sole ore</em>: è proprio la «notte bianca» dei paesi boreali. E se altre tradizioni elleniche chiamano il mare boreale Mare Cronide, cioè Mare di Kronos (Saturno), questa è un’indicazione significativa, poiché Kronos veniva concepito come uno degli dei dell’età dell’oro, cioè dell’età primordiale, dell’età prima dell’umanità.</p>
<p style="text-align: justify;">Ora, se noi ci portiamo in America, nelle civiltà azteche del Messico troviamo corrispondenze così singolari, che esse si estendono fino ai nomi. Infatti gli antichi messicani chiamavano Tlapallan, Tullan e anche <em>Tulla </em>(l’ellenica <em>Thule</em>) la loro patria primordiale. E come la Thule ellenica veniva riferita al <em>solare </em>Apollo, così ecco che anche la Tulla messicana vien considerata come la «Casa del <em>Sole</em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Ma confrontiamo tali tradizioni messicane con quelle celtiche. Se i lontanissimi progenitori dei Messicani sarebbero venuti in America da una Terra nordico-atlantica, ecco che le leggende irlandesi ci parlano della «razza divina» del <em>Tuatha dè Danann</em>, la quale sarebbe venuta in Irlanda dall&#8217;Occidente, da una mistica terra atlantica o nordico-atlantica, l’Avallon. Si direbbero, dunque, due forme di uno stesso ricordo. Le due civiltà corrisponderebbero a due irradiazioni, americana l’una, europea l’altra, partite da un unico centro, da un’unica sede scomparsa (mito dell’Atlantide), ovvero congelate. Ma vi è di più, nel senso che, se passiamo nel campo delle indagini positive moderne, troviamo elementi che potrebbero benissimo concordare con questi echi leggendarî. Infatti sul litorale atlantico europeo (soprattutto nella cosiddetta cultura delle Madéleines) esistono tracce ben precise di una civiltà vera e propria e di un tipo di umanità — il cosidetto <em>uomo Cro-Magnon </em>— che appare di uno sviluppo ben superiore rispetto alle razze quasi animalesche del cosiddetto «uomo glaciale» o «musteriano» abitanti allora l’Europa. I frammenti pervenutici di questa civiltà sono di tale natura, da far dire a dei ricercatori, che i Cro-Magnon potrebbero ben definirsi gli Elleni dell’età della pietra. Ora, questa razza dei Cro-Magnon, apparsa enigmaticamente nell’età della pietra lungo il litorale atlantico fra razze inferiori e quasi scimmiesche, non potrebbe forse essere la stessa cosa dei <em>Tuatha dè Danann</em>, della «razza divina» venuta dalla misteriosa terra nordico-atlantica, di cui nelle accennate leggende irlandesi? E i miti circa le lotte fra le «razze divine» sopravvenute e le razze di «demoni» o mostri, non sarebbero per caso da interpretarsi come echi fantastici della lotta svoltasi fra quelle due razze, fra gli uomini Cro-Magnon, «gli Elleni dell’età della pietra», e gli uomini «musteriani» animaleschi?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/meditazioni-delle-vette/658" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3230" style="margin: 10px;" title="meditazioni-delle-vette" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/meditazioni-delle-vette.jpg" alt="meditazioni-delle-vette" width="200" height="285" /></a>Tornando ai ricordi tradizionali, non soltanto i Greci e gli Americani ricordano una sede artica primordiale. Secondo i ricordi iranici dell’<em>Avesta</em>, la patria originaria e mistica degli Ariani, concepita come la «prima creazione del Dio di Luce», — l’<em>aryanem vaêjô</em> — sarebbe stata una terra dell’estremo settentrione, e anzi vien detto che in essa, a un dato momento, l’inverno durò dieci mesi dell’anno, proprio come nelle regioni artiche. Si tratta dunque di un ricordo ben preciso del congelamento sopravvenuto con la precessione degli equinozî nella regioni boreale: ricordo, cui peraltro fa riscontro quello del «terribile inverno Fibur» scatenatosi alla fine di un certo ciclo, o «mondo», di cui nelle antichissime tradizioni scandinave. Ma anche in India si ricorda un’isola o terra luminosa posta nell’estremo settentrione, lo <em>çveta-dvipa</em>, e una razza dell’estremo settentrione, gli <em>uttara-kura</em>; lo stesso ricordo si ha nel Tibet, nel mito della mistica città del Nord Chandhala; nell’estremo Oriente Liezi riferisce la tradizione circa la terra posta «all’estremo nord del mare settentrionale» e abitata da «uomini trascendenti», e così si potrebbe continuare con molti altri riferimenti, tanto concordanti, che è da domandarsi se sia solo da attribuirsi al «caso» la presenza del comune motivo fra popoli così diversi e lontani fra di loro.</p>
<p style="text-align: justify;">Fin qui, dunque, i ricordi tradizionali. Esattamente queste idee sono oggi riprese in una ricerca scientifica veramente mastodontica che, riportando a unità un complesso di risultati e di indagini speciali — quali quelle del Frobenius, dello Herrmann, del Karsts, etc. — si è intesa a forzare il problema delle origini. Intendiamo parlare dell’opera consacrata dallo scienziato <a title="Herman Wirth" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hermann-wirth/">Herman Wirth</a> appunto all’<em>Aurora dell’Umanità</em>. Qui non si tratta né di un «teosofo», né di un dilettante imaginoso, ma di un tecnico, la cui competenza in fatto di filologia, antropologia, paleografia e discipline affini non può essere messa in dubbio.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-3231" style="margin: 10px;" title="ice-pack-air1" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/ice-pack-air1-192x300.jpg" alt="ice-pack-air1" width="192" height="300" />I risultati delle ricerche del <a title="Herman Wirth" href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/hermann-wirth/">Wirth</a>, in breve, sarebbero appunto questi: che nella più alta preistoria — verso il 20.000 avanti Cristo — una grande razza bianca unitaria, dal culto solare, dalla regione polare divenuta inabitabile per via del congelamento si sarebbe spinta verso il Sud, in Europa e in America, ma soprattutto in una terra scomparsa, posta al Nord dell’Atlantico. Da tale terra essa si sarebbe successivamente spostata, nel periodo paleolitico, verso l’Europa e l’Africa, con un moto, dunque, dall’Occidente all’Oriente; essa sarebbe penetrata nel bacino del Mediterraneo creando un ciclo di civiltà preistoriche intimamente apparentate, nel quale rientrerebbero quella egizia, etrusco-sarda, pelasgica, ecc., a tacere di altre ancora che nuove ondate avrebbero fondate nel loro avanzare per via continentale fino a raggiungere il Caucaso e poi oltre, fino all’India e alla stessa Cina. Così ciò che si riteneva esser la «culla dell’umanità», l’altopiano del Pamir, sarebbe soltanto uno dei centri abbastanza recenti d’irradiazione di una razza ben più antica. Le razze ariane e indogermaniche, l’<em>homo europaeus</em> in genere, sarebbero già razze derivate e in una certa misura già miste in confronto a ceppi più antichi e più puri, «iperborei», a cui vanno riferiti i ricordi, i <a title="simboli" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simboli</a> e perfino le figurazioni preistoriche su roccia relative ai «conquistatori dai grandi vascelli stranieri», dall’«ascia», dal «sole» e dall’«uomo solare con braccia innalzate». Una misteriosa unità stringerebbe per tal via un gruppo di grandi civiltà e di antiche <a title="religioni" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/religione">religioni</a> fiorenti già là dove fino a ieri si supponeva l’uomo animalesco delle caverne.</p>
<p style="text-align: justify;">In brevi tratti tale è la concezione strana e suggestiva che, traendosi dal mondo del mito, oggi torna a luce: l’Artide, patria prima dell’umanità, anzi della civiltà, nel senso più alto, «solare».</p>
<p style="text-align: justify;">E siccome <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a> richiama <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a>, per finire, ricorderemo questo. Ancor nell’epoca romana l’idea della regione del nord come un paese mistico, abitato dal «padre degli dei», dal nume dell’età prima o età aurea, e l’idea che il giorno artico quasi senza notte non fosse senza relazione con la luce perenne che circonfonde gli immortali, tali idee nell’epoca romana erano ancora così vive, che, secondo la testimonianza di Eumanzio, Costanzo Cloro avrebbe diretto una spedizione verso il Nord della Gran Bretagna, confusa con la stessa leggendaria <em>Thule</em>, non tanto per il desiderio di glorie militari, quanto per raggiungere la terra «che più di ogni altra è vicina al cielo» e quasi presentire la trasfigurazione divina che si riteneva subissero gli Eroi e gli Imperatori alla loro morte.</p>
<p style="text-align: justify;">Ora, queste stesse regioni, che avrebbero visto l’aurora dell’umanità, che racchiuderebbero il mistero di una razza di conquistatori bianchi primordiali il cui <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a>, l’<a title="simbolismo dell'ascia" href="http://www.centrostudilaruna.it/ascia.html">ascia</a>, si ritrova peraltro nello stesso <a title="simbolo" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/simboli">simbolo</a> romano del fascio; queste stesse regioni nordico-artiche, dall’Islanda alla Groenlandia fino all’America del Nord, son quelle stesse che ieri l’ala italiana ha sorvolate vittoriosamente, in un’impresa che qualcosa di fatidico ha dunque voluto legare enigmaticamente appunto ai luoghi di una grandezza primordiale<a href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il Corriere Padano</em> (Ferrara), 13 gennaio 1934.</p>
<p style="text-align: justify;">
<hr style="text-align: justify;" size="1" />
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> [Il riferimento è o alla crociera atlantica della squadriglia di 25 idrovolanti, capitanata dall’allora ministro dell’aeronautica Italo Balbo, che era partita il primo luglio 1933 e giunta il 19 a New York o, più probabilmente, alle due trasvolate del Polo in dirigibile condotta dal generale Umberto Nobile del 1926 e del 1928, rispettivamente con il <em>Norge </em>e l'<em>Italia</em>, la seconda delle quali finì tragicamente con l'avventura della <a title="La Tenda Rossa" href="http://www.centrostudilaruna.it/la-tenda-rossa.html"><em>Tenda Rossa</em></a>].</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Biografia di Julius Evola</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 09:54:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gianfranco de Turris</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'essenziale profilo biografico e bibliografico di Julius Evola (1898-1974) redatto per conto della Fondazione Evola]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/uploads/evola48x48.JPG" width="48" height="48" alt="" title="Julius Evola" /><br/><p><a title="Julius Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola"></a><a href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola"><img class="alignright size-full wp-image-2848" style="margin: 10px;" title="evola" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/evola.jpg" alt="evola" width="280" height="350" /></a>Julius Evola (19 maggio 1898 &#8211; 11 giugno 1974), nasce a Roma da famiglia siciliana di nobili origini. Formatosi sulle opere di Nietzsche, Michelstaedter e Weininger, partecipa alla prima guerra mondiale come ufficiale di artiglieria. L&#8217;esperienza artistica lo avvicina a Papini e a Marinetti, a Balla e a Bragaglia, ma è l&#8217;incontro epistolare con Tzara che lo impone come principale esponente di Dada in Italia: dipinge ed espone i suoi quadri a Roma e a Berlino, collabora alle riviste <em>Bleu </em>e <em>Noi</em>, elabora testi teorici (<em>Arte astratta</em>, 1920, definito da M. Cacciari &#8220;uno degli scritti filosoficamente pregnanti delle avanguardie europee&#8221;); scrive poemi e poesie (<em>La parole obscure du paysage intérieur</em>, 1921).</p>
<p style="text-align: justify;">Iscrittosi alla facoltà di Ingegneria, giunto alle soglie della laurea, vi rinuncia per disprezzo dei titoli accademici. Il dadaismo &#8211; di cui oggi viene considerato il maggior esponente italiano &#8211; è però solo un primo passo per &#8220;andare oltre&#8221;: completa un suo ampio lavoro filosofico iniziato nelle trincee del Carso, che intende presentarsi come un superamento dell&#8217;idealismo classico e lo fa precedere da una raccolta di scritti (<a title="Saggi sull'idealismo magico" href="http://www.libriefilm.com/saggi-sullidealismo-magico/657"><em>Saggi sull&#8217;idealismo magico</em></a>, 1925; <em>Teoria dell&#8217;Individuo assoluto</em>, 1927;<em> <a title="Fenomenologia dell'individuo assoluto" href="http://www.libriefilm.com/fenomenologia-dellindividuo-assoluto/947">Fenomenologia dell&#8217;Individuo assoluto</a></em>, 1930).</p>
<p style="text-align: justify;">Ha un approccio con Giovanni Gentile e scrive alcune voci della Enciclopedia Trec­cani. Attira l&#8217;attenzione di Croce, Tilgher e Calogero. Contemporaneamente scopre le dottrine di realizzazione estremo-orientali, cura una versione italiana del <em>Tao-tê-ching</em> (<em>Il Libro della Via e della Virtù</em>, 1923) e pubblica la prima opera italiana sui Tantra (<em>L&#8217;uomo come potenza</em>, 1926), seguita da un libro molto polemico sui rapporti tra fascismo e cristianesimo (<a title="Imperialismo pagano" href="http://www.libriefilm.com/imperialismo-pagano/41"><em>Imperialismo pagano</em></a>, 1928).</p>
<p><a href="http://www.libriefilm.com/il-maestro-della-tradizione/5945" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-2847" style="margin: 10px;" title="il-maestro-della-tradizione" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/il-maestro-della-tradizione.jpg" alt="il-maestro-della-tradizione" width="200" height="284" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Diviso tra l&#8217;elevazione spirituale dell&#8217;Io e gli interventi nella vita culturale del tempo, collabora (1924-6) a <em>Ignis</em>, <em>Atanòr</em>, <em>Bilychnis </em>ma anche a <em>Il Mondo</em> e <em>Lo Stato democratico</em>, e pubblica i quaderni mensili di <em>Ur </em>(1927-8) e <em>Krur </em>(1929), dove scrivono Reghini, Colazza, Parise, Onofri, Comi, Servadio; poi il quindicinale <em>La Torre </em>(1930), chiuso d&#8217;autorità per le sue interpretazioni troppo eterodosse del fascismo. Dopo una pausa di inattività, comincia a scrivere su riviste e quotidiani. Continua la sua indagine sulle forme di realizzazione interiore e si interessa quindi di alchimia (<em>La tradizione ermetica</em>, 1931), di neo-spiritualismo (<a title="Maschera e volto dello spiritualismo contemporaneo" href="http://www.libriefilm.com/maschera-e-volto-dello-spiritualismo-contemporaneo/4048"><em>Maschera e volto dello spiritualismo contemporaneo</em></a>, 1932), di leggende cavalleresche ed esoteriche (<em>Il mistero del Graal</em>, 1937), intese come vie iniziatiche occidentali. Alla base della sua <em>Weltanschauung</em> antimoderna, antimaterialista, antiprogressista &#8211; che gli faceva criticare sia bolscevismo che americanismo, considerati due facce della stessa medaglia nel profetico saggio omonimo apparso sulla <em>Nuova Antologia </em>(1929) &#8211; c&#8217;è <em>Rivolta contro il mondo moderno </em>(1934), la sua opera più importante e famosa, ampio panorama della civiltà tradizionale contrapposta alla civilizzazione contemporanea. &#8220;Dopo averlo letto ci si sente trasformati&#8221; scrisse Gottfried Benn, che ne curò anche la traduzione tedesca (1935). Cerca d&#8217;introdurre queste tematiche nel dibattito di quegli anni curando la pagina &#8220;Diorama filosofico&#8221; ( 1934-1943) del quotidiano <em>Il Regime Fascista</em> di Cremona, che ospitò tutte le migliori firme degli intellettuali conservatori dell&#8217;epoca. Sviluppa anche contatti personali con questi ambienti tenendo molte conferenze, soprattutto in Germania (Berlino), e viaggiando nella Mitteleuropa (Vienna, Praga, Bucarest, Budapest).</p>
<p style="text-align: justify;">Fa conoscere in Italia autori come Spengler, <span class='bm_keywordlink'><a href="http://www.centrostudilaruna.it/autore/rene-guenon/">Guénon</a></span>, Meyrink, Bachofen. Fra il 1933 e il 1943 s&#8217;interessa &#8211; ben prima che l&#8217;argomento diventasse d&#8217;attualità &#8211; allo studio ed all&#8217;esame dei problemi delle razze, &#8220;respingendo ogni teorizzazione del razzismo in chiave esclusivamente biologica&#8221; (R. De Felice); e scrive: <em>Tre aspetti del problema ebraico</em> (1936), <em>Il mito del sangue</em> (1937), <em>Indirizzi per una educazione razziale</em> (1941), <em>Sintesi di dottrina della razza </em>(1941), tradotto anche in tedesco, che suscita l&#8217;interesse di Mussolini il quale lo convoca a Palazzo Venezia nel settembre di quell&#8217;anno: &#8220;È il libro che ci occorreva&#8221;, gli disse. In piena guerra, quasi l&#8217;indicazione di una via da seguire, pubblica un saggio sull&#8217;ascesi buddhista: <em>La dottrina del risveglio </em>(1943). L&#8217;8 settembre lo sorprende in Germania: è presente all&#8217;arrivo di Mussolini al Quartier Generale di Hitler. Ritorna quindi in Italia e lascia definitivamente Roma quando gli americani entrano nella capitale (4 giugno 1944). Nel 1945, a Vienna, poco prima dell&#8217;ingresso dei sovietici, si trova coinvolto in un bombardamento e, in seguito ad una lesione al midollo spinale, subisce una paresi permanente agli arti inferiori. Rientra in Italia nel 1948 ed è ricoverato a Bologna, quindi soggiornerà fra la città petroniana e la capitale, sino a stabilirsi definitivamente nella sua abitazione romana dalla fine del 1951. Ma non è rimasto inattivo, perché tra un ospedale e un altro rivede il giovanile <em>L&#8217;uomo come potenza</em>, già riscritto negli Anni Trenta, che diventa <em>Lo Yoga della potenza</em> (1949), rielabora ed adatta i testi apparsi in <em>Ur </em>e <em>Krur </em>nei tre volumi di <em>Introduzione alla Magia quale Scienza dell&#8217;Io </em>(1955-6), rivede anche <em>Teoria dell &#8216;Individuo assoluto </em>(che in questa forma uscirà solo nel 1973) e riprende le collaborazioni giornalistiche che gli procureranno anche una avventura giudiziaria da cui uscirà completamente scagionato (il cosiddetto &#8220;processo dei FAR&#8221;, 1950-1).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.libriefilm.com/gli-uomini-e-le-rovine/698" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-2849" style="margin: 10px;" title="gli-uomini-e-le-rovine" src="http://www.centrostudilaruna.it/wp-content/gli-uomini-e-le-rovine.jpg" alt="gli-uomini-e-le-rovine" width="200" height="280" /></a>L&#8217;opuscolo <em>Orientamenti </em>(1950) contiene in nuce tutte le posizioni poi sviluppate in tre libri successivi, dove sono esposte le sue idee per vivere nel mondo del post-1945 che sempre più Evola vede come espressione dell&#8217;età ultima, il <em>Kali-yuga</em>, l&#8217;èra oscura: quelle sulla politica in <em><a title="Gli uomini e le rovine" href="http://www.libriefilm.com/gli-uomini-e-le-rovine/698">Gli uomini e le rovine</a> </em>(1953), sull&#8217;erotismo in <em>Metafìsica del sesso </em>(1958) e sugli orientamenti esistenziali in <em>Cavalcare la tigre </em>(1961), opere scritte agli inizi degli anni Cinquanta quasi con l&#8217;intento di essere guide per il dopoguerra.</p>
<p style="text-align: justify;">Nel 1963 viene riscoperto come dadaista: Enrico Crispolti organizza una mostra dei suoi quadri alla Galleria &#8220;La Medusa&#8221; di Roma. Seguono un&#8217;autobiografìa attraverso i suoi libri (<em>Il cammino del cinabro</em>, 1963), un saggio d&#8217;interpretazione storico-ideologica (<em>Il fascismo</em>, 1964), due volumi miscellanei (<em>L&#8217;arco e la clava</em>, 1968; <em>Ricognizioni</em>, 1974), la raccolta di tutte le sue poesie (<em>Raâga Blanda</em>, 1969). Fonda e dirige per le Edizioni Mediterranee dal 1968 al 1974 &#8211; anno della sua scomparsa &#8211; la collana &#8220;Orizzonti dello Spirito&#8221;, nella quale inserisce opere e autori dei più ampi e diversi orientamenti spirituali e tradizionali.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ultima fase della vita vede <a title="Julius Evola" href="http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/julius-evola">Julius Evola</a> nella insospettata veste di un anti-Marcuse: il nascere della &#8220;contestazione&#8221; anche in Italia (1968) fa riscoprire il suo pensiero non solo a &#8220;destra&#8221; ma anche a &#8220;sinistra&#8221;, talché nel periodo 1968-1973 una dozzina di suoi libri vengono ristampati una o anche due volte, mentre suoi interventi sono richiesti da varie riviste.</p>
<p style="text-align: justify;">Pochi mesi prima della morte detta lo statuto della Fondazione che porta il suo nome. Nel suo testamento stabilisce di essere cremato. Dopo la sua scomparsa sono state pubblicate numerose scelte antologiche &#8211; a tema e non &#8211; di suoi articoli e saggi. Quadri e disegni di Julius Evola sono presso musei e collezioni private (<em>Paesaggio interiore ore 10.30 </em>è alla Galleria Nazionale d&#8217;Arte Moderna a Roma). I suoi saggi e i suoi libri sono stati tradotti e pubblicati in Germania, Francia, Spagna, Portogallo, Grecia, Svizzera, Gran Bretagna, Russia, Stati Uniti, Messico, Canada, Romania, Argentina, Brasile, Ungheria, Polonia, Turchia.</p>
<p style="text-align: justify;">* * *</p>
<p style="text-align: justify;">Questo articolo, pubblicato nella nuova edizione di <em>Rivolta contro il mondo moderno</em>, è stato tratto dal sito della Fondazione Julius Evola.</p>
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